• Le dernier volet de l'inoubliable saga des Déracinés : roman de l'engagement et de la résilience, Un invincible été clôture avec passion une fresque romanesque bouleversante.Depuis son retour à Sosúa, en République dominicaine, Ruth se bat aux côtés d'Almah pour les siens et pour la mémoire de sa communauté, alors que les touristes commencent à déferler sur l'île.
    Gaya, sa fille, affirme son indépendance et part aux États-Unis, où Arturo et Nathan mènent leurs vies d'artistes. Comme sa mère, elle mène son propre combat à l'aune de ses passions.
    La tribu Rosenheck-Soteras a fait sienne la maxime de la poétesse Salomé Ureña : " C'est en continuant à nous battre pour créer le pays dont nous rêvons que nous ferons une patrie de la terre qui est sous nos pieds. "
    Mais l'histoire, comme toujours, les rattrapera. De l'attentat du World Trade Center au terrible séisme de 2010 en Haïti, en passant par les émeutes en République dominicaine, chacun tracera son chemin, malgré les obstacles et la folie du monde.
    Roman de l'engagement et de la résilience,
    Un invincible été clôt avec éclat une fresque romanesque impressionnante.

  • Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.

    Le père franciscain Herman Leo Van Breda (1911-1974) a 27 ans et vient tout juste d'être licencié en philosophie quand il décide de consulter le fonds d'inédits du philosophe Edmund Husserl, disparu quelques mois plus tôt à Fribourg-en-Brisgau. L'ampleur de sa découverte le conduit à fonder en 1939 les Archives Husserl à Louvain. Son action a permis d'assurer le sauvetage de ce monument de la pensée, menacé par la montée du nazisme. Van Breda dirigera cette institution jusqu'à sa mort.

  • Sous l'Occupation, les collabos étaient les partisans d'un engagement sans réserve aux côtés d'Hitler. Voici les portraits de treize d'entre eux, mégalomanes aux ambitions recuites, gangsters sans états d'âme et autres jusqu'au-boutistes.
    Fondée sur des archives inédites produites par la police et l'institution judiciaire, cette série de treize portraits plonge le lecteur dans le monde de la collaboration-ultra, dévoilant ses ressorts intimes, ses logiques cachées et son étonnante diversité : du politicien venu de la gauche au militant fasciste de toujours, du discoureur professionnel au cagoulard-milicien, en passant par le gangster fourvoyé dans la « Gestapo française ».

  • Pour Hitler, le passé de la race, celui qui doit emplir de fierté les Allemands, ne se trouve pas en Germanie, mais en Grèce et à Rome. Une réécriture de l'Histoire, qui annexe la Méditerranée à la race nordique, investit le discours nazi et l'espace public allemand. Les peuples aryens de l'Antiquité peuvent dès lors servir d'inspiration et de modèle pour construire une société et un homme nouveaux : tandis que Sparte rappelle comment fondre des individualités en une communauté solidaire, Rome est le meilleur exemple quand il s'agit d'édifier un Empire. L'Antiquité grecque et romaine enseigne comment se perpétuer dans une mémoire monumentale et héroïque, celle du mythe.
    Cet ouvrage, qui restitue une autre histoire de l'Antiquité, fait pénétrer au coeur du projet totalitaire nazi : il s'agit de dominer non seulement le présent et l'avenir mais aussi un passé réécrit et instrumentalisé.

  • En Europe orientale, la barbarie nazie a atteint son paroxysme. Outre les millions de victimes des combats, plus de 18 millions de civils polonais et soviétiques, dont plus de 4 millions de Juifs, ont péri. Chez Hitler, l'obsession de l'« espace vital » est inséparable du délire antisémite. à l'étroit dans ses frontières de 1919, le peuple allemand doit selon lui prendre le contrôle de toutes les contrées peu ou prou germaniques, les libérer, ainsi que le Reich, de leurs Juifs, asservir ou massacrer les Slaves qui s'y trouvent, enfin y implanter des paysans dont le sang n'est pas douteux. à côté des victimes ordinaires des combats, il y eut la mort de millions de prisonniers russes, des massacres de masse par balles, les camps d'extermination des Juifs, l'incendie de milliers de villes et de villages. Christian Baechler, l'un des meilleurs spécialistes de l'Allemagne, en donne ici une synthèse magistrale, la première en langue française.

