Société des écrivains

  • « Laure se regarda dans la glace. Elle soupira en pensant à tout ce qui s'était passé depuis un an. Sa vie avait basculé le 7 juin. Le radiologue lui avait annoncé, avec le plus de ménagements possible, que des zones d'ombre apparaissaient sur l'image de son sein gauche et qu'il faudrait sans doute approfondir l'examen. "Rassurez-vous, avait-il dit, même si la biopsie révèle des cellules malignes, on est à un stade précoce et ça se soignera très bien." Elle était rentrée chez elle désolée. »

  • «"Il va falloir que je te fasse une biopsie." Je suis sans voix pendant quelques instants... Les prélèvements sont effectués sans douleur, c'est déjà ça! Je me rhabille, c'est tout pour aujourd'hui, mais je dois revenir vendredi sans faute... Je sors de l'établissement et j'ai l'impression d'être devenue quelqu'un d'autre en quelques heures. J'ai sans doute un "CANCER". Quelle merde! Moi qui ai exercé pendant quinze années dans des services d'oncologie, je vais me retrouver de l'autre côté de la barrière... J'arrive à la sortie de l'école et quand j'aperçois mon petit Thibault, les larmes me montent aux yeux et j'éprouve beaucoup de difficultés à cacher ma détresse. Nous rentrons à la maison et j'essaye de reprendre le rythme habituel des choses, le goûter, les devoirs, le bain, la préparation du dîner, un immense gros câlin aux enfants et lorsqu'ils sont "enfin" couchés, je m'effondre...»

  • « S'il fallait dire en deux mots le fil directeur de ce petit essai, j'avouerais que nos mises en scène d'opéra sont bien de notre temps dans la mesure où elles révèlent nos travers les plus obstinés, et qu'en tant que telles précisément, elles ne nous font guère honneur. Il est devenu clair que la postérité nous jugera un jour comme nous le méritons : durement. »

  • Le docteur Driss Cherif présente ici le premier volume de ses "Petites histoires de la médecine". Six chapitres nous permettent de voyager dans l'histoire et dans le temps, et de comprendre les jalons majeurs de l'histoire de la médecine, dans toutes ses dimensions?: de la symbolique du caducée à la création de la seringue, de l'émergence des moristans (hôpitaux) dans le monde arabe à la belle aventure des femmes médecins, sans oublier l'anesthésie ou les sutures par exemple. Les analyses simples et pertinentes de l'auteur, de même qu'un riche accompagnement iconographique, fiable et actualisé, permettront au praticien de recouvrer le fil d'une tradition millénaire et au néophyte de découvrir une histoire, des pratiques et des symboles qui touchent l'humanité entière et nous parlent à chacun dans notre humanité?: ces petites histoires de la médecine nous racontent finalement une histoire passionnante de notre relation au corps, à la vie et à la mort.

  • Romuald est comédien et, s'il enchaîne les rôles en triomphant, il multiplie également les conquêtes. Lorsqu'il rencontre Carla, ce n'est pas un coup de foudre mais le début d'un lien très fort, chaste et exempt de mensonges. Elle a un cancer et ne peut pas avoir d'enfants, lui est sollicité au cinéma comme au théâtre et ne peut s'empêcher de séduire. Pourtant un accident de voiture viendra compromettre ses projets et sa conception de la vie. Brisé, c'est grâce à cette amitié qu'il retrouvera la force de se battre. Voilà, le décor est planté, désormais il ne reste plus qu'à découvrir son « envers » aussi enthousiasmant qu'inattendu. Un roman prometteur sur les virages que peut prendre l'existence, profondément optimiste. Mieux qu'un traitement, l'amitié, voilà ce que cette histoire nous communique. Savoir s'entourer quand tout va mal, parce que le destin est ce qu'il est. Sans comique ni tragique, quand deux êtres puisent en eux pour donner le meilleur, cela donne un récit touchant sur la fragilité de la vie et la reconversion. Parce que changer de personnage, quitte à être spectateur, peut réserver de bonnes surprises.

