• 1860. Joséphine est une grisette, courageuse et mutine, une de ces milliers de petites mains mal payées des coulisses de la mode.
    2020. Amanda est une entrepreneuse moderne, qui développe son entreprise de bijoux grâce aux réseaux sociaux.
    Un jour, Amanda trouve dans sa cheminée une merveilleuse bague en opale, le Rayon de lune, ainsi qu'un paquet de lettres jaunies qui révèlent la vie mouvementée de la grisette. Fascinée, elle se sent liée à l'émouvante Joséphine par mille fils invisibles et surtout par cette bague, chargée de souvenirs.
    Mais voilà que le Rayon de lune disparaît dans des circonstances dramatiques...
    Séparées par plus d'un siècle mais réunies par l'immeuble parisien et le métier qu'elles partagent, ces deux héroïnes vont tout faire pour réaliser leurs rêves. Un roman poignant, traversé par des passions amoureuses qui défient le temps.
    Biographie de l'auteure :
    Tonie Behar est née à Istanbul, a un passeport italien, un diplôme américain, un mari breton et trois enfants du pays des merveilles... mais elle se sent surtout Parisienne ! Ancienne journaliste, elle effectue des recherches minutieuses pour chacun de ses livres et aborde ici le thème de la condition féminine au XIXe siècle et son écho aujourd'hui. Plusieurs de ses romans, dont Si tu m'oublies, paru aux éditions Charleston, ont pour cadre le 19 bis, boulevard Montmartre. Elle est la fondatrice de la #TeamRomCom. La Chanson du Rayon de lune est son sixième roman.

  • Ce livre fait entendre des voix rarement écoutées. Dix ouvrières et ouvriers de Renault-Billancourt se souviennent de l'île Seguin, le berceau de Renault, « la forteresse ouvrière ». Venus d'Algérie, du Maroc, de Tunisie, de Côte d'Ivoire, d'Italie,de banlieue et d'ailleurs, ils racontent l'arrivée à Paris, l'embauche, la recherche d'un logement, les cadences, la fierté, la révolte, l'épuisement, l'action syndicale, les brimades, la solidarité, le coeur de leur métier. Leur travail. L'usine de Billancourt a fermé ses portes en 1992. Des dizaines de milliers d'hommes et de femmes y ont passé une partie de leur vie. Qu'en reste-t-il ? Des ouvriers et employés se confient, à voix nue. Leur passé est étonnamment présent. Ils disent l'ineffaçable trace de cette vie d'usine et de bureau dans leur existence.
    Laurence Bagot, enseignante, a rencontré durant quatre ans ces femmes et ces hommes qui, de jour ou de nuit, ont fait Renault-Billancourt.

  • Liévin, 27 décembre 1974, 42 morts. L'une des catastrophes minières les plus meurtrières de l'après-guerre vient de se produire, l'une des dernières aussi. Les vieux mythes du mineur-martyr et de la mine infernale ressurgissent. L'événement n'est pas seulement ce rappel au XIXe siècle, il porte la trace des « années 68 » finissantes ; il donne lieu à des mobilisations d'un nouveau type. Entrent en scène de nouvelles figures appelées à un bel avenir : celles de la victime ou du « petit juge » luttant contre les élites minières. La catastrophe s'inscrit dans ce moment de basculement, entre la fin des « Trente Glorieuses » et l'entrée dans la « crise ». Pour cerner quelques aspects de ce basculement, l'auteur interroge sous l'angle de l'histoire sociale et politique le processus de désindustrialisation ; elle tente de percer à jour cet instant où le mythe ouvrier, autant que la classe ouvrière perdent de leur évidence et où la société industrielle, dans les faits et dans les images qui s'y attachent, amorce une mutation sans précédent.

  • « L'homme n'est pas un loup pour l'homme, il est une tombe. » L'usine ferme ses portes, et son spectacle, et ses poussières d'homme qui volettent insensément, qui se meurent souvent, renaissent en d'autres oppressions. Une prose fragmentée, sans entame ni fin, qui gratte la rouille, quête la dialectique.

  • Les textes réunis dans ce recueil ont en commun d'avoir pour sujets des femmes du XXe, des femmes dans l'Histoire. "Nous étions déjà veuves." Alors que le premier conflit mondial accouche de ses premiers morts, à Reims, des femmes travaillent dans un atelier de confection sans se douter que la guerre sera longue, assassine et que leurs hommes ne reviendront pas... "L'Autobiographie d'une grande horizontale" est celle de madame X qui, tandis que les soldats meurent par milliers dans la boue des tranchées, s'émancipe grâce aux plaisirs de la chair. Enfin, "Mémoires d'amour", nous fait remonter le fil amoureux de la vie d'une femme née avec le siècle à la recherche d'un homme idéal... Mais existe-t-il ?

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