• Le 25 mai 2020, George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, meurt sous le poids d'un policier blanc lors d'une arrestation à Minneapolis. Sa mort suscite l'indignation de l'opinion publique partout dans le monde et relance le mouvement Black Lives Matter.

    Le 5 juin suivant, Christian Rioux, correspondant de longue date du Devoir à Paris, signe un texte intitulé « Tous Américains ? », republié deux jours plus tard dans le Courrier international. C'est la première d'une série de six chroniques polémiques sur le mouvement antiraciste. Il joint ainsi sa voix à la constellation des chroniqueurs de France et du Québec qui n'ont pas hésité à exploiter la mort de George Floyd pour mieux déployer leurs armes contre leurs cibles habituelles : le politiquement correct, les « racialistes », les vendus à la cause de l'impérialisme américain, le multiculturalisme.

    Dans cet essai à mi-chemin entre la lettre et la réflexion critique, l'historien Jean-Pierre Le Glaunec déboulonne le discours conservateur des chroniques floydiennes de Christian Rioux. Il pose surtout cette question, décisive en démocratie : jusqu'où est-il permis de tordre les faits historiques afin d'honorer nos convictions politiques ?

    Ce livre appelle un choix : le bruit et la haine ou la compassion et la compréhension.

  • Le philosophe québécois, pourfendeur du multiculturalisme, interroge ici le politiquement correct, la pensée unique et l'empire auto-consacré du Bien.
    Et si nous lisions l'actualité du monde à l'envers ? Et si la bienpensance n'était pas l'antidote mais la cause de la crise que traversent les démocraties occidentales ? Et si, par-delà les colères sociales, les silences qu'une minorité impose à la majorité alimentaient la contestation populaire ?
    En observateur averti et en penseur accompli, Mathieu Bock-Côté décrypte ici les lois explicites et implicites qui régentent la vie publique. Il passe au crible les critères de la respectabilité politique. Il analyse le traitement médiatique réservé à un Alain Finkielkraut, un Michel Onfray ou encore un Éric Zemmour en France, mais s'intéresse aussi à la régression de la liberté d'expression dans le monde anglo-saxon. Qu'est-ce qui distingue un infréquentable d'un modéré, un extrémiste d'un humaniste, un analyste d'un polémiste ? La conversation civique est mise à mal, ce qui n'est pas sans effet sur le clivage traditionnel entre la droite et la gauche en plus d'alimenter ce qu'on appelle la révolte populiste.
    Après avoir brillamment révélé les failles et les faillites du multiculturalisme, Mathieu Bock-Côté revient avec un maître-ouvrage sur le grand malaise démocratique d'aujourd'hui où le politiquement correct a remplacé la censure d'hier.

  • Journal de bord d'une expérience de sociologie extrême, Mélancolies identitaires se penche sur le cas de Mathieu Bock-Côté, volubile conservateur, ennemi déclaré du « politiquement correct », Québécois et fier de l'être, ce qui ne l'empêche pas de sévir dans l'Hexagone où la droite la plus infréquentable lui ouvre grand les bras.

    Si Mark Fortier a lu et écouté cet agitateur omniprésent pendant un an, c'est pour tenter de comprendre comment notre société a pu devenir une caisse de résonance pour des discours comme le sien. En effet, s'éloignant rapidement de son pré-texte, l'auteur dépeint un monde contemporain qui menace d'être dépourvu de lui-même et d'où la pensée est bannie, éclipsée par le verbiage dont le jeune pourfendeur de la « gauche progressiste » s'avère être un réel prodige.

    Un essai littéraire écrit dans les règles de l'art, où il sera surtout question d'hospitalité, d'ornithologie, des centres commerciaux et du père Noël.

  • « "AVANCEZ vers l'arrière s'il vous plait !" Telle est la traduction approximative d'une injonction que j'entendis un jour dans un tramway de Varsovie. Je propose d'en faire le mot d'ordre d'une puissante Internationale qui n'existera jamais. »

    Leszek Kolakowski (1927-2009) fut l'un des plus importants philosophes européens du xxe siècle. Méconnu en France, ce dissident exilé à Oxford pour fuir la dictature communiste fut l'auteur d'une trentaine de livres et de centaines d'articles. Salué de par le monde tant pour sa connaissance intime de Spinoza, Hume et Pascal que pour son histoire du marxisme, il eut une influence intellectuelle importante, qui va d'Isaiah Berlin à Geremek ou Pomian en passant par Raymond Aron.

