• La félicité du loup Nouv.

      Fausto a quarante ans, Silvia en a vingt-sept. Il est écrivain, elle est artiste-peintre. Tous deux sont à la recherche d'un ailleurs, où qu'il soit. Alors que l'hiver s'installe sur la petite station de ski de Fontana Fredda, au coeur du val d'Aoste, ils se rencontrent dans le restaurant d'altitude Le Festin de Babette. Fausto fait office de cuisinier, Silvia, de serveuse. Ils se rapprochent doucement, s'abandonnant petit à petit au corps de l'autre, sans rien se promettre pour autant. Alors qu'arrive le printemps et que la neige commence à fondre, Silvia quitte Fontana Fredda pour aller toujours plus haut, vers le glacier Felik, tandis que Fausto doit redescendre en ville rassembler les morceaux de sa vie antérieure et finaliser son divorce. Mais le désir de montagne, l'amitié des hommes et des femmes qui l'habitent et le souvenir de Silvia sont trop forts pour qu'il résiste longtemps à leur appel.
      Après le succès mondial des  Huit Montagnes, Paolo Cognetti revient sur ses sommets bien-aimés avec un éblouissant roman d'amour, véritable ode à la montagne tour à tour apaisante, dangereuse, imprévisible et puissante.

  • Quand Starlight ne s'occupe pas de la ferme avec son meilleur ami Eugene, il part photographier la vie sauvage au coeur des forêts canadiennes. Mais son existence rude et solitaire change lorsqu'il recueille sous son toit Emmy et sa fillette Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une vie sinistrée. Pour redonner confiance aux deux fugitives, Starlight les emmène dans la nature, leur apprend à s'en faire une amie. Au fil de cette initiation, les plaies vont se refermer, la douleur va laisser place à l'apaisement, et à l'amour. Mais c'est sans compter Cadotte, l'ex brutal et alcoolique d'Emmy, qui sillonne l'Ouest canadien en quête de vengeance.

    Roman laissé inachevé à la mort de son auteur, Starlight déploie la poésie lumineuse et l'exceptionnel don de conteur de Richard Wagamese.

    Richard Wagamese (1955-2017) est l'un des principaux écrivains canadiens. Appartenant à la Nation des Ojibwés, il a été régulièrement récompensé pour ses travaux journalistiques et littéraires. En français, des milliers de lecteurs ont découvert ce conteur génial à travers Les Étoiles s'éteignent à l'aube (2016) et Jeu blanc (2017). Wagamese est mort en mars 2017 sans avoir eu le temps d'achever son ultime roman, Starlight. Le voici traduit en français.

  • Voici l'histoire de Saul Indian Horse, un jeune Ojibwé qui a grandi en symbiose avec la nature, au coeur du Canada. Lorsqu'à huit ans il se retrouve séparé de sa famille, le garçon est placé dans un internat par des Blancs. Dans cet enfer voué à arracher aux enfants toute leur indianité, Saul trouve son salut dans le hockey sur glace. Joueur surdoué, il entame une carrière parmi les meilleurs du pays. Mais c'est sans compter le racisme qui règne dans le Canada des 70's, jusque sur la patinoire.

    On retrouve dans Jeu blanc toute la force de Richard Wagamese : puisant dans le nature writing et sublimant le sport national canadien, il raconte l'identité indienne dans toute sa complexité, riche de légendes, mais profondément meurtrie.

  • " Je crois que la plus belle chose que l'on puisse dire à quelqu'un, c'est `Regarde'. Et la position la plus tendre, ce n'est pas une longue étreinte, mais deux personnes se tenant côte à côte, regardant ensemble le monde." Regarder le monde, c'est regarder les êtres aussi bien que les lieux. Non seulement pour mieux les comprendre et mieux les préserver, mais surtout parce qu'il s'agit de l'un des besoins les plus fondamentaux de l'espèce humaine. Nous n'avons pas seulement besoin du milieu naturel pour notre survie, nous dépendons affectivement de lui. Nous sommes tous liés à lui de mille manières insoupçonnées.

