• Claire, fille de paysans du Cantal, est née dans un monde qui disparaît. Son père le dit et le répète depuis son enfance : ils sont les derniers. Très tôt, elle comprend que le salut viendra des études et des livres et s'engage dans ce travail avec énergie et acharnement. Elle doit être la meilleure. Grâce à la bourse obtenue, elle monte à Paris, étudie en Sorbonne et découvre un univers inconnu. Elle n'oubliera rien du pays premier, et apprendra la ville où elle fera sa vie. Les Pays raconte ces années de passage.

  • C''est un obscur fonctionnaire de Montignac, en Dordogne - Eugène Le Roy -, qui réalisera, vingt ans après la mort de Michelet, le voeu célèbre de l'historien d'écrire un livre populaire : un livre qui s'adresse au peuple, lui raconte son histoire, exprime sa révolte à l'égard des puissants qui l'oppriment et son inquiétude face à la disparition du monde rural et des modes de vie traditionnels. Dans une oeuvre à la fois naïve et colorée, sombre et cruelle, Le Roy met la fiction au service de la mémoire collective. Il offre, en même temps qu'un document sur la vie rurale - symbole de toutes les souffrances paysannes dans le bas Périgord au début du XIXe siècle -, un roman d'aventures militant, dans lequel le discours sur la France de cette époque double en permanence le récit d'une révolte paysanne sous la Restauration; un conte auquel ne manquent ni les loups ni les sorcières, mais un conte politique, animé par la revendication de justice sociale et traversé par le souffle immense de l'épopée révolutionnaire.

  • Pour redonner un sens à sa vie, Thibault décide d'acheter le domaine des Tailles à un vieux paysan et de se lancer dans l'élevage de chèvres. Mais ce dernier regrette soudain sa vente et souhaite récupérer ses biens. Thibault ne s'explique pas ce revirement jusqu'à ce qu'il découvre un cadavre enterré dans sa propriété...

  • Ils sont treize témoins, de Cazillac à Calès, de Martel à Glanes, de Saint-Cirgues à Livernon, qui ont fait de l'agriculture leur métier. Treize hommes et femmes passionnés, nés dans l'entre-deux-guerres, qui racontent comment ils sont passés, de la semi autarcie parentale rythmée par le cycle des saisons, à l'agriculture moderne. Leurs propos au plus près de leur formulation résonnent d'émotions, de joies, de peines.
    Ces éleveurs, fruiticulteurs, meunier, fromager, viticulteur, maraîcher, prêtre retracent l'histoire des productions emblématiques du Lot. Ces mots nourris du parler occitan, ces phrases fertilisées par le savoir ancestral sont notre héritage. Chaque témoignage est un chapitre de l'histoire humaine et agricole du Haut-Quercy.
    Catherine Lamic est née en 1959 à Martel dans le Lot, au sein d'une nombreuse fratrie. Après des études en agriculture, tourisme et patrimoine, avec en point d'orgue une Licence d'écrivain public à Paris la Sorbonne, elle devient pigiste. Aujourd'hui, elle se met au service du patrimoine immatériel qu'est la « mémoire vivante ».

  • La Terre qui meurt

    René Bazin

    • Neobook
    • 25 November 2013

    Le plus célèbre de ses romans. Sur fond d'abandon de la terre par ses propriétaires aristocratiques, les enfants d'un métayer sont attirés par la ville et même l'émigration. Où il se joue deux passions : celle, malheureuse, de l'infirme Mathurin Lumineau, et l'amour combattu et vainqueur de Rousille et Jean Nesmy, qui verra alors le renouveau de la Terre. Puissante évocation de ce qui était alors Terre incognita : le Marais Vendéen.

  • Ce roman nous décrit les moeurs paysannes poitevines de la fin du XIXe siècle, mettant en scène des personnages vrais alors que se dégage une vraie saveur campagnarde. Deux femmes accouchent en même temps, la servante et la maîtresse. L'un des bébés est mort. C'est là qu'intervient une substitution. Claudine, la servante, devine que l'enfant mort était celui de sa maîtresse et que le petit Henry est son fils. Pourtant. elle va se taire, pour l'amour de son fils. La paralysie cloue Claudine sur un fauteuil et la nouvelle cuisinière a vu les yeux adorateurs que l'infirme porte à Henry... Elle va sournoisement inciter l'enfant à haïr Claudine. Un grand roman : si certains moments sont tristes, d'autres sont d'une fraîcheur idyllique.


