• Protéger et défendre notre lien à la Terre pour former une nouvelle communauté du vivant.
    Piller, polluer, déforester... L'humain est devenu la plus grande menace pour la nature. Lancé dans une course à l'accaparement des richesses naturelles, le monde industriel dépasse toujours plus les limites biologiques de notre planète. Ce livre est le récit d'un engagement. Après trois années de mobilisation en Guyane française contre le projet de mine industrielle Montagne d'or et les forages offshore de Total, la juriste Marine Calmet témoigne des carences de notre société et de nos lois pour protéger la nature. Face aux appétits des industriels et à la duplicité de l'État, contre le pillage de la Terre et des peuples colonisés, sa réponse est celle d'une désobéissance créatrice et constructive. Elle enjoint à sortir de l'Anthropocène, à écouter et apprendre des Premières Nations, à créer de nouvelles normes respectueuses des processus biologiques de notre planète, à accomplir en somme une transformation majeure en enracinant la communauté humaine dans la communauté du Vivant. Le mouvement pour une jurisprudence de la Terre s'impose comme une évidence émancipatrice. Véritable manifeste, ce récit convaincra celles et ceux qui, lassés des pétitions, des pancartes et des écogestes, souhaitent s'investir du rôle de gardienne ou de gardien de la nature.
    Protéger et défendre notre lien à la Terre pour former une nouvelle communauté du vivant.

  • Tous collapsologues ? Très médiatisée depuis la fin de l'année 2019, la collapsologie vise à produire une réponse politique face à l'ampleur des crises écologiques cumulées. Ce courant militant disparate et encore peu stabilisé, qui puise ses justifications dans le registre scientifique et rencontre un succès éditorial et militant certain, suscite des réactions intellectuelles vives et composites. Parmi elles, conservateurs et progressistes s'accordent sur une dizaine d'arguments qui révéleraient l'inconséquence de la collapsologie : irrationalité, illégitimité de ses acteurs, psychologisation puérile, religiosité sectaire, dimension réactionnaire ou apolitique, perspective incapacitante... En décryptant ces accusations-clés, Bruno Villalba propose une contre-argumentation, révélant que de nombreuses objections sont en réalité sans fondements en raison de leur faiblesse démonstrative. L'originalité de son approche ? Une confrontation honnête et étayée qui permet tout à la fois de répondre aux limites de la critique, de clarifier les propositions de la collapsologie, mais aussi de mettre au jour certaines de ses lacunes théoriques et militantes.    

  • Annexée par le Japon à la fin du XIXe siècle, l'île d'Okinawa a été le théâtre d'une sanglante bataille d'avril à juin 1945, qui a décimé plus d'un quart de la population, avant d'être placée sous administration américaine, qui y établit des bases abritant des armes atomiques et biologiques.Ôe Kenzaburô, dans ce texte âpre, lyrique et désolé, est une voix sans concession, à la colère sans remède, portée par les rencontres et les amitiés scellées avec les habitants de l'île, dont il détaille l'oppression et suit les combats de près.Cette rencontre avec Okinawa le confronte à la définition de l'identité du Japon en tant que nation, et de ses habitants. Et de lui-même.

    Ôe Kenzaburô est né en 1935 dans un village au milieu des forêts de l'île de Shikoku. Il fait de brillantes études de lettres à l'université de Tôkyô, passionné de littérature française. En 1963, la naissance de son premier fils handicapé et la rencontre des victimes de Hiroshima forgent son écriture et son oeuvre, couronnée par le prix Nobel de littérature en 1994.Du même auteur aux éditions Picquier : Adieu, mon livre ! ; L'Ecrivain par lui-même, entretiens avec Osaki Mariko.

