• Germinal

    Emile Zola

    Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, lexique des termes techniques de la mine, chronologie et bibliographie)Voici, dans la France moderne et industrielle, les " Misérables " de Zola. Ce roman des mineurs, c'est aussi l'Enfer, dans un monde dantesque, où l'on " voyage au bout de la nuit ". Mais à la fin du prodigieux itinéraire au centre de la terre, du fond du souterrain où il a vécu si longtemps écrasé, l'homme enfin se redresse et surgit dans une révolte pleine d'espoirs.
    C'est la plus belle et la plus grande oeuvre de Zola, le poème de la fraternité dans la misère, et le roman de la condition humaine.
    Préface de Jacques Duquesne.
    Edition établie, commentée et annotée par Auguste Dezalay.

  • En 1898, au coeur des montagnes du Wyoming, la petite bourgade de Twenty-Mile dépérit en même temps que s'épuise sa mine d'argent. C'est donc avec scepticisme que ses quinze derniers habitants considèrent l'arrivée inopinée d'un jeune étranger bien décidé à se faire une place parmi eux. Mais le danger vient d'ailleurs : trois tueurs au sang froid, échappés de prison, s'abattent sur la ville pour y attendre le prochain convoi chargé de minerai. L'isolement de Twenty-Mile, encore renforcé par une terrible tempête, va coûter cher à ses habitants pris au piège.

  • Domingo Zárate Vega a commencé par remarquer des formes apocalyptiques dans les nuages qui survolent le désert d'Atacama, puis par prédire de petites catastrophes.
    Après la mort de sa mère il s'est établi comme ermite dans la vallée d'Elqui. Là il a découvert qu'il était rien moins que la réincarnation du Christ. Il parcourt alors le désert hostile et ses sermons le font surnommer dans les mines le Christ d'Elqui.
    Lorsqu'en 1942 il apprend que dans la mine voisine de la Providencia vit une prostituée dévote de la Vierge du Carmel, portant le nom de Magalena, il part à sa recherche, pour en faire sa disciple et sa femme et prêcher avec elle l'imminente Fin du Monde.
    Mais il est rattrapé par leur commune humanité.

    Fidèle à sa vocation de chantre du désert et de l'épopée du salpêtre, Hernán Rivera Letelier écrit ici un texte plein de verve, d'humour et d'espoir.

  • 1922. Cet hiver-là, Maria Duszenka, vingt ans, débarque avec son bébé en gare de Montceau-les-Mines dans le flot d'immigrants polonais embauchés par les Houillères. Son oncle, sa tante et leurs cinq enfants l'accueillent dans leur humble logement de la cité ouvrière réservée aux Polonais. Pour Maria, c'est inespéré : loin de sa chère Pologne, loin de Tadeusz, le père de sa petite Hanna, un foyer débordant de tendresse et un emploi de trieuse de charbon lui sont offerts, à elle, la fille-mère. La vie l'emmènera chez les métallos du Creusot, tandis que la France vibrera des tumultes de la guerre et des grandes grèves du Charbon et du Fer.

  • Alors que l'on commémore le quarantième anniversaire de la bataille de Kolwezi, Jean Dusausoy nous livre ici un témoignage précieux, celui d'un homme, expatrié à Kolwezi dans les années 1970 pour travailler, en tant que technicien, dans les mines du Haut-Katanga.
    Dans ce livre, l'auteur nous plonge dans la vie quotidienne d'un Belge parti vivre au Zaïre. Il évoque le travail à la mine, la diffi culté d'être loin de ses proches, presque « coupé du monde », la douceur du climat et les paysages époustouflants ou encore les rencontres humaines et les relations avec les travailleurs.
    Puis, au fil du temps, la situation sécuritaire se dégrade et, en 1977, la première guerre du Shaba éclate. En mai 1978, le Front national de libération du Congo (FNLC) s'empare de Kolwezi. Après sept jours de bataille, l'agresseur sera repoussé par le 2e régiment étranger de parachutistes.
    2250 citoyens européens seront alors évacués vers la Belgique, mais on estime que le FNLC massacra 80 Européens et 200 Africains. Jean Dusausoy, lui, avait déjà quitté Kolwezi.



