• Protéger et défendre notre lien à la Terre pour former une nouvelle communauté du vivant.
    Piller, polluer, déforester... L'humain est devenu la plus grande menace pour la nature. Lancé dans une course à l'accaparement des richesses naturelles, le monde industriel dépasse toujours plus les limites biologiques de notre planète. Ce livre est le récit d'un engagement. Après trois années de mobilisation en Guyane française contre le projet de mine industrielle Montagne d'or et les forages offshore de Total, la juriste Marine Calmet témoigne des carences de notre société et de nos lois pour protéger la nature. Face aux appétits des industriels et à la duplicité de l'État, contre le pillage de la Terre et des peuples colonisés, sa réponse est celle d'une désobéissance créatrice et constructive. Elle enjoint à sortir de l'Anthropocène, à écouter et apprendre des Premières Nations, à créer de nouvelles normes respectueuses des processus biologiques de notre planète, à accomplir en somme une transformation majeure en enracinant la communauté humaine dans la communauté du Vivant. Le mouvement pour une jurisprudence de la Terre s'impose comme une évidence émancipatrice. Véritable manifeste, ce récit convaincra celles et ceux qui, lassés des pétitions, des pancartes et des écogestes, souhaitent s'investir du rôle de gardienne ou de gardien de la nature.
    Protéger et défendre notre lien à la Terre pour former une nouvelle communauté du vivant.

  • Saint-Germain-de-Montbron, été 1849. Pour le plus grand bonheur des paroissiens de cette bucolique commune rurale située en Charente, un nouveau curé se présente enfin au presbytère. Or, le jeune Roland Charvaz n'a manifestement pas la vocation; il favorise de loin les conquêtes féminines au détriment de la salvation des âmes. Pour sa part, Mathilde, la jolie épouse du docteur de Salignac et mère d'un petit garçon, n'a jamais connu la passion amoureuse, du moins, jusqu'au jour où le nouveau religieux s'installe tout près de chez elle.

    Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre et les deux amants se lancent dans une aventure torride, à l'insu de tous. Leur secret honteux ne sera pas éventé jusqu'à ce que la nouvelle domestique du curé découvre leur liaison illicite.

    Scandalisée, Annie Meunier menace de tout révéler au mari trompé et à l'évêché. Elle ne sait dans quel piège elle vient de mettre les pieds, car Roland et Mathilde sont prêts à tout pour sauver leur honneur... et leur relation. Lorsque la vieille femme décède dans des circonstances mystérieuses, une enquête est ouverte par les autorités. Sûrs de leur crime parfait, Roland et Mathilde se pensent à l'abri de tout soupçon, mais ils ne savent pas qu'Annie a déjà fait des révélations troublantes à son entourage...

    Enquête et procès suivront à cause de cette femme, dont la curiosité et la langue trop bien pendue ont causé la perte.

    Inspiré d'une histoire vraie, ce nouveau roman de Marie-Bernadette Dupuy allie des ambiances finement dessinées à une tension constante qui explose lors d'un procès fortement médiatisé à travers toute la France.

  • Comment rester écolo sans finir dépressif
    Ça y est ! Tout le monde l'adore et tout le monde s'en revendique : l'écologie. La société entière semble mûre pour devenir verte ! À un détail près : devenir écolo, c'est basculer dans les affres du doute et des drames. Les limites sont atteintes, les espèces disparaissent sous nos yeux ébahis, notre ciel fait des siennes, notre cadre de vie change à vue d'oeil... L'écologie est le royaume de la mauvaise nouvelle, et notre météo intérieure n'y est plus au beau fixe. On appelle cela l'éco-anxiété, la solastalgie, la dépression verte, le burn out bio.
    Les premiers à avoir dégusté sont les scientifiques scrutant les atermoiements de Gaïa, et dans leur foulée les journalistes environnementaux et les militants d'ONG, qui ont alerté sans relâche. Une question nous tenaille : quel est leur secret pour rester debout ? Peuvent-ils nous montrer une voie, celle de la résilience, de l'acceptation, de la marche vers un avenir moins naïf et plus juste ?
    À partir de son expérience personnelle de journaliste environnementale, Laure Noualhat va partir à la rencontre de congénères atteints, eux aussi, par l'écodépression, qui lui confieront de quelle façon ils ont remonté la pente, forgé leur salut et retrouvé leur confiance en l'avenir. Ce livre vous propose d'embarquer pour un voyage qui mène de la sidération à la résilience, au fil de pistes et d'outils pour aller mieux, en naviguant à votre rythme d'une étape à l'autre. Parce que, comme on dit chez les Kennedy, on ne va pas se laisser abattre !

