Religion & Esotérisme

  • Dans Le lumineux destin d'Alexandra David-Néel, j'ai voulu, surtout, respecter le rythme de ce destin galopant. C'est d'ailleurs l'un des secrets de cette vitalité alexandrine qui tient du prodige : Mme David-Néel ne s'est jamais arrêtée. Comment en aurait-elle eu le temps ? Elle s'incarna, en une seule existence, en tant de personnages : anarchiste, bourgeoise, bouddhiste, cantatrice, orientaliste, exploratrice (elle fut la première Parisienne à pénétrer à Lhassa, en 1924), journaliste, écrivain... Comment aurait-elle pu perdre un instant, alors que sa vie, sa vraie vie selon ses plus profonds désirs, ne commença qu'à quarante-trois ans ? Quelle leçon de patience et d'endurance ! Bondissant sans cesse en avant, sans cesse en mouvement, même quand on la croit immobilisée à sa table de travail, celle qui, centenaire, faisait, à l'étonnement de son entourage, renouveler son passeport, n'a consenti à se reposer qu'en consentant à mourir, en 1969. Et encore, rien ne prouve que la mort, pour Alexandra, soit un repos éternel !

  • 1987. À la cour d'assises de Lyon, André Frossard témoigne. Sa déposition est un des temps forts du procès Barbie. Il dit ce qu'il se passait à la baraque des juifs du fort Montluc où, résistant, il fut lui-même détenu en 1944 et dut son salut en obtenant que son ascendance juive fût réduite des trois quarts. Il raconte, notamment, le martyre du professeur Gompel : « Juif, savant, résistant et humaniste, il cumulait tous les handicaps. » De ce bouleversant témoignage est né ce petit livre dans lequel l'essentiel est résumé dans cette définition incontestable : « Il y a crime contre l'humanité lorsqu'on tue quelqu'un sous prétexte qu'il est né. » Il montre aussi que ce crime ne peut être confondu avec aucun autre car « traquer un résistant et un enfant d'Izieu qui n'est encore qu'espérance et promesse de vie, ce n'est pas la même violence ». Dix ans après, au moment ou s'ouvre à Bordeaux le procès de Maurice Papon, accusé de complicité de crime contre l'humanité, ce beau livre sobre, émouvant et convaincant est plus actuel que jamais.

  • Nées au Moyen Âge, les confréries de charité normandes assument toujours leur rôle d'inhumation. Au cours des siècles, leur terre d'élection s'est peu à peu restreinte au Pays d'Auge, au Lieuvin, au Pays d'Ouche et au Roumois, avec de nos jours près de 120 Charités en Haute-Normandie et moins de 50 en Basse-Normandie. Du salut de l'âme au réconfort apporté à la famille, entre Église et pompes funèbres, ces sociétés de laïcs catholiques ont su, sans renier un rôle premier de solidarité et d'entraide, évoluer et simplifier leur fonctionnement. Confrontées à des difficultés de recrutement, les Charités parviennent néanmoins à remplir leur fonction grâce à l'engagement des retraités et à une place nouvelle accordée aux femmes. Les Charités sont le plus souvent abordées sous le seul angle de leur patrimoine, constitué il est vrai d'objets et ornements souvent anciens, au décor parfois très riche, et dotés d'une forte charge symbolique et historique. Leurs pratiques sont parfois considérées comme relevant du passé. Pourtant, dans un monde rural en pleine mutation, les confréries maintiennent un lien social traditionnel et expriment une identité et une solidarité villageoises. En assistant les prêtres, de moins en moins nombreux, les frères et soeurs de charité participent aussi activement aux nouvelles orientations de l'Église relatives au rôle des laïcs et accompagnent les changements de comportements vis-à-vis de la mort. Loin du folklore : tel pourrait être le sous-titre de ce sujet des « Carnets d'ici » nourri d'une enquête de terrain auprès des confréries de charité du Pays d'Auge bas normand.