  • Sur les récits du vieux loup de mer : Alcime, Pierrot le rêveur quitte le bocage vendéen pour tenter, dans le port de Nantes, l'aventure maritime.
    Après la découverte de différents rivages et le franchissement d'étapes importantes dans sa vie, par le hasard d'une tempête, il échoue au Pays de Galles. Il y connaît la noirceur des mines de la Rhondda mais, il y rencontre aussi Jenny et l'amour.
    Pas facile la vie d'un immigré dans ce contexte de crise dans les houillères du Royaume Uni en 1925-1926. Les rapports de forces ne tournent pas à l'avantage des faibles.


    La découverte des paysages Gallois, sauvages, d'une insolente verdure, marqués par un passé industriel minier encore visible ont éveillé chez Marcel Grelet un goût pour l'histoire humaine en particulier.


    Même si ce passé trouve ses origines dans des circonstances différentes, des similitudes entre l'outre-Manche et la France de cette époque sont bien réelles.


    En passant de la mer à la mine, de la lumière à l'obscurité, de l'eau au minéral, l'auteur s'applique à illustrer dans ce roman la condition des femmes et des hommes dans les années vingt.

  • L'inscription du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais au patrimoine mondial de l'humanité en 2011 a fait de la mine un lieu de mémoire universel et des gueules noires les héros et martyrs d'un monde disparu. Pourtant, l'activité minière, quasiment révolue dans la Vieille Europe et les pays de la première industrialisation, est aujourd'hui en pleine expansion dans la plupart des pays émergents, au point de constituer l'une des activités économiques essentielles de la Chine, du Brésil, de l'Afrique australe et de l'Inde. Érigeant en mythe un monde ouvrier fier de ses valeurs de courage, de solidarité et de puissance virile, Zola a définitivement lié dans notre imaginaire la mine au danger et à la catastrophe. Mais le vieux Maheux de Germinal concède aussi : « Du charbon, j'en ai dans la carcasse de quoi me chauffer jusqu'à la fin de mes jours ». Loin du spectacle de la mort collective, en effet, le travail à la mine est générateur de maladie et d'agonie silencieuse : silicose, ankylostomiase, sidérose et cancers dessinent les contours d'une catastrophe de masse, bien plus meurtrière, vécue à l'échelle individuelle par ceux qui perdent leur vie à la gagner depuis deux siècles. C'est l'histoire, longtemps occultée, que ce livre raconte. Réunissant les contributions de chercheurs internationaux, dont certains pour la première fois en français, il offre une réflexion à la croisée de l'histoire du travail, de la santé, des mobilisations sociales et des politiques publiques. Voyage dans les maux de la mine de charbon, de cuivre ou d'uranium, de la France au Chili, du Japon à l'Afrique du Sud, de l'Allemagne à la Chine, de l'Ecosse à l'Espagne, de la Belgique aux États-Unis, ce livre apporte un regard historique neuf sur une question d'une sinistre actualité dans notre monde globalisé.

  • Regards d'une jeune fille sur la Wallonie 
    Sa cité
    Des immigrés, des langues multicolores
    Une société à privilèges
    Une guerre avec des prisonniers
    Et un raton laveur, pour imiter le poète.
    La petite Mélie observe son époque, s'émeut sous le wallon tendre de Bonne-maman, découvre Prévert. Écrira-t-elle le livre dont elle rêve ?
    De découvertes sur soi en révélations sur son entourage, Mélie grandit, s'apaise, et ose rêver à Il était une fois...
    EXTRAIT 
    1940-1944
    Les provinces belges ? Mélie les récite à toute vitesse, sans omettre le méprisé Limbourg où elle habite.
    Les sept charbonnages de Campine ? À force d'entendre les comparaisons des collègues de papa, elle les connaît à l'endroit comme à l'envers. Si elle a oublié quel professeur y a découvert le charbon, elle sait que la mine paie plus ici qu'à Liège. Même les employés comme papa.
    Quant aux cours d'eau de Belgique, impossible de les retenir. Surtout dans l'ordre. Pour l'Yser, pense à grand-père ; c'est là qu'il a été gazé en 14, suggère maman, qui envoie Mélie au jardin, où la cadence du par coeur ne taraudera ni salades ni haricots. Répétitions. Voix monocorde. À force de patience, les affluents de l'Escaut deviennent ritournelle. Ouf ! Restent la Meuse et ses une, deux... six rivières ! La Meuse, Mélie la connaît. Elle coule près d'ici. Vue de la berge, d'un côté elle va vers Maaseik et le docteur de sa mère. De l'autre, vers Liège et les grands-parents. Le souvenir d'eau grise et large, comment le situer sur l'étroit fil bleu serpentant dans l'atlas ? Mélie bute : l'amont, l'aval, Maaseik, Liège, le gris de l'eau, le bleu du fleuve.
    Avec les lignes droites des canaux, comment retenir où on habite ?
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Un roman plein de surprises. Une belle légèreté, une plume magnifique, un roman à découvrir et à savourer. » (Filiber)
    A PROPOS DE L'AUTEUR 
    Après une longue carrière d'enseignante en français auprès d'étudiants néerlandophones, Odette Philippart a décidé de se consacrer à l'écriture. Son premier roman est le fruit de plusieurs années de travail poétique, notamment dans le cadre d'ateliers d'écriture.