  • Un guide militant pour faire entrer le " zéro " dans notre mode de vie.
    Antigaspi, zéro déchet, fin de la pollution au plastique et utilisation des monnaies locales sont des thèmes de la démarche " zéro ", qui accueille toutes les actions visant à mettre un terme à la consommation sans limite, à favoriser la justice sociale et à oeuvrer pour la transition écologique. Justine Davasse, militante écolo trentenaire, agit au quotidien pour un futur enfin désirable : depuis 2015, elle recueille et partage sous la bannière des Mouvements Zéro, idées et solutions d'ici et d'ailleurs pour construire un monde meilleur.
    Santé et bien-être o Alimentation durable o Économie o Énergie o Électronique responsable o Voyager durable o Zéro déchet o Politique o Plastique
    Pour chacun de ces thèmes, ce guide pose un état des lieux et présente les actions et solutions :
    o Les enjeux liés à chaque problématique et les possibles leviers d'action politiques, riche d'exemples et d'expériences en tout genre.
    o Les idées reçues sur le thème et des arguments pour répondre à ces idées fausses qui discréditent les pratiques écologiques : " Se mettre au zéro déchet coûte cher ", " Le supermarché est un gain de temps ", " Les protéines ne se trouvent que dans la viande "...
    o Les incontournables pour agir à son échelle : des actions faciles à mettre en place pour agir individuellement et autour de soi, comme prendre un panier bio chez un producteur local, upcycler, privilégier un moteur de recherche écoresponsable, changer de banque...
    o Des challenges pour les plus téméraires, qui passent par la prise de conscience de son pouvoir d'action et l'envie de pousser son engagement à plus grande échelle : se présenter à des élections avec une liste citoyenne, monter sa conférence gesticulée ou entreprendre des actions de dépollution posent les jalons d'une transformation sociétale.
    o Ce qui est fait en France et ailleurs dans le monde en matière d'engagements politiques, de travail associatif ou de projets, pour avoir une vision globale des mutations et pouvoir s'en inspirer.
    Un guide militant pour faire entrer le "zéro" dans notre mode de vie.

  • Rachel Caine travaille dans une réserve indienne de l'Idaho. Elle est sans nul doute le meilleur expert britannique de la biologie et du comportement des loups. À la demande d'un riche propriétaire terrien militant de la cause environnementale, elle accepte de rentrer en Ecosse pour l'aider à réintroduire le loup gris dans son domaine. Pour Rachel, ce retour en Combrie n'est pas uniquement synonyme de changement professionnel. Enceinte depuis peu, elle doit également se réconcilier avec sa famille désunie et faire face au défi que représente la réintroduction d'un animal disparu de l'île depuis plus de cinq siècles. Sur fond de débat sur l'indépendance de l'Ecosse, Sarah Hall interroge la nature fondamentale de l'homme et de l'animal, se penche sur les concepts d'écologie et de progrès, sur les préoccupations les plus obsédantes de l'humanité. « Quelle réussite ! C'est tellement vif, vivant, dynamique. Je pouvais voir les loups et les personnages défiler dans le paysage comme un film dans ma tête. Il m'a été difficile de me défaire de ce livre dès lors que je m'en emparais. Une construction magnifique. » Val McDermid

  • « Il y eut à Metz un concert avec, en soliste invité, Isaac Stern. J'étais fou de joie, j'éprouvais une admiration sans bornes pour lui. À la fin du concert, alors que des dizaines de gens venaient le féliciter, je le tirai littéralement par la queue-de-pie, il ne prêta pas beaucoup attention à moi. « Que veux-tu, garçon ? » dit-il quand même dans son sublime français teinté de russe, d'anglais et de yiddish, le chef local lui fit savoir : « Oui, il est jeune, mais il joue déjà bien du violon, vous savez. »
    « Maître, pourrais-je un jour vous jouer quelque chose ? Je voudrais tant vous jouer quelque chose. »
    Après une hésitation :
    « Donne-moi ton numéro de téléphone - on verra. »
    Je pensais que c'était fini, et qu'il n'avait aucune intention de m'appeler. Quelques jours plus tard, nous étions à table à Metz pour le déjeuner familial. Le téléphone sonne. « Allô, c'est Isaac Stern. » Si on m'avait dit que Dieu venait de téléphoner, je n'aurais pas trouvé cela plus incroyable. »



