• Rosary, Californie. Ici, pas de palmiers et de plage dorée mais une raffinerie de pétrole, une décharge de pneus et de fervents chrétiens évangéliques. C'est ici que Helen tente de vivre une adolescence normale, malgré le décès de sa mère et un père à côté de la plaque. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de sa bande d'amis plus ou moins marginaux, les « Têtes-de-bite », et sur celui de sa tante, une voyante mal tolérée par la communauté.
    Alors que les adolescents se cherchent à coups d'Action ou Vérité et d'antiques romans porno, la tension monte à Rosary : le cabinet de voyance de la tante de Helen est de plus en plus menacé, et quelques-uns de ses amis commettent des actes qui pourraient leur coûter cher.
    Des dieux sans majuscule déborde de personnages aussi tordus que touchants. À les voir se lancer dans l'exploration hasardeuse de leurs coeurs respectifs, on glane de quoi réviser sa copie sur l'art et la manière de bâtir une famille face à un avenir dont on ignore tout.

  • La narratrice - alter ego de l'auteur - vient d'être internée dans un sanatorium. Son mal ? Le complexe de l'argent. Dans ce roman épistolaire, elle raconte sardoniquement ses déboires financiers à son amie Maria. Une galerie de personnages loufoques défile : Henry, entrepreneur fauché ; Balailoff, prince alcoolique obsédé par son futur mariage ; ou encore Baumann, docteur freudien largement aussi névrosé et angoissé que ses patients.La perspective d'un hypothétique héritage hante l'imaginaire de ces originaux. Mais le complexe de l'argent pousse les personnages dans une véritable fuite en avant, si bien qu'ils n'osent même plus ouvrir leur courrier. Heureusement la faillite de la banque finira par libérer la narratrice de ses angoisses : désormais c'est elle la créancière.
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    Franziska zu Reventlow est née en 1871 dans une famille aristocrate allemande. Éprise de liberté, elle rompt avec son milieu et mène une vie d'artiste. Son oeuvre est un témoignage de la perception féminine du dandysme et de la vie de bohème dans les milieux littéraires et artistiques de Munich à la Belle Époque. Écrivaine, traductrice et peintre, elle paiera cher son indépendance. Elle avouera avoir sacrifié son pays, sa famille, et l'homme de sa vie, pour s'accomplir.

  • La ville est là, cachée derrière ces vers, cité précaire, peuplée de noctambules destinés à s'échouer sur son rivage. Quelques chiens qui rôdent et jouent à la bagarre, mais surtout des humains aux prises avec leurs désirs. Les amours brûlent et se succèdent, comme des clopes. Simon Johannin travaille ses obsessions poétiques avec rage. Certains motifs reviennent incessamment : un ressac d'urine, de sang et de boisson...

    Sa poésie avance le plus souvent sans ponctuation, à l'image de ces jeunes qui courent lacets défaits, sans trébucher. La sensualité se gorge d'ivresse, les lettres titubent, s'écrasent puis se relèvent. Avec ce premier recueil de poésie, Simon Johannin ouvre sur un monde peuplé d'anges meurtris aux ailes cramées : « Le mal est fait/ Le plaisir est partout ».

    Né à Mazamet dans le Tarn en 1993, Simon Johannin grandit dans l'Hérault. Il quitte le domicile parental à 17 ans et s'installe à Montpellier pour suivre des études de cinéma à l'Université, qu'il déserte rapidement. Il travaille ensuite en intérim, puis comme vendeur de jouets, avant d'intégrer l'atelier d'espace urbain de l'école de La Cambre à Bruxelles de 2013 à 2016. Il publie son premier roman L'Été des charognes en 2017, puis Nino dans la nuit en janvier 2019 avec Capucine Johannin.

  • Pas tous des anges, certes. Mais tous des hommes habités par la fureur de vivre, le dédain des normes, la passion du risque. Héros de l'action clandestine: révolutionnaires d'Irlande et combattants de la Résistance. Vainqueurs du désert et trafiquants d'armes. Inspirateurs de coups d'Etat et princes de la pègre, gardiens des fumeries d'opium de Hambourg. Aviateurs excentriques semant la panique au carnaval de Casablanca. Cosaques exterminateurs et bourreaux des sables rejetés par la vie dans un restaurant parisien. Pénitents noirs en cagoule dans un bordel de Guatemala Ciudad. De Vladivostock (qui veut ignorer la mort du régime tzariste) à Londres bombardé par les V-1 et les V-2, de la cour du Négus aux caves de Hambourg en passant par le désert des Danakils, c'est une plongée prodigieuse dans les coulisses des reportages et aventures de Kessel.

    Témoin parmi les hommes s'il en fut, Joseph Kessel (1898-1979) a traversé le XXe siècle - dont il a beaucoup connu - au pas de charge. Curieux de tout ce qui touche à l'humain, il en a exploré bien des facettes dont ses romans (l'Equipage, Belle de jour, Le Lion, pour ne citer que les plus connus) autant que ses reportages nous ont donné des photographies inoubliables. Elles ont valu à ce combattant des deux guerres mondiales (il fut, avec son neveu Maurice Druon, l'auteur du ""Chant des partisans"") une notoriété internationale. Elu à l'Académie française en 1962, il a laissé une OEuvre abondante mais d'autant plus précieuse qu'il voulait que la littérature fut une fête à laquelle tout le monde était invité.

  • À l'aube du XXe siècle qui sera celui des États-Unis, marginaux, ingouvernables et tous ceux qui n'entrent pas dans le jeu de la prospérité mènent une vie dangereuse. Ils sont harcelés par les policiers de toute sorte, expédiés en taule par les juges, lynchés par les bons citoyens. En prison, écroués pour avoir voyagé ou mangé sans payer, pour avoir trop bu ou pour avoir tué, les vagabonds du rail et autres délinquants devenus oiseaux en cage racontent leur vie pour ne pas se laisser engloutir par le silence, en attendant la liberté ou la mort. Jim Tully, maître oublié des écrivains vagabonds, raconte ici les mois qu'il a passés en prison lorsqu'il était jeune hobo. Alliant humour noir, critique sociale et empathie, il relate les exploits de Nitro Dugan, le célèbre monte-en-l'air; la folie de Dippy, le pyromane; les hallucinations de Hypo Sleigh, l'héroïnomane; et les harangues du charlatan frère Jonathon, inventeur du Donneur de vie. D'abord publié en français en 1931 dans une traduction un peu tronquée signée Titaÿna, le roman de Jim Tully est ici offert en français pour la première fois dans sa version intégrale

  • Cinq ans de metro

    Fred Alpi

    En 1989, Fred Alpi revient à Paris après avoir passé plusieurs années à Berlin. Sans le sou, il trouve un poste dans une agence de communication. Très vite, il démissionne, et, pour assurer le loyer, prend sa guitare et descend dans le métro.

    En 17 chapitres, qui portent tous le titre d'une chanson de Brel, Dutronc, Piaf, etc., Fred Alpi nous entraîne dans les méandres du métro de Paris, où il côtoie une multitude d'êtres hors norme. Une série d'histoires et d'anecdotes qui reflètent le monde tel qu'il va, avec sa dose de sexisme, de racisme, de solidarité parfois, de rire et de tristesse.

    À travers ce roman d'apprentissage, l'auteur nous livre le récit d'une vie trépidante sous terre, avec une bonne dose d'humour, d'analyse et d'espoir.

    Fred Alpi, né en 1962, est un chanteur franco-suédois qui vit et travaille à Paris. Il joue et chante dans le trio rock The Angry Cats. Cinq ans de métro est son premier roman. Il a traduit, pour les éditions Libertalia, Pirates de tous les pays et Les Forçats de la mer de Marcus Rediker.

  • Route 62

    Ivy Pochoda

    Blond, athlétique et complétement nu, il court sur l'autoroute au milieu des embouteillages du matin à Los Angeles. Comme s'il n'attendait que ça pour s'arracher à un univers trop lisse, Tony, un avocat, quitte brutalement sa voiture pour le suivre. La poursuite de cet étrange coureur l'entraîne du côté sombre de la Cité des Anges, là où tous les déglingués de la vie semblent s'être donné rendez-vous. Britt, porteuse d'un lourd secret, et un temps réfugiée dans un ranch aux allures de secte en plein désert des Mojaves. Ren, ex-taulard et graffeur à la recherche de sa mère. Blake, dealer tourmenté qui veut venger la mort de Sam, son partenaire de galère... Parce qu'il s'est mis en danger, la carapace sociale de Tony se fissure, annulant la distance qui d'ordinaire le sépare des gens qui peuplent les rues crasseuses de Downtown. Et à travers son regard, qui pourrait être le nôtre, se déroulent les destins singuliers de ces personnages en rupture qui un jour, sans s'en rendre compte, ont emprunté la mauvaise route...