  • " J'ai été tiré au sort pour participer à la Convention Citoyenne pour le Climat, une innovation démocratique au service de l'environnement. "Le 5 septembre 2019, Grégoire Fraty est tiré au sort pour participer à la Convention Citoyenne pour le Climat. D'abord perplexe, il se prend finalement au jeu.
    L'objectif de la convention : proposer des mesures visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, dans un esprit de justice sociale. Grégoire se retrouve alors, avec 149 autres citoyens,
    ambassadeur du climat et de la justice sociale dans la société, les médias et dans les grands lieux de la République.
    Pendant neuf mois, les 150 citoyens auditionnent des experts, des économistes, des associations, des personnalités politiques, et débattent, avant d'aboutir en juillet 2020 à l'élaboration de 149 propositions censées, selon la promesse du président Emmanuel Macron, être soumises sans filtre au Gouvernement, au Parlement, voire au référendum.
    Quelques mois plus tard, Grégoire fait le bilan et raconte dans ce livre cette expérience démocratique inédite, cette plongée d'un simple citoyen dans la machine politique, avec son lot d'espoirs et de déceptions.

  • Le nouveau tsunami causé par le Covid-19 ne nous laisse plus le choix. Il n'est plus possible d'aménager à la marge un système économique aux défaillances de plus en plus criantes (crise écologique, croissance des inégalités). C'est le moment (ou jamais ?) de le réorienter vers la construction d'un monde plus juste et plus durable.Fort de son expérience au plus haut niveau des instances financières internationales, Bertrand Badré, avec passion et pédagogie, propose dans cet ouvrage une véritable feuille de route pour le xxie siècle. À rebours d'un fatalisme trop souvent répandu, il nous incite à tous nous engager pour sa concrétisation.Car, qui que nous soyons, nous avons le pouvoir d'influer sur le cours des choses. En tant que consommateur, investisseur, comme citoyen ou dans notre travail. Non pas « les pauvres » contre « les riches », non pas « le peuple » contre « les élites » - mais tous ensemble, pour le bien de tous, et celui de notre planète.

  • La société capitaliste dans laquelle nous vivons nous pousse sans cesse à la consommation de biens et services plus ou moins nécessaires. Pourtant, la façon dont nous consommons a une incidence directe et considérable sur le réchauffement climatique, et donc sur notre avenir.Que ce soit pour manger, se loger, voyager, communiquer, se vêtir, se laver, jouer, se soigner ou éduquer, il existe de plus en plus d'alternatives positives au système de consommation classique. Il est grand temps de repenser et nous réapproprier notre manière de consommer afin d'atteindre une consom'action vertueuse !Arnaud Brulaire nous explique, investigations à l'appui, avec pédagogie et de nombreux conseils pratiques, comment améliorer chaque domaine de notre quotidien et participer ainsi, à notre échelle, à une transition nécessaire et urgente.Préfaces de Maxime de Rostolan et Benoît Thévard

  • ' Clodo est là pour enseigner cette terrible vérité : la normalité est sans issue. Sous le masque bienveillant de nos démocraties se cache cette totalitaire injonction : Citoyen sera productif ou lentement, et sans bruit, mis à mort.
    Qu'on ne s'y trompe pas. La souffrance des pauvres et des fous est organisée, mise en scène, nécessaire. La République tout entière verse des larmes de crocodile à la mémoire de nos chers disparus de la rue. Clodo vivant embarrassait ; voici son cadavre, garanti pur misérable hypothermique, déclaré d'utilité publique. '
    Patrick Declerck.