  • Entre 1939 et 1945, l'Allemagne nazie, secondée par de nombreuses complicités, a assassiné entre 5 et 6 millions de Juifs européens dans le silence quasi complet du monde. Le temps lui a manqué pour détruire le peuple juif tout entier, comme elle l'avait décidé. Telle est la réalité brute du génocide juif, en hébreu : shoah.
    La décision de « faire disparaître » le peuple juif de la terre signait la spécificité d'une entreprise, unique à ce jour, de modifier la configuration même de l'humanité. En ce sens, depuis Auschwitz, au-delà du seul peuple juif, notre statut même d'être humain est en question. À lire également en Que sais-je ?...
    Le régime de Vichy, Henry Rousso
    Histoire du peuple hébreu, André Lemaire

  • Les secrets du IIIe Reich

    ,

    lu par Amélie BELOHRADSKY
    • Lizzie
    • 9 April 2020

    Une plongée au coeur de l'histoire secrète du IIIe Reich et de ses dignitaires à travers la résolution de quelques grandes énigmes. Ce recueil propose au lecteur un voyage exceptionnel dans les coulisses de l'Allemagne nazie, en éclairant sept de ses rouages les plus mystérieux. Grâce à leur talent de conteurs et à l'exhaustivité de leur enquête, les auteurs éclairent d'une lumière nouvelle l'un des moments les plus ahurissants du XXe siècle.
    01. - 02. Le mystère des origines
    03. - 05. L'éloquence conquérante
    06. - 07. Une boîte de scorpions
    08. - 09. L'homme à femmes
    10. - 12. La santé d'Hitler
    13. - 14.
    Werwolf, les " loups-garous " d'Hitler
    15. - 19. Le fantôme errant de Martin Bormann


  • Dans cette famille "silencieuse et dispersée' il manque pas mal de pièces.

    Carl, Nora, Paulina et leur cousin, le narrateur, n'ont jamais connu leurs grands-parents. Tandis que d'autres découvrent le passé dans les albums de famille, les quatre adolescents ne tombent que sur des photos découpées, des non-dits, des mensonges.
    Ce qui est soigneusement tenu secret dans la famille, et que les parents ne veulent surtout pas connaître, c'est l'histoire du grand-père pendant le Troisième Reich, qui abandonne sa fiancée pour s'engager dans la légion Condor et bombarder Guernica.
    Qui est cette "vieille', avec qui il s'est remarié et qui fait tout pour effacer son passé ? Et qu'est donc devenue cette grand-mère soprano aux beaux yeux italiens ?
    Sur les collines de la ville, où flottent de mystérieuses spores, le jeu innocent tourne à l'obsession et finit par éloigner le narrateur de ses cousins.

    Fiction et réalité se mélangent, peut-être qu'il vaudrait mieux tout oublier. Mais comment oublier ce qu'on ne connaît pas ?

  • L'héritier

    Josst de Vries

    Un tour de force littéraire éblouissant. Peut-on se jouer de l'identité ? La frontière avec l'imposture est-elle si éloignée ?
    Quand il apprend le décès de son mentor Josip Brik, le philosophe spécialiste du métadiscours sur Hitler, Friso de Vos est anéanti. Profitant de sa détresse, un certain Philip de Vries, inconnu total, occupe alors le devant de la scène, multiplie les apparitions télévisées et devient le successeur de Brik aux yeux du monde entier.
    Refusant de se laisser reléguer au second plan, Friso se rend à Vienne pour un colloque, bien décidé à montrer qu'il est le seul vrai connaisseur de l'oeuvre de Brik et son unique dauphin. Mais quand on le confond avec l'imposteur, Friso décide de se prêter au jeu.
    Se jouant de la culture universitaire, mêlant références littéraires et culture pop, le roman nous entraîne dans l'univers de l'intelligentsia internationale où la réalité compte moins que ce qu'on en dit. Une satire universitaire cinglante, un conte absurde extrêmement érudit.
    Joost de Vries nous offre un grand roman, avec des scènes en miroir ou en poupées russes, des jeux d'identité en cascade, un nombre incroyable de références historiques et littéraires. Un conte absurde extrêmement érudit, fin, intelligent et maîtrisé.
    " Quand le plus grand talent se trouve chez le plus jeune des auteurs... Ironique, postmoderne, raffiné et intellectuel comme seule la bonne littérature peut l'être. Un écrivain qui peut tout emporter sur son passage. "

