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    De la rencontre à la vie commune : un dialogue amoureux, sensuel et visuel entre Mathias Malzieu et Daria Nelson.
    À quarante ans, peut-on tomber amoureux avec la même fraîcheur que lorsqu'on était adolescent ? Mathias Malzieu et Daria Nelson en sont la preuve vivante. Lui avec les mots, elle avec les images, ils racontent leur première rencontre qui a " déréglé joyeusement la métrique amoureuse ", puis l'envie, deux jours plus tard, d'une vie ensemble. Les scènes se suivent, mêlant le réel à l'imaginaire, le quotidien aux fantasmes et aux rêves. Le corps est objet de désirs : les pieds sont des poissons tropicaux, une paire de fesses devient un trésor de pirates, un sexe est un instrument de musique. Entre les scènes, le chanteur Malzieu évoque ses frères aînés : Boris Vian, Serge Gainsbourg et Alain Bashung.

  • Paru en 1872, La Naissance de la tragédie est l'acte de naissance d'un philosophe convaincu que seule la confrontation avec ce qui nous est étranger nous donne accès à nous-mêmes.
    En interrogeant la genèse de la tragédie antique à partir des pulsions que sont l'apollinien et le dionysiaque, Nietzsche met en lumière le sens du pessimisme propre à la Grèce présocratique. Ce « pessimisme de la force », lucide quant au caractère douloureux de la vie humaine, n'exclut pas, mais au contraire renforce le désir d'exister. Par contraste, Nietzsche interroge également une autre forme de pessimisme : le nihilisme dont souffre l'Europe moderne, conséquence paradoxale du rationalisme socratique.
    La Naissance de la tragédie inaugure ainsi une forme de philosophie radicalement nouvelle : une philosophie qui, contre la rationalité triomphante, met au jour le fond pulsionnel de toute activité humaine, et qui s'attache à comparer et évaluer les cultures, en vue de mieux comprendre le présent et de transformer l'avenir.

  • Chantés dans les fêtes en l'honneur des dieux ou lors des banquets, entendus sur les gradins du théâtre ou sur l'agora, contemplés sur les murs des temples et sur les vases à boire, les mythes font partie du quotidien des Grecs. Zeus et les divinités de l'Olympe, Prométhée, Héraclès, OEdipe, