• Kentucky, 1957. Après la mort de sa mère, Beth Harmon, neuf ans, est placée dans un
    orphelinat où l'on donne aux enfants de mystérieuses "vitamines" censées les apaiser.
    Elle y fait la connaissance d'un vieux gardien passionné d'échecs qui lui en apprend les
    règles. Beth commence alors à gagner, trop vite, trop facilement. Dans son lit, la nuit,
    la jeune fille rejoue les parties en regardant le plafond où les pièces se bousculent à
    un rythme effréné. Plus rien n'arrêtera l'enfant prodige pour conquérir le monde des
    échecs et devenir une championne. Mais, si Beth prédit sans faute les mouvements sur
    l'échiquier, son obsession et son addiction la feront trébucher plus d'une fois dans la
    vie réelle.

  • 1920. Sur le site minier de Faymoreau en Vendée, un coup de grisou a provoqué l'effondrement d'une galerie. Apprenant la tragédie, Isaure Millet, la fille des métayers du château, s'est précipitée sur les lieux. Thomas Marot, l'homme qu'elle aime depuis toujours, fait partie des mineurs pris au piège. Les secours s'activent. Thomas est sauvé mais le soulagement d'Isaure est de courte durée : le jeune homme est déjà fiancé à une ouvrière polonaise. Comment pourra-t-elle se résoudre à renoncer à lui ?
    Les suites de la catastrophe prennent une tournure inattendue: l'une des victimes retrouvées sans vie au fond de la mine a, en fait, été assassinée d'une balle dans le dos... L'enquête bute sur le mutisme des témoins. La belle Isaure, qui lutte pour dissimuler les sentiments qu'elle voue à Thomas, en sait-elle plus qu'elle ne prétend ? Quel secret cache la petite communauté de gueules noires ?
    Marie-Bernadette Dupuy est l'auteur d'une oeuvre extrêmement riche et variée, traduite jusqu'en Russie, qui lui a permis de conquérir le coeur de nombreux lecteurs. Elle revient avec une époustouflante saga, dédiée au monde de la mine, sur les pas d'une héroïne extraordinairement attachante.
     

  • Dans le village minier de Feymorau, en Vendée, dans les années vingt, Isaure, fille de paysans de la région, et Thomas, un mineur dont la femme, d'origine polonaise, est repartie vivre dans sa patrie, décident de faire fi de la morale et de leur culpabilité : ils s'aiment et se retrouvent en cachette sous le vieux chêne qui abritait leurs rendez-vous adolescents.
    Un dimanche, alors qu'elle vient de passer la nuit avec Thomas, Isaure est appelée d'urgence au chevet de sa mère, Lucienne. Celle-ci est au plus mal. Avant de mourir, elle tient à avouer à sa fille le secret de sa naissance : le véritable père d'Isaure n'est autre que le châtelain local, le comte de Régnier, l'amour de jeunesse de Lucienne.
    Cette terrible révélation bouleverse Isaure, qui voit ses tourments familiaux s'éclairer d'un jour nouveau. Mais elle ignore encore à quel point cet aveu va faire basculer son destin...
    Marie-Bernadette Dupuy  nous entraîne dans une époustouflante saga dédiée au monde de la mine, sur les pas d'une héroïne extraordinairement attachante.