    Comment être socialiste-conservateur-libéral est le premier volume à réunir les principaux articles que l'élégante plume du penseur polonais a signés pour la revue Commentaire pendant trente ans (1978-2008).

  • En avons-nous fini avec les illusions du progrès ? C'est au retour des grands discours prométhéens que nous assistons avec leurs cortèges d'utopies meurtrières. Dénonçant les nouvelles fabriques de la surhumanité, le philosophe de l'extrême lucidité en appelle ici au réveil de la raison.
    Dans ce livre savant et moqueur, Pierre-André Taguieff passe au scalpel l'idéal moderne par excellence, celui d'émancipation, qui exalte, mobilise et aveugle depuis longtemps les Modernes. Le temps est venu de soumettre à un examen critique sans complaisance cette notion qui fait partie du prêt-à-penser dont se sont emparés les utopistes et les démagogues de toutes obédiences.
    Comment expliquer que cette notion banale ait pu devenir un thème philosophique et politique majeur depuis la fin du XVIIIe siècle, sous la forme du projet universaliste de l'émancipation du genre humain comme sous celle de l'autonomie croissante de l'individu ? Taguieff analyse la formation philosophique de l'idée d'émancipation, explore ses usages politiques et dissèque ce qu'il appelle l'" émancipationnisme ", produit de la corruption idéologique de cette idée-force. Car l'émancipation comme projet global appelle une critique fondamentale : ce qui est rejeté subrepticement, voire diabolisé, ce sont les attachements, les fidélités, les enracinements, les mémoires particulières, donc la transmission. Il s'agit d'un programme de refonte anthropologique, visant à créer l'" homme nouveau ", chimère d'une société mondiale d'individus également émancipés.
    La généalogie d'une idée floue, pour penser librement le monde de demain.

  • Les nouveaux réactionnaires » : l'appellation trouve sa source principale dans un bref pamphlet paru en 2002 sous ce titre. La polémique, aussitôt très vive, n'a pas cessé, depuis, d'envenimer l'espace médiatique et intellectuel français.
    Quoi de commun pourtant entre la pensée d'un Marcel Gauchet et les best-sellers d'un Éric Zemmour ? Entre la phraséologie aristocratique d'un Richard Millet et le parler-peuple d'un Robert Ménard ? Entre la mélancolie indignée d'un Alain Finkielkraut et le dandysme désabusé d'un Michel Houellebecq ?
    Un tempérament réfractaire sans doute, articulant transgression et conservatisme ; une même volonté d'en découdre avec le « politiquement correct » et la « police de la pensée » ; une même propension, aussi, à se penser en représentants minoritaires d'une majorité opprimée, sur fond de désenchantement démocratique et de hantise du déclin. Romanciers, philosophes, intellectuels « médiatiques », historiens, journalistes : le spectre des « néo-réactionnaires » est large, au risque de la confusion et de l'amalgame. Les auteurs réunis dans cet ouvrage entendent contribuer à un examen dépassionné de cette nébuleuse, en soulignant la diversité des champs d'appartenance et des registres d'expression de ceux qui la composent ou s'y trouvent rangés à leur corps plus ou moins défendant.

  • Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'oeuvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. À l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.

  • « Aux États-Unis, chaque génération est un nouveau pays », écrivait Tocqueville. La quatorzième génération américaine, les « Millennials », nés entre 1981 et 1996, lui donne raison. Forte de ses 75 millions de membres, elle est la plus diverse de l'histoire du pays, la plus diplômée, la plus ouverte culturellement et, électoralement, la plus à gauche depuis les années 1960.
    Vue de l'esprit ? Divagation ? Parle-t-on bien des États-Unis d'Amérique présidés par Donald Trump ?
    L'Amérique des Millennials - jeune, plurielle et progressiste - est en effet l'antithèse de l'Amérique de Trump - vieillissante, blanche et conservatrice. Elle a déjà aiguillé le pays vers des avancées sociétales (mariage gay, légalisation de la marijuana).
    Saura-t-elle mener une « révolution politique » en assurant la défaite de Donald Trump lors de la présidentielle de 2020 et en permettant la mise en oeuvre du programme le plus radical depuis le New Deal ?