  • Lyse est une journaliste scientifique, directrice du département santé d'un journal. Un jour, ce qu'elle redoutait le plus se produit alors; un nouveau microbe a fait son apparition. Très contagieux et mortel, les scientifiques se trouvent incapables de faire face à la terrible pandémie qui s'abat sur la France. Lyse décide alors de tout quitter pour renouer avec son passé de chercheuse en bactériologie, afin d'observer les dégâts causés par ce nouveau microbe, une bactérie redoutable et de tenter de trouver un remède de toute urgence. De l'homme ou des microbes, qui va gagner? On n'est plus très sûr de connaître le vainqueur. Aujourd'hui, on le sait, il existe des bactéries résistantes à tous les antibiotiques. Imaginez qu'une de ces bactéries acquière les caractères de virulence et de contagiosité de la grippe, imaginons ensuite que ce microbe soit agressif, très pathogène et mortel... Ce roman est heureusement une fiction, mais une fiction se basant sur des faits réels qui pourraient très bien devenir réalité. Françoise Pariente Ichou nous invite à la suivre dans ce récit d'anticipation, terrifiant de réalisme et de véracité, mais aussi à découvrir la vie d'une femme au courage exceptionnel, qui se bat chaque jour pour sauver des vies, tout en essayant de reconstruire la sienne.

  • L'efficacité de l'homéopathie est aujourd'hui largement admise par ses très nombreux utilisateurs en dépit du scepticisme tenace de ses adversaires. Selon le docteur Kaici, le potentiel de cette médecine, insuffisamment exploré, va bien au-delà de son action thérapeutique. Dans cet ouvrage, il retrace l'histoire de l'homéopathie, depuis sa découverte par Samuel Hahnemann en 1790, jusqu'à nos jours, puis il s'appuie sur le contenu secret des symptômes et des remèdes, ainsi que sur son intuition pour nous en livrer les prolongements subtils, pour nous faire pénétrer dans "Le Monde deuxième de l'homéopathie". Très loin d'un traité médical austère, cet ouvrage, accessible à tous, rédigé dans un style très libre, mêle histoire, études de cas, épistémologie et ouvre sur une voie spirituelle inattendue. L'auteur montre que l'homéopathie avec sa part d'énigme, son efficacité manifeste qui échappe aux explications rationnelles, son implication dans les causes immatérielles de la maladie, sa lecture singulière des symptômes, des rêves, de l'universel, est une discipline qui procède d'un espace de sens deuxième passionnant et fort instructif pour l'homme en quête de connaissance. Un ouvrage étonnant qui se lit comme un roman d'aventures, plein d'enseignements et de poésie.

  • « Architecture, oh ! architecture ! Miroir des civilisations, grandeur nature. Audacieusement, dans ma tête, tu construis. Dans la vie, sans cesse, tu m'instruis. Si le temps passant, ton harmonie décline, Il en fait une beauté par tes ruines. Architecture, oh ! architecture ! Grand musée, en pleine nature. »

  • « Il faut être courageux pour être heureux car il faut du courage pour être soi-même. La résolution d'entreprendre les actions nécessaires à une vie radieuse demande de l'énergie et de la patience. Il n'est pas aisé de se débarrasser de ses mauvaises habitudes. Pour être heureux, il faut également s'intéresser aux individus. Le bonheur se partage et se propage. Celui qui va à la rencontre des besoins d'autrui est celui qui connaîtra les plus beaux moments de sa vie. » Nicola Niclass n'analyse pas seulement les théories éclairées de Maurice Nédoncelle, de William Dubois et d'Adam Smith, il les approfondit philosophiquement en explorant avec sagesse les notions essentielles de la vie. Cet auteur ouvre plus largement notre champ de vision en nous offrant différents angles d'approches sur l'amour, le bonheur et l'économie. Ce livre enrichit nos connaissances grâce à des cheminements philosophiques judicieux permettant des découvertes et méditations utiles pour notre recherche de paix intérieure et de bien-être.

  • « Raymond Montpetit a parfaitement saisi toute l'importance du processus de l'écriture dans laquelle l'idée du temps s'inscrit. Nous revenons à la recherche de cette vapeur de la durée dont j'ai parlé plus haut, d'un développement progressif, d'une marche temporelle ou d'une suite qui flâne, vagabonde et chemine avec le temps. L'écriture est une sorte de déambulage en errance, à grandes enjambées, dont les flâneries parfois mettent la dernière main aux cadences. C'est ce qui me fait avancer. Tous travaux d'écriture apportent un merveilleux équilibre. »

  • Ces deux courts essais critiques, composés par Camille Damego-Mandeu, forment comme un plaidoyer pour une meilleure connaissance - et reconnaissance - des littératures africaines. De son analyse comparative des figures d'Emma Bovary et de Maïmouna, à ses propositions pédagogiques autour d'un enseignement de ces littératures, c'est en effet toutes les potentialités et toute la richesse (linguistique, culturelle, intellectuelle) de cette production que l'auteur dévoile avec simplicité et limpidité.

