• « Là où il y a une volonté, il y a un chemin »Russie, 1887. Motivé par la culture révolutionnaire suite à l'exécution pour terrorisme de son frère Alexandre, le jeune Vladimir Oulianov se plonge dans la lecture d'écrivains engagés comme Karl Marx ou Tchernychevski. Revenu à Saint-Pétersbourg après plusieurs années d'exil, il multiplie alors la publication de journaux clandestins et pamphlets opposés au pouvoir tsariste. Régulièrement incarcéré, sans cesse en fuite en Allemagne, Suisse ou Angleterre, il ne tarde pas à devenir une figure de proue du Parti ouvrier social-démocrate. Mais bien qu'il se revendique des écrits de Marx, « Lénine » prétend que la Révolution ne pourra pas venir du prolétariat s'il ne dispose d'un appareil politique puissant. Par d'habiles manoeuvres permettant à ses partisans de devenir Bolcheviks - c'est-à-dire majoritaire - et de prendre le pouvoir au sein du Parti, Lénine se révèle un fin stratège et laisse déjà entrevoir un autoritarisme forcené...

  • Manifeste et cri d'alarme, ce livre incite les Chrétiens à s'engager, de manière urgente, sur le terrain politique (politique partisane mais aussi bien commun). Ecrit par une spécialiste de la Doctrine sociale de l'Eglise, formatrice de nombreux élus et candidats, cet ouvrage démontre combien notre présence est indispensable sur ce terrain, combien il s'agit là d'une vocation naturelle de tout baptisé et combien cet engagement participe à notre chemin de sainteté.

  • Depuis l'ouverture de la Chine en 1978 les musiques alternatives connaissent un essor fulgurant. À Pékin, la scène indépendante fédère un nombre croissant de groupes, labels, disquaires et clubs autour d'une même veine contre-culturelle qui transcende les obédiences musicales traditionnelles. Depuis les 90's des communautés de musiciens qui veulent s'éloigner de la musique pop préfabriquée de l'État utilisent les musiques amplifiées comme exutoire mais connaissent les limites à ne pas franchir pour le Parti. En 40 ans, la Chine a vu grandir les héritiers de la révolution culturelle, la génération de l'enfant unique et celle d'Internet et de la surconsommation : d'acte de rébellion, le rock est devenu mode de vie et, en dépit des chocs générationnels, préserve le désir commun d'empowerment.

    Coraline Aim est spécialisée en culture contemporaine chinoise et découvre le milieu underground pékinois en 2006. Journaliste indépendante, elle a écrit de nombreux articles sur le sujet pour Mouvement, la Cité de la Musique, GQ et des webzines musicaux.

  • Les mouvements sociaux occupent aujourd'hui une place décisive dans la vie politique française. Ce livre en dresse un panorama, des grèves de décembre 1995 aux manifestations contre la réforme des retraites de 2010, en passant par l'altermondialisme, le Réseau éducation sans frontière ou Jeudi noir.



    Comment saisir leur rôle et leur poids dans la vie démocratique ? Quelles relations entretiennent-ils avec les partis politiques et les gouvernements ? Qu'est-ce qui fonde leur légitimité ? La protestation publique contre les politiques menées en leur nom est, de fait, le moyen pour les citoyens de se réapproprier la voix qu'ils ont déléguée à leurs gouvernants. Les mouvements sociaux ne sont dès lors ni une composante marginale du paysage politique, ni une menace pour la démocratie : ils en ravivent les principes fondateurs.

  • Ce livre relate l'expérience de l'auteur de de responsable socialiste et de député. Sans langue de bois ni faux-semblant, il nous révèle les arcanes de la vie politique à Saint-Étienne et les coulisses de l'Assemblée nationale. Le récit commence au début des années 1990, à une époque où la droite était hégémonique dans la Loire. Il déroule sur une décennie l'histoire de la gauche dans ce département industriel sinistré ; il dévoile au plus près la vie d'une fédération socialiste, longtemps déchirée, qui parvint à se reconstruire et à retrouver sa place parmi les grands partis du département. Gérard Lindeperg dessine d'un trait vif les portraits de nombreux acteurs de la période et témoigne de son attachement à une ville qui lui rappelle le Creusot de son enfance.

    Gérard Lindeperg, homme politique français, fut un proche collaborateur de Michel Rocard. Il est vice-président de la Fondation Jean-Jaurès.

  • La Chine fait face à plusieurs défis : une grave crise écologique, des tensions sociales liées notamment à la répartition de la terre et des richesses, et une stratégie internationale qui s'apparente à un exercice d'équilibriste. L'État-parti, mis en question par une société civile émergente, n'est plus le moteur mais le frein du développement. Enfin, habitée par un malaise identitaire récurrent, la Chine cherche sa juste place dans la communauté mondiale.

    De par son poids économique et stratégique, les défis que doit relever la Chine sont aussi des enjeux planétaires. Est-il encore possible d'encourager la Chine à devenir un acteur pacifié d'une gouvernance mondiale en mutation ?

    Une plongée au coeur des dilemmes qu'affrontent aujourd'hui la société et le pouvoir chinois.

  • Douze pays d'Amérique latine ont tenu des élections présidentielles entre novembre 2005 et décembre 2006. Cette exceptionnelle vague d'élections s'est soldée par des changements radicaux (Bolivie, Équateur) mais aussi par une certaine continuité (Chili, Colombie, Mexique, Venezuela, Brésil). Des figures nouvelles sont apparues, tel l'Indien Evo Morales en Bolivie ou Michelle Bachelet au Chili, quand d'anciens présidents ont été réélus deux décennies après leur premier mandat (Costa Rica, Nicaragua, Pérou). Le bilan est donc contrasté.

    L'héritage social désastreux d'une décennie de néolibéralisme pouvait-il conduire à des comportements électoraux dysfonctionnels pour la stabilité et la qualité de la démocratie ? Les Latino-Américains allaient-ils déserter les bureaux de vote, se laisser séduire par les discours néopopulistes, ou porter au pouvoir des présidents sans majorité pour gouverner ? Il n'en a rien été, mais dans plusieurs pays (Bolivie, Équateur, Venezuela, Nicaragua), les élections ont débouché sur une profonde polarisation politique.

    Cet ouvrage fait le point sur les évolutions politiques du continent, son virage à gauche, l'influence d'Hugo Chávez dans la région et sa relation avec les États-Unis. Au-delà, il remet en question un certain nombre d'hypothèses émises ces dernières années sur les obstacles à la consolidation de la démocratie en Amérique latine.

    Olivier Dabène a réuni pour analyser le cycle électoral 2006 en Amérique latine les meilleurs spécialistes issus de France, Espagne, Mexique, Colombie, Bolivie, Venezuela, Pérou et Brésil. Leurs contributions apportent une série d'éclairages rigoureux reposant sur les meilleures sources.

  • À l'heure de la chute du Mur de Berlin, un préjugé tenace voudrait que l'engagement de Sartre, type même de l'intellectuel inauguré par Zola, n'eût été qu'une comédie des erreurs. La lecture de Les Mains sales permet de bousculer cette image d'Épinal trop commode. L'un des ressorts de la pièce est, en effet, la distinction entre situation simple et situation complexe. Le choix alors (sous l'Occupation allemande) était facile - même s'il fallait beaucoup de force et de courage pour s'y tenir. On était pour ou contre les Allemands. Aujourd'hui (1959) - et depuis 1945 - la situation s'est compliquée. Il faut moins de courage, peut-être, pour choisir, mais les choix sont beaucoup plus difficiles. Ici, Sartre plonge ses personnages, Hoederer, Hugo et Jessica, dans une situation où les jeux ne sont pas faits, celle de la Guerre froide. À cette complexité, a succédé celle, plus inextricable encore, de notre présent, qui ne semble pas même requérir le choix. Hugo, Jessica surtout, personnages en mouvement autour d'un Hoederer immuable, représentent sur la scène une complexité qui est devenue celle des années quatre-vingt-dix, et avec laquelle ils nous invitent à nous colleter.

  • Les partis politiques sont-ils devenus des courtiers de l'État au détriment de leur rôle traditionnel de représentation et de médiation ? N'évoluent-ils pas vers une forme de cartel subventionné par la puissance publique qui aurait pour corollaire de limiter la compétition politique ? Telles sont deux des principales questions que Richard S. Katz et Peter Mair soulevaient dans un article paru en 1995 et devenu depuis lors un classique de la littérature sur les partis. Or si le modèle du « parti-cartel » a suscité de vifs débats dans le monde anglo-saxon, il n'a guère retenu l'attention des politistes français.

    Réunissant quelques-uns des meilleurs spécialistes du phénomène partisan, ce livre entend participer à la diffusion et à la discussion de ce modèle considéré comme l'une des principales innovations de la recherche récente sur les partis. S'ouvrant sur une traduction en français de l'article original de Katz et Mair, il en offre une lecture théorique critique et le confronte à la réalité empirique des systèmes partisans des démocraties occidentales.

    En ce sens, ce livre se veut également une contribution au renouveau de l'étude des partis. Étudiants, chercheurs confirmés ou public averti y trouveront des analyses nuancées, des perspectives historiques et des données à jour.






    Ont contribué à cet ouvrage : Dominique Andolfatto, Carole Bachelot, Paul Bacot, Nicolò Conti, Maurizio Cotta, Pascal Delwit, Klaus Detterbeck, Fabienne Greffet, Florence Haegel, Jérôme Heurtaux, Richard S. Katz, Peter Mair, Jean-Luc Parodi, Anton Pelinka, Antoine Roger, Nicolas Sauger, Daniel-Louis Seiler, Filippo Tronconi, Philip van Praag, Emmanuelle Vignaux.

  • Les trois premiers volumes des Chroniques électorales, consacrés à l'analyse des élections des années 1992, 1993 et 1994 avaient débouché sur un même constat : celui d'un assez profond "désordre électoral", marqué par une abstention souvent élevée, un vote s'éloignant de ses bases sociales, partisanes et idéologiques, des reclassements subits de l'électorat et, enfin, une dispersion croissante du vote sur des forces périphériques. Ces caractéristiques se confirment avec le vote de 1995 qui est un vrai vote de crise.L'élection de 1995 a mis à nu la crise profonde du système partisan et le désarroi stratégique des partis, la crise de la représentation et la prise de distance avec les partis de gouvernement. Elle a surtout renvoyé l'écho politique de la crise sociale, avec son lot de désillusions, de protestations et d'absence de désir politique. L'élection présidentielle a aussi été celle de mutations électorales avec l'atténuation sensible de la traditionnelle bipolarisation entre gauche et droite, l'apparition de nouveaux clivages entre les gens "d'en haut" et les gens "d'en bas", et la volatilité qui a affecté tous les électorats et façonné une victoire, certes ample pour Jacques Chirac, mais aussi fragile parce que labile.

  • Tokyo est entré dans la compagnie des grandes capitales occidentales, mais la question qui revient est encore de savoir si la démocratie a fait souche au Japon. Ceux qu'on appelle « révisionnistes » aux États-Unis ont forcé les japonologues à la reprendre sérieusement. Le recueil que voici s'en inspire, mais ne s'y restreint pas. Le Japon intriguait beaucoup d'esprits curieux quand croissaient sa masse et sa puissance. Ils s'étonnent aujourd'hui que la force de l'État paraisse suspendue par exemple, que le pouvoir du yen ne s'impose pas plus. D'où vient donc chez les Japonais ce mépris de fortune ? On peut s'en faire une idée quand on lit les critiques qu'ils s'adressent eux-mêmes. L'État s'est occupé du développement plus que des lois. Il y a eu une main cachée dont l'action dans l'ensemble était très favorable. Avoir ce qu'on veut sans le vouloir, et vouloir ce que l'on n'a pas - comme dit la comptine alsacienne - provoque, le moment venu, une introspection salutaire. « L'indifférence, c'est par là que commence la fin de la nation » dit la bande d'un livre neuf qui attire les lecteurs au Japon, en 1994. Le caractère multiforme de ce livre est sa justification. De chaque partie, devrait pouvoir renaître le tout. Le monde des politiciens et celui de l'administration dans leur décor dépourvu d'armes et plutôt sobre de lois, le pacifisme tenant lieu d'internationalisme, l'idéal marchand renaissant comme une valeur comparable à la croissance industrielle, l'incrédulité qui frappe la valeur propre de l'argent, reviennent à une même chose que l'on pourrait appeler le livre du dedans.