  • On recommence de s'interroger sur la révolution. Le vocable vient du passé, mais il est temps de le ressaisir à la lumière du présent. Impossible de ne pas commencer par la Révolution française. Impossible de ne pas continuer par la révolution soviétique et la révolution chinoise. Sauf qu'il faut bien réveiller les somnambules?: si elles sont des révolutions, alors la Révolution française n'en est pas une. Si la Révolution française est une révolution, alors elles n'en sont pas. Car les droits de l'homme existent?; ce sont les droits du corps parlant. La Terreur aussi a eu lieu. Pour opposées que soient ces deux mémoires, chacune permet d'interpréter l'autre. La Révolution française se situe à leur intersection. De ce fait, elle a approché le réel de la politique. À quoi les autres ont substitué la grise réalité de la prise de pouvoir. Ce que nous voyons du xxie?siècle permet de redéfinir les droits du corps?; la révolution, relue, permet de comprendre ce qu'il nous est permis d'espérer.

  • D'où vient la devise de la République française : Liberté, Égalité, Fraternité ? Une république, c'est quoi ? Les droits de l'homme, ça concerne aussi les femmes et les enfants ? Est-on libre de choisir sa religion et de dire ce que l'on veut ? L'égalité entre les filles et les garçons, ça date de quand en France ? Et la fraternité, ça veut dire quoi ? Un livre indispensable pour répondre à toutes ces questions, et pour comprendre comment ces valeurs sont appliquées chaque jour dans ta vie quotidienne.

  • Jamais les Romains n'ont employé de formule pour désigner ce que nous appelons le « droit pénal ». Devrait-on penser pour autant avec Theodor Mommsen que « le droit pénal romain n'ayant jamais formé un tout, il ne peut être question d'en retracer l'histoire » ? Non, précisément, car l'histoire ne saurait supposer un système doctrinal qui en déterminerait l'objet comme un tout. Depuis la fondation de Rome attribuée à Romulus (en 753 av. J.-C.) jusqu'à l'effort de reconquête mené par l'empereur byzantin Justinien (527-565 ap. J.-C.), des institutions et des normes relatives à la répression des crimes n'ont cessé d'être produites. A l'origine, un « droit de vie et de mort » qualifie la place du père dans la famille, comme celle du magistrat dans la cité. Naît ensuite la « République » ou l'avènement de la libertas, c'est-à-dire essentiellement la protection du citoyen face à l'arbitraire du magistrat. Cinq siècles plus tard et au terme de longues guerres civiles, l'autocratie impériale se substitue à la « liberté » : tout crime peut être désormais considéré comme une atteinte à la « majesté du prince » ; seul l'empereur peut décider de « l'indulgence » effaçant une peine ou recevoir l'« appel » d'un condamné. Le présent ouvrage articule en cinquante rubriques, réparties en trois chapitres (la procédure, les crimes, les peines), la lecture de treize siècles d'une histoire politique de Rome.

  • La Thérapie Sociale, inventée par Charles Rojzman et pratiquée aujourd'hui dans de nombreux pays, est une proposition ambitieuse et réaliste pour apporter des solutions collectives aux problèmes et aux violences qui agitent la société actuelle. Il apparaît plus que jamais nécessaire de comprendre et de soigner les blessures provoquées par la vie en commun dans les familles, les villes et les organisations, de développer de nouvelles pratiques et de nouveaux savoir-être adaptés à la réalité d'une société diversifiée, fragmentée, compétitive et où il est devenu difficile de coopérer et de vivre ensemble de façon véritablement démocratique.
    Ce livre qui expose les principes fondamentaux et les outils de la Thérapie Sociale répond aux besoins de compréhension et d'action des intervenants politiques et sociaux, en même temps qu'au souci de tous les citoyens de vivre mieux dans un temps de crise et d'incertitude.