  • «Alors Elle prend l'habitude, quand Elle sent que son corps renferme un peu d'énergie, de sortir de son état léthargique pour marcher dehors. Marcher. Simplement marcher. Oh! pas longtemps et pas bien loin! Juste faire un pas et puis un autre. Ce mouvement lent lui permet de regarder. Il y a la forêt, le Saguenay, les monts Valin, le chemin de la Ligne-Bagot et les champs. Il y a ses yeux à Elle qui voient, ses pas qui avancent dans la neige et le chien qui la devance de quelques pas, histoire de lui indiquer le chemin à suivre.»

  • « Hélas, malgré l'espoir que l'on se soit trompé sur mon cas, qu'il y ait eu une erreur de labo, le verdict s'avère être le même : "tumeur cancéreuse". J'avais tellement espéré, tellement prié. C'est donc conclu, je dois me faire opérer au plus vite pour enlever cette "méchante" grosseur. Je le ferai donc ! Vivement que je retrouve mon mari, vivement que je rentre chez moi et que je retrouve tous ceux que j'aime. C'est tout ce qui compte. C'est là qu'est la vie... »

  • Le monde ne tient pas à grand-chose... Un mot et il s'écroule... Ainsi, quand un médecin prononce « leucémie » pour désigner le mal dont souffre Christophe, le sol s'ouvre sous les pieds de sa mère Nicole... Pourtant, il faut immédiatement relever la tête, car il faut agir, et vite... Ambulances, chimio, greffes, craintes, espoirs, cellule familiale éclatée : plus aucun répit n'est accordé à un clan emporté par l'enfer de la maladie et qui tentera de savourer chaque moment de paix, de santé et de bonheur... de miracle peut-être. Voici son histoire : éprouvée et bouleversante, terrible mais relatée avec un souci constant de la dignité.

  • « Tout ce que nous allons voir va être transformé, évoluer avec le génie des auteurs artistes et prendre un aspect expressif et explicatif sous diverses formes. Bien des adaptations sont nécessaires, elles sont suggérées par les auteurs de la fresque qui nous guident grâce à l'organisation des peintures et de la fresque. C'est une lecture pas à pas, dans laquelle la nature et les animaux vont devenir sources d'expressions, par leurs aspects et leurs modes de vie. Ainsi, avec les images transmises par les animaux et les scènes présentées sur la fresque, par transposition ajoutée à l'imaginaire des auteurs, ces représentations vont devenir locution. »

  • « Je buvais à même la bouteille en la tenant à deux mains ; je tremblais tellement que je n'aurais pas pu tenir un verre sans en renverser le contenu. Dans la demi-heure qui suivait je vomissais ce que j'avais bu. Une fois le liquide rendu, je recrachais de la bile en grande quantité ; j'avais l'impression que mon foie partait en lambeaux. Cela mettait aussi mes intestins à rude épreuve. Quand j'osais me regarder dans un miroir, je voyais mes yeux jaunes, exorbités. Mon visage était rouge, bouffi avec des traces visibles de couperose sur les joues. Je me faisais horreur mais je n'avais pas peur de ce qui pouvait m'arriver. Dans ces cas-là, on a dépassé ce stade et, en y réfléchissant, je n'ai jamais pensé que je risquais de mourir. »

  • « Que dire de Jacques Édouard, trente ans, qui vient de mourir ? Qu'il aimait Gainsbourg, le reggae, la peinture et nous. Qu'il ne faut pas s'attarder sur la souffrance, la maladie, la chimiothérapie qui nourrit tant d'espoir mais à laquelle on ne croit plus. Qu'il faut surtout parler de vie : de A à Z, de Paris à Buenos Aires, de New York à Vichy, de l'amour et des longs instants de bonheur qu'il faut savoir partager. Car Jacques nous dit : "Foncez ! 30 ans, c'est peu, mais c'est beaucoup pour ceux qui savent en profiter." Jacques nous dit : "Continuez ! Tant de choses encore à faire, qu'il faudra me raconter." Jacques nous dit : "Rendez-vous ailleurs, un jour." Jacques nous dit : "Vivez ! Tout simplement." »