  • Avec l'éloignement historique, qui estompe les couleurs et érode les arêtes, la figure de Léon Blum appartient désormais au Panthéon de nos gloires politiques nationales. Son humanisme, son courage, ses qualités d'homme d'État sont tour à tour célébrées. L'image du « vieux sage » de Jouy-en-Josas, oracle de la IVe République naissante, tend même à colorer toute son action passée. Sa statue, reléguée pendant de longues années dans un jardin de Paris, est désormais installée solidement au coeur de la place qui porte son nom dans le 11e arrondissement.
    Mais ce consensus est fragile. Il doit, en effet, beaucoup au temps qui fait oublier qu'il a été un des hommes les plus calomniés de l'entre-deux-guerres, qu'il a manqué d'être lynché par les camelots du roi en février 1936, qu'il a été vilipendé par Vichy et traîné au procès de Riom. Il ne faut pas aller bien loin même aujourd'hui pour voir resurgir les controverses et s'exprimer les passions. Léon Blum est toujours un enjeu de mémoire.

  • Le socialisme est-il compatible avec la République ? Que propose le parti face à la crise du monde paysan ? Réformisme ou « classe contre classe » ? Quel rôle les prolétaires ont-ils joué dans l'histoire de France ? Que penser de la laïcité ? Peut-on vraiment être pacifiste en 1914 ?
    Homme de valeurs, Jaurès est un acteur majeur des principaux enjeux pour la République française au tournant du siècle.
    Cet ouvrage rassemble ses discours les plus importants, notamment le discours des deux méthodes, le discours à la jeunesse et le discours de Vaise, prononcé la veille de son assassinat. Des textes fondamentaux pour penser les racines du socialisme.

    Couverture : création Studio J'ai lu

  • Lorsque l'UMP est créée en 2002, après le choc du 21 avril, beaucoup doutent de sa longévité. Cette refondation en forme de fusion va pourtant transformer la droite française en l'espace de dix ans. L'organisation du nouveau parti, très indexée aux cycles électoraux, s'appuie sur une forte professionnalisation et sur la mobilisation des outils marketing.Ces transformations calquées sur le modèle de l'entreprise n'ont pas conduit à l'effacement des cultures et des idéologies partisanes. Bien au contraire, le peuple de droite existe toujours et l'UMP en constitue un creuset où prime un ordre social traditionnel fondé sur une hiérarchie des genres et des générations et où s'exprime aussi une fibre populaire.Avec le sarkozysme, la droite partisane française a opéré une radicalisation idéologique qui s'explique autant par les stratégies nationales déployées à l'égard du FN que par l'existence de certaines cultures politiques locales proches de l'univers de l'extrême droite.Une approche sociologique, historique et européenne, du phénomène partisan appliqué à la droite française.

  • La campagne de Barack Obama lors de la dernière présidentielle américaine a révélé le rôle d'internet comme arme politique : sites, blogs, mondes virtuels et réseaux sociaux servent désormais à mobiliser et à débattre politiquement.

    Internet permet aux partis d'étendre leur champ d'action. Non seulement leurs « vitrines » se composent et recomposent désormais sur le web, mais c'est aussi là que peuvent naître de nouvelles modalités d'engagement et d'expression qui débordent les stratégies de communication ; parallèlement, forums de discussion et d'expression donnent la parole aux citoyens - qui se les approprient, voire les détournent.