  • L'éblouissant retour de l'auteure de La Mémoire des embruns.
    Mikki, dix-sept ans, vit coupée du monde depuis l'incendie qui a coûté la vie à ses parents. Sous le joug de son frère Kurt, un chrétien fondamentaliste, elle travaille comme serveuse dans leur restaurant et le soir, se rêve en héroïne de romans. Lors d'une escapade secrète en forêt, elle fait la rencontre de Leon, un gardien de parc naturel tout juste installé en Tasmanie. Les deux jeunes gens se donnent alors une mission extraordinaire : sauver les diables de Tasmanie de l'extinction.
    Au coeur de paysages somptueux, le combat inoubliable d'une jeune fille pour protéger la nature et se sauver elle-même.
    Karen Viggers revient avec un grand roman, véritable hommage aux réserves naturelles d'Australie, et nous livre une formidable histoire d'amitiéet de solidarité.

  • Gens de Concord Nouv.

    Connu pour avoir vécu dans une petite maison, au bord du lac Walden, Thoreau n'est pourtant pas le « philosophe dans les bois » ni l'« ermite de Walden » que l'on présente souvent. La lecture de l'abondant Journal, ainsi que de Walden, rédigé alors qu'il était retourné vivre dans la maison familiale, montre qu'il fut essentiellement un homme du village, conscient de la communauté dans laquelle il s'inclut en disant « nous ». À de nombreuses reprises tout au long de sa vie, Thoreau s'est pensé en éducateur, au service de la régénération, de l'élévation de la pensée, preuve de son dévouement à ses concitoyens auxquels il offrait des sujets de réflexion inédits. Cette sélection vise à montrer une facette inédite de ce grand penseur dont l'oeuvre ne cesse d'influencer la pensée contemporaine.

    Homme de lettres et philosophe non conformiste, réfractaire à l'emprise de l'état sur l'individu, mais aussi naturaliste précurseur de l'écologie, Henry D. Thoreau a publié de nombreux ouvrages dont les éditions Le mot et le reste ont entrepris la traduction par Brice Matthieussent, remettant notamment au goût du jour un des fondamentaux de la littérature américaine : Walden.

  • David McCae, écrivain new-yorkais en mal d'inspiration et citadin convaincu doit quitter Brooklyn pour l'Alaska dans le but de terminer les mémoires du gouverneur Kearny. Le politicien visant la réélection, il envoie son porte-plume étoffer l'ouvrage d'un chapitre élogieux : le célèbre alpiniste Dick Carlson, ami de longue date, aurait de belles choses à raconter sur leurs aventures. Direction Valdez pour David, vers le froid, les paysages sauvages et un territoire qui l'est tout autant. Plus adepte du lever de coude que de l'amabilité, l'alpiniste n'en est pas moins disert et David en apprend beaucoup. Trop. Devenu gênant, la violence des hommes, et celle d'une nature qui a préservé tous ses droits, va s'abattre sur lui et l'obligera à combattre ses démons pour survivre.

    Patrice Gain est né à Nantes en 1961. Professionnel de la montagne, ingénieur en environnement, les territoires d'altitude et les grands espaces l'attirent depuis toujours. Il est déjà l'auteur de deux romans aux éditions Le mot et le reste : La Naufragée du lac des Dents Blanches (Prix du pays du Mont-Blanc et Prix « Récit de l'Ailleurs » des lycéens de Saint-Pierre et Miquelon) et Denali.

  • Pendant vingt-cinq ans, John Haines a vécu dans une cabane isolée au coeur des étendues vierges de l'Alaska, menant une existence rude et solitaire de pionnier moderne.
    Couper du bois, tracer une piste, piéger une marte, dépecer un élan, faire ses réserves de
    saumon : une vie simple, aventureuse et libre, au rythme d'une nature sauvage envoûtante.
    Avec sérénité, il transforme son expérience intime en un récit initiatique et intemporel, où
    le moindre événement trouve sa résonance en chacun de nous.