    NRC Handelsblad

    " Un roman de classe internationale. "

    Le jury du Golden Book Owl
    " La force de ce roman réside dans le naturel avec lequel Joost de Vries nous entraîne dans un conte absurde où sa plume frivole et imagée nous porte jusqu'à une conclusion réussie. "

    8 Weekly

    Salué par le Golden Book Owl 2014 (plus grand prix de littérature flamande)

  • En découvrant les journaux intimes de sa grand-mère, Anne plonge au coeur d'un mystérieux sanatorium à l'époque nazie. Un roman bouleversant où la petite histoire rejoint la grande.À la mort de sa grand-mère, Anne Südhausen hérite d'un mystérieux médaillon en argent et découvre, cachés sous le lit, une dizaine de cahiers d'écolier à la couverture noire. Un journal intime que sa grand-mère Charlotte a rédigé en 1943, lors de son séjour au Bois des Ombres.
    En lisant ces carnets, Anne découvre un pan de la vie de sa grand-mère dont elle ignorait tout. Quel était ce Bois des Ombres, cette mystérieuse clinique autrichienne, dans laquelle sa grand-mère a vécu pendant la Seconde Guerre mondiale ? Quelles expériences psychiatriques, menées par les nazis, abritait-elle ? Qui était vraiment son énigmatique directeur ?
    Alors qu'elle n'a qu'une hâte, avancer chaque jour un peu plus dans la lecture de ce journal, Anne se rend compte que deux des carnets ont disparu...
    Un roman bouleversant où présent et passé s'enlacent, et où la petite histoire rejoint la grande.

  • L'Allemagne semble reprendre une place sur la scène politique internationale. Cet ouvrage retrace l'histoire de ce pays, de sa diversité tant géographique que culturelle, du Moyen Âge à la réunification.

  • « En ces splendides jours d'été, comment imaginer qu'au-delà de l'horizon si bleu et calme, les flots sont souillés d'huile et de sang, les avions piquent et explosent, les corps noircis de mazout dérivent jusqu'aux plages paradisiaques pour y finir rongés par les crabes ?... »Friedrich Kessler a vingt-quatre ans lorsqu'il débarque au Japon en 1941, nommé à l'ambassade du Reich. Sa carrière de diplomate lui a évité d'être enrôlé dans l'armée. Amateur de jazz et des récits des Mille et Une Nuits, Kessler a voulu partir le plus loin possible... Les femmes s'intéressent à ce rêveur ; que ce soit la robuste Helma, épouse délaissée de l'ambassadeur, ou la jolie Hiltraud que ses collègues surnomment l'« infirmière SS ». Mais les combats se rapprochent : Berlin, où vit la soeur de Friedrich, est déjà sous les bombes, Tokyo va brûler à son tour lors des grands raids américains du printemps 1945.Portrait tragique d'une civilisation menée au désastre par le fanatisme de ses dirigeants, voyage initiatique d'un Occidental épris d'art et de philosophie, Un été au Kansai donne la parole aux vaincus de la Seconde Guerre mondiale, et nous interroge sur la possibilité du bonheur et du progrès dans un monde au bord de l'apocalypse.