  • La Joyeuse Complainte de l'idiot est le récit d'un internat peu ordinaire où vivent des adolescents encore moins ordinaires. En effet, La Demeure accueille de jeunes garçons dont l'intelligence décalée n'a pu s'accommoder du monde environnant. Racontée par l'un de ses membres, cette communauté tire force et originalité de son impérieuse présidente-directrice générale, Madame Vivianne.

  • 'Les personnages de ces nouvelles ne se trouvent pas au milieu du récit, ils restent dans les marges, ils se tiennent au bord de leurs vies, de leur maison, de leur pays, ils marchent au bord des routes, à côté de leur mémoire, à la lisière de l'ordinaire et de la raison, comme il leur arrive de faire du stop : au cas où on s'arrêterait pour les prendre. Je les ai pris dans mon livre.'

  • Barcelone, de nos jours. Raquel, Cristian et Bruno vivent d'une arnaque dans laquelle ils excellent : ils font chanter les couples illégitimes. De l'argent facile, une organisation bien rodée, menée de main de maître par Bruno, malgré quelques passages à

  • Flic de quartier est une autofi ction où l'auteur utilise le « tu » pour parler de son personnage, un fl ic partagé entre le goût de l'action et l'observation désenchantée de la réalité. Trois journées rythment le récit, au fi l du service de jour et de nuit. Le lecteur est plongé dans un quartier chaud et multicolore où règnent violence et misère. Le fl ic y arbitre les querelles de voisinage, se lance aux trousses des dealers, règle manu militari les bagarres dans bars et boîtes de nuit, connaît tout le quartier et nourrit de sérieux doutes sur la justice. Un personnage attachant qui trouve auprès des marginaux la chaleur dont il a besoin pour vivre. Un livre qui donne la parole aux doutes, aux peurs, à l'humanité des policiers.

  • Un homme se réveille dans une grande maison vide, au bout d'un rang. Il ne sait plus qui il est ni où il est. Un couple s'installe dans la maison voisine où les Lachance ont tout abandonné avant de disparaître. Mais sont-ils vraiment partis ? Une sculpteure trouble la paix avec un vieil autobus et vient s'installer sur la plus haute colline. Dans un champ tout près, un marginal cultive des fraises et rénove une demeure ancestrale qu'il étudie comme un manuscrit ancien. De retour au pays, après une longue absence, tous ces revenants connaissent l'homme amnésique. Ensemble, ils entreprennent de lui redonner sa mémoire et cherchent une façon de rester vivants, d'apprivoiser le territoire, les forêts et les lacs, s'enivrent des effets magiques des champignons, s'inventent des fêtes avec les marmottes, les hirondelles, nourrissent des crécerelles et rêvent de suivre les ouananiches vers le lieu des origines.
    Ce roman surréaliste et jubilatoire nous plonge dans une quête identitaire où le réel et l'imaginaire se bousculent depuis la défaite du référendum de mai 1980.

  • En examinant l'impact des politiques sociales et l'évolution du marché du travail, les auteurs évaluent les pratiques professionnelles d'intervention ainsi que les enjeux suscités par les notions d'intégration et d'insertion des chômeurs, des assistés sociaux, des jeunes de la rue, des toxicomanes et des ex-détenus.

  • Dans une suite de scènes et d'épisodes éblouissants, les histoires de ce recueil naviguent entre l'humour et l'émotion, entre l'étonnement et l'absurde, et nous transportent d'une plage mexicaine à un village perdu de l'Amérique profonde, d'un party de bureau à la cérémonie d'une secte religieuse, d'une ferme d'élevage du saumon de la Côte-Ouest à une boîte de jazz en Australie, d'un restaurant chic à un port de mer où un vieil homme veut percer un trou dans son bateau.

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