  • À partir de la sélection du volumineux Journal de Thoreau et de Walden, Michel Granger a composé un recueil des principaux textes dans lesquels le philosophe américain de la nature interroge son rapport aux animaux. Alors qu'ils sont disséminés dans son oeuvre, le regroupement de ces extraits présente un panorama cohérent de sa réflexion sur l'animalité ; l'anthologie révèle un intérêt pour ceux que Thoreau appelle ses « voisins », voire ses « amis » ; elle montre la persévérance de sa quête méthodique d'information sur ceux qu'il perçoit comme des semblables. Il faut bien entendre la provocation anticonformiste qui sous-tend la préférence pour les « voisins animaux » et le rejet des habitants de Concord auxquels il reproche d'être englués dans le culte de l'argent et les traditions.

    Homme de lettres et philosophe non conformiste, réfractaire à l'emprise de l'état sur l'individu, mais aussi naturaliste précurseur de l'écologie, Henry D. Thoreau a publié de nombreux ouvrages dont les éditions Le mot et le reste ont entrepris la traduction par Brice Matthieussent, remettant notamment au goût du jour un des fondamentaux de la littérature américaine : Walden.

  • Les livres de Thoreau restent souvent dans la mémoire par des formules concises, paradoxales et percutantes, destinées à provoquer la réflexion. Ce recueil n'est pas une nouvelle anthologie de ses aphorismes, des joyaux de sa pensée. Trop souvent, ce type de sélection tend à réduire Thoreau à l'ermite de Concord, le moraliste en butte au conformisme de son époque. Le choix d'extraits des Essais, de Walden et du Journal s'est appliqué à fournir le minimum de contexte qui leur donne tout leur sens. L'oeuvre oscille entre l'économie de la vie, son art de vivre, qu'il décrit dans un style incisif, et la nature, partie intégrante de son existence, pour laquelle l'écrivain laisse libre cours à son émerveillement. Cet ouvrage vise à rendre compte de la diversité et de l'originalité de sa pensée.

    Américain dissident, Henry D. Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • L'oeil américain, cette expression qui dit l'habileté à tout voir, est le titre qui s'impose pour ce recueil inspiré des chroniques radiophoniques de Pierre Morency. Ornithologue et poète, il nous invite à une promenade guidée le long des marais, des forêts, des lacs, des champs, des fleuves et des îles. En partageant ses effusions de joie face aux spectacles de la nature, il nous enseigne à prêter attention à la vie qui croît autour de nous. Chaque chapitre s'attarde sur une espèce animale ou végétale, loue ses nombreuses caractéristiques, s'émerveille de ses instincts : hirondelles, râles, pissenlits, tous sont observés avec la même attention. Une promenade poétique à l'écoute des chants d'oiseaux et des bruissements de la nature.

    en 1942, Pierre Morency est poète, ornithologue et chroniqueur pour Radio-Canada. Considéré comme l'un des plus importants écrivains de sa génération, son savoir se retrouve au coeur de ses textes.

  • Chaque matin, à une heure où le coq dort encore, le Felice quitte le village et part vers les sommets qui dominent le Val Blenio, personne ne sait vraiment où. Jusqu'au jour où le narrateur, arrivé de la ville, décide de lui emboîter le pas. Voici le récit de ses journées passées en compagnie du vieil homme et des habitants du village, au contact d'une existence marquée par les mêmes habitudes immuables, les gestes simples et beaux de ceux qui ont construit une relation privilégiée avec la nature. L'écriture de Fabio Andina, aussi sobre que sensible, instille dans Jours à Leontica le rythme lent et serein d'une existence passée au coeur de la montagne.

    Fabio Andina est né à Lugano en 1972 et a étudié le cinéma à San Francisco. Il vit au Tessin, à Malcantone, près de la frontière entre la Suisse et l'Italie. Publié en 2018 en italien, Jours à Leontina est son deuxième roman, le premier à paraître en français.