  • Qui n'a pas eu vent de la théorie des poignées de mains ou des degrés de séparation ? Selon cette idée, il ne nous suffit que de quelques connaissances pour relier n'importe qui dans le monde. Un jeune doctorant, Antoine Cavallero, s'est mis au défi de nous le démontrer. Un véritable tour du monde l'attend. Et qui ne sera pas de tout repos !
    Antoine Cavallero, jeune étudiant en statistiques, a choisi pour son doctorat un sujet peu conventionnel : la Théorie des poignées de main, ou l'idée selon laquelle nous connaissons tous quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un... pouvant nous relier à n'importe quel individu sur notre planète via six degrés de séparation. Mais ce séduisant postulat est-il exact ? C'est ce qu'Antoine s'est mis en tête de prouver.
    Alors qu'il présente ses recherches à l'occasion d'un colloque, un grand professeur, irrité par son arrogance, le met au défi de mettre sa théorie en pratique. Antoine devra retrouver un individu choisi au hasard et démontrer que seules cinq personnes les séparent.
    Piqué au vif, l'étudiant accepte et se lance à corps perdu dans un tour du monde fou et trépidant qui le mènera de Corfou à Bari en passant par Hô Chi Minh-Ville, Atlanta et Genève.
    À propos de
    Bons baisers de Mesménie :
    " Filez découvrir ce roman d'aventures, d'amour, de personnages perchés et de fantaisies. "
    Olivia de Lamberterie -
    Elle

  • Un roman poignant sur l'amour fraternel et le poids des secrets trop longtemps gardés.
    Peu importe les chemins empruntés, le coeur se souvient toujours d'où l'on vient. Memphis, 1939. Par une nuit pluvieuse, Rill Foss, douze ans, et ses quatre frère et soeurs sont enlevés par des inconnus. Emmenés loin de la péniche familiale et des bords du Mississippi, jetés dans un orphelinat, les enfants réalisent bien vite qu'ils ne reverront plus leurs parents. La mystérieuse Société des foyers d'accueil du Tennessee vient de sceller leur sort à tout jamais.
    Caroline du Sud, de nos jours. Avery Stafford, jeune avocate épanouie à qui tout semble sourire, est de retour dans la ville de son enfance. Lors d'une visite à sa grand-mère, cette dernière tient un discours étrange qui remet en cause toutes ses certitudes. Quelle est vraiment l'histoire de sa famille ? D'où vient-elle ? Troublée, Avery commence à enquêter...
    " L'un des meilleurs livres de l'année. À ne pas manquer. "
    The Huffington Post Un des best-sellers de 2017 selon
    The New York Times.

  • Marie, l'orpheline du bois des Loups, est devenue une femme accomplie. En Corrèze, à Aubazine, le village de son enfance, elle mène de front son métier d'institutrice et sa vie de famille. Mais les rancoeurs du passé la rattrapent... Suite de L'Orpheline du bois des Loups.
    Epouse comblée, mère de quatre enfants aimants, institutrice consciencieuse, Marie s'épanouit dans sa vie à Aubazine, le village où elle a grandi. Sa réussite tant privée que professionnelle est incontestable. Pourtant elle n'a pas oublié son enfance difficile, ses jeunes années à l'orphelinat et tous ceux qui lui ont fait du mal. Deux événements vont bouleverser sa tranquillité : la diffusion de lettres diffamantes à l'encontre de son couple et sa rencontre inopinée avec une jeune orpheline, Mélina, font resurgir de douloureux souvenirs... .

  • Une traversée du siècle dernier, de Corrèze en Charente limousine, sur les traces de Marie dont la vie marquée d'épreuves et de joies nous livre un tableau réaliste de la vie des femmes d'autrefois.Orpheline, Marie espère pouvoir un jour goûter à la douceur d'un foyer. Recueillie par une riche famille charentaise, les Cuzenac, elle perd rapidement ses illusions. Elle est employée comme servante dans leur belle propriété, aux Bories. Elle travaille dur, confrontée quotidiennement à l'animosité de sa patronne ainsi qu'au mépris du neveu Macaire. Heureusement, Pierre, son ami et voisin, vient la réconforter et jouer inlassablement avec elle près du bois des Loups. Les années passent, Marie connaîtra la révélation de ses singulières origines. Soulagée de retrouver un pan de sa propre histoire, elle épouse son compagnon d'enfance, Pierre. Une vie somme toute tranquille s'annonce pour eux, n'étaient les mauvais penchants de Pierre, la jalousie de l'imprévisible Macaire mais aussi les affres de la Seconde Guerre mondiale...