  • La plupart des interdits alimentaires retenus par la loi musulmane ont trait au régime carné, la raison étant que toute nourriture influence physiquement et spirituellement celui qui l'absorbe : manger certaines catégories animales revient à prendre le ri

  • Ce livre est consacré à la Terre, à l'Esprit, au visage humain où ils se joignent. Il tente une approche nouvelle du sens de l'icône. Les essais convergents qui le constituent - Le Visage et l'Icône, Silence et Parole de Dieu, Littérature et Foi, Dostoïevski Témoin - voudraient rouvrir, pour l'homme d'aujourd'hui, les voies d'un christianisme renouvelé par la rencontre de son propre Orient. Le paradoxe de l'Abîme et de la Croix donne un espace infini au Souffle vivifiant : dans lequel l'homme trouve son vrai visage, dans lequel aussi la terre se transfigure. Noces du ciel et de la terre dont, au terme d'un long dédoublement, finit par témoigner Dostoïevski, seule réponse sans doute à la « fidélité à la terre » de l'athéisme contemporain. Ainsi s'ébauche un christianisme de l'Esprit Saint dont Olivier Clément épelle la présence à travers le silence, la beauté, l'éros, la féminité, le cosmos, et surtout cette soif d'existence personnelle en communion qui semble animer toute l'histoire humaine. C'est dire que cette réflexion « inactuelle » éclaire parfois d'une lumière inattendue les problèmes les plus urgents de notre temps.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Voici la reprise, dans une refonte totale, d'un ouvrage publié il y a vingt ans (1975) et sans cesse réimprimé. Il convenait de le proposer de nouveau, rajeuni et surtout réaménagé dans son fond comme dans sa forme. Ce livre est centré sur la destinée ultime de l'homme, ses « fins dernières » selon l'expression traditionnelle. Son propos est de renouer avec l'espérance chrétienne dans ses vraies perspectives, longtemps omises et oubliées : la mort et son « au-delà », avec le lot des représentations et des formulations qui les concernent. La Tradition et surtout l'Ecriture, et tout particulièrement l'enseignement de saint Paul, confluent à chaque page comme source privilégiée de la réflexion. Le lien est constant entre l'existence terrestre de l'homme, inséré dans le monde et son histoire, et la destinée spirituelle que Dieu lui a révélée. L'annonceur dernier de cette Révélation, en tant qu'il est Dieu fait homme et témoin total de l'achèvement des Ecritures, c'est le Christ en personne, mort et ressuscité. Il est dès lors, comme tel, le fondement unique et la référence constante de cet ouvrage, dont la première édition avait précisément pour sous-titre : « Christologie des fins dernières ».

  • Le terme ésotérisme est si souvent usurpé pour masquer des idées aussi peu spirituelles et aussi dangereuses que possible, et ce qu'on connaît des doctrines ésotériques est si souvent plagié et déformé, qu'il n'y a pas seulement avantage, mais même obligation, de faire entrevoir, d'une part ce qu'est l'ésotérisme véritable et ce qu'il n'est pas et, d'autre part, ce qui fait la solidarité profonde et éternelle de toutes les formes de l'esprit. [...] Si nous parlons d'unité transcendante, nous voulons dire par là que l'unité des formes religieuses doit être réalisée d'une façon purement intérieure et spirituelle, et sans trahison d'aucune forme particulière. Les antagonismes de ces formes ne portent pas plus atteinte à la vérité une et universelle, que les antagonismes entre les couleurs opposées ne portent atteinte à la transmission de la lumière une et incolore.

  • Philosophe, traducteur et exégète de la Bible, Moses Mendelssohn (1729-1786) fut le plus éminent initiateur de la Haskala allemande, ce mouvement des Lumières dans la pensée et la littérature hébraïques. Son itinéraire religieux et philosophique, ses rapports avec Lessing, Dohm et Michaelis, ses disciples et les réactions juives et non juives à son oeuvre jusqu'à aujourd'hui.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Nées avec l'humanité, cultivées en secret malgré l'opposition du clergé, les superstitions se sont révélées indéracinables. Dans une première partie sont retracées les origines de nombreuses superstitions, apportant anecdotes historiques et littéraires, puis treize superstitions universelles sont présentées : toucher du bois, le chiffre 13, le fer à cheval, etc.