  • Lassée de participer au cirque social qu'elle observe quotidiennement à Montréal, Anouk quitte son appartement pour une cabane rustique au Kamouraska, là où naissent les bélugas. Encabanée dans le plus rude des hivers, elle apprend à se détacher de son ancienne vie et renoue avec ses racines. Couper du bois, s'approvisionner en eau, dégager les chemins, les gestes du quotidien deviennent ceux de la survie. Débarrassée du superflu, accompagnée par quelques-uns de ses poètes essentiels et de sa marie-jeanne, elle se recentre, sur ses désirs, ses envies et apprivoise cahin-caha la terre des coyotes et les sublimes nuits glacées du Bas-Saint-Laurent.

    Gabrielle Filteau-Chiba écrit, traduit, illustre et défend la beauté des régions sauvages du Québec. Encabanée, son premier roman inspiré par sa propre vie dans les bois du Kamouraska, a conquis un vaste public ici et à l'étranger. Avec Sauvagines, son livre suivant (finaliste au prix France-Québec 2020), elle continue son exploration de la place de l'humain dans la Nature.

  • Autres climats, autre atmosphère : après Steppes et déserts, la suite des Tableaux de la nature nous conduit de l'embouchure de l'Orénoque jusque sur les hauteurs du plateau de Cajamarca, au Pérou. Et s'ouvre sur un mystère, resté non élucidé jusqu'en... 1951 : où l'Orénoque prend-il sa source ? À défaut de le découvrir, au moins Humboldt parviendra-t-il, accompagné du fidèle Bonpland, à établir qu'il existe un passage navigable entre ce fleuve et l'Amazone. Dans ce récit de voyage qui est en même temps un relevé scientifique et topographique unique en son temps, Humboldt croise des animaux de nuit, se pique de volcanologie, fait un peu d'archéologie des civilisations précolombiennes, met en évidence l'étagement de la végétation et s'emploie à observer les plantes non comme des espèces isolées, mais dans leur environnement, pressentant l'approche actuelle par écosystèmes. Humboldt ? Un génie trop oublié, et dont la redécouverte n'en est que plus urgente.   Présentation par Gilles Fumey et Jérôme Gaillardet  

  • Vers la fin de l'année 1844, Emerson acquiert à Concord, dans l'État du Massachusetts, un terrain au bord d'un vaste étang. Cet étang, c'est Walden. Thoreau y vivra pendant deux ans, dans une cabane, et de cette expérience tirera Walden, ou la Vie dans les bois. Sans Emerson, donc, pas de Walden. Ami et mentor de Thoreau, Emerson est l'un des premiers grands philosophes américains. Chef de file du transcendantalisme, il entre en scène avec un essai, Nature, où il défend l'idée que la nature est un grand tout, plein et harmonieux, dans lequel le Soi devrait se fondre. Il entérine par là une vision nouvelle de la nature, vivant de son existence propre, sans l'homme - à charge pour celui-ci de la célébrer et de la respecter. Nature s'ouvre sur ces mots : « Pour s'isoler l'homme a autant besoin de se retirer de son cabinet que de la société. » Trente-quatre ans plus tard, Société et solitude revient sur cette dialectique entre la vie en commun et la vie solitaire, et le moyen d'articuler « La civilisation » et « Les clubs » avec « La chose rustique »... Un parcours, du premier au dernier essai d'Emerson, qui a façonné une autre manière de voir (et de vivre) la nature.   Présentation par Hicham-Stéphane Afeissa

  • Pionnier, Audubon l'était d'abord au sens strict : à 18 ans, ce Nantais part pour les États-Unis vivre de chasses et de cueillettes. Là, dans ces grands espaces américains encore vierges, il prend la décision de recenser et de peindre tous les oiseaux. Nouveauté pour l'époque : il les représente dans leur environnement. Ses scènes d'oiseaux dans la nature ne doivent pourtant pas nous faire oublier ces autres Scènes de la nature, où Audubon nous raconte la vie d'aventures qu'il mène, une vie faite d'épreuves, mais aussi et surtout de liberté, dans une nature sauvage, immense et belle. Marais de pins, prairies, ouragans... Audubon se révèle, dans ce recueil de récits et d'anecdotes, un grand écrivain de nature writing, peintre des paysages menacés par le progrès. « Quand je vois, écrit-il, le trop-plein de la population de l'Europe s'acharnant avec nous à la destruction de ces malheureuses forêts [...] ; et quand je me dis que, pour tous ces changements si extraordinaires, il a suffi de la courte période d'une vingtaine d'années ; alors, malgré moi, je m'arrête, saisi d'étonnement »...   Présentation par Henri Gourdin  