  • Seul en Europe, avec la Suède et la Suisse, le Royaume-Uni a traversé le siècle, sans occupation étrangère, sans guerre civile, sans rupture politique. Et, dans le même temps, il a su s'affirmer, rarement sous l'empire des nécessités, le plus souvent par choix volontariste, comme le creuset d'une démocratie économique et sociale réussie et le laboratoire d'une culture originale.

  • Entrée des chars de la 2e DB dans Paris, combats de rue associant FFI et tankistes de Leclerc, de Gaulle descendant les Champs Élysées, liesse populaire. Autant d'images gravées dans la mémoire collective et qui surgissent immédiatement à l'évocation de la libération de Paris.

    Aux premières histoires de la libération de Paris, bientôt suivies par les mémoires de plusieurs acteurs, ont succédé les grandes polémiques comme la lancinante mise en accusation des communistes par les gaullistes à propos des tireurs des toits. Cette nouvelle histoire de la libération de Paris se propose d'éclairer l'événement sous des angles négligés jusqu'ici.

    D'un strict point de vue militaire, la bataille de Paris oppose des forces de faible ampleur. Et les pertes sont à la hauteur des effectifs engagés : 200 morts et 500 blessés alliés, sans doute 2 800 tués et 4 900 blessés allemands.

    Et pourtant, on dansa dans les rues de Montevideo à l'annonce de la libération de Paris. De toute évidence, la force du symbole dépasse de très loin l'enjeu militaire : elle est perçue comme l'annonce de la chute désormais imminente du Reich hitlérien. S'il y eut bataille, elle se situa donc sur le plan politique. Cinq acteurs principaux s'y déchirèrent furieusement : le pouvoir vichyste déliquescent, les communistes, de Gaulle, la Résistance intérieure, et le général von Choltitz, soucieux d'une reddition honorable. De Gaulle en sort vainqueur. Mais ce serait oublier le rôle décisif d'Eisenhower, véritable deux ex machina de la pièce, et le basculement de la police parisienne, hier encore fidèle à Vichy.

  • En Europe, le dernier mois de la Seconde Guerre mondiale fut marqué par une série d'événements dramatiques qui précipitèrent le cours de l'Histoire. Cinquante ans après, André Besson entreprend de raconter ces trente journées décisives qui changèrent la face du monde. À travers une documentation variée et des témoignages inédits, il anime une immense fresque historique mettant en scène des millions d'hommes, de femmes, d'enfants mêlés à la plus furieuse bataille de tous les temps. Après nous avoir fait assister au franchissement de l'Oder par les Russes et à celui du Rhin par les Occidentaux, il narre, en des pages d'une grande intensité, les ultimes combats de rue dans Berlin dévasté. Il fait revivre la tragédie des populations soumises aux bombardements alliés, puis aux exactions des vainqueurs. Ce livre nous fait aussi pénétrer dans l'intimité des damnés du nazisme et raconte ce que furent les dernières heures d'Hitler et de ses partisans. Correspondant de presse, André Besson a eu l'occasion d'enquêter en Allemagne après l'effondrement du IIIe Reich. Il a interrogé de nombreux témoins dans les deux camps. Grâce à ses interviews de combattants et de civils, il raconte dans cet ouvrage, avec beaucoup de réalisme, l'écroulement dantesque du nazisme.

  • « L'ordre S.S. », inséparable de chacun des actes du IIIe Reich, a imposé sa terreur de 1925 à 1945. Vingt ans de haine, vingt ans de crimes. Comment, en s'appuyant sur les premiers S.S. - à peine une poignée de gardes du corps musclés, chargés d'assurer la protection rapprochée du Führer Adolf Hitler - Heinrich Himmler réussit-il à fonder et établir « L'ordre S.S. » qui, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, réunissait sous un même uniforme et une même foi plusieurs millions d'hommes, constituant le plus efficace système policier (prévention, répression et extermination) que l'histoire ait jamais connu ? Comme dans les deux premiers volumes de cette série « Le glaive et les bourreaux », « La Montée du nazisme » et « Le Triomphe du nazisme », Christian Bernadac, pour ce nouveau dossier, laisse parler acteurs et témoins, cite les principaux documents de l'accusation et de la défense des procès de Nuremberg. Ainsi, au fil des auditions, apparaît le véritable visage, le visage ordinaire d'assassins ordinaires. Des instruments glacés dont le crime était la « banalité » quotidienne. « L'Ordre S.S. » n'est pas un livre de plus sur la S.S. et la Deuxième Guerre mondiale, mais un véritable document qui présente pour la première fois des témoignages et des textes qui n'étaient, jusqu'à ce jour, accessibles qu'à de rares spécialistes.