    Ces usages du web s'inscrivent dans des cultures et des trajectoires spécifiques. Ainsi, en Grande-Bretagne, le caractère local des élections législatives limite l'extension de l'outil ; aux Etats-Unis, au contraire, Internet est perçu comme un moyen de réduire les distances géographiques. En France, chaque parti s'approprie internet différemment, selon sa tradition et sa sociologie.

    Ce panorama français et international ne manquera pas d'intéresser tous ceux qui restent attentifs à la présence des technologies dans la vie politique et, plus largement, aux évolutions de la communication politique et aux transformations que connaissent les partis.

    Ont contribué à cet ouvrage : Marc Abélès o Dominique Andolfatto o Thierry Barboni o Lucie Bargel o Gersende Blanchard o Franck Bousquet o Nicolas Bué o Dominique Cardon o Stéphanie Dechézelles o Nicolas Desquinabo o Alexandre Dézé o Guilhem Fouetillou o Rachel K. Gibson o Clémence Lerondeau o Djamel Mermat o Anne-Laure Nicot o Anne-Sophie Petitfils o Christophe Prieur o Éric Treille o Thierry Vedel o François Vergniolle de Chantal o Stephen J. Ward

  • L'élection historique de 2008 et l'arrivée d'une majorité démocrate renforcée au Congrès ont fait naître l'espoir d'une présidence progressiste. Mais les contraintes institutionnelles et les pesanteurs liées à la confrontation partisane ont très vite érodé le capital politique d'Obama. Dès 2010, le Parti démocrate subissait une défaite.

    Héritier d'une situation diplomatique et économique difficile lors de sa prise de pouvoir - interventions militaires longues et impopulaires en Irak et en Afghanistan, dette publique, chômage, etc. - Obama, pour être réélu en 2012, ne pourra pas uniquement compter sur son succès personnel dans la lutte contre le terrorisme ni sur le bénéfice de réalisations économiques et sociales importantes dans un contexte de crise. Il devra aussi persuader le peuple américain qu'il a remis le pays sur la voie de la croissance et remobiliser son électorat déçu par sa rhétorique conciliante et ses positions centristes.

    Rassemblant une équipe internationale de spécialistes des États-Unis, cet ouvrage propose une lecture des politiques intérieure et extérieure du premier mandat d'Obama, en s'attachant particulièrement au contexte institutionnel et partisan marqué par la fin du grand moment conservateur des années Bush et la difficile émergence d'un nouveau progressisme.

  • Les élections législatives du printemps 1997 ont été les plus surprenantes de la Cinquième République. Surprise d'un calendrier précipité qui a pris de court électeurs,observateurs et classe politique. Surprise d'un usage très tactique de la dissolution qui a souffert de ne jamais pouvoir s'affirmer comme tel. Surprise d'une campagne brève mais confuse, qui n'a jamais su trouver des axes forts autour desquels organiser le débat public. Surprise de citoyens peu intéressés par la campagne et ayant en tête des préoccupations (protection sociale, inégalités, éducation, chômage) assez éloignées des auspices sous lesquels l'exécutif sortant avait engagé le « fer électoral » (construction de l'Europe, modernisation de l'économie). Surprise enfin des résultats : une gauche plurielle allant des communistes aux Verts renaît autour d'un Parti socialiste remis discrètement en ordre de bataille par Lionel Jospin ; une droite classique passe du succès sans précédent de 1993 à un déclin électoral lui-même sans précédent sous la Cinquième République. Laminée au centre par un PS porteur de la « demande sociale » des Français et à droite par un FN réceptacle de tous les malaises politiques et sociaux de la société française, la droite classique, comme l'avait été la gauche dans les années soixante, est aujourd'hui confrontée au problème de sa reconstruction.

  • Les élections régionales de 1998 ont traduit l'éclatement du paysage politique français. Pour autant, elles n'ont cependant pas permis l'émergence de forces politiques nouvelles, comme en témoigne le repli des écologistes par rapport aux régionales de 1992. Le poids de l'abstention, la fragilité des forces politiques traditionnelles, l'extrême faiblesse des forces émergentes et l'extraordinaire capacité de nuisance du Front national ont débouché sur une déstabilisation inédite de l'institution régionale. Le point d'orgue a été atteint lors de l'élection des présidents de région, souvent obtenue à la suite de tractations et de calculs politiques aux effets durables, non seulement sur l'institution régionale mais aussi sur l'ensemble du système politique.