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    « Maman et moi vivions ici depuis un peu plus de trois ans quand nous avons reçu le coup de fil. Au milieu des pins, des chênes et des bouleaux, au bout de ce chemin sans issue que  deux autres propriétés jalonnent. C'est elle qui m'avait proposé de nous installer ici. Et je n'étais pas contre. J'avais grandi dans cette forêt. Le lieu m'était familier, et je savais que nous nous  y sentirions en sécurité. Qu'il serait le bon endroit pour vivre à notre mesure. »
    À distance du monde, une fille et sa mère, recluses dans une cabane en forêt, tentent de se relever des drames qui les ont frappées. Aux yeux de ceux qui peuplent la ville voisine, elles sont  les  perdues du coin. Pourtant, ces deux silencieuses se tiennent debout, explorent leur douleur et luttent, au coeur d'une Nature à la fois nourricière et cruelle et d'un hiver qui est bien plus qu'une
    saison : un écrin rugueux où vivre reste, au mépris du superflu, la seule chose qui compte.
    Dans un rythme tendu et une langue concise et précise qui rend grâce à la Nature jusqu'à son extrémité la plus sauvage, Aurélie Jeannin, dont c'est le premier roman, signe un texte comme une  mélancolie blanche, aussi puissant qu'envoûtant.
    « Une aventure humaine, profonde, poétique, inoubliable.»
    Aurélie Janssens, Librairie Page et Plume, Limoges
    « D'une poésie fascinante, ce roman est une ode à la forêt, à la fois rédemptrice, mais aussi dans ce qu'elle a de plus sauvage. Sublime  !  »  Marianne Kmiecik, Librairie Les Lisières (Villeneuve-d'Ascq et Croix)
    «  Raconté à mots comptés, infiniment incarnés, ce premier roman magnétique, parcouru de belles éclaircies, nous apprend à composer avec ce que nous sommes. Une très belle découverte  !  »  Sarah Gastel,  Librairie Terre des livres (Lyon)
     
    Aurélie Jeannin est née en 1982. Elle vit avec son mari et ses enfants en forêt, quelque part en France.

  • Fortes de leur travail de longue haleine sur l'oeuvre de Henry D. Thoreau - la publication inédite de l'intégrale des essais en 2007, suivie de la traduction par Brice Matthieussent de Walden en 2010 et d'une anthologie du Journal en 2014 - les éditions Le mot et le reste mettent à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable. Par un travail de réhabilitation de ses textes d'abord, par la déclinaison de chacun de ses essais en format de poche et numérique ensuite. À l'image du recueil Essais chaque volume sera rehaussé d'un appareillage critique assuré par le spécialiste de Henry Thoreau : Michel Granger. Premier d'une série de douze ouvrages, Marcher réunit les deux visages de l'écrivain naturaliste et révolté, son amour pour la nature et sa défiance envers la société des hommes.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817 - 1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Des rapaces parcourent le ciel, des chiens gambadent et des couguars se tapissent parmi les arbres. Les plaines sont balayées par les vents, les forêts sont lugubres ou enchanteresses et quand il ne neige pas, c'est qu'il va neiger. Dans La Rivière en hiver, Rick Bass se consacre aux fluctuations météorologiques, à la terre et à ceux qui l'habitent, solitaires et touchants. Que les hommes affrontent la nature ou la négligent, cette dernière les fascine au point de leur couper le souffle. Et si ses personnages s'adonnent à des activités quotidiennes - pister un élan, veiller sur un énorme poisson-chat ou trouver le parfait sapin de Noël - celles-ci se transforment, sous la plume de Rick Bass, en une expédition aux allures mythologiques parfois périlleuse, toujours mémorable.
    Rick Bass, considéré comme l'un des écrivains majeurs de l'Ouest américain, démontre avec La Rivière en hiver qu'il excelle dans la forme courte. Les huit nouvelles de ce recueil ont la densité et la force des meilleurs romans.

