• Dans le Liban de la fin du XIXe siècle, un homme doit fuir son village. Repartant de rien, Wakim Nassar fonde une famille nombreuse et crée des plantations d'orangers au centre desquelles il fait bâtir la Grande Maison. Il devient ainsi un notable prospère et craint. Ce roman est l'histoire haute en couleur de l'ascension, de la grandeur et de la décadence du clan Nassar. En toile de fond défile une partie de l'histoire du pays, de l'Empire ottoman au mandat français. Un destin libanais. Né à Beyrouth en 1960, Charif Majdalani a 15 ans lorsqu'éclate la guerre civile. À 20 ans, il part en France et fait ses études de lettres à Aix-en-Provence. Il dirige aujourd'hui le département de lettres françaises de l'université Saint-Joseph de Beyrouth. Histoire de la grande maison est son premier roman.

  • On les imagine heureuses, coulant des jours tranquilles dans de splendides palais, mais la vie des reines et des princesses est rarement aussi parfaite que dans les contes de fées. De Cléopâtre, dernier pharaon d'Égypte, à Sissi, l'impératrice rebelle, en passant par Aliénor d'Aquitaine et Catherine II de Russie, voici les portraits de douze souveraines qui ont marqué leur temps. Règnes somptueux, crises politiques, ambitions démesurées... ce livre magnifiquement illustré offre une plongée fascinante au coeur de l'histoire.12 chapitres constitués chacun d'une fiche d'identité détaillée et d'un récit biographique !

  • Mille-feuilles littéraire, conçu comme un assemblage de papiers retrouvés, de notes et de notices, La grande musique retrace lhistoire de John Sutherland, qui a passé sa vie dans le nord des Highlands écossaises. Un matin, il senfuit de la grande « maison grise » familiale, avec sa petite-fille. Pourquoi un tel acte ? Cest au fil dun récit polyphonique que lon en découvre les raisons, qui senracinent dans une histoire familiale mouvementée. Un récit qui emprunte le rythme de la grande musique écossaise traditionnelle, la Piobaireachd entièrement jouée à la cornemuse, caractérisée par son développement en mouvements successifs.

    « La grande musique est un paysage à part entière ; une uvre cousue de fragments, rassemblés sur une journée, amassés de manière à jeter leur lumière sur les territoires antérieurs, environnants et à venir Envoûtant et puissant. » DBC Pierre « La Grande Musique cherche à donner une voix à la sombre solitude des Highlands écossais en forgeant une prose qui se veut léquivalent de la plus noble forme de la musique traditionnelle de cornemuse Une réussite remarquable. » Gabriel Josipovici « Il est ardu décrire sur la musique [mais] le résultat est un chef-duvre. Gunn résout le problème en écrivant non pas sur la musique mais, par une étrange et méticuleuse magie, dans la musique. [] Je ne connais pas de livre qui soit aussi original, enchanteur et enchanté. » The Independent

  • En août 1914, les puissances européennes s'engagent dans un conflit d'une ampleur inconnue jusqu'alors. Dès les premiers mois, le nombre de victimes et la nature même de cette guerre marquent les esprits. La Première Guerre mondiale constitue une rupture profonde avec le passé. Elle marque l'entrée dans un XXe siècle plus sanglant que les précédents et amorce une évolution vers un nouveau type de conflit : la guerre totale. Sur le champ de bataille, les innovations techniques et scientifiques repoussent les limites d'une violence qui atteint une intensité inouïe. Victimes des gaz, des obus et des mines, les soldats vivent dans les tranchées un affrontement sans retenue. Dans les territoires occupés ou dans les camps de prisonniers ennemis, les populations sont à leur tour engagées comme jamais encore dans le conflit, car elles sont confrontées à d'autres violences, politiques et culturelles. Le collectif réuni autour de John Horne explore le tournant que représentent les années 1914-1915 dans l'escalade de la violence guerrière dont l'expression ultime fut l'un des épisodes les plus meurtriers du XXe siècle : le génocide arménien, qui a causé la mort de 650 000 à plus d'un million de personnes avant même la fin de l'année 1915.

  • C'est par le regard et les paroles d'Apollinaire qu'Annette Becker nous fait traverser la Première Guerre mondiale. Elle suit le poète pas à pas, depuis son engagement à l'été 1914 à sa mort de la grippe espagnole le 9 novembre 1918, et nous donne à voir à la fois le combattant ordinaire et l'artiste nourrissant son oeuvre de son expérience du feu. Avec lui, nous partageons l'ennui militaire, la peur en première ligne, le désarroi après sa blessure à la tête en 1916.

    À ses côtés, on croise, entre autres, Picasso et Cendrars, Duchamp, Breton, Éluard, mais aussi des engagés volontaires et des embusqués, des anonymes qui ont partagé son quotidien dans les tranchées.