  • La « post-mémoire » renvoie à ces événements traumatiques qui se sont produits dans le passé, mais dont les effets se prolongent dans le présent. Comment les accueillir en ménageant nos capacités de pensée, d'action et de création ? Ce dossier articule notre vulnérabilité aux violences de l'histoire et nos possibilités de réparation par les histoires que nous nous racontons. Lire aussi les articles de ce numéro sur la révolution génomique, le renouveau conservateur, la post-vérité, le Cpa et la poésie contemporaine.

  • Il y a dix ans, le fondateur de la Chaire Raoul-Dandurand, Charles-Philippe David, dirigeait avec Julien Tourreille un ouvrage collectif dressant un portrait du conserva­tisme aux États-Unis. Une décennie plus tard, force est de constater que les boulever­se­ments survenus au cours des dernières années sur la scène politique américaine - la crise économique et financière de 2008 ; la descente aux enfers de la présidence Bush ; l'élection historique, puis la réélection de Barack Obama ; la montée du Tea Party et les gains également historiques du Parti républicain au Congrès et au sein des gouvernements d'États ; et, finalement, l'élection fracassante de Donald Trump et son arrivée à la Maison-Blanche - ont contribué à transformer le mouvement conservateur. Maintenant et pour les années à venir, les répercussions sont importantes pour la gouvernance à Washington et au-delà des frontières américaines.

    Le besoin est donc né, pour les auteurs du présent ouvrage, de revisiter le portrait du conservatisme américain réalisé à l'époque. L'objectif de ce livre est de fournir au lecteur une compréhension globale de ce que constitue le conservatisme américain à l'ère Trump. Il décrit, à l'attention de quiconque s'intéresse à la politique américaine, comment le mouvement a été façonné, comment il continue à être remodelé, et quelle influence il peut avoir au sein de la plus puissante démocratie de la planète.

  • Référence aujourd'hui incontournable de la pensée « progressiste » et star incontestée de la pensée critique contemporaine, Judith Butler passe pour une grande philosophe. Ses travaux sur le genre font autorité. Son discours sur les normes et les minorités, sexuelles et « culturelles », affiche une ambition théorique et éthique adoubée par nombre d'intellectuels et critiques « progressistes ».
    En démontant au scalpel les logiques spécieuses d'une oeuvre qui a su faire illusion auprès de l'Université et des médias, ce livre, critique sévère des travaux de Judith Butler auparavant jamais menée, est né de l'effarement provoqué par la tribune qu'elle publia au lendemain des attentats parisiens de novembre 2015 dans le quotidien Libération. Il fait apparaître en quoi la « pensée Butler » est fondamentalement autoritaire et conservatrice sous ses oripeaux « subversifs ». Il examine les ressorts de son extraordinaire emprise. Et il oppose à la légiti-mité usurpée des « docteurs graves » de la mouvance butlérienne - allusion aux jésuites moqués par Pascal dans Les Provinciales - l'exigence d'une réflexion critique au plus près de la pensée d'un universel concret, indispensable à élaborer pour ne pas s'engouffrer dans des impasses identitaires, tentation des temps troublés que nous traversons aujourd'hui.

  • Résumée par la formule d'Yves Guyot « le capital, c'est l'homme », l'anthropologie du capital n'a pas été élaborée par Marx mais par l'école française. La sociologie travailliste ne parvient pas à faire l'économie de l'anthropogenèse par le capital et Marx lui-même confessera que « des historiens bourgeois avaient exposé » bien avant lui « l'évolution historique de cette lutte des classes et des économistes bourgeois en avaient décrit l'anatomie économique ». Leter identifie les auteurs évoqués par Marx et brosse un panorama de leur approche du capital : Quesnay, concepteur de la notion de classe ; Condorcet, pionnier capitalien de la république ; Destutt de Tracy, père de l'idéologie ; Charles Dunoyer, auteur du texte fondateur de la lutte des classes ; Adolphe Blanqui, premier historien de la pensée économique ; Augustin Thierry, Ambroise Clément et Bastiat, historiens de la spoliation légale ; autant d'esprits qui observent que le capital est universel et que, tandis que les excès de l'individualisme sont limités par la loi et que rien ne régule les abus du collectivisme, le véritable antagonisme de classe n'oppose pas ceux qui accapareraient le capital à ceux qui en seraient dépourvus mais ceux qui le créent à ceux qui vivent de sa destruction.
    Après avoir réhabilité l'idéologie telle qu'elle fut conçue par Destutt de Tracy avant d'être détournée par Marx, Michel Leter actualise les analyses de Jean-Baptiste Say, Charles Coquelin et Yves Guyot, en proposant la définition suivante : « Le capital est dans l'ordre de la création ce qui ne vient pas du Créateur mais de la créature. Propriété d'un individu ou d'une communauté de savoir, il est constitué par l'ensemble des valeurs antérieurement soustraites tant à la consommation improductive qu'à la production stérile et que le passé a léguées au présent. »
    Cependant le grand paradoxe du capitalisme est qu'il n'a pas été forgé par ceux qui plaident la cause du capital mais par ses ennemis. Michel Leter entreprend alors de traquer le capitalisme au coeur de la poétique collectiviste dont l'étude permet de comprendre que le capitalisme n'est pas un système économique mais un mythe qui a pour fonction d'imputer au libéralisme les maux causés par le socialisme.