  • 24 juin 2004. Sur la jetée des Saintes-Maries-de-la-Mer se profile la silhouette d'un homme, minuscule. Autrefois nommé Sam Démon, chauffeur de car et pompier volontaire, il a toujours vécu avec sa mère Élise au bord d'une étrange cascade entourée de miroirs, surplombant le village des Eaux-Maigres, dans le Jabron, mais c'était avant le gigantesque incendie qui a éclaté en 2002, aux abords de la petite ferme maternelle. Sur un coup de tête, Sam a usurpé l'identité d'un jeune ornithologue qu'il venait d'échouer à sauver. Mort pour tous, il a cru embarquer pour une vie nouvelle qui se révèle bientôt fantomatique, hantée par les délires d'Élise, créature à l'amour tentaculaire.

    André Bucher est né en 1946. Après avoir exercé mille métiers (bûcheron, docker, berger), il s'installe à Montfroc, dans la Drôme, en 1975, où il vit toujours. Il est l'une des voix les plus singulières de la littérature française contemporaine. Il est l'auteur de dix romans dont Fée d'hiver, Un court instant de grâce et La Vallée seule aux éditions Le mot et le reste.

  • Afin de protester ouvertement contre l'esclavage, Henri D. Thoreau met en pratique une forme de "désobéissance civile" en refusant de payer un impôt. Il en fait l'exposé dans cet essai. Bien plus que la "désobéissance" ponctuelle à une loi injuste, c'est une "résistance" farouche, aux objectifs variés, qui mobilise Thoreau en permanence et définit sa philosophie de vie : elle représente une posture de lutte pied à pied contre un gouvernement qui porte atteinte à la liberté de l'individu et contre les forces envahissantes de la société.

  • Devenu naturaliste confirmé, Thoreau est invité par la société d'agriculture du comté à faire une conférence devant des fermiers à qui il prodigue des conseils sur l'art de bien gérer leurs parcelles de bois. Il démontre à cette occasion que tous les phénomènes naturels sont liés et préfigure une écologie où l'homme reste la visée ultime. À un moment où la science se spécialise, cet humaniste n'élimine pas, bien au contraire, la présence de l'observateur passionné et émerveillé. Son savoir débouche sur l'éducation d'un public rural par l'incitation à une observation rigoureuse, afin qu'il s'émancipe de croyances passées et sache trouver un équilibre entre protection de la nature, profit tiré de la culture des bois et quête spirituelle.

    Américain dissident, Henry D. Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Henry D. Thoreau a régulièrement consigné ses pensées et ses notes de terrain dans un journal de 7000 pages entre 1837 et 1861. Fragmentaire par essence, cette oeuvre brosse le portrait de l'auteur et dessine son système de pensée. Dans un souci de pertinence, Michel Granger a opéré une sélection qui s'efforce de privilégier les bonnes pages du penseur arrivé à la maturité, celui pour qui le Journal est devenu une oeuvre primordiale à partir de 1851. Au fil des jours, l'écriture révèle une figure plus complexe, libre et originale que dans Walden. Cet autre Thoreau du Journal, authentique dans le dialogue avec lui-même, drôle dans le regard qu'il porte sur ses concitoyens, intransigeant dans ses choix éthiques, offre à notre époque des remarques pleines d'actualité.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817 - 1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre ses idées en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Fortes de leur travail de longue haleine autour de l'oeuvre de Henry D. Thoreau les éditions Le mot et le reste mettent à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable en les passant au format de poche. Dans L'Esclavage au Massachusetts, Thoreau fait le constat de l'insuffisance du modèle de retraite pastorale qu'il avait élaboré. La culture de soi ne suffit pas face à des esclavagistes déterminés, il faut résister activement. L'abandon de la position idéaliste, vertueuse mais relativement passive adoptée dans La Désobéissance civile, le conduit à une rhétorique véhémente, sarcastique et hargneuse, avec laquelle il attaque tous ceux qui oublient les principes fondamentaux d'humanité.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817 - 1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

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