    Illustration de couverture :
    Photo : Mathieu Bourgois

    ISBN : 978-2-267-02963-5

  • 25 novembre 2016, Raúl Castro annonce la mort de son frère. Depuis son plateau ardéchois Jeanne sent le vent du passé raviver sa jeunesse révolutionnaire. Mais lorsque la lettre d'un ancien camarade, amour de jeunesse inachevé fait surgir les souvenirs, un puissant désir d'avenir la submerge. Depuis Cassis, Ruben a trouvé la force d'écrire, lui qui ne sait plus rien d'elle depuis si longtemps. En dépit des idéaux qui les ont amenés à se rencontrer et à s'aimer, c'est le départ de Jeanne pour Cuba qui a scellé leur éloignement. À moins que ce ne soit le refus de Ruben de la suivre, horrifié à l'idée de retrouver les drapeaux sanglants de la révolution, lui qui a fui l'Espagne franquiste. Mais peu importent les révolutions, seule leurs retrouvailles comptent et tout reste à vivre.

    Catherine Gucher est écrivaine et enseigne la sociologie à l'Université de Grenoble. Pour son premier roman, Transcolorado (2017), elle a, entre autres, obtenu le prix du Festival du Premier Roman de Chambéry et le prix Québec-France Marie-Claire-Blais.

  • Les lacs, comme tout ce qui existe, peuvent mourir. Mais s'ils peuvent mourir de vieillesse ou d'ennui, ils peuvent aussi mourir assassinés,
    victimes de ce prédateur insatiable qu'est l'homme.

  • La campagne de Barack Obama lors de la dernière présidentielle américaine a révélé le rôle d'internet comme arme politique : sites, blogs, mondes virtuels et réseaux sociaux servent désormais à mobiliser et à débattre politiquement.

    Internet permet aux partis d'étendre leur champ d'action. Non seulement leurs « vitrines » se composent et recomposent désormais sur le web, mais c'est aussi là que peuvent naître de nouvelles modalités d'engagement et d'expression qui débordent les stratégies de communication ; parallèlement, forums de discussion et d'expression donnent la parole aux citoyens - qui se les approprient, voire les détournent.

    Ces usages du web s'inscrivent dans des cultures et des trajectoires spécifiques. Ainsi, en Grande-Bretagne, le caractère local des élections législatives limite l'extension de l'outil ; aux Etats-Unis, au contraire, Internet est perçu comme un moyen de réduire les distances géographiques. En France, chaque parti s'approprie internet différemment, selon sa tradition et sa sociologie.

    Ce panorama français et international ne manquera pas d'intéresser tous ceux qui restent attentifs à la présence des technologies dans la vie politique et, plus largement, aux évolutions de la communication politique et aux transformations que connaissent les partis.

    Ont contribué à cet ouvrage : Marc Abélès o Dominique Andolfatto o Thierry Barboni o Lucie Bargel o Gersende Blanchard o Franck Bousquet o Nicolas Bué o Dominique Cardon o Stéphanie Dechézelles o Nicolas Desquinabo o Alexandre Dézé o Guilhem Fouetillou o Rachel K. Gibson o Clémence Lerondeau o Djamel Mermat o Anne-Laure Nicot o Anne-Sophie Petitfils o Christophe Prieur o Éric Treille o Thierry Vedel o François Vergniolle de Chantal o Stephen J. Ward

  • Les émotions sont au coeur de la mobilisation collective : compassion pour les victimes, colère à l'égard des tyrans, admiration des héros, enthousiasme d'agir ensemble, etc. L'objectif est ici d'analyser ces « phénomènes » qui permettent aux militants de sensibiliser le public à leur cause.