  • Histoires mystérieuses tirées du terroir cévenol
    Pour ceux qui aiment les histoires extraordinaires et mystérieuses issues d'un terroir profond et pluri centenaire, voici un recueil de cinq nouvelles qui trouvent toutes leur origine dans les Cévennes anciennes et les histoires racontées au cours des veillées d'antan.
    Une cloche fantastique que personne ne met en branle et qui ne sonne que pour annoncer des ennuis... un enfant trop visionnaire... ou bien ces deux malheureux ensevelis (« Acatés » en occitan, signifie « ensevelis, recouverts ») sous l'éboulement d'une galerie souterraine à charbon... ou encore d'autres péripéties glauques et peu banales, en 1864, avec les ouvriers mineurs du vieux Plan des Pinèdes, entre Portes et La Levade...
    Voilà de quoi intriguer le lecteur.
    Les amateurs d'énigmes campagnardes, de phénomènes bizarres et obscurs, de mystères villageois, d'histoires tendres ou sordides devraient y trouver leur bonheur. Cependant les amateurs de poésie pourront y trouver aussi leur compte, un peu partout, mais particulièrement dans la dernière nouvelle du recueil !

  • Au Moyen Âge, c'est entre le xie et le xiiie siècle que l'exploitation et l'utilisation des métaux, et plus particulièrement celle de l'argent, se retrouvent sous la mainmise seigneuriale. L'intérêt des maîtres du ban pour l'exploitation des ressources naturelles s'est en effet manifesté de façon prépondérante dans le secteur des minerais métalliques, en relation étroite avec les frappes monétaires notamment. L'étude de la question minière pour cette période met à contribution plusieurs types de sources écrites et archéologiques. En ce qui concerne les textes, si les chartes sont plutôt rares et parfois sujettes à caution, la documentation sérielle du bas Moyen Âge offre un ensemble copieux et encore en bonne part sous-exploité, tout particulièrement les comptabilités châtelaines. Mais c'est sans doute de l'archéologie extensive et de terrain que l'on peut attendre le plus de résultats nouveaux. D'une part, par l'organisation de vastes prospections dans des zones de production minière attestées par la géologie mais aussi par des indices d'exploitation ancienne ou plus récente, d'autre part, par la fouille de sites miniers qui s'est concentrée jusqu'alors sur un petit nombre d'exemples étudiés en profondeur mais n'a concerné qu'une faible partie des sites recensés. Cet ouvrage rassemble les contributions présentées lors de la table ronde organisée à Lyon le 15 mai 2002 pour faire le point sur un ensemble de recherches portant sur différents espaces européens : Dauphiné, Savoie, Provence, Piémont, Toscane, Andalousie et Bohème.

