• Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.

    Le père franciscain Herman Leo Van Breda (1911-1974) a 27 ans et vient tout juste d'être licencié en philosophie quand il décide de consulter le fonds d'inédits du philosophe Edmund Husserl, disparu quelques mois plus tôt à Fribourg-en-Brisgau. L'ampleur de sa découverte le conduit à fonder en 1939 les Archives Husserl à Louvain. Son action a permis d'assurer le sauvetage de ce monument de la pensée, menacé par la montée du nazisme. Van Breda dirigera cette institution jusqu'à sa mort.

  • Vaincus en 1940, les Français se retrouvent vainqueurs en 1945 et vont occuper, pendant quatre ans, un modeste territoire peuplé de six millions d'Allemands. À l'aide de documents d'archives inédits et de nombreux témoignages français mais aussi allemands, Marc Hillel raconte l'histoire de cette occupation, et s'attache surtout à restituer le climat dans lequel elle s'est déroulée. Pour les Allemands, vainqueurs d'hier, les Français ne sont que des « combattants de l'après-guerre » arrivés dans les bagages des Américains. Pour les Français, qui sortent de quatre années de souffrances et d'horreurs, tout Allemand est suspect, et ils entendent faire étalage de leur puissance reconquise. Aussi, tandis que pleuvent les règlements et les interdictions, les premiers mois de l'occupation sont-ils l'occasion, sous la houlette du général de Lattre de Tassigny, de grandioses défilés militaires et de fêtes somptueuses. Avec l'arrivée du général Koenig et d'administrateurs civils, la véritable occupation se met en place. Première tâche : la dénazification. C'est en zone française qu'elle sera la plus rigoureuse. Par ailleurs, le pillage systématique de la France par les Allemands incite l'occupant français à pratiquer une « récupération » forcenée : machines-outils, bois des forêts, pommes de terre et jusqu'aux robinets de baignoire. Si l'on tient compte des familles entières qui viennent s'installer dans les appartements et maisons réquisitionnés, près d'un million de Français auront ainsi goûté aux joies de l'occupation. Pourtant, dès 1945, au milieu des excès, du chaos administratif, une timide coopération culturelle commence à se développer, des voix s'élèvent qui parlent de réconciliation et d'entente, la suite on la connaît... Objectif et sans complaisance, le livre de Marc Hillel rappellera à ceux qui l'ont vécue et apprendra aux autres une histoire que l'on n'avait encore jamais traitée dans son ensemble.

  • Après la mort de sa mère, la narratrice se souvient. De son enfance et de son adolescence massacrées par vingt ans de silence, de mépris et de coups. De la réconciliation lente, patiemment tissée au cours des dernières années de maladie. Avec humour, avec tendresse, elle remonte le fil de la vie malheureuse de sa mère, cette femme-enfant qui n'a pas su l'aimer. Elle veut comprendre, en suivant le lien ténu qui n'a jamais cessé d'exister, malgré la haine entre elles.

  • Un mal répand la terreur, plutôt cancer que peste : la prise d'otages. Un cancer qu'il faudra bien soigner. Personne ne tentera donc quelque chose contre ce nouveau dragon ? Et si un nouveau saint Michel, justement, se mettait à agir, en exécutant systématiquement cette race de lâches ? Ce justicier inconnu, ce sera le « Renard », dont la personnalité outrancière, secrète, a quelque chose d'attachant, par son passé obsédant, ses luttes, ses ambitions, ses amours, ses motivations réelles en somme ; un héros terrible et doux à la fois. « P.J.O. », un roman à boire d'un trait, comme une drogue dure, un philtre de mort et de haine. Une histoire forte, prenante, qui ne peut laisser indifférent, par ses outrances, mais aussi à cause de cette révolte qui monte en chacun de nous devant le problème mondial des preneurs d'otages, quels qu'ils soient.