  • Dernier royaume bouddhiste de l'Himalaya, le Bhoutan est doté d'une forte identité religieuse, sociale et politique, héritée d'une histoire remontant au VIIe siècle. Farouchement attaché à son indépendance, il a su préserver l'originalité de sa culture au prix d'un isolement relatif qui n'a pris fin qu'au tournant des années soixante.

  • Qu'est-ce que l'amour ? Qu'est-ce que la sexualité ? Pourquoi se marier et avoir des enfants ? Devant le plaisir, quelle attitude ? La morale est-elle détestable ? Que penser de la contraception, de l'homosexualité ? Cet ouvrage répond à bien d'autres questions encore et éclaire la conscience de tous les jeunes sans vouloir néanmoins leur donner un modèle de conduite.

  • Voici 1 600 ans, aux portes d'Amiens, un jeune officier romain, en plein hiver, partageait son manteau avec un mendiant. Ce geste, maintes fois rappelé, représente le premier devoir de tout homme devant la détresse. Aujourd'hui encore, pourtant, on meurt de froid. Aujourd'hui encore, on souffre de la solitude. Aujourd'hui encore, on meurt de faim. Le sens collectif de la solidarité semble souvent perdu, alors que nombre d'hommes y sont encore sensibles. Ne faut-il pas alors explorer les différentes occasions de partage, telles qu'elles existent aujourd'hui ? C'est l'objectif de ce livre de réflexion et d'opinion qui s'adresse à tout homme, à toute femme, ne se satisfaisant pas de situations apparemment inéluctables. Partage des richesses, de la culture et des savoirs, partage des soins et du travail : telles sont les initiatives présentées ici par des hommes et des femmes de tous horizons. Elles invitent chaque lecteur à agir, à la place qui est la sienne.

  • Au-delà de l'information historique sur une époque essentielle de l'histoire de la pensée, cet ouvrage vise à définir l'une des directions fondamentales de la pensée britannique : la définition d'un idéal républicain où le pouvoir politique est lié aux principes de consentement, de gouvernement mixte et de liberté.

  • La Voie est nécessaire à l'homme, autant que l'air ou la nourriture. Elle tire l'homme de la détresse. La Voie précède. On demande : où est la Voie ? Est-elle sagesse, ou croyance, ou savoir ? Est-elle un art ? Est-elle en thérapie ou en politique ? Chercher ainsi la Voie, c'est supposer qu'elle vient après ; après nos divisions, scissions, catégories. Or la Voie est première. Son espace est celui qu'elle-même fait paraître ; et il est avant la séparation de l'espace et du temps, puisque la Voie est voie, et non spectacle. La Voie ne serait-elle pas du côté des choses antiques ? La Voie précède la séparation de l'antique et de l'actuel, comme celle du mythe et de la raison. La Voie n'est-elle pas un luxe, bon à ceux qui mangent bien et n'ont pas de soucis ? Non. La Voie est toujours le plus urgent, même pour l'affamé. Car comment pourrait-il, sans elle, demeurer lui-même ? Et s'il se défait, et se perd, à quoi pourra lui servir tout le reste ? La Voie est toujours de première nécessité.