  • « Rita est venue au cabinet aujourd'hui. Elle voulait absolument me parler de toi. C'est sadique. Mais comme j'aime entendre ton nom, Je l'ai laissé faire. Elle m'a dit que tu l'as "testée" tout le week-end. Testée en tant que secrétaire je suppose ! J'ai vu que vous étiez souvent ensemble. Ce n'est pas grave, Mais ça fait mal quand même. »

  • « Comment parler des Antillais, de façon objective et impartiale, si ce n'est en les interrogeant eux-mêmes ? Comment si ce n'est en cherchant à cerner, à décrypter, à travers leurs propos, leurs critiques, leurs confidences, quelles sont leurs préoccupations, leurs aspirations, le sens profond de leurs luttes et de leurs renoncements, leur degré effectif de motivation, d'investissement, dans les objectifs qu'ils se fixent et les défis qu'ils sont prêts à relever pour réussir leurs projets de vie ? »

  • « ... mon plexus se serre ! Je te sens venir ! Tu avances, approches, fais violemment irruption et je glisse dans le néant ! Je sens la peur et l'angoisse m'envahir ! [...] Une pancarte de signalisation est tombée au milieu de la rue ! Je vois la police, les pompiers. Je ne comprends pas ! J'ai fait quoi ? C'est quoi ? Je viens d'où ? Je vais où ? Ma mémoire et mes repères remontent et je suis horrifiée ! C'est notre voiture ! Je suis près de chez moi ! Je revenais manger ! C'est toi, créature ignoble et monstrueuse qui a pris mon volant et qui m'a traînée dans cette situation épouvantable ! Je n'en peux plus ! »

  • « Hé oui, on prête parfois aux anciens avec raison des paroles amusantes : "La nature, prétendait Zénon selon le papier d' une papillote des fêtes de fin d' année, nous a donné une langue et deux oreilles, afin que nous écoutions deux fois plus que ce que nous disons". » Prolifique auteur à l'imagination débordante, Jean-Louis Cayla porte un regard critique et très personnel sur notre monde contemporain. Dans ce nouvel opus, il en révèle les failles et les rouages, s'amusant devant ce spectacle qui ne manque pas de surprendre. Avec une ironie mordante, il croque les moeurs souvent grotesques de ses concitoyens et trouve toujours le moyen d'en rire - jaune. Politique, culture, science, médias : autant de sujets qui s'entremêlent pour constituer le tableau d'une époque en pleine mutation.

  • À l'heure de l'architecture moderne, on oublie souvent l'origine de celle-ci. Le vide et le plein sont des faits qui ont toujours existé dans nos maisons, dans nos salles de cinéma, dans nos rues et dans nos villes, depuis les premières pierres, jusqu'à aujourd'hui. Comment appréhender l'espace, les tensions, les temps forts et les temps faibles, l'étouffement et les respirations du plein et du vide ?

  • En profondeur et en détail, Peabol El-Shilay présente à l'humanité ce corps de l'illumination spirituelle. Très facile à comprendre, cet ouvrage éclaire et clarifie les questions sombres et les confusions qui ont défié la compréhension du monde entier (aussi bien la religion que la science). Écrivant exclusivement pour l'être humain qui souhaite réussir chaque aspect de sa vie, il expose le fait que la vie est trop courte et trop importante pour être vécue sans une compréhension très claire de ce qui la concerne, tout en révélant pourquoi la vraie connaissance de la vie est indispensable pour celui qui doit en tirer le vrai bénéfice. En aboutissant à la vérité profonde et essentielle, les réponses aux très sérieuses questions de la vie sont enfin là à votre portée, et pour la première fois, vous serez en mesure de répondre à vos interrogations : « Qui êtes-vous ? », « Qu'est-ce que ce monde ? », « Pourquoi êtes-vous ici ? », et « Qu'y a-t-il au-delà de la vie sur Terre ? ».

  • Depuis quelques jours, la maman de Paul semble fatiguée et se frotte souvent la poitrine, comme si quelque chose la gênait ou la démangeait. Après avoir consulté le docteur, elle apprend à son fils de quatre ans que la petite boule logée dans son sein gauche n'est pas normale et qu'elle doit au plus vite s'en débarrasser pour empêcher les cellules cancéreuses de s'installer davantage...

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