  • Ce livre constitue une partie de l'oeuvre monumentale devenue introuvable d'Auguste Verdeil consacré à l'histoire du Pays de Vaud. Il fait revivre dans le détail, les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, la haute époque au cours de laquelle les « magnifiques, hauts, puissants et souverains seigneurs », ces Messieurs de Berne établirent leur toute-puissance sur le Pays de Vaud.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Paris, 24 décembre 1976, 9 h 22 : le prince député Jean de Broglie, co-fondateur du parti giscardien, tombe sous les balles d'un tueur. Après quatre ans d'enquête officielle, le mystère reste entier... Aussi, ce livre explosif, résultat d'une longue enquête, vient-il à son heure : pour la première fois, sont démêlés les principaux éléments de l'imbroglio politico-financier qui cache, selon toute vraisemblance, le mobile du meurtre. Pour suivre le fil conducteur de l'affaire, l'auteur remonte aux années soixante, dans l'Espagne franquiste où la fameuse Opus Dei - la Santa Mafia - était mêlée à ce qui devait devenir, en 1969, le « scandale Matesa ». Démontrant les liens étroits qui rapprochaient alors la famille Giscard et la Santa Mafia, le livre nous mène ensuite au Luxembourg, où le prince de Broglie et ses acolytes devaient mettre sur pied avec la Matesa un complexe réseau financier destiné à détourner des sommes considérables. Or, l'auteur fait connaître des documents jusqu'ici restés secrets, ou laissés de côté. Ceux-ci démontrent à quel point Jean de Broglie était engagé dans ce montage international, et comment les dettes énormes qu'il avait contractées menaçaient indirectement l'honneur même du Président de la République élu en 1974. Première analyse cohérente de cette affaire, ce livre ne fait pas l'économie de la description détaillée des préparatifs et du déroulement du meurtre, et des manipulations policières de l'enquête, qui paraissent bien impliquer la responsabilité des plus hauts niveaux de l'État giscardien.

  • Sous des dehors paisibles, la campagne fribour­geoise sert parfois de décor à de véritables drames. Quand l'un d'eux touche une famille en vue, l'inspecteur Jo Dubreuil doit faire preuve de doigté afin de ménager les susceptibilités. Il n'aura pas trop de toute sa perspi­cacité pour s'y retrouver dans le dédale des jalou­sies, des rancoeurs et des convoitises.

  • Amours d'expats

    Eva Morgan

    Elsa a quitté Paris pour aller vivre à Fribourg, dans le sud de l'Allemagne, et surtout rejoindre Stefan, celui qu'elle croit être l'homme de sa vie. Malheureusement, cet amour ne résiste pas à la réalité de la vie à deux, et malgré l'attitude ambiguë de Stefan qui n'accepte pas la rupture, il est déjà trop tard pour repartir à Paris, car Elsa est tombée amoureuse de Fribourg et de son art de vivre.
    Une nouvelle existence commence alors en ce début d'été, pleine de rencontres, d'amour et d'amitié, mais aussi de quiproquos et de malentendus.
    *
    Après une série de catastrophes amoureuses, Maria arrive à Paris pour l'ethical fashion week, fermement décidée à éviter la gent masculine. C'est sans compter sur la magie de la capitale ! Les défilés, les soirées, les créateurs, les mannequins, voilà de quoi faire tourner la tête de la jeune idéaliste qui ne tarde pas à s'enflammer. Hélas, entre le charme exotique du bouillonnant Paco et les merveilleuses idées du tendre Alexandre, son coeur balance. Séduite par l'un, courtisée par l'autre, il lui faudra démêler les noeuds de ses propres sentiments et être capable d'analyser à sa juste valeur la sincérité de l'un et de l'autre.
    Une comédie romantique en plein coeur de Paris, décidément la ville des amoureux !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Édouard Malterre a seize ans lorsqu'il s'échappe de son sanatorium, rejoint les frères Victor et Louis pour mener dès lors une vie de nomade à travers la France et l'Europe. Que de métiers ! Que de maîtresses ! Le voici débardeur à Hambourg, balayeur dans un camp américain, interprète à Munich, ouvrier agricole en Bavière, comptable à Dijon, et partout il se déniche une femme, paysanne ou dactylo, qui voudrait bien être emmenée à Paris. Bientôt pourtant l'armée offre à Édouard un séjour de dix-sept mois en Algérie, puis, réformé, il entre alors dans une institution pour enfants anormaux, que bientôt détruira un incendie. Mais Édouard y a rencontré une jolie infirmière : l'heure de l'embourgeoisement aurait-elle sonné ? Gouailleuse et flegmatique, cette confession d'un petit « cousin » un peu farfelu de Céline ou Cendrars nous révèle non seulement un homme mais un auteur de joyeuse et noire compagnie.

  • Le train des déportés, en route pour Auschwitz, traverse l'Allemagne. Un homme, destiné au four crématoire, réussit à scier les planches d'un wagon et à se sauver. Le voici libre, mais seul dans ce pays doublement ennemi, puisqu'il est juif. Onze ans plus tôt, étudiant, son meilleur ami, cet ami de jeunesse qu'on ne rencontre qu'une fois dans la vie, était un Allemand. Il est aujourd'hui médecin. S'il lui demandait de le cacher ? Où passent les frontières du courage et de la lâcheté, de quoi est capable un homme aux tripes glacées par la peur ? Un quart de siècle plus tard, l'ami, lâche ou héros de 1944, est l'un des dirigeants politiques de la nouvelle Allemagne. Doit-il rougir ou se vanter de son passé ? Un sujet passionnant, un problème, un point d'interrogation.

  • C'est l'histoire d'un beau flambeur que Frédéric Valmain nous raconte avec son humour habituel : un homme libre, ce beau flambeur, libéré de l'argent en tout cas car s'il sait s'en procurer, dans les alcôves le plus souvent, c'est pour en faire des feux de joie ! Ce qui ridiculise notre époque, c'est la gravité ! Cet optimiste rit de tout et de n'importe quoi, de lui-même, surtout, que les dames ont pourtant surnommé "Super mâle"... à cause de « sa drôle de machine ! ». Un peu fou, oui ! Doit-on encore faire l'éloge de la folie ? Il se refuse à perdre sa vie à la gagner. Et ses aventures nous transportent de par le monde, dans des « petits mondes » variés, celui des margoulins du show-business, par exemple, ou des suffragettes britanniques qui revendiquent le droit au plaisir. Avec lui, nous découvrirons l'ambiguïté des amours particulières et deviendrons, d'autre part, le favori d'un truculent monarque en exil... Oui, mais ce héros... de l'anticonformisme, a horreur du drame et, quand les choses tournent à l'aigre, il pirouette et s'escampe ventre à terre !

  • Ce troisième et dernier volume des Chroniques de François Bonivard relate l'une des périodes les plus importantes de l'histoire de Genève, celle où, ayant scellé son destin helvétique en s'alliant avec Berne et Fribourg, elle s'est résolument émancipée de la maison de Savoie et de l'évêque et où, à l'instar de sa puissante alliée, Berne, elle a adopté la Réforme. Le récit de François Bonivard, témoin contemporain et avisé dès 1536, conteur insurpassable, nous fait vivre les années calviniennes balisées de luttes acharnées aussi bien internes qu'externes, jusqu'à la victoire des partisans du Réformateur en 1555 et à l'heureuse inauguration d'une ère de paix.

  • Le rapport entre Heidegger et le nazisme a été souvent traité. Mais la relation qui implique sa philosophie reste étrangement négligée. On omet l'essentiel : son effort pour intervenir de l'intérieur du national-socialisme. La « guerre des recteurs » en 1934 commence comme un meurtre policier. Mais elle débouche sur la « seconde philosophie » de Heidegger : criminaliser comme « nihilisme », à la façon nazie, la philosophie entière depuis les Grecs. Telle est la « déconstruction », terme fatal du Heidegger d'après-guerre, glorifiant la Mobilisation totale de Jünger. Heidegger maintient ses vues les plus fanatiques, au prix d'un retournement de définitions trop habile. Démonter ce piège, c'est ouvrir une voie inexplorée entre narration et philosophie : dans leur interaction. Il faut, avec Hlderlin, déchirer le piège.