  • Toute petite, Violaine, enfant unique, perd son père, mort de la tuberculose, puis, moins d'un an plus tard, sa mère, qui succombe à la même maladie. Dans ce petit village côtier où l'argent manque et où chaque bouche à nourrir représente un défi pratiquement insurmontable, personne ne peut recueillir la fillette cruellement éprouvée. À gauche et à droite, on cherche des solutions, une façon de lui venir en aide, mais le miracle attendu ne se produit pas.

    C'est ainsi qu'elle est envoyée dans les Pyrénées chez sa tante Marcelline et son oncle Albert qui l'accueillent froidement, pour ne pas dire brutalement, et se mettent très vite à lui mener une existence insoutenable. Heureusement, Sidonie Fernandez, une Espagnole aux dons fascinants et surnommée la «brouche» (sorcière), prend la jeune fille sous son aile et ne l'abandonne pas malgré les coups obstinés de cette terrible fatalité qui ne cesse de frapper impitoyablement.

  • " Au vingt-sixième jour, le coeur se mit à battre. " Un roman à l'imaginaire débridé, une satire féroce de la Russie soviétique et post-soviétique, un représentant remarquable du réalisme magique, offrant une lecture de l'état des choses dans le pays à travers des images saisissantes où le surnaturel se mêle au poétique, au grotesque et au baroque. " Au vingt-sixième jour, le coeur se mit à battre. "
    En 1964, Léonid est un foetus doué de conscience qui livre avec humour ses réflexions depuis le ventre de sa mère. Celle-ci morte en couches et son père disparu, le petit passera son enfance oublié de tous dans un orphelinat, où il se découvrira certains dons et un goût très personnel pour la vengeance.
    En 2005, Angelina, 82 ans, sniper à la retraite capable de pressentir la mort des hommes, héroïne de la Grande Guerre patriotique, se lance dans une quête de jouvence. Son médecin est formel : si sa peau est ridée et détendue, ses cellules ont gardé la vitalité de ses vingt ans...
    Que peut-il advenir d'une rencontre entre Léonid et Angelina ? Nul autre que Lipskerov n'aurait su concevoir des destinées où se mêlent métaphysique, érotisme et aventures fantastiques.
    Dmitri Lipskerov, né en 1964, est l'un des écrivains les plus marquants de la Russie actuelle. Représentant remarquable du réalisme magique, il offre sa vision de son pays à travers des images saisissantes où le surnaturel se mêle au poétique, au grotesque et au baroque. Son roman "Le Dernier Rêve de la raion" a reçu le prix Imaginales 2019.
    " Dmitri Lipskerov s'impose comme le digne héritier de Gogol et de Boulgakov. "
    Le Matricule des Anges

  • Lyon, 1er septembre 1890. Émilie et Constance savourent leur bonheur : Émilie, celui d'être jeune mariée ; Constance, celui de bientôt retrouver celui qu'elle aime, Dimitri. L'Espérance, au même moment. Des coups violents font trembler la porte de l'orphelinat. D'un air glaçant, Maître Montbert annonce la raison de cette visite : héritier d'Élisabeth d'Espérance, son client revendique la propriété du château. Il laisse trois semaines aux soeurs pour prouver qu'Élisabeth leur a bien légué les lieux. L'orphelinat est menacé ! Soeur Marie-Agnès, Constance et Émilie se lancent alors à la recherche du testament d'Élisabeth. Quand elles apprennent que le client de Maître Montbert, l'inquiétant Igor Karinovitch, n'est autre que le cousin de Dimitri, leurs certitudes vacillent...Au nom de la vérité, Émilie ne trahit-elle pas son amitié pour Constance ? Et Dimitri, est-il seulement sincère ?Dans cette ultime aventure, les deux amies parviendront-elles à rester fidèles aux soeurs Espérance ?