  • Selon les auteurs, la probabilité d'un effondrement augmente rapidement ; ils en développent les causes nombreuses. Crises géopolitiques, financières, économiques, sociales, écologiques et désorganisation des réseaux de distribution : d'où viendront les premiers symptômes ? Or, en cas de problème, vers qui vont se tourner les citoyens ? Vers leur maire ! C'est pourquoi il est prudent de se préparer à l'autonomie et à la résilience.
    Face à l'effondrement, si j'étais maire ? est une alerte à l'intention des élus - en particulier les maires et les conseillers des communes rurales - ainsi que des citoyens :  comment organiser l'autonomie des services vitaux des communes et, sans rien attendre de l'État, les rendre les plus résilientes possible ?
    Les auteurs développent au fil des pages des pistes d'une autonomie locale, entre autre, l'approvisionnement en eau, en nourriture, en énergie, les services de santé, avec des annexes très concrètes.

  • « L'analyste ne s'autorise que de lui-même », cette formule fut reçue comme un verdict de Lacan sur la délicate question de la formation du psychanalyste. Scandale et incompréhension garantis. Pourtant, dans l'écart grammatical discret entre « analyste » et « lui-même », gît la source du transfert ainsi relié, par la vertu de l'« autorisation », à la détermination centrale de la personne fictive chez Hobbes. D'où l'idée d'aller enquêter sur la troisième personne, aussi bien au niveau de la constitution de l'État moderne, que dans l'« irréductible ambiguïté » (Lacan dixit) du transfert. Psychanalyste et pouvoir d'État développent des stratégies incompatibles, qui les rendent sourds l'un à l'autre. Pourquoi ?

  • Qui décide que l'école est obligatoire ? Qui décide que les enfants n'ont pas le droit de travailler ? Qui décide que je dois avoir 12 ans pour ouvrir un compte bancaire et 13 ans pour m'inscrire sur Facebook ? Qui décide que je suis français ? Famille, école, réseaux sociaux, commune, qui prend les décisions ? Un ouvrage indispensable pour devenir un citoyen averti !

  • Préface de Lynda Thalie, lu par Nina Bochelert
    Samia est encore toute petite lorsqu'elle comprend qu'elle n'est pas la bienvenue dans cette riche famille musulmane où la présence d'une fille est une véritable punition d'Allah.
    Son père la domine, sa mère la rejette et ses deux frères aînés, conscients du traitement injuste dont elle est victime, ne peuvent rien pour elle. Elle est seule au monde, et lorsqu'on daigne s'adresser à elle, ce n'est jamais pour la porter aux nues.
    Elle n'a que seize ans lorsqu'on la marie malgré elle à un employé de son père. Un régime de terreur s'installe alors dans sa nouvelle demeure. Elle se tourne vers son père et sa mère pour obtenir de l'aide, mais elle reçoit toujours la même réponse: elle est une femme, et une femme doit respect et obéissance à son mari en n'importe quelle circonstance.
    Battue et violée à répétition, Samia ne peut s'appuyer que sur elle-même pour se sortir de ce cauchemar qui n'en finit plus. Les années passent et la situation ne fait que se détériorer. De surcroît, l'Algérie a basculé dans l'intégrisme religieux; l'usage du chantage et de la peur est devenu quotidien.
    Samia, maintenant mère de plusieurs enfants, n'a désormais qu'une seule idée en tête: fuir vers la liberté; fuir pour respecter sa promesse faite à ses petits qu'un jour la lumière et la paix seront au menu tous les jours de leur vie.
    Mais sa route est jonchée de milliers d'obstacles et de dangers mortels...

