12-21

  • Maupassant a écrit plus de deux cent soixante contes et nouvelles et sept grands romans. Pierre et Jean, qui est un de ces chefs-d'oeuvre, a toujours souffert de sa célèbre préface où l'auteur analyse l'art du roman avec une magistrale intelligence. Un texte majeur où l'on pourra revenir sans cesse.
    L'histoire qui suit lui aurait été inspirée par un fait réel. Dans une famille bourgeoise, l'héritage inattendu d'un vieil ami du couple échoit au seul Jean, le cadet des fils Roland. Les conséquences de ce legs seront catastrophiques. L'idée vient à Pierre, son frère frustré, que le père de Jean n'est pas son père légal. Il ne se trompe pas : sa mère est coupable. Une haine sourde envahit alors Pierre, le fils légitime, annonciatrice du drame.
    " La langue française est une eau pure que les écrivains maniérés n'ont jamais pu troubler. " Telle est la langue de Maupassant, qui détestait le style artiste. Flaubert peut être fier de son élève.

  • Chaque famille a ses secrets. Certains méritent un meurtre.
    Lorsque Harriet Westaway reçoit un courrier lui annonçant un héritage conséquent provenant de sa grand-mère, cela semble être la réponse inespérée à tous ses problèmes.
    En effet, Harriet doit de l'argent, beaucoup d'argent, emprunté à un usurier sans scrupules, et cela risque fort de mettre sa vie en danger. Seul souci : ses grands-parents sont décédés vingt ans auparavant, et elle ne les a même jamais connus. La lettre a donc été adressée à la mauvaise personne.
    Mais Harriet qui gagne sa vie en tirant les cartes pour prédire l'avenir n'est plus à une affabulation près.
    Et ce coup du sort pourrait enfin tout résoudre sauf si le hasard en décide autrement...
    " Une prose évocatrice, des personnages dérangeants ainsi qu'une atmosphère effrayante et claustrophobe font tourner les pages de ce drame familial explosif. "
    Publishers Weekly

  • Mathilda Gillespie parlait trop, buvait trop et terrorisait son entourage. Elle était richissime, avare et fabulatrice. Sa fille se droguait, sa petite-fille la volait. Son testament, ignoré de tous, les déshéritait. On la retrouva noyée dans sa baignoire, enguirlandée d'asters et d'orties blanches, comme Ophélie, et affublée d'une muselière en fer rouillé, comme une sorcière médiévale. Ce suicide, ou plus vraisemblablement ce meurtre, était un sorte de chef-d'oeuvre, une énigme résultant d'une vie entière de mensonges, d'amours étranges, de haine et de violence. Seul le journal intime de Mathilda pourrait peut-être en livrer tous les secrets. Mais ce journal a disparu.

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