  • Février 1933. La fête du Têt bat son plein à Saigon.
    Anne, la fille de l'amiral Bartelot en poste en Indochine, s'apprête à prendre part aux festivités de la nouvelle année. Mais sur le perron de la maison familiale une surprise l'attend... Un étrange paquet a été abandonné : c'est un nouveau-né !
    Passée l'urgence de nourrir l'enfant, les parents d'Anne décident de le confier à l'orphelinat de la ville. Pour la jeune fille, c'est un déchirement. Elle est révoltée par ce qu'elle considère comme un deuxième abandon. Contre l'avis de tous, la jeune fille se lance à la recherche de la mère de l'enfant...
    Dans les faubourgs les plus pauvres et les plus dangereux de Saigon, Anne découvre le choix du coeur et la puissance de l'amour.

  • Vogue la valise t.1

    Siris

    Vogue la valise, une saga familiale déchirante, se veut le récit touchant d'un père alcoolique qui entraîne dans son malheur toute sa famille et surtout La Poule, alter ego autobiographique de Siris,
    Les pieds bien ancrés dans la réalité et l'oeil planant bien haut, Siris jette un regard poétique, acide et autobiographique sur son enfance.
    Premier véritable roman graphique de l'auteur, celui-ci a mis plus de trois ans à pondre, dans un style chargé et avec une grande créativité narrative, un premier tome fort émouvant. La série comportera deux tomes.

  • " Le temps file, et la romancière brode, tout est écrit au présent, beau tissu. " Libération

    À quatorze ans, Madelaine quitte l'orphelinat avec un métier : couturière.

    Éblouie par la fluidité des matières et l'explosion des couleurs, déjà experte dans l'art de la coupe, elle crée ses premières robes. Puis, à Paris, les clientes repèrent ses créations. Ses modèles ont un succès fou, l'atelier déborde de commandes. Désormais, la maison portera son nom : " Madelaine Delisle ".

    Le siècle défile, inventions, restrictions, destructions... L'après-guerre offre Tadeusz, et son fol amour de la vie, à Madelaine. Lucie naîtra. La jeune femme dessine quantité de modèles pour sa fille... Mais les vieux démons rôdent : pourquoi ne parvient-elle pas à toucher sa fille, à lui parler, à l'aimer ?... Le couple se délite, Madelaine s'isole...

    Roman d'initiation, du désir de donner et de la nécessité du choix,
    Le Temps d'une chute est une fresque du XXe siècle filtrée au pochoir de la Mode.

  • À la suite d'une relation qu'elle regrettera amèrement, Nadine Dumaine annonce à Géraud Breteuil être enceinte. Sans détour, il lui donne l'argent nécessaire pour mettre un terme à la grossesse, refusant du coup de la revoir. Contre la volonté de son amant d'un instant, la jeune femme, abandonnée à son sort, donne naissance à un être chétif et s'empresse de le confier à l'orphelinat des Chèvrefeuilles.

    Neuf ans plus tard, Géraud apprend de façon impromptue qu'il est le père de Bertrand, le bambin dont il ignorait même l'existence. La culpabilité le ronge et, n'arrivant pas à avoir d'enfant avec son épouse, il fait tout en son pouvoir pour accueillir son fils chez lui.
    Or, l'homme de la maison ne révèle pas la vérité sur le lien filial l'unissant au garçon.

    Bertrand développe une douce complicité avec sa nouvelle mère, mais une tension latente nuit toujours à leur quiétude. Les sombres secrets du passé feront-ils basculer le monde du petit ? Le bonheur auquel il avait finalement cru n'aura-t-il été qu'un rêve éphémère ?