  • Comment s'est construit l'imaginaire historique de l'Amérique, nation que l'on dit toute entière tournée vers l'avenir et le progrès ? C'est cette dynamique complexe, entre un passé souvent mythifié et ses représentations, que se propose d'explorer Refaire l'Amérique à travers douze cas analysés par des spécialistes américains, italiens et français. On y verra entre autres comment la tradition puritaine de la jérémiade donne sens au western du début du XXe siècle, comment le Parti Républicain inventa l'idée d'une « révolution conservatrice » dans les années 1980, ou encore comment l'intellectuel afro-américain W.E.B. Du Bois utilisa la fiction pour tenter d'imaginer une réponse politique et internationale au problème de la « ligne de couleur » dans son pays. Que ce soit à travers l'image, l'architecture, ou l'évolution des pratiques culturelles de ses immigrants, l'Amérique ne cesse de revisiter des pans entiers de son expérience nationale. Il lui arrive aussi, parfois, d'esquisser les formes inachevées d'une refondation : le plus souvent, celle-ci semble pourtant s'étioler sous le poids d'un certain conservatisme historique et culturel. Grâce à cette sélection de textes et d'auteurs, dont beaucoup sont traduits pour la première fois, le lecteur français pourra se familiariser avec l'évolution récente des Études Américaines, notamment leur tournant « transnational », auquel ce volume entend contribuer.

  • Les mouvements sociaux ont profondément marqué la première partie des années 2010. Des mouvements de démocratisation ont fait irruption sur les places, dans les rues et les quartiers dans des pays et des régions aussi divers que le monde arabe, le Sud de l'Europe, les États-Unis, la Russie, le Chili, la Bulgarie, Hong-Kong, l'Afrique de l'Ouest et bien d'autres. Résolument ancrés dans leur contexte local et national, mais résonnant les uns avec les autres, des mouvements de démocratisation ont porté les espoirs d'une nouvelle génération globale. Les mouvements sociaux de ce début de siècle ne se résument pas aux grandes mobilisations pour la démocratie couvertes par les médias occidentaux. Les contributions à cet ouvrage montrent que c'est souvent au niveau local et loin des projecteurs des médias que se déploient les mouvements d'aujourd'hui. En même temps que ces derniers, d'autres, conservateurs, racistes et xénophobes, se sont également développés. Les idées et partis de l'extrême droite trouvent le succès dans les pays occidentaux ou au Japon alors que l'islam radical séduit des jeunes sur tous les continents. Les auteurs de onze pays (Belgique, Canada, Espagne, France, Italie, Japon, Kurdistan, Liban, Pérou, Russie,Turquie) ont contribué à ce volume.

  • La « post-mémoire » renvoie à ces événements traumatiques qui se sont produits dans le passé, mais dont les effets se prolongent dans le présent. Comment les accueillir en ménageant nos capacités de pensée, d'action et de création ? Ce dossier articule notre vulnérabilité aux violences de l'histoire et nos possibilités de réparation par les histoires que nous nous racontons. Lire aussi les articles de ce numéro sur la révolution génomique, le renouveau conservateur, la post-vérité, le Cpa et la poésie contemporaine.