  • Ils ont juré de mourir pour Hitler et Hitler les exécute... Certains, en s'écroulant, ont encore le réflexe de tendre le bras et de crier « Heil Hitler » ! Stupide « vieille garde », trop fidèle pour rêver d'un IVe Reich. Si l'incendie du Reichstag a fourni le prétexte aux lois d'exception qui, en neutralisant toutes les oppositions structurées (partis politiques, syndicats, organisations religieuses, presse, etc.) et en faisant du Juif le bouc émissaire, permirent l'implantation, la montée et le pouvoir absolu du nazisme, la Nuit des Longs Couteaux libère Hitler de ses amis, de ceux qui avaient le devoir de lui demander des comptes. Mais que les dirigeants de l'armée ne se réjouissent pas trop vite. Ils seront les prochaines victimes. Quant au peuple, parfaitement isolé des intrigues et du pouvoir, il applaudit. Hitler n'est-il pas le seul capable de résoudre « les impossibilités de Versailles » en réarmant la Reichwehr dont il fera un outil taillé à sa main, en occupant la Rhénanie, en annexant l'Autriche, en rendant les Sudètes libérés à leur Reich. Dans Le Triomphe du nazisme, Christian Bernadac fait une nouvelle fois appel aux acteurs pour raconter et comprendre comment tout un peuple succomba à la tentation. Une méthode déjà choisie pour expliquer la naissance et l'implantation du nazisme (La Montée du nazisme). Seuls ces montages de documents et de dialogues, en créant une continuité, permettent une première véritable lecture des déclarations et des débats du plus grand procès de l'Histoire. Qui aurait pu penser qu'un jour les dignitaires du Reich seraient ainsi mis à nu. Ces dossiers de Christian Bernadac, venant après ses enquêtes sur l'univers concentrationnaire, constituent l'une des approches les plus originales de la Seconde Guerre mondiale.

  • Le 26 avril 1933, Hermann Goering, président du Conseil de Prusse, annonce la création de la police secrète d'État - « Geheime Staatspolizei » - qui regroupe sous sa seule autorité les forces traditionnelles de sécurité, de maintien de l'ordre public et le département des enquêtes politiques organisé par Rudolf Diehls, « le seul homme capable de constituer un dossier et de l'utiliser ». Ce service Diehls a joué un rôle déterminant dans l'épuration des fonctionnaires qui applaudissent mollement aux succès du national-socialisme. Cette police secrète, comme toutes les autres créations administratives du nouveau pouvoir, est connue tout d'abord sous les initiales G.S. (Geheime Staatspolizei) mais, très vite - dès le mois de juin - Diehls, avec, semble-t-il, l'aide de son chef du courrier à qui il avait demandé de lui proposer plusieurs cachets d'identification et de marque postale, impose un sigle plus mémorisable que les simples lettres G.S. : Gestapo. Trois syllabes qui, tout au long du IIIe Reich, symboliseront l'organisation et l'accomplissement de la barbarie. Si parfaitement d'ailleurs, que la plupart des crimes commis seront portés, dans l'opinion, à son crédit, même si la Gestapo - et cela arrive parfois - n'a rien à voir avec eux. Ce modèle prussien, installé dans l'ancien musée du folklore au n° 8 de la Prinz Albert Strasse, sera par la suite copié par Himmler en Bavière qui l'étendra à l'ensemble des « Lands », lorsque le Maréchal de l'Air sera appelé à un autre destin. Ainsi, le Reichsführer S.S., après l'élimination brutale des S.A. et de leur chef Roehm, se retrouvera seul maître tout-puissant de la S.S., de la Gestapo et du service de renseignements, forteresse imbriquant ses défenses dans une telle complexité administrative que les autres corps de l'État arriveront rarement à les percer. Le principe de cette série, « Le glaive et les bourreaux », est connu : faire appel aux acteurs et aux témoins, en s'appuyant avant tout sur Nuremberg, le plus grand procès de l'Histoire, pour raconter et comprendre le Reich et ses crimes. Seuls ces « montages » de documents et de dialogues, en créant une continuité, permettent une première véritable lecture des déclarations et des débats. Avec « La Gestapo », Christian Bernadac apporte une contribution importante à la connaissance des événements et des crimes qui ont marqué la Seconde Guerre mondiale.