  • Les dernières mines françaises de charbon ferment en 1990 dans le Nord-Pas-de-Calais, en 2004 en Lorraine. C'est la fin de la « civilisation du charbon », aux rudes effets économiques et sociaux. Au même moment, émerge pourtant une réflexion innovante qui ambitionne d'inventer le futur des anciens bassins charbonniers. Alors que, pendant plus de 200 ans, le charbon a été la principale source d'énergie et le puissant moteur de la croissance économique à travers le monde, la désindustrialisation progressive des bassins houillers constitue un choc pour les populations comme pour les territoires, souvent traumatisés. Alors même que l'État (central et/ou local), le « marché » et les différents acteurs de la société peinent à retrouver un équilibre leur permettant de jouer pleinement leur rôle. Des initiatives, à toutes les échelles, surgissent et renouvellent le rapport des hommes à leur territoire. Reprenant à leur compte le concept de « rési­lience » popularisé par Boris Cyrulnik, une trentaine de chercheurs en sciences sociales (historiens, géographes, économistes, aménageurs, sociologues, anthropologues, archivistes...) relèvent le défi et font de ces territoires de la mine un terrain d'analyses et d'expériences. Selon les cas, ils examinent les pratiques à l'oeuvre dans le passé, dressent le bilan des actions publiques et privées menées avant comme après la fermeture des puits, comparent les situations d'un pays, d'un continent à l'autre, proposant autant de pistes pour l'avenir.

  • Las teselas del mosaico sobre la sociedad colonial que Laura Escobari de Querejazu ha compuesto a lo largo de varios años, figuran reunidas en este libro poco común. L El altiplano emerge aquí en efigie de cuerpo entero dibujada con trazos continuos suavemente degradados, sino en piezas breves contrapuestas, que adosadas, otorgan sin embargo relieve a una faceta capital de la historia de Charcas. El libro centra su desarrollo en cuatro aspedos indispensables para la comprensión de la historia colonial de esta región andina. Estos cuatro puntos son: la coincidencia entre pobladores americanos y europeos en las ciudades, el liderazgo sobre todo indígena y en la cuestión de la mano de obra en las actividades agrarias y en las mineras del sedor colonial, más algunas adiciones referente a rebeliones indígenas o tecnología. Cada sección -ciudades, élites, explotación agraria y minería-, va precedida por una introducción que sitúa el tema en su contexto. Nicoiás Sánchez-Albornoz

  • Une petite ville du nord, un ancien charbonnage abandonné, un démon incarné sous les traits d'un mineur fou, une bande de gamins prêts à défendre chèrement leur peau, un affrontement aux conséquences inimaginables...
    Dans les entrailles de la terre, personne ne vous entendra hurler !

  • Ce livre intitulé Angelo Galvan - Le renard du Bois du Cazier retrace l'histoire de ce héros carolo qui a confié le récit de sa vie et son journal à l'auteur. Hanté par la tragédie, il se mua en monument vivant, témoin des mineurs disparus. Jusqu'à la fin, il veilla, pour que tous survivent en nos esprits.

    « Parce que j'ai eu l'honneur de le connaître, de l'écouter durant tout un hiver et pour honorer la promesse que je lui fis, je m'efforce de transmettre ce que je sais de la mission du Renard dont le nom était Angelo Galvan. Autant pour ceux qui n'ont jamais entendu parler de lui que pour ceux qui savent ce que ce nom recouvre en terme de courage. Car, voici bien longtemps, en 1985-1986, Angelo m'a parlé de la vie, de la catastrophe de Marcinelle et de ses compagnons disparus, de l'après et du souvenir. Au terme de nos entretiens, il m'a confié un manuscrit, rédigé avec bonté pour que le jeune journaliste que j'étais comprenne avec son coeur la tragédie et ce qu'il avait éprouvé dans le fond. Jamais Galvan n'aurait voulu se voir identifier à un héros. Cette idée même lui était étrangère. Discret, indifférent à la gloire, il était un sauveteur parmi les autres. Mais pour toujours il incarnera le combat de ces hommes de devoir et de sacrifice. Il est leur symbole. » Marcel Leroy

  • « La vie est un combat perpétuel pour toutes les générations. Le bonheur n'est jamais acquis pour sa descendance. Les guerres ne sont pas prévisibles dans un destin. Il faut les vivre et les subir. Les lois de ceux qui nous gouvernent créent les exodes, les séparations, la misère ou le bonheur. De même le choix de sa famille est impossible. La seule influence concrète reste l'éducation et l'amour qu'un couple peut donner à ses enfants. »

  • La découverte du métal et sa maîtrise constituent une révolution technologique affectant à tous les sens du mot la vie des hommes comme les paysages. De la Protohistoire au Moyen Âge et au-delà, les techniques d'extraction ont connu des mutations profondes pour accroître les quantités produites. Parmi les représentations premières du fer métal figurent les mines et l'industrie métallurgique.À travers l'étude d'une phase clef du processus métallurgique ; la préparation des minerais, et en prenant pour exemple le Nord de la Franche-Comté cet ouvrage rend compte d'un programme inédit de recherche en archéologie et en histoire des techniques.