  • Les idéologies sont au coeur du politique. Véritables forces autour desquelles se configure le pouvoir, elles représentent des outils conceptuels pour penser tout le jeu politique. Elles permettent, comme nul autre schème théorique, de donner un sens à la réalité politique et servent de guide à l'action dans cette sphère.

    En 2008, Danic Parenteau et Ian Parenteau publiaient Les idéologies politiques, ouvrage qui offrait un survol des huit grandes familles d'idéologies politiques : le libéralisme, le conservatisme, le socialisme-communisme, l'anarchisme, le libertarianisme, le fascisme, le nationalisme et l'écologisme. Aujourd'hui, ils en présentent une édition actualisée dans laquelle ils ajoutent un panorama de la neuvième grande famille : le féminisme.

    La démarche qui préside à l'organisation de cette édition est à la fois synthétique et comparative. Synthétique, puisqu'elle vise à présenter ce qui constitue les « idées maîtresses » de chacune des familles idéologiques. Comparative, car elle met en relation chacune de ces familles avec les autres, et cela, dans le but de mieux saisir leur particularité. À cette fin, l'ouvrage s'appuie sur un outil conceptuel classique qui permet une classification des neuf grands ensembles d'idéologies selon un même axe de référence, soit le clivage gauche-droite.

  • Croire ou savoir ?

    Gerard Santarini

    Un monde meilleur ? Tout le monde en rêve, plus ou moins... Mais il semble que le chemin soit encore long et pénible ! Ne serait-ce pas, entre autres, parce que les difficultés de la route sont souvent mal identifiées et les parades pour surmonter les obstacles méconnues ? Le monde souffre encore de tant d'obscurcissements, de tant d'emprisonnements intérieurs et extérieurs. La connaissance n'a pourtant jamais été aussi répandue et sa puissance aussi grande et disponible. Mais son pouvoir de libération reste encore largement ignoré, voire dénigré. La science est aujourd'hui très forte mais la conscience est encore très faible !
    Cet essai se veut une contribution à la réflexion sur les multiples résistances à l'avancement vers plus de liberté, de fraternité et de bonheur et sur les moyens de les vaincre. Il n'apporte, bien sûr, aucune réponse définitive, mais il livre quelques pistes.
    Réquisitoire contre les effets pervers des religions, nationalismes, patriotismes et autres communautarismes plus ou moins latents ou plus ou moins avoués, il est aussi un plaidoyer pour la connaissance universelle ainsi que pour le doute et la recherche qui permettent d'y accéder. Hymne à la vérité, il exhorte à l'ascèse de la compréhension, à la pratique de l'émerveillement, à l'éveil des consciences.
    L'auteur y livre son propre témoignage et propose un chemin vers une spiritualité ouverte, adaptée à notre époque et compatible avec les merveilleuses découvertes de la science.

  • Eloge du vieux con moderne Nouv.

    " Le temps ne fait rien à l'affaire, poétisait Brassens, quand on est con, on est con. " Le vieux con moderne (ou VCM, pour les intimes) n'est pourtant pas celui que l'on croit. Envie d'adhérer à ce club d'happy few non conformes ? Le pétillant Christophe Alévêque vous ouvre la voie. Article 1. Le Vieux Con Moderne n'a pas d'âge et le sexe qu'il veut. Il n'a pas de couleur de peau définie, d'orientation politique, sexuelle ou religieuse particulière. Et il t'emmerde.
    Article 2. Le VCM est un libre penseur qui veut disposer de sa vie, de sa mort, et de tout le reste, en toute impunité.
    Article 3. Le VCM trouve que le progrès n'est pas toujours un progrès.
    Article 4. Le VCM considère que son bonheur et son plaisir ne sont pas des oeuvres d'art, et n'apprécie pas qu'on les encadre.
    Article 5. Le VCM ne pense pas que la photo du sushi qu'il a dans son assiette mérite d'être envoyée à tous ses contacts. [...]
    ET VOUS, FEMME OU HOMME, ÊTES-VOUS UN VIEUX CON MODERNE ? Un matin, Christophe Alévêque, qui s'est tant battu pour les idées de progrès, s'est réveillé cerné par la meute des nouveaux progressistes, détenteurs de la vérité universelle, avec le sentiment de s'être fait voler toutes les belles idées par des intégristes de la pensée.
    Plutôt que de devenir un humoriste sympathique et consensuel, il a décidé d'accepter l'étiquette que la dictature maternante du Bien lui colle et, avec dignité et panache, de relever le défi d'être un VCM.
    AVEC LA CHARTE DU CLUB DES VIEUX CONS ET LE BULLETIN D'ADHÉSION