    Modes d'action des intermittents du spectacle ou d'Emmaüs, exaspération des victimes du sida, enthousiasme pour le Téléthon, dénonciation de la double peine, protestation contre la corrida, enrôlement des mères de famille en faveur du parti communiste ou encore attachement du public à la défense du patrimoine historique, la diversité des causes et des registres d'émotion ne manque pas.
    Mais qu'est-ce qui fait courir les militants et les motive ainsi à payer de leur temps et de leur argent ? Que doit leur engagement à leur histoire ? Comment les convictions les plus profondes et les calculs stratégiques se mêlent, se complètent ou s'opposent ? Que nous apprennent les cas italiens, marocains ou argentins sur le poids des contextes historiques et nationaux ?

    L'attention accordée aux émotions éclaire d'un jour nouveau les questions classiques de l'étude des mobilisations collectives.

  • Le visage de pierre Nouv.

    Fuyant les États-Unis et le racisme qui y règne, Simeon, un noir américain, arrive au début des années 1960 à Paris. Ici, les noirs se promènent sans craindre pour leur vie, et la diaspora américaine a pignon sur rue : dans les cafés, on refait le monde entre deux morceaux de jazz, on discute de politique en séduisant des femmes... Tout semble idyllique dans la plus belle ville du monde. Mais Simeon s'aperçoit bien vite que la France n'est pas le paradis qu'il cherchait. La guerre d'Algérie fait rage, et un peu partout, les Algériens sont arrêtés, battus, assassinés. En rencontrant Hossein, un militant algérien, Simeon comprend qu'on ne peut être heureux dans un monde cerné par le malheur : il ne peut pas rester passif face à l'injustice.
    Écrit en 1963, Le Visage de pierre fut le seul livre de William Gardner Smith à n'avoir jamais été traduit en français, et l'on comprend pourquoi : pour la première fois, un roman décrivait un des événements les plus indignes de la guerre d'Algérie, le massacre du 17 octobre 1961. Dans cet ouvrage où l'honneur se trouve dans la lutte et dans la solidarité, William Gardner Smith explore les zones d'ombre de notre récit national.

  • Revenant sur le parcours personnel du fondateur du mouvement intellectuel et indépendantiste kanak, les Foulards Rouges, ces entretiens avec Nidoïsh Naisseline apportent un éclairage original sur lhistoire comme sur lévolution de la Nouvelle-Calédonie contemporaine.

  • Regarder le monde avec poésie, c'est l'observer à la fois avec réalisme et avec humanité. C'est aller « au fond des choses », c'est être authentique, la seule voie pour être heureux.
    Plus que jamais, nous avons besoin de poésie. Observons le monde avec un regard empreint de nature, de fraîcheur et de vérité. Notre développement personnel ne peut réussir que dans ce sens. Je souhaite ainsi le vôtre, et tel j'aspire le mien.
    Mon ouvrage comporte une quarantaine de poésies. Il alterne une page de poésie et une page de réflexions sur le thème de la poésie.

  • 130 ans de colonisation, 20 ans de révolte, 8 ans de guerre pour aboutir à ce qui a été vécu comme une accession à l'unité par les Algériens, comme un arrachement et un abandon par les Français d'Algérie - ces temps ont inscrit dans l'histoire étroitement mêlée de nos deux pays des douleurs profondes et attisé des malentendus. 20 ans après, on peut enfin écrire l'Histoire. Pour la première fois, un « chef historique » de la révolution algérienne parle, nous livre ses souvenirs, ses réflexions et ses analyses. Enfant des hautes montagnes du Djurdjura, Hocine Aït Ahmed connaît la vie misérable des paysans de Kabylie et les premiers défis à l'administration française qui lui valent, à 11 ans, une journée de prison. En 1942, à 16 ans, il adhère au Parti du Peuple Algérien (PPA) dirigé par Messali Hadj, et, dès lors, ne cesse de lutter pour la libération de son pays. Il entre dans la clandestinité - il fut, pendant deux ans, à la tête de l'Organisation Secrète (OS) qui, en 1949, comptait déjà 2 000 hommes dans ses rangs -, puis est contraint à l'exil au Caire, avant de créer le bureau du FLN à New York et d'être arrêté en même temps que Ben Bella, Boudiaf, Khider et Lacheraf dans le fameux détournement d'avion. Dans ce premier tome, Hocine Aït Ahmed n'esquive pas les problèmes politiques : luttes intestines, manoeuvres électorales, mais avant tout il fait revivre le souffle patriotique qui animait la jeunesse algérienne au travers d'épisodes tels que l'attaque de la poste d'Oran, l'affaire des maquisards de Kabylie, la liquidation des « milices noires » et tant d'autres.