  • Les expatriés - citoyens de seconde zone voire traîtres à la patrie-, souvent privés de tout ou partie de leurs droits politiques, furent, aux XIXe et XXe siècles, les enfants pauvres de la nation. Depuis une trentaine d'années, à la faveur des évolutions du système migratoire mondial et des transformations technologiques permettant des relations à distance, les migrants conservent plus de liens avec leurs pays d'origine.Ils participent activement aux débats sur la définition ou la redéfinition de la nation et favorisent la formation d'un espace transétatique de négociation pour la satisfaction de leurs revendications en termes de nationalité, de représentation politique, etc...Loin des yeux, ils se situent désormais plus près du coeur de la nation. Nombre d'Etats, émergents et développés, mettent en oeuvre des politiques de lien avec leurs ressortissants à l'étranger. C'est précisément l'intérêt de cet ouvrage novateur que de présenter, à partir d'une quinzaine de pays, un panorama de ces transformations anciennes et contemporaines.Stéphane Dufoix est maître de conférences en sociologie à l'Université Paris-Ouest Nanterre la Défense et membre de l'Institut universitaire de France. Carine Guerassimoff, sinologue et politologue, est chercheur associé au Laboratoire SEDET-Université Paris VII. Anne de Tinguy est professeur des universités à l'INALCO et au CERI- Sciences Po.Avec les contributions de Cecilia Baeza, Laurie Brand, et Grégoire Delhaye, Joëlle Garriaud-Maylam, Daouda Gary-Tounkara, Jesus Martinez Saldaña, Bénédicte Michalon, Francesco Ragazzi, Ingrid Therwath, Guido Tintori, Judit Tóth et Lina Venturas.

  • Dans le monde contemporain, tout homme est soumis, à des degrés divers, à un pouvoir gouvernemental. Mais le fait d'être gouverné ne peut s'analyser dans sa généralité et sa complexité si l'on porte le regard sur les seuls destinataires de l'action publique. Les manières de gouverner, les multiples façons dont se définissent et se déploient les politiques publiques engagent des rapports fort divers entre ceux qui sont gouvernés et ceux qui les gouvernent. On ne saurait de surcroît oublier que les uns et les autres oeuvrent dans le champ clos de l'Etat, dont la place dans les relations sociales est encore et toujours à revisiter.Dans quelles perspectives appréhender ces hommes et femmes que l'on gouverne ? Comment les gouverne-t-on ? Sont-ils d'ailleurs gouvernables ? L'Etat doit-il être tenu en lisière, réinvesti, dépassé ?Telles sont les questions autour desquelles s'organisent les contributions rassemblées dans ce livre publié en l'honneur de Jean Leca. Une vingtaine de politologues, parmi les plus représentatifs et reconnus de la discipline, rendent ainsi hommage à une figure majeure de la science politique internationale.

  • Réponse française à la question politique de la légalisation du couple de même sexe, le pacte civil de solidarité (PACS) est un texte juridique ambivalent s'inspirant de l'institution matrimoniale sur certains points et empruntant à l'esprit de l'union libre sur d'autres.Symbole de la reconnaissance du couple de même sexe, maintenu à l'écart du mariage, le PACS s'est progressivement inséré dans la société française pour se banaliser au point d'être aujourd'hui, dix ans après son adoption, utilisé massivement par les couples de sexe différent. On comptait environ un PACS pour deux mariages en 2008.À partir d'une enquête par entretiens, l'auteur va au-delà des interprétations théoriques de la loi pour s'intéresser à la mise en oeuvre concrète du PACS et à ses usages au travers de trois aspects : les motivations associées au choix du pacte, son enregistrement au tribunal d'instance, et les modes de célébrations (cérémonies, fêtes collectives ou encore mises en scène privatisées) qui y sont associés.Au carrefour d'une sociologie du droit et des institutions et d'une sociologie de la vie privée, ce livre permet de saisir la multiplicité des appropriations du dispositif, et de dépasser les figures simplistes évoquées au moment de sa discussion en 1999.