  • Le Forum social des peuples qui se tiendra en août prochain à Ottawa et à Gatineau est l'occasion de se questionner sur les forces sociales du Québec, du Canada, des nations autochtones et des autres peuples du pays qui y convergeront. Quels objectifs poursuit cette gauche plurielle avec l'organisation de ce forum? La nécessité de s'unir face à un gouvernement Harper qui multiplie les attaques contre elle peut-elle se traduire en nouvelles expériences de lutte s'inspirant par exemple de la mobilisation des peuples autochtones, en particulier du mouvement Idle No More? Les écueils liés au manque d'histoire et de références communes, au caractère colonial de l'État canadien et à la question nationale québécoise peuvent-ils être surmontés pour construire des alliances durables et contrer la droite canadienne?

  • Vous trouverez dans cet extrait tous les articles du dossier "Que conservent les conservateurs?", paru dans le No 297 de la revue Liberté.
    Ce dossier s'intéresse à l'inquiétant gouvernement de Stephen Harper. Les textes qui le composent cherchent à comprendre ce que ces conservateurs nouveau genre tentent réellement de conserver (Jean Pichette), leur utilisation des médias (Éric Martin), leur conception de la culture (Pierre Lefebvre), les raisons des commémorations et des célébrations des symboles canadiens (Jonathan Livernois).

  • Faux conservateur, terrifiant avant-gardiste, Stephen Harper est l'architecte d'une révolution visant à purger la société de sa dimension politique. Déconstruction d'un projet en cinq étapes.
    Article extrait du dossier "Que conservent les Conservateurs?", paru dans le No 297 de Liberté

  • Dans "Fin de cycle", Mathieu Bock-Côté, pamphlétaire du nationalisme conservateur, montre des affinités surprenantes avec un vieil adversaire.
    Article issu du No 297 de la revue Liberté, "Que conservent les conservateurs?"

  • « Agobard... Valdès », deux figures eminentes et symboliques (l'évêque, 1'« hérétique ») de l'histoire médiévale qui, par-delà leurs différences, marquent le cadre chronologique (ixe-xiiie siècle) des études rassemblées dans ce volume, et illustrent aussi tout à la fois leur diversité et leur cohérence. Autour d'Agobard, c'est d'abord la vision d'une société chrétienne idéale telle que l'ont pensée les clercs caro­lingiens qui est évoquée ici : désormais mieux encadrés grâce notamment à une pratique sacramentelle rénovée et à un meilleur contrôle de la violence sociale, les fidèles peuvent et doivent sous la conduite de l'Eglise, avancer unis sur le chemin du salut. L'exemple de Lyon permet ensuite de s'interroger sur l'application concrète de cet idéal, conduite sur place par une remarquable série d'évêques au premier rang desquels on retrouve Agobard, et de constater que, grâce à des circonstances locales particulières, une part de l'héritage carolingien a pu perdurer ici jusqu'au XIIe siècle : le maintien du pouvoir de l'archevêque sur la ville et, dans une large mesure, sur les principales abbayes du diocèse, tout comme l'attachement à une certaine vision ecclésiologique sont quelques aspects parmi d'autres de ce « conservatisme ». Valdès, enfin, personnalité singulière, témoigne, à la fin du xiie siècle, du malaise d'une Église qui peine à mettre en application les idées de la Réforme grégorienne. C'est une reconsidération de son rôle, et une relecture des origines du Valdéisme que propose le troisième volet de cet ouvrage qui illustre la profonde évolution de la société médiévale depuis l'époque carolingienne, temps de structuration, jusqu'aux xiie-xiiie siècles où Église et société achèvent de devenir des notions coextensives.

  • Influencé par Marx puis par Wittgenstein, MacIntyre se tourne ensuite vers Aristote au début des années soixante-dix. A chacune de ces étapes contrastées, MacIntyre a placé au coeur de sa réflexion ce que le libéralisme tient aux marges de la politique, l'âme, la communauté et la vérité. Il entend établir qu'en l'absence d'une véritable spiritualité libérale, le libéralisme ne doit pas régenter tous les aspects de l'existence sous peine de mutiler les individus.

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