  • Après s'être expliqué dans Croire ou espérer sur son cheminement spirituel, Marcel David en vient à l'analyse de son expérience professionnelle de coopération entre universitaires et militants de la C.G.T., de la C.F.D.T. et de F.O. Elle consiste, pour l'essentiel, en une contribution originale à l'éducation ouvrière supérieure. Elle requiert d'être examinée à la fois comme aventure, comme institution et comme événement. C'est ce à quoi l'auteur procède dans ce livre. Une telle initiative, compte tenu de la division du mouvement syndical ouvrier et des difficultés qu'éprouvent intellectuels et travailleurs à oeuvrer en commun, ne semblait guère de nature à prendre racine durablement. Et pourtant, depuis 1955, les instituts du travail fonctionnent et se développent au sein d'une série d'universités, à la satisfaction générale. Ils démontrent qu'à la dimension de nos vies humaines et du devenir de la société, on ne saurait décider, à coup sûr, des limites du réalisable. Aussi bien n'est-il pas exclu que de témoins de l'impossible, les universitaires qui y consacrent le meilleur d'eux-mêmes, en étroite union avec leurs partenaires syndicaux, fassent figure d'annonciateurs d'un possible, chargé d'assez de confiance mutuelle pour rouvrir les voies d'une fraternité militante.

  • Mais surtout une question, obstinée et fondamentale : y a-t-il convergence ou opposition entre mouvement des femmes et parti politique autogestionnaire ? Dans ces hiérarchies qui excluent ou filtrent les femmes, ces rites, ces codes, ces conduites faites par des hommes et pour des hommes, Huguette Bouchardeau enfonce des coins. Un combat contre l'accueil aimable et la bonne conscience de ces hommes rencontrés partout et qui vous invitent en politique - comme ailleurs : « Entrez, Mesdames, faites comme chez nous. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Groggy après la dissolution manquée et les législatives du printemps 1997, KO debout après la débandade des élections régionales, le mouvement gaulliste lutte pour sa survie. Ce n'est pas seulement la « machine électorale » enviée par les autres partis qui connaît des ratés, c'est tout le RPR qui vacille. Les chefs doutent : Philippe Séguin, l'éternel minoritaire, est en introspection ; Alain Juppé, le « dauphin », en exil à Bordeaux ; Nicolas Sarkozy, le « traître » balladurien, en repentance ; Edouard Balladur, en écriture, et Charles Pasqua, en déshérence. Les anciens lieutenants de Chirac - Tiberi, Toubon - se déchirent. Le spectre des « affaires » hante les plus hautes sphères du parti et de l'appareil d'État. Pendant ce temps, le Front national s'emploie à liquider méthodiquement l'ennemi héréditaire, attirant ses militants et ses électeurs. Quant à Jacques Chirac, trop occupé par ses nouveaux habits de monarque, il n'écoute plus ceux qui l'ont fait roi. Alors, où va le RPR ? Pendant deux ans, Emmanuel Hecht et Eric Mandonnet ont suivi au jour le jour la lente décomposition du mouvement gaulliste. Ils ont donné la parole aux militants de la base et suivi, à huis clos, des sections locales, de Gennevilliers à Toulon, et des comités départementaux dans toute la France. Ils ont observé les Corréziens à l'épreuve du pouvoir, interrogé les cadres du mouvement dans les fédérations, reçu les confidences des dirigeants, et observé, dans les coulisses, les relations entre l'Élysée et la rue de Lille. A l'issue de ce périple, ils s'interrogent : quarante ans après le retour du général de Gaulle au pouvoir, le mouvement qui incarne la Ve République survivra-t-il aux tempêtes qui l'agitent ?