  • Ma rue à moi

    Laurent Quenneville

    Le moindre traumatisme dans l'enfance creuse un sillon que la vie ne pourra jamais reboucher. Les cellules ont une mémoire.
    En proie à des invasions massives de fourmis et victime d'une grève générale de ses membres, Lucien n'en mène pas large dans sa chambre blanche, si blanche... jusqu'à ce qu'une voix prenne la parole et l'invite à traverser le mur et embarquer à bord d'une phrase afin de descendre son précipice. 
    Obsédé par son identité parentale, Lucien entamera un voyage initiatique dans les profondeurs de son subconscient, nous embarquant dans une sorte de labyrinthe psychanalytique.
    Ma Rue à moi est un roman aux allures de conte, poussant à se questionner sur soi, sur son héritage familial , et à son rapport aux autres. 

  • Wendy, huit ans, a été élevée par sa marraine, Dolores, une tenancière de cabaret. Sa mère est morte et son père est en prison. En juillet 68, elle se retrouve dans un orphelinat, Les Tilleuls, avec Gladys. Les deux fillettes deviennent inséparables.

    L

  • Née aux Cèdres, un petit village à l'ouest de Montréal, Léa Bertrand voit très tôt ses projets contrecarrés par la volonté de son père, puis par la rigidité de l'Église qui refuse de la relever d'un serment. Dès lors, sa vie ne semble plus lui appartenir.
    Le parcours de Romuald et de Rodolphe est tout aussi étonnant, de l'orphelinat d'Huberdeau, dans les Laurentides, à leur arrivée à Montréal où Romuald se trouvera un travail permettant aux deux frères de vivre décemment. Quant à Roger et à Juliette, ils apprendront avec consternation qu'ils ne sont pas qui ils croyaient être.
    Comment ces destins atypiques sont-ils reliés les uns aux autres ? Micheline Tremblay nous l'apprendra dans ce singulier roman qui rappelle les tabous et les travers d'une époque pas si lointaine.

    Cette fascinante saga, à saveur historique, nous fait revivre le Montréal du début du XXe siècle avec ses grands bouleversements, tels le passage de la campagne à la ville, l'arrivée de la « fée électricité » et l'apparition du cinématographe.

  • Journal d'un doryphore

    Albertine Jacob

    Fiction et réalité : Journal d'un doryphore tient à la fois du roman et du journal intime. C'est l'histoire douce-amère de Paul, un orphelin alsacien élevé dans des établissements catholiques, dont l'histoire se mêle à la grande histoire, de la Seconde Guerre mondiale à la guerre d'Algérie. Fils de mineur rêvant de devenir écrivain, il retrace dans son journal intime, plein d'esprit et de malice, les joies et les épreuves de sa vie. Autant d'étapes différentes, autant de photos noir et blanc ou sépia, que l'on regarde avec attendrissement, émotion, humour et nostalgie.

  • Martin vit dans un orphelinat. Il est conscient qu'à treize ans, ses chances d'être adopté sont quasiment nulles. Il est donc aussi heureux que surpris lorsqu'un mystérieux étranger se présente pour l'emmener avec lui, en plus d'offrir une importante somme d'argent aux religieuses qui dirigent l'établissement. Pourquoi ce gentilhomme l'a-t-il choisi, lui ? Est-ce que cela pourrait être lié au don qu'il possède et qui lui permet de sortir de son corps ? Et si être adopté n'était pas une chance, mais plutôt une malédiction ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Mes enfants de l'orphelinat » : témoignage sur l'univers de ces refuges pour enfants abandonnés, où l'auteur passa de nombreuses années de sa vie aux lendemains de la guerre. Régine d'Humilly enseigna en effet à l'orphelinat de St-François d'Assise, à Paris, puis à l'orphelinat de L'Assomption, à Élancourt, en Seine et Oise. C'est de son expérience dans cette dernière institution dont il est question ici. Avec sérénité, Régine d'Humilly nous retrace la vie quotidienne dans cette grande maison d'Élancourt, vie quotidienne faite de peines mais aussi de joies avec, en toile de fond, cette formidable solidarité qui permit presque toujours de surmonter l'insurmontable.