  • «?Le 31 mai 1941, à la mine, une grève et non un piquet de grève se révèle. Pour la compagnie, c'était inexplicable. La raison était évidente. Les puits étaient transformés en piège à militants. Intelligemment, les responsables locaux préparèrent la grève par un sérieux porte-à-porte, montant la garde à l'entrée des corons pour convaincre les ouvriers qui ne l'étaient pas encore. Ce jour-là, à l'Escarpelle, le directeur signa et la fosse n° 8 fut en grève. Les femmes de mineur incitèrent leur mari à rester à la maison. À Auby, des hommes venus du Pas-de-Calais empêchèrent la descente. Durant cette grève, plus de 500 personnes furent arrêtées, dont 244 finirent déportées. Malheureusement, 30 ne revinrent jamais.?» Résidant à Mont-Louis, dans les Pyrénées-Orientales, Pascaline rejoint un ami d'enfance à Sisteron, la perle de Haute-Provence. Suite à une donation inattendue, celle-ci se rend seule dans le Nord de la France, à Auby, sa ville natale où son père accomplit durant de nombreuses années un travail pénible : mineur. Durant son séjour, elle redécouvre le vécu du bassin minier tandis que ressurgit une figure du passé... Deux mondes, des siècles d'histoire : à travers le voyage de son héroïne, Noëlla Moreaux signe un récit empreint d'émotion, instructif et saisissant, qui vaut surtout par son hommage aux gueules noires.

  • Libellule

    Georges Vierne

    À l'ombre du château de Portes
    Libellule c'est la narration du parcours d'un anonyme des Cévennes, né entre les deux grandes guerres en 1930. Un homme comme il y en avait tant, avec son prénom Ernest ou Gérard, et son surnom Libellule. Et surtout le Père, comme l'on disait en ce temps-là. C'est sa vie partagée entre la mine et la montagne cévenole son domaine, avec la chasse, les champignons, la pêche.

    C'est aussi ces cinq mioches ou ses gosses, qui ont parfois mal vécu son éducation sévère évoquée par son fils qui tente de comprendre cinquante ans plus tard. C'est du patois de Portes, sous le château, avec ses individus et leurs surnoms, la façon de vivre à l'ancienne, le parler de la campagne.


    La Libellule aurait aimé être « reconnu », alors qu'il multipliait les petits exploits campagnards au milieu des cèpes, des sangliers, des truites, restant malgré tout cet anonyme effacé que sa personnalité ne mettait jamais en avant.


    Libellule, c'est finalement cette reconnaissance à titre posthume. Celle de ce qu'il était, qu'il voulait être, ou qu'il aurait pu ou dû être, racontée par son fils, qui pense avoir enfin compris.


    Un livre qui rend hommage à une vie plus simple que celle d'aujourd'hui, qui nous fait comprendre bien des choses, en nous replongeant dans un univers à la fois proche et tellement lointain, qui ravive des madeleines de Proust chez les séniors, et permettra à leurs enfants et petits-enfants de peut-être mieux apprécier leur confort et leur liberté actuels.


    Un bon roman du terroir, sans intrigue, seulement la narration de la vie !

  • De retour d'Anvers pour « affaire », Gérard Nattier alias MANDRAGORE, est accueilli par son ami Joseph Bloque à l'aéroport du Bourget.
    L'avion est arrivé avec du retard. Gérard Nattier offre à une passagère ayant raté son train de la raccompagner chez elle en voiture à Tournan.
    Sur le trajet qui les ramène à Paris, ils sont témoins d'un étrange incident. Un homme s'enfuit d'une auto se trouvant sur une route secondaire et se précipite vers la leur. Un coup de feu claque, l'inconnu s'écroule, le véhicule, au loin, démarre sur les chapeaux de roues.
    Gérard Nattier s'empresse de porter secours à la victime qu'il reconnaît pour l'avoir croisé quelques heures auparavant à Anvers...