  • Une organisation syndicale, ce n'est pas qu'un Georges Séguy, qu'un Edmond Maire ou qu'un André Bergeron. C'est, plus justement, une masse d'hommes et de femmes engagés dans une lutte quotidienne et sans gloire. Des méconnus qui ne surgissent aux yeux de l'opinion que le temps d'un conflit ou d'un congrès comme celui que tiendra la C.F.D.T. en 1973. Des salariés qui se battent pour que leurs rêves d'aujourd'hui deviennent les réalités de demain. On les appelle des militants. Pour une fois, ils ont la parole. Certains, dans cette foule, sont différents : ceux de la C.F.D.T., parce qu'ils ont accompli, en moins de dix ans, une formidable évolution, se détachant de la morale sociale de l'Église pour un socialisme qu'ils veulent démocratique. Parce qu'ils prononcent des mots « mal connus » comme responsabilité, respect de la base, autogestion, etc., parce qu'ils apparaissent volontiers comme les « gauchistes responsables » de la Gauche française. Ainsi, au travers des régions, des entreprises, des professions, au travers de problèmes comme la hiérarchie, la politique contractuelle ou les relations avec les autres syndicats, des hommes se révèlent. Des hommes qui constituent, dans le domaine syndical comme le domaine politique, une force essentielle. On les craint ou on espère en eux. Car chaque fois que la société industrielle française s'interroge sur elle-même et sur son devenir, ils sont présents ; que ce soit pour analyser le capitalisme actuel ou pour définir un socialisme éventuel, que ce soit pour comprendre le sens du « gauchisme » ou l'enjeu de prochaines élections. Il y a sans doute dans la C.F.D.T. un espoir pour l'avenir du syndicalisme français. Un espoir aussi pour ceux qui veulent se libérer sans tomber sous le joug d'une avant-garde, bureaucratique, fût-elle puissante. Personne ne sait évidemment ce que pourrait être « la révolution ». Comme d'autres, mais sans doute avec plus de rigueur et d'exigence, la C.F.D.T. est à la recherche de ce futur. Dans tous les cas, elle sera au rendez-vous, armée des sans-nom et des sans-grade, armée de « La C.F.D.T. des militants ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Le poème, c'est l'acte d'être au monde à part entière, au plus intime de notre vie comme au sein de notre collectivité. Consciemment ou inconsciemment, le destin personnel participe du destin collectif. Ce sont des espaces inséparables. Toute poésie est résistance et maîtresse des lieux, car elle occupe la langue et le langage. Parole surgie de la mémoire et de tant d'inconnu, sa pensée part du coeur. Lucide, le poème cherche à dire l'histoire de nos histoires. »
    - Andrée Lacelle, Dire la lumière de notre colère, préface

    «Résister», «résistant», «résistante», «résistance» : c'est autour de ces mots nécessaires hier et aujourd'hui que trente-sept poètes de tous les horizons culturels de l'Ontario français créent un recueil qui ne cédera ni à la menace ni au temps.

    Cet acte de création s'inscrit dans un mouvement de mobilisation artistique et citoyen face aux attaques du gouvernement Ford à l'encontre de la collectivité franco­-ontarienne. Les poètes, par leurs vers, tiennent tête à l'autorité. Animés d'un sentiment vivace, et à l'instar des matériaux les plus nobles, ils résistent au temps, aux causes de la dissolution et aux limitations de leurs libertés.