  • Ce livre prend pour objet ce que l'on appelle la « crise de la représentation » : partant de l'idée qu'elle est affaire de discours, il se propose d'en mettre au jour les régimes de vérité.



    La représentation politique a été conçue, à ses origines, comme l'invention d'une communauté qui ne lui préexiste pas. C'est pourquoi les discours critiques de la représentation se référant à la réalité du peuple, et à la « bonne représentation », ont toujours existé, et peuvent être lus à la lumière de trois grandes présuppositions relatives au peuple « réel »: l'unité substantielle, trahie par des divisions politiques factices, la diversité d'opinions fallacieusement réduite par la représentation, les majorités réelles auxquelles manquent les courroies de transmission qui permettraient de les traduire.

    L'ouvrage, s'appuyant sur le cas français, analyse ainsi les critiques émises au cours de quatre périodes de l'histoire du régime parlementaire en France, et s'interroge sur la persistance de la « crise de la représentation » dans la période contemporaine, alors que l'économie du régime représentatif a été transformée par les partis politiques et, en particulier, par l'avènement du phénomène majoritaire.

    En définitive, les individus ne sauraient se reconnaître durablement dans la représentation qui est donnée d'eux, en raison de l'indéfinition des fins, propre à la modernité démocratique. La « crise de la représentation », ainsi, se confond ultimement avec le politique lui-même en régime de modernité.

  • Quelle solution au réveil de la France ? C'est si simple : faire confiance aux hommes, et notamment aux acteurs du terrain, tous entrepreneurs de leur vie personnelle et professionnelle. Car seul l'Homme, par son génie, son ouverture, sa diversité est créateur de valeur, acteur de progrès et d'épanouissement.
    Dominique Amirault propose une alternative à la crise et ses blocages : une transition entrepreneuriale et humaniste, fondée sur le dialogue collaboratif et le pouvoir ascendant, qui réveillera enfin l'entrepreneur qui sommeille en tout citoyen !
    Vent d'optimisme, fruit de l'expérience et d'un échange entre un entrepreneur et un journaliste économique, ce livre ouvre les perspectives et s'adresse à tous : citoyens, consommateurs, entrepreneurs, travailleurs, fonctionnaires et décideurs.

  • Dans une société de plus en plus moderne, où le numérique et les machines remplacent peu à peu les savoir-faire traditionnels, nous sommes à la recherche d'une vie plus authentique et d'une nouvelle autonomie Par souci d'économie, par conviction écologique ou simplement pour le plaisir de créer, un retour au travail de la main et à l'artisanat est possible ! Collectivement ou de façon autonome, la transmission des savoirs permet à chacun de s'impliquer et de changer les modes de consommation.Cet ouvrage donne de précieux conseils pour redécouvrir l'art du "faire soi-même" : jardinage, cuisine, auto-construction, réparation, création artistique... un ensemble de gestes à apprendre ou réapprendre pour transformer positivement son quotidien. Retrouvons dès aujourd'hui les savoir-faire oubliés et reprenons la main sur les pratiques de demain !

  • Pour les Grecs des temps classiques (cinquième et sixième siècles), la guerre est permanente, suspendue seulement par quelques « paix ». Elle se renouvelle : à l'héritage hoplitique (Marathon, Chéronée) s'ajoutent la pratique des trières (Salamine, Aegos Potamos), l'invention de la phalange macédonienne, le recours aux fortifications. Des milices. L'hoplite n'est que le citoyen propriétaire : à la belle saison il s'équipe pour défendre son territoire ou attaquer celui du voisin. Il pratique une guerre modeste et « réglée ». Le recours aux trières enrichit la cité, développe un peuple marin recruté parmi les citoyens pauvres et gagnant des droits et avantages. À la charnière des cinquième et quatrième siècles, la guerre plus importante et plus technique excède les limites de la cité, le mercenaire se substitue au citoyen, le chef de guerre préfigure le monarque riche et auréolé de gloire. Pensées sur la guerre. Thucydide voit dans la guerre le grand révélateur de la nature humaine. Isocrate ne pense qu'à une victoire mettant à la disposition des Grecs les richesses de l'Asie proche. Xénophon exalte le chef faisant prévaloir l'ordre. Platon et Aristote songent à la défense de leur cité idéale, ils soutiennent les Grecs et vouent les Barbares aux duretés de la guerre.

  • Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le sentiment d'une forte concentration des pouvoirs et d'une action réformatrice sans équivalent a prédominé.Les promesses de changement, voire de rupture, ont-elles été tenues ? À quelles logiques l'action entreprise a-t-elle obéi ? Est-elle si originale que certains le disent ? N'est-elle pas simplement la déclinaison de ce qui fait l'ordinaire de l'action politique et de l'action publique ? Quels facteurs internationaux et nationaux ont pesé et quelle analyse rétrospective peut-on déjà réaliser ? Cet ouvrage tente d'évaluer l'impact des pratiques réformatrices engagées depuis cinq ans, à travers dix-huit chapitres portant sur les évolutions institutionnelles, sur les pratiques décisionnelles et sur les changements intervenus dans les principaux secteurs de l'action de l'État (fiscalité, collectivités territoriales, enseignement supérieur, justice, immigration, Europe, etc.).Rédigé par des spécialistes des principaux domaines d'action publique, il apporte un premier bilan des politiques gouvernementales sous Sarkozy et une contribution précieuse au débat public.Ont contribué à cet ouvrage : Céline Belot o Philippe Bezes o Daniel Bourmaud o João Carvalho o Ben Clift o Renaud Dehousse o Andrew Geddes o Charlotte Halpern o Patrick Hassenteufel o Nicolas Jabko o Armel Le Divellec o Patrick Le Lidec o Sophie Meunier o Elsa Massoc o Christian Mouhanna o Érik Neveu o Pauline Ravinet o Sebastian Roché o Olivier Rozenberg.

  • La campagne de Barack Obama lors de la dernière présidentielle américaine a révélé le rôle d'internet comme arme politique : sites, blogs, mondes virtuels et réseaux sociaux servent désormais à mobiliser et à débattre politiquement.

    Internet permet aux partis d'étendre leur champ d'action. Non seulement leurs « vitrines » se composent et recomposent désormais sur le web, mais c'est aussi là que peuvent naître de nouvelles modalités d'engagement et d'expression qui débordent les stratégies de communication ; parallèlement, forums de discussion et d'expression donnent la parole aux citoyens - qui se les approprient, voire les détournent.

    Ces usages du web s'inscrivent dans des cultures et des trajectoires spécifiques. Ainsi, en Grande-Bretagne, le caractère local des élections législatives limite l'extension de l'outil ; aux Etats-Unis, au contraire, Internet est perçu comme un moyen de réduire les distances géographiques. En France, chaque parti s'approprie internet différemment, selon sa tradition et sa sociologie.

    Ce panorama français et international ne manquera pas d'intéresser tous ceux qui restent attentifs à la présence des technologies dans la vie politique et, plus largement, aux évolutions de la communication politique et aux transformations que connaissent les partis.

    Ont contribué à cet ouvrage : Marc Abélès o Dominique Andolfatto o Thierry Barboni o Lucie Bargel o Gersende Blanchard o Franck Bousquet o Nicolas Bué o Dominique Cardon o Stéphanie Dechézelles o Nicolas Desquinabo o Alexandre Dézé o Guilhem Fouetillou o Rachel K. Gibson o Clémence Lerondeau o Djamel Mermat o Anne-Laure Nicot o Anne-Sophie Petitfils o Christophe Prieur o Éric Treille o Thierry Vedel o François Vergniolle de Chantal o Stephen J. Ward

empty