  • La pratique démocratique y trouve, comme ailleurs, ses erreurs et ses faiblesses, mais l'expérience suisse vaut un voyage en profondeur d'observateurs attentifs.

  • Ce volume rassemble des contributions présentées aux 115e et 116e Congrès nationaux des Sociétés savantes. Ces textes ont été regroupés sous trois rubriques : économie, société, démographie ; armée, relations internationales ; culture et religion, qui correspondent aux grands axes développés à cette occasion. On y relèvera avec intérêt l'attention soutenue aux problèmes économiques et sociaux qui sont aujourd'hui injustement délaissés par ce champ de l'historiographie, l'importance du problème de la frontière, tel qu'il a été évoqué dans le cadre du Congrès de Chambéry et, enfin, l'importance des problèmes culturels et religieux dans les préoccupations des chercheurs actuels sur la Révolution française. Michel Vovelle

  • Ce livre est la première étude globale paraissant en langue française sur la géographie politique de la Suisse. L'intérêt de la Suisse comme thème d'étude en géographie politique est de regrouper sur un petit territoire la quasi-totalité des points fondamentaux de cette discipline. Constituant l'un des espaces politiques les plus originaux du monde, la Confédération Helvétique est en même temps le laboratoire miniaturisé du fédéralisme et le miroir fidèle du kaléidoscope politico-territorial observable en Europe. Cette étude est une tentative pour dépasser les clichés stéréotypés ordinairement appliqués à ce pays. L'ouvrage essaie de restituer le plus clairement possible l'infinie variété de l'espace et du peuple suisses où les particularismes et les contrastes sont plus évidents qu'ailleurs parce que concentrés sur une petite superficie. Les principaux aspects politico-géographiques sont abordés selon des méthodologies quantitatives, fonctionnelles, socio-psychologiques et humanistes. La dimension spatiale demeure l'ingrédient vital de l'étude de la Suisse sous l'angle de la géographie politique. À travers le territoire, il s'agit donc de repérer les traits de la personnalité politique de la Suisse et surtout de les extraire du syndrome contemporain en s'attachant à dégager le constant du transitoire.

  • Ils étaient : « Luftwaffenhelfer » : LWH. Savez-vous ce qui se cache réellement derrière ce mot ? Savez-vous qu'en 1943, à court d'hommes, les nazis en ont été réduits à arracher des lycéens à leurs études pour en faire des canonniers de DCA afin de tenter d'arrêter le déferlement des vagues de plus en plus dévastatrices des bombardiers alliés ? Savez-vous comment ces écoliers soldats alsaciens et mosellans - les plus jeunes incorporés de force dans la Wehrmacht - ont vécu la succession de chocs subis à la suite de leur incorporation illégale et prématurée, des combats, des excès de fatigue, des morts, des blessés ? Voici pour la première fois une réponse complète à ces questions avec de très nombreux témoignages et anecdotes à l'appui et des détails sur la vie de celui que l'on nomma « le combattant le moins cher de la Seconde Guerre Mondiale » et dont la caractéristique dominante était de se trouver placé dans une situation absurde ! On contraignait en effet, illégalement, par d'odieuses mesures de coercition - notamment sur les parents - des adolescents, presque des enfants, à combattre les Alliés de la France, à tirer sur leurs avions et, parfois, à les abattre ou a se faire tuer par eux, sans que quiconque ne bouge le petit doigt. Une situation kafkaïenne qui fit dire à un jeune LWH de 16 ans dans son journal : « Quel mal ai-je fait pour mériter un tel destin ? Je ne trouve pas de réponse ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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