• Imaginez un moulin abandonné, au coeur de la Provence, la porte ouverte sur un joli bois de pins tout étincelant de lumière... Écoutez chanter les cigales, sonner les grelots des mules et regardez bien, vous verrez apparaître maître Cornille, le curé de Cucugnan, l'Arlésienne, et même la petite chèvre de M. Seguin... Avec les Lettres de mon moulin, c'est la Provence d'hier, ses parfums et ses traditions qu'Alphonse Daudet a fait entrer à tout jamais dans la littérature française.

  • Originaire de province, issu « de la race des fils de petits commerçants », le narrateur est confronté à son passé lorsque la maison de la presse-librairie familiale dans laquelle il a grandi va fermer. Cet événement, qui lui paraît tout d'abord dans l'ordre des choses, le conduit à accompagner sa mère, prise au piège de bouleversements aussi brusques qu'inéluctables. Peut-il l'aider quand les commerces de proximité et les librairies sont chassés des centres-villes ? Qui remplacera les discussions avec les habitués du petit matin, les coups de coeur et les vitrines ? Le rideau métallique va tomber. Entre silences et non-dits, entre délicatesse et questionnement, Rideau !, hommage à la librairie traditionnelle et à tous ceux qui la défendent, témoigne de ces vies que l'on affirme minuscules et des liens sociaux quotidiens qui se tissent dans les rayons.

  • 21 étapes pour aller brouter l'herbe plus verte ailleurs !

    Ah, Paris. Capitale, Ville Lumière, centre d'un monde. Splendeur de chaque instant. Peut-on aimer Paris à demi ? Que nenni. On peut l'avoir aimée follement, passionnément, et pourtant choisir d'enfin la quitter pour aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs qu'au Champ-de-Mars.

    Spoiler alert : elle l'est. Plus verte, plus haute, et plus drue. Et si vivre au coeur de la capitale n'était plus si tendance ? Et si la tendance, c'était de vivre là où ce n'est pas si tendance ?

    Une révolution est en marche, et cette fois pas vers la Bastille : en marge d'un modèle à bout de souffle, les Parisiens sont de plus en plus nombreux à fuir les particules fines et les loyers massifs pour enfin ralentir, se rapprocher de la nature, cultiver leur lumière intérieure et leurs propres légumes, élever des poules sans luxe ni luxure.

    Vous avez usé l'intégralité de votre capital Paris, comme la peau brûle son capital soleil, et vous sentez gronder en vous la furieuse envie de quitter Paris, d'un coup, demain peut-être.

    Alors, quand partez-vous ?

    Ce programme inédit en 21 semaines va vous aider à passer le cap sereinement. Vous allez pouvoir assumer vos envies d'ailleurs, dompter vos angoisses de l'inconnu et finalement planter votre drapeau sur le terrain de jeux de vos rêves !

  • Ça se passe là où souffle le vent d'autan... Là où la langue occitane fredonne, roule et claque. En pays ardent, gorgé de soleil, où hommes et femmes vivent entre pâtures, pailles et vignes, où le temps s'égraine entre semences et moissons... Ce sont des

  • A ce moment, le gendarme Rengade écarta brusquement la foule des curieux. Dès qu'il avait appris que la troupe revenait avec plusieurs centaines d'insurgés, il s'était levé. Dehors, sa blessure se rouvrit, le bandeau qui cachait son orbite vide se tacha de sang. Sa tête pâle enveloppée d'un linge ensanglanté, il courut regarder chaque prisonnier au visage, longuement. Et, tout d'un coup : " Ah ! le bandit, je le tiens ! " cria-t-il.
    Il venait de mettre la main sur l'épaule de Silvère. Rengade se tourna vers l'officier, qui n'avait pu trouver parmi les soldats les hommes nécessaires à une exécution. " Ce gredin m'a crevé l'oeil, lui dit-il en montrant Silvère. Donnez-le-moi... Ce sera autant de fait pour vous. "

  • Casino

    Frank De Bondt

    Le livre Il était une fois un homme encore jeune, diplômé de philosophie, mais fâché avec le marché du travail. Il a choisi de laisser sa place aux autres plutôt que d'allonger la liste des salariés pauvres qu'il qualifie de plaie de la société. Un jour

  • Pas d´eau sur ce rocher, sinon celle des toits ; donc, impossibilité à une usine de s´y installer ; avec cela, un site presque inaccessible et reculé aux fins fonds du canton ; toutes les commodités, comme tu vois. C´est le village endormi par le goût des gens, et aussi par la force des choses. Le village endormi !... un titre de roman !... Tandis qu´à côté Remoncourt a bien près de quatre mille habitants, et ce chiffre doublera avant une vingtaine d´années. Il deviendra un des centres les plus industrieux de la région, et dépassera peut-être Montbéliard, comme Montbéliard a fait de Saint-Hippolyte... De plus, il est tête de ligne de tramway, alimenté d´eau par le Gland, qui est de force à actionner n´importe quelles usines et enfin, il est central, chose essentielle... » Mais, ce village, il fait si bon y vivre, les relations sont authentiques, on y vit en lien avec la nature, avec les traditions. Dans ce roman, l´auteur a laissé percer tout l´amour qu´il avait voué à son pays natal, son écriture renferme des peintures délicates de notre vie provinciale en Franche-Comté, empreintes de beaucoup de poésie et de vérité. Un beau roman de terroir.

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