  • Le destin tout tracé de Denis, jeune paysan berrichon, a pris un tournant inattendu et décisif lorsqu'il a rencontré Carmen, une jeune et belle gitane venue vendre des paniers dans la cour de la ferme familiale. Attirés l'un vers l'autre, les deux jeunes gens ressentent vite l'urgence de s'aimer avant d'être séparés par la prégnance de leurs milieux sociaux et culturels. Mais leur amour sera plus fort que les obstacles qui présageaient une union impossible et ils partiront, par monts et par vaux, à la recherche l'un de l'autre. Après de nombreuses aventures et mésaventures, ils finiront par se retrouver et pourront enfin espérer vivre heureux autour du fruit de leur amour, mais la Grande Guerre viendra à nouveau les séparer, comme une sorte de malédiction s'acharnant sur leur bonheur.Porté disparu à la suite d'une expédition nocturne dans les lignes ennemies, Denis ne donnera plus signe de vie et Carmen, se rendant à l'évidence de sa perte, reprendra sa vie de nomade au sein de son clan, mais avec malgré tout, au fond d'elle-même, une lueur d'espoir qui refuse de s'éteindre...
    Sollicité par de nombreux lecteurs de son premier roman La Gitane, Didier Callot a repris sa plume pour redonner vie à cette belle histoire d'amour où persiste une énigme autour de la disparition de Denis... Pour en connaître le dénouement, il vous suffira de vous laisser entraîner dans cette suite captivante, pleine de voyages et de rebondissements de La Gitane.

  • Les poèmes d'Iréffaig Hudon sont des instantanés d'un temps jadis, aujourd'hui révolu mais pourtant toujours présent, planant dans nos coeurs et nos esprits. Car tant qu'il sera célébré par la littérature, le passé ne disparaîtra pas.

  • « Le village n'a point de rues. Des chemins aboutissent à la route qui le traverse, quand il n'est pas situé au beau milieu des champs ou sur la lisière d'un bois. On y use plus de sabots que de bottines. On y mange plus de légumes que de viande. On y boit plus d'eau que de vin. » Ce village, il s'agit des Vernes. Aux Vernes, point d'auberge, de boutique, d'école ou même de clocher ; seulement une poignée de maisons et de fermes jetées au milieu des champs, et où vivent quelques familles. Le roman nous fait découvrir l'intimité de ces familles et nous dévoile la vie paysanne des années 1890 et 1900. Le témoignage d'une époque, avant la grande guerre, quand nos campagnes voyaient se densifier le chemin de fer et arriver les toutes premières moissonneuses mécaniques...

  • Lorsqu'une nuit de septembre 1935, Martin se noie dans la Grosne, à Cluny, tout le monde croit à une mort accidentelle. Seule Marie, sa femme, sait qu il s est suicidé. Afin de comprendre les raisons de ce geste désespéré, elle choisit de briser le silence qui entoure la folie de Martin et de jeter un regard lucide sur leur vie de couple. Surtout, la jeune femme doit gérer le quotidien à la ferme et bâtir son avenir et celui de sa fille, entre utopie et réalisme, détermination et renoncement. Elle est secondée dans cette reconstruction par sa famille, notamment par sa soeur Emma, aux fortes convictions féministes, et par son frère Pierre, tout juste marié, qui accepte de bouleverser sa vie pour venir en aide à son aînée.

  • Un recueil de cinq nouvelles qui font revivre les villages d´avant-guerre et les moeurs paysannes. Maternité, durs labeurs, inceste, amour impossible, peur du « qu´en-dira-t-on », grossesse avant le mariage, rumeurs malfaisantes... Et bien sûr l´invasion, les rancoeurs, l´occupation, l´atmosphère pesante, la menace environnante et le climat de suspicion... Des personnages vrais pour des anecdotes pleines de justesse, et d´autant plus troublantes.

  • En 1920, la terre est un bon investissement pour les petits paysans de la Gâtine poitevine. Le long du Thouet, les récoltes sont prometteuses et la pêche est bonne ! Ernest et Clémentine Brémaud auraient pu acheter la ferme des Ormes dans sa totalité mais, à trop hésiter, ils ont dû se contenter de la partager avec les Gendron. Les Brémaud regrettent leur manque d'audace mais, après tout, la ferme ne reviendra-t-elle pas à leur petit Joseph quand il aura épousé Églantine, la fille Gendron ? Même si Clémentine sait qu'il faudra attendre bien des années avant de voir son rêve se réaliser... La guerre qui arrive, avec son lot d'incertitudes, ses prisonniers, ses réquisitions, ses occupants, pourrait bien remettre en cause le mariage tant espéré : Joseph reviendra-t-il ? Églantine saura-t-elle attendre son fiancé ? Avec beaucoup d'empathie, mais sans complaisance, Germain Rallon nous emmène dans le monde paysan d'entre les deux guerres. Les petits agriculteurs, habitués aux rigueurs de la campagne, aux aléas de la vie et de l'Histoire, peuvent enfin espérer des jours meilleurs grâce aux progrès agricoles et aux emprunts. Loin de la fresque pittoresque, La Vache et le Veau présente un tableau intimiste de la vie à Lhoumois, petit village des Deux-Sèvres. C'est surtout la générosité, la solidarité et le courage de ces modestes paysans que l'auteur met en valeur, dans ce troisième roman inédit. Dans la continuité de L'Ouche aux Brebis, l'instituteur-écrivain, qui partage la vie des ruraux, nous livre un tableau plus vrai que nature et bien plus parlant qu'une étude historique. Un roman dédié au monde paysan.

  • Ces quelques pages démontrent à la fois les difficiles conditions de travail et les difficultés rencontrées dans le monde paysan de nos campagnes du Sud-Ouest après la Seconde Guerre mondiale. Bien que ses parents aient voulu le garder à la ferme, Georges a choisi une autre voie en quittant ce monde de la terre pour vivre autre chose, ...

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