Littérature générale

  • Le jeune playboy Biff saura-t-il éviter les ennuis jusqu'à son trentième anniversaire qui a lieu dans quelques jours ? Et hériter ainsi de l'immense fortune de son anti-alcoolique de parrain qui a stipulé qu'il doit rester sobre ? Pas si l'intrigant Lord Tilbury, frère dudit parrain, s'en mêle. Bien que déjà riche, Tilbury ne dirait pas non à quelques millions supplémentaires. Et, connaissant la faiblesse de Biff pour le vin et les spiritueux, lui et son odieux acolyte Pilbeam trament un complot diabolique pour pousser l'héritier légitime hors du chemin de la sobriété et le compromettre tout à fait.

  • Né à Berlin à la fin du XIXe siècle, Walter Mehring a hérité de son père le respect de la littérature, ainsi que son immense bibliothèque de milliers de livres. Comme son père, il veut croire que le livre et la lecture sont essentiels au progrès, à la compréhension mutuelle et au contentement de l'esprit. Après la Première Guerre mondiale, Mehring devient un acteur de premier plan de l'avant-garde européenne. Poète et parolier de cabaret, il créé le mouvement Dada à Berlin. Avec la montée du fascisme, alors que l'Europe se transforme en une zone de danger pour les artistes et la libre-pensée, Mehring constate avec effarement que la culture des livres célébrée dans la bibliothèque de son père est rejetée par les nouveaux maîtres de l'Allemagne. Bientôt, ses propres livres sont brûlés par les chemises brunes et Mehring va devenir un « fugitif littéraire ». En exil à Vienne, Mehring tente de faire sortir clandestinement la bibliothèque de son père. Son sort va s'avèrer pire que le sien : il parvient à s'enfuir, mais la bibliothèque est réduite en cendres par les nazis en 1938. Dans La Bibliothèque perdue. Autobiographie d'une culture, Mehring déballe en pensées ses caisses de livres, évoque ce que chacun signifiait pour lui et son père. Écrit avec humour et lucidité, Mehring compare l'humanisme de l'époque de son père avec le chaos de l'Europe en guerre. La bibliothèque paternelle devient une métaphore pour enseigner comment l'optimisme et la foi dans le progrès du xixe siècle ont cédé la place au chaos et aux autodafés du XXe siècle. Proche du Monde d'hier de Stefan Zweig, La Bibliothèque perdue est un hymne au livre et à la lecture.

    Walter Mehring (1896-1981) écrit ses premiers poèmes pour la prestigieuse revue expressionniste Der Sturm. Après 1918, il se tourne vers le Kabarett, le journalisme et le théâtre politique. Critique féroce de la société allemande des années 1920 et du national-socialisme, il est contraint à l'exil en 1933.

  • Qu'est-ce qu'un sanctuaire ? Le narrateur de ce journal intime cherche à répondre à cette question au fil des jours. Séparé de sa compagne, il séjourne avec son jeune fils à Skyros, l'île la plus méridionale de l'archipel des Sporades, au nord de la mer Égée. Trois légendes s'entrecroisent à Skyros. C'est là que Thésée, en exil, fut assassiné et que les Athéniens vinrent récupérer ses ossements pour pouvoir instituer le culte de ce héros fondateur à Athènes. C'est à Skyros qu'Achille se cache, déguisé en jeune fille, afin d'échapper à la guerre de Troie, jusqu'à ce qu'Ulysse le démasque pour l'emmener combattre à ses côtés. Et c'est là qu'un mythe moderne a vu le jour il y a un siècle : le 23 avril 1915, le poète Rupert Brooke, icône de l'Englishness et kouros de l'éternelle beauté poétique, y a succombé à une infection alors qu'il partait se battre contre les Ottomans à Gallipoli. Pendant son séjour à Skyros, avant de regagner Athènes, le narrateur rencontre quelques insulaires et s'interroge sur l'influence de l'hellénisme, source archaïque et intarissable de l'imaginaire occidental, et sur le contexte où cette civilisation est devenue un modèle d'inspiration intemporel. Articulé autour d'une « part manquante », ce livre est aussi un hommage à la Grèce, antique et contemporaine.

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