    /> « Annette Becker retrace avec vivacité les années 1914-1918 du poète si fier d'être devenu soldat. Un ouvrage passionnant. » Canard enchaîné « Apollinaire aimait l'audace. Cette biographie n'en manque pas. » L'Histoire La première édition de cet ouvrage a paru sous le titre Apollinaire, une biographie de guerre.

  • Jean-Max DRUICE est un cadre supérieur de la fonction publique d'État, méritant et reconnu par ses supérieurs hiérarchiques, le directeur régional et le préfet de région. Pour lui, l'ascenseur social a fonctionné. Issu d'un milieu modeste, ses parents lui ont transmis des valeurs professionnelles d'écoute, de sérieux, d'implication et de détermination qui l'ont conduit à devenir chef de service d'une direction régionale.
    Marié à une directrice adjointe des ressources humaines qui exerce dans le privé, il dresse un portrait très réaliste des codes que lui impose « la Préfectorale » et plus globalement du management dans la fonction publique. La réforme territoriale avec la construction des « grandes régions » va venir bouleverser ses convictions personnelles, sur ce qu'il s'était peut-être naïvement imaginé en termes de progression professionnelle.
    Avec beaucoup d'humour et de causticité, il relate comment son refus d'effectuer une mobilité géographique va progressivement le conduire à devoir à remettre en question son statut de chef de service. Isolé par ses supérieurs et sans activité, il est parfaitement conscient des impacts du stress et de son mal-être sur son physique et sa manière d'être, y compris avec sa famille, ce qui le rend très attachant.
    Parfois à la limite de la rupture, il réussit toujours à prendre le recul nécessaire et à analyser le fonctionnement d'un système managérial difficilement compréhensible. Son histoire se lit comme un journal, à l'image de celui de Bridget Jones : de jour en jour, son humour grinçant se révèle, tout comme se dessinent ses attentes profondes en matière de conciliation de carrière professionnelle et vie personnelle.
    Finalement contraint et forcé, il accepte le « Boxed-in » pour rester auprès des siens. Le « Boxed-in », c'est cette manière de « mettre en boîte », d'amener coût que coût n'importe quel salarié à occuper un poste vacant, quels que soient son grade, son expérience ou ses compétences, sans aucune recherche d'adéquation entre le profil de l'agent et celui du poste.
    Cette épreuve va lui permettre de réaliser vraiment, de quelle manière et dans quelles conditions il souhaite exercer son métier. Il sort grandi et plus fort de cette expérience : il se connaît mieux, il est extrêmement lucide sur son environnement professionnel que constitue la fonction publique et ses procédures managériales, il a beaucoup appris sur les relations à l'autre et avec ses proches.
    Ce livre est un témoignage fort et mordant, parfois émouvant, de ce que chaque salarié peut être amené à vivre comme restructuration au cours sa carrière professionnelle. Au travers de chacune des barrières d'autodéfense qu'il a mises en place, Jean-Max DRUICE montre comment la résilience à ce type de traumatisme et d'inconsidération professionnelles est possible et comment il sort grandi de cette épreuve.

  • Les historiens se sont très tôt penchés sur le déroulement et les suites de la Première Guerre mondiale, conflit qui a orienté le destin du XXe siècle tout entier. Les armistices de 1918, les traités de paix et le complexe écheveau territorial qui s'en est suivi, les après-guerres et leurs dynamiques de reconstruction ont ainsi suscité une abondante littérature, aussi remarquable que nécessaire. Elles ne disent pas, cependant, comme les peuples et les nations sont sortis de la Grande Guerre. Une équipe internationale d'historiens, placée sous la direction de Stéphane Audoin-Rouzeau et Christophe Prochasson, interroge dans ce livre le monde de l'après-1918 : pays vainqueurs (France, Grande-Bretagne, États-Unis...), pays vaincus (Allemagne, Autriche, Hongrie), pays libérés (Belgique, Roumanie, Yougoslavie), pays engagés dans de nouveaux conflits, civils ou territoriaux (Russie, Pologne, Turquie, Grèce), enfin colonies et dominions. L'histoire de l'après-1918 est celle d'une démobilisation. Démobilisation effective des combattants et des économies, mais aussi démobilisation culturelle des sociétés : il fallut, après plusieurs années d'investissement collectif dans le conflit, reprendre les relations avec les ennemis d'hier et organiser le retour aux normes, elles-mêmes ébranlées par près de cinq années de guerre. À cela s'est ajoutée une dimension morale, voire psychique, où les commémorations ont joué leur rôle : celle du deuil, collectif, ou familial, de nations touchées par la mort de masse, et celle du traumatisme chez les victimes, militaires ou civiles. À la limite, on ne peut exclure que bien des contemporains du conflit ne soient jamais « sortis » de la Grande Guerre.

    Traduit par Gérard Marino, Elsa Vonau, Guillaume

  • Analysant l'attitude de Washington à la suite de l'attaque du 11 septembre, cet ouvrage s'interroge sur la pertinence des mesures adoptées et sur les risques qui pourraient affecter l'empire.

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