  • Il s'est juré de « démolir le Président Trump », Trump l'a désigné comme « une menace pour la sécurité nationale » : qui est George Soros, l'homme qui a déclaré la guerre au Président américain ?
    Spéculateur, milliardaire, philanthrope, George Soros est connu pour avoir fait « sauter » la banque d'Angleterre et contribué au renversement de nombreux régimes politiques. Les auteurs ont choisi de nous le faire découvrir au travers de son action en Afrique. Deux des facettes du personnage peuvent être observées : Soros le philanthrope, qui apporte son soutien aux mouvements citoyens, aux ONG et aux médias pour officiellement promouvoir la démocratie et les libertés. Et Soros le spéculateur, qui investit dans les secteurs les plus controversés : mines, pétrole, OGM, biocarburants... Le tout avec le support des cercles de pouvoir américanoatlantistes.
    Ambivalence, cynisme ou pragmatisme ? Avec cette plongée en SOROSAFRIQUE, les auteurs analysent méthodiquement un système d'influence parmi les plus puissants et les plus opaques de la planète.

  • L'objectif premier de cet ouvrage est de publier l'ensemble de la chaîne opératoire qui conduit de l'extraction du minerai jusqu'à la phase ultime d'enrichissement, c'est-à-dire le lavage. L'approche est à la fois historique, archéologique et archéométrique. Historique grâce à une relecture de l'ensemble des textes relatifs à Brandes, à partir d'un corpus enrichi par une recherche systématique dans des fonds encore non explorés, notamment en l'élargissant à l'ensemble du massif de l'Oisans, à la politique minière et monétaire des Dauphins et en intégrant les archives de la prévôté d'Oulx conservées aux archives de Turin (Italie). Cette documentation ne concerne pas stricto sensu la chaîne opératoire du traitement minéralurgique, mais elle permet de mieux connaître le site dans son ensemble et d'en appréhender l'importance. Archéologique, grâce à la fouille d'une partie importante du quartier industriel qui occupe l'extrémité occidentale du site. Les campagnes de terrain de ces quinze dernières années ont apporté des informations inédites sur le traitement du minerai grâce à la découverte des ateliers, des outils et des déchets correspondant aux différentes étapes de la chaîne opératoire. Un moulin hydraulique destiné au broyage du minerai, premier du genre fouillé et étudié pour le Moyen Âge, a été mis au jour. Il est désormais possible de proposer une restitution de l'organisation et du fonctionnement du quartier industriel. Archéométrique, enfin, car des analyses ont été réalisées sur les minerais, sur les déchets de minéralurgie comme les sables de lavage, etc. La collaboration avec des géologues et des archéomètres a considérablement élargi le champ des connaissances. Pour autant, si l'essentiel de cet ouvrage est consacré à la chaîne opératoire du traitement d'un minerai polymétallique argentifère, il contient aussi les dernières avancées relatives à l'agglomération minière. En 1994, un premier volume de la collection des DARA faisait le point sur cette agglomération et sur les chantiers extractifs. Il a paru intéressant de contextualiser les acquis les plus récents en reprenant en partie certains aspects de l'agglomération et de la mine, ceci afin de montrer à quel point Brandes est une cité ouvrière et combien ceux qui l'habitent sont au service de l'entreprise minière.

  • Dans la mine, à Ganges, c'est le coup de grisou. De nombreux ouvriers se retrouvent enterrés dans les galeries.
    L'ingénieur en chef, M. Caplys, descend pour constater les dégâts et trouve une cartouche de dynamite au pied de l'éboulis. Il est persuadé qu'en fait d'accident, il s'agit d'un acte intentionnel.
    Immédiatement, il fait appel à son ami le commissaire BENOIT, de Paris.
    Le policier débarque le soir même, en compagnie de son jeune secrétaire Lissier. Plusieurs indices découverts les dirigent sur la piste d'un crime au bilan dramatique de cent vingt potentielles victimes...

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