  • « Ce livre qui n'est absolument pas un roman, est d'abord un témoignage ; mais il est bien plus que ce témoignage : il nous plonge dans l'univers semi-carcéral de ces refuges, appelés des orphelinats, où sont regroupés des enfants oubliés, abandonnés, coupés de parents décédés ou en rupture de famille. La détresse de ces enfants, la masqueraient-ils de révolte ou de résignation, est immense. C'est vrai aujourd'hui, ce l'était peut-être plus encore au lendemain de la Guerre, en 1947... À l'intérieur de cet orphelinat-couvent où la règle (dans les deux sens du terme) l'emporte trop souvent sur l'esprit, Régine d'Humilly, à dix-neuf ans (l'âge où elle figure dans ce portrait), agit comme un contre-pouvoir détonant, celui d'une vocation irrépressible à ce que je ne peux désigner d'un autre nom que celui de Bonté - une bonté active, opiniâtre, têtue même, décapante et pour tout dire offensante envers ceux qui, faute de la charité qu'ils prônent, lui ont substitué la sacro-sainte Autorité. Peut-être serez-vous déconcerté par la façon directe - où affleure une sensibilité qui ne tait rien, y compris les contradictions, les sursauts, les naïvetés d'une âme qui se livre sans retenue - avec laquelle Régine d'Humilly se confie dans cet ouvrage qui, pour l'éditeur que je suis, ne ressemble à aucun autre : quand tant de récits, sur des sujets proches, recherchent l'effet, littéraire ou commercial, il montera en vous comme un cri, celui de « toute la détresse du monde » que seule peut consoler et racheter une tendresse elle-même infinie... »

  • Tourmentée

    Maxim Poulin

    Taylor Wilson est hantée. Depuis son enfance, elle aperçoit le spectre d'une jeune fille, mais elle est convaincue que ce n'est qu'une hallucination. Elle n'en parle à personne à l'orphelinat, déjà qu'elle s'est toujours sentie différente des autres filles.

    Le jour où elle apprend qu'elle quitte cet endroit lugubre, un phénomène troublant se produit : le fantôme d'Emilie laisse l'empreinte de sa main sur son avant-bras, telle une brûlure. À partir de ce moment, l'esprit ne la quitte plus. La découverte d'un monde sinistre et surnaturel bouleversera sa vie alors que les mystères entourant ses origines lui seront révélés.

    Les pires cauchemars peuvent devenir réalité.

    ***
    - Taylor, tu te rappelles quand je t'ai mentionné que les choses allaient se compliquer ?
    Je réfléchis pendant une courte période et fronçai les sourcils.
    - Oui. À l'orphelinat.
    Elle acquiesça de la tête. Tout à coup, elle cria. Un vent froid s'amplifia autour de nous et frappa mon visage. Ses cheveux noirs bouclés tournoyèrent devant son visage et je sentis son souffle frais sur ma peau.
    - Tu n'aurais jamais dû venir ici ! Taylor, tu dois m'écouter sinon il va se produire de graves événements.
    Je serrai les dents et à mon tour, je hurlai de rage.
    - Pourquoi ? Emilie, je n'ai jamais eu de famille et tu le sais parfaitement. Cela faisait seize ans que j'étais enfermée à l'orphelinat et tu me dis que je ne devrais pas être ici avec ma famille ?
    Va te faire voir, Emilie.
    Je la poussai à la hauteur de son coeur. Du moins je tentai, mais mes bras traversèrent un brouillard épais. Je me levai et m'éloignai d'elle.
    - Tu as moi.

  • Le 13 janvier 1898, Zola lance un cri dans la presse : « J'accuse... ! » pour avoir voulu « la lumière au nom de l'humanité », Zola doit s'exiler un an à Londres. En référence à cet engagement personnel et courageux, la collection « J'accuse... ! » propose de révéler les barbaries, les crimes, les injustices, perpétrés par des hommes contre des hommes aujourd'hui.

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