  • L'ouvrage donne à la fois un panorama des partis politiques en France et des manières diverses de les penser en reprenant les grandes questions fondatrices que leur analyse soulève.La première partie est composée d'une série de sept chapitres portant sur les principaux partis français : la LCR, le PCF, le PS, les Verts, L'UDF, l'UMP et le FN. La seconde fournit trois éclairages complémentaires sur le système partisan français. Cet ouvrage livre donc à la fois un panorama des partis politiques en France et des manières diverses de les penser en reprenant les grandes questions fondatrices que leur analyse soulève.

  • La personnalisation de la vie politique française est si visible qu'elle tend à reléguer les partis politiques en fond de décor. Et pourtant, ceux-ci jouent un rôle central et deux d'entre eux, le PS et l'UMP, sont parvenus en se transformant à dominer le système politique. Quelle est la solidité de cette domination et quelles en sont les entraves et les failles ? En quoi repose-t-elle sur la présidentialisation de ces partis ? Quelles pourraient-être les lignes d'évolution de ces organisations ? Cet essai fait le pari d'analyser conjointement les dynamiques à l'oeuvre au PS et à l'UMP, dynamiques induites par la similarité des places qu'ils occupent dans le système politique, dynamiques propres à chacun de ces partis, d'ailleurs liés entre eux par une relation de mimétisme, dynamiques de leur offre politique qu'il s'agisse des candidats ou des programmes. Mais poser ces questions, c'est ouvrir le débat sur l'évolution - qui peut sembler paradoxale aujourd'hui - de la France vers le bipartisme. Un tel débat conduit plus largement à s'interroger sur les transformations en cours du système partisan, et les élections présidentielles et législatives de 2007 sont évidemment un moment crucial pour les comprendre.

  • Après la Flamme et la Cendre, oeuvre autobiographique où Victor Fay a retracé les étapes d'une vie militante, cette Contribution à l'histoire de l'URSS est le premier volume d'une série devant restituer la pensée de ce témoin et chercheur engagé. Les articles, conférences, interventions radiophoniques que rassemble le présent ouvrage - y compris le texte auquel il travaillait encore avant sa mort, le 29 juin 1991 - occupent une place centrale dans l'existence de l'auteur. Gagné tout jeune à la cause de la révolution russe, Victor Fay en effet s'intéressa toujours passionnément aux choses soviétiques. Le communisme, l'URSS ont fait partie de sa vie. On voit ici comment il suit, évalue, éclaire les événements qui, des dernières années de Staline à la tentative de Gorbatchev, ont abouti à l'effondrement de ce qui avait paru être « le premier État prolétarien de l'histoire ». Victor Fay observe l'évolution du régime, ses crises, l'antisémitisme et le nationalisme récurrents. Il analyse la société elle-même, les manipulations et soubresauts de l'appareil, la persécution dont est victime l'intelligentsia. Il s'efforce non seulement de comprendre, mais aussi de prévoir. Lucidement.

  • Les écrits d'Ernest Mandel rassemblés dans ce volume tentent de dégager dans l'expérience de la Commune de Paris, de la Première Internationale, du Parti bolchevique, dans les écrits de Trotsky ou de Rosa Luxemburg, les idées et thèmes essentiels qui ont résisté à l'épreuve du temps, qui sont encore d'une actualité indéniable pour servir à la pratique révolutionnaire de notre époque. Ce recueil se termine sur un bilan de mai 1968, écrit quelques mois après les événements et où est saisi l'élément crucial de cette période : la dynamique de contrôle ouvrier et de double pouvoir.

  • L'évolution de l'histoire malgache contemporaine retracée dans la mouvance des influences idéologiques des 25 dernières années et des scissions partisanes du pays.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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