    Avec les textes de : Angèle Bassolé, Sylvie Bérard, Jean Boisjoli, Hédi Bouraoui, Frédérique Champagne, Nicole V. Champeau, André Charlebois, Éric Charlebois, Tina Charlebois, Margaret Michèle Cook, Antoine Côté Legault, Sonia-Sophie Courdeau, Jean Marc Dalpé, Thierry Dimanche, Daniel Groleau Landry, Brigitte Haentjens, Andrée Lacelle, Gilles Lacombe, Chloé LaDuchesse, Clara Lagacé, Gilles Latour, Louis Patrick Leroux, David Ménard, Blaise Ndala, Gabriel Osson, Michel Ouellette, Catherine Parayre, François B. Pelletier, Pierre Raphaël Pelletier, Stefan Psenak, Pierrot Ross-Tremblay, Paul Ruban, Paul Savoie, Elsie Suréna, Véronique Sylvain, Michel Thérien et Lélia Young.

  • Le renouvellement des élites de société du début du XXIe siècle est plus que jamais à l'ordre du jour. Où se forment aujourd'hui les maires et leurs adjoints de demain qui géreront l'exclusion sociale ? Les futurs présidents des associations d'éducation populaire et d'action sociale qui mettront en oeuvre des projets novateurs d'insertion sociale ? Les formateurs d'animateurs ou autres travailleurs sociaux confrontés aux problèmes des banlieues jusqu'ici sans solutions ? Les concepteurs de projets adaptés à tous les nouveaux problèmes qui apparaîtront d'ici là, qu'ils soient liés ou non à l'immigration, à l'occupation du temps libre sans cesse grandissant, au vieillissement de la population et autres avatars sociaux que nous n'imaginons même pas ? Les élites de demain sont déjà nées, encore faut-il qu'elles soient formées à l'engagement social pour devenir de véritables élites de société capables de maintenir le lien social. Or la crise de l'engagement touche les associations, les partis politiques, les syndicats. Ce déficit démocratique peut-il être comblé ? Existe-t-il aujourd'hui des lieux où il est possible de faire l'apprentissage de l'engagement social ? Quel est le rôle de l'École ? Quel est le rôle des organisations de jeunesse ? Ces institutions ont-elles conscience que la société de demain se prépare aujourd'hui ? Geneviève Poujol tente de répondre à ces questions en proposant une analyse de la crise de la participation, des organisations (leur trajet et leurs projets) et des militants (d'hier et d'aujourd'hui).

  • Ce livre propose de partager les réflexions et les propositions d'un militant sur la façon de redonner sens et force à notre démocratie et foi en la politique.
    L'auteur y présente ses convictions, à savoir :
    - l'avenir de notre démocratie repose d'abord sur l'implication des citoyens et de leurs élus et donc sur la manière de partager les responsabilités et le pouvoir ;
    - la priorité est d'édifier une société civique en s'appuyant sur la mise en oeuvre de processus démocratiques et sur une éducation civique permanente ;
    - la régénération de notre culture politique, nécessaire pour réinventer notre démocratie, requiert une révolution politicoculturelle mobilisant les forces créatives et émancipatrices de tous.
    Mais alors, peut-on redonner sens et vigueur à notre culture et à notre démocratie sans s'appuyer sur des forces spirituelles ? Se faire entendre sur un tel sujet est délicat dans un pays où le mot spiritualité est suspect pour une partie de nos concitoyens, où la religion est souvent jugée de façon négative et où il est difficile de dépasser les approches idéologiques. Pourtant, leur quête de sens et de vérité donne force et cohérence aux engagements de militants oeuvrant dans la durée au service des autres et de la collectivité.
    Impliquons-nous, (re)prenons le pouvoir, osons réaliser la promesse démocratique pour faire monde ensemble en bâtissant notre société civique.

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