  • La musique, langage universel par excellence, aurait-elle des pouvoirs sur l'être humain ? Les Grecs de l'antiquité, entre autres, le pensaient et Aristote lui attribuait même celui de former le caractère. Confucius quant à lui estimait qu'elle était nécessaire à l'harmonie cosmique. Depuis l'origine, elle accompagne l'homme dans sa vie en empruntant les chemins les plus variés. Bien des expériences ont tenté de prouver les multiples conséquences qu'elle a sur l'être humain, le monde animal et végétal. Le musicien développe-t-il une personnalité particulièrement riche ou complexe ? La pratique d'un art faisant appel à des sons et des vibrations invite-t-elle l'homme à transcender sa condition ? Plus précisément l'approche, le travail et la création d'une oeuvre musicale peuvent-ils aider l'interprète à se développer et à s'unifier ? Pour répondre à toutes ces questions, Monique Deschaussées a développé une nouvelle pédagogie faisant appel à toutes les composantes de l'être, qu'elles soient physiques, mentales, psychiques et même métaphysiques. Elle nous explique dans cet ouvrage que si nous respectons l'itinéraire qu'elle propose, la musique et sa pratique peuvent effectivement avoir une implication directe sur la construction et l'épanouissement de l'homme à son niveau supérieur : celui du soi.

  • Recueil de stances qui abordent les grands thèmes spirituels et humains sous forme poétique. Amour, générosité, vérité, harmonie, connaissance de soi et tant d'autres thèmes qui sont les étapes sur le chemin spirituel des chercheurs de vérité.

  • Ce qu'il nous apprend touche à tous les domaines : la chirurgie, l'anesthésie, la gynécologie, l'obstétrique, la dermatologie, l'ophtalmologie, les maladies artérielles, le système digestif, le système nerveux, les désordres psychiques, la pédiatrie, etc. Et encore aux instruments médicaux, à la pharmacie, à l'hygiène, à la médecine vétérinaire. Enfin à la mort et à l'embaumement... Il fait vivre devant nous le corps médical et recherche les influences que la médecine égyptienne ancienne a exercées sur les médecines hippocratique, arabe et indienne. Riche en informations et en révélations, ce livre d'un grand spécialiste jette sur toute une civilisation une lumière neuve. Les médecins, en particulier, le liront avec passion.

  • Moïse, fondateur de la première religion monothéiste ? Non. Car avant lui il y eut la grande aventure spirituelle du pharaon Akhenaton, en avance sur tous les hommes de son temps, qui tenta d'imposer un seul et unique dieu, Aton. N'est-ce vraiment qu'un hasard si le nom que Moïse donne à son dieu, Adonaï, ressemble si fort à ce nom d'Aton ? Le prophète de l'Ancien Testament, qui vécut si longtemps sur les bords du Nil, était-il vraiment juif ? Beaucoup d'indices, semés çà et là dans la Bible, font penser que Moïse était peut-être un Égyptien, adepte de la religion atonienne, et qui, après son échec, dut fuir en traversant miraculeusement la mer Rouge vers la Terre promise inaccessible. Tout cela se passait il y a trente-cinq siècles. Alors vivait Néfertiti, dont le nom signifie "la belle est venue". Elle était l'épouse d'Akhenaton, et qui sait si cette princesse égyptienne ne fut pas celle qui recueillit l'enfant Moïse perdu sur les eaux ? Avec elle et son idéaliste époux, il faut se promener à travers la ville de rêve qu'ils construisirent pour honorer leur dieu d'amour, la "Cité de l'Horizon d'Aton", aujourd'hui Tell el-Amarna. De passionnantes découvertes archéologiques y ont été faites dans des conditions souvent fort romanesques, dignes des personnages qui y vécurent en ces temps très anciens et qui pourtant nous paraissent si étonnamment proches. Akhenaton et Néfertiti faisant des offrandes au dieu Aton.

  • Marie Doinel a trente-cinq ans. Elle travaille dans l'édition. Elle a été le témoin de quatorze mariages. Elle n'oublie jamais l'anniversaire de ses copines et copains. L'humour et la fidélité sont quelques-unes de ses qualités. Quelques-unes seulement.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le bouddhisme a plus de 2500 ans d'histoire. Aussi la plupart des textes auxquels se sont référés tous les courants jusqu'à aujourd'hui ont-ils été rédigés à l'origine en sanskrit. Il s'agit toujours d'une approche conceptuelle, buissonnante, argumentée, constituant l'un des plus formidables corpus de philosophie que l'humanité ait jamais constitué.

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