  • 2112. Au sein de Germania, coeur du Reich Millénaire, les Purs vivent une vie de rêve et de luxe. La race aryenne domine un monde où toute opposition a disparu. Le rêve d'Adolf Hitler est devenu une réalité.
    Mais alors que le peuple fête le cent soixantième anniversaire de la Victoire, un nouveau danger rôde. Sous les apparences parfaites de ce monde, entre corruption et perversion, une menace guette.
    Est-ce lié à la vie exemplaire des jumeaux Von Keinser, élites de l'élite ? À ces corps retrouvés scarifiés dans un accident de voiture ? Ou à une société nazie aux traditions vieillissantes ?
    Le Commissaire Markus Leimbach, lui-même porteur d'un lourd secret, devra se confronter au passé pour avoir des réponses. Ou pire, pour obtenir la vérité.
    Passionné d'histoire, en particulier de la Seconde Guerre mondiale, et de jeux de rôles, Patrick Pauget signe ici son premier roman. Après des années de conception ainsi que d'animation de RPG sur table et grandeur nature, il se lance dans la littérature pour voyager plus loin encore dans l'univers des possibles et pousser son exploration des comportements humains.

  • Le 26 avril 1933, Hermann Goering, président du Conseil de Prusse, annonce la création de la police secrète d'État - « Geheime Staatspolizei » - qui regroupe sous sa seule autorité les forces traditionnelles de sécurité, de maintien de l'ordre public et le département des enquêtes politiques organisé par Rudolf Diehls, « le seul homme capable de constituer un dossier et de l'utiliser ». Ce service Diehls a joué un rôle déterminant dans l'épuration des fonctionnaires qui applaudissent mollement aux succès du national-socialisme. Cette police secrète, comme toutes les autres créations administratives du nouveau pouvoir, est connue tout d'abord sous les initiales G.S. (Geheime Staatspolizei) mais, très vite - dès le mois de juin - Diehls, avec, semble-t-il, l'aide de son chef du courrier à qui il avait demandé de lui proposer plusieurs cachets d'identification et de marque postale, impose un sigle plus mémorisable que les simples lettres G.S. : Gestapo. Trois syllabes qui, tout au long du IIIe Reich, symboliseront l'organisation et l'accomplissement de la barbarie. Si parfaitement d'ailleurs, que la plupart des crimes commis seront portés, dans l'opinion, à son crédit, même si la Gestapo - et cela arrive parfois - n'a rien à voir avec eux. Ce modèle prussien, installé dans l'ancien musée du folklore au n° 8 de la Prinz Albert Strasse, sera par la suite copié par Himmler en Bavière qui l'étendra à l'ensemble des « Lands », lorsque le Maréchal de l'Air sera appelé à un autre destin. Ainsi, le Reichsführer S.S., après l'élimination brutale des S.A. et de leur chef Roehm, se retrouvera seul maître tout-puissant de la S.S., de la Gestapo et du service de renseignements, forteresse imbriquant ses défenses dans une telle complexité administrative que les autres corps de l'État arriveront rarement à les percer. Le principe de cette série, « Le glaive et les bourreaux », est connu : faire appel aux acteurs et aux témoins, en s'appuyant avant tout sur Nuremberg, le plus grand procès de l'Histoire, pour raconter et comprendre le Reich et ses crimes. Seuls ces « montages » de documents et de dialogues, en créant une continuité, permettent une première véritable lecture des déclarations et des débats. Avec « La Gestapo », Christian Bernadac apporte une contribution importante à la connaissance des événements et des crimes qui ont marqué la Seconde Guerre mondiale.

  • Ils ont juré de mourir pour Hitler et Hitler les exécute... Certains, en s'écroulant, ont encore le réflexe de tendre le bras et de crier « Heil Hitler » ! Stupide « vieille garde », trop fidèle pour rêver d'un IVe Reich. Si l'incendie du Reichstag a fourni le prétexte aux lois d'exception qui, en neutralisant toutes les oppositions structurées (partis politiques, syndicats, organisations religieuses, presse, etc.) et en faisant du Juif le bouc émissaire, permirent l'implantation, la montée et le pouvoir absolu du nazisme, la Nuit des Longs Couteaux libère Hitler de ses amis, de ceux qui avaient le devoir de lui demander des comptes. Mais que les dirigeants de l'armée ne se réjouissent pas trop vite. Ils seront les prochaines victimes. Quant au peuple, parfaitement isolé des intrigues et du pouvoir, il applaudit. Hitler n'est-il pas le seul capable de résoudre « les impossibilités de Versailles » en réarmant la Reichwehr dont il fera un outil taillé à sa main, en occupant la Rhénanie, en annexant l'Autriche, en rendant les Sudètes libérés à leur Reich. Dans Le Triomphe du nazisme, Christian Bernadac fait une nouvelle fois appel aux acteurs pour raconter et comprendre comment tout un peuple succomba à la tentation. Une méthode déjà choisie pour expliquer la naissance et l'implantation du nazisme (La Montée du nazisme). Seuls ces montages de documents et de dialogues, en créant une continuité, permettent une première véritable lecture des déclarations et des débats du plus grand procès de l'Histoire. Qui aurait pu penser qu'un jour les dignitaires du Reich seraient ainsi mis à nu. Ces dossiers de Christian Bernadac, venant après ses enquêtes sur l'univers concentrationnaire, constituent l'une des approches les plus originales de la Seconde Guerre mondiale.

  • « L'ordre S.S. », inséparable de chacun des actes du IIIe Reich, a imposé sa terreur de 1925 à 1945. Vingt ans de haine, vingt ans de crimes. Comment, en s'appuyant sur les premiers S.S. - à peine une poignée de gardes du corps musclés, chargés d'assurer la protection rapprochée du Führer Adolf Hitler - Heinrich Himmler réussit-il à fonder et établir « L'ordre S.S. » qui, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, réunissait sous un même uniforme et une même foi plusieurs millions d'hommes, constituant le plus efficace système policier (prévention, répression et extermination) que l'histoire ait jamais connu ? Comme dans les deux premiers volumes de cette série « Le glaive et les bourreaux », « La Montée du nazisme » et « Le Triomphe du nazisme », Christian Bernadac, pour ce nouveau dossier, laisse parler acteurs et témoins, cite les principaux documents de l'accusation et de la défense des procès de Nuremberg. Ainsi, au fil des auditions, apparaît le véritable visage, le visage ordinaire d'assassins ordinaires. Des instruments glacés dont le crime était la « banalité » quotidienne. « L'Ordre S.S. » n'est pas un livre de plus sur la S.S. et la Deuxième Guerre mondiale, mais un véritable document qui présente pour la première fois des témoignages et des textes qui n'étaient, jusqu'à ce jour, accessibles qu'à de rares spécialistes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De nombreux ouvrages et récits nous relatent le martyre des déportés. Mais, dans ce roman, M.C. Baudard, nous fait vivre de l'intérieur les souffrances et la dégradation progressive de l'être humain programmées par les nazis. Elle nous pose aussi le problème de l'oubli et du pardon, sujet hélas d'actualité. À chaque lecteur de définir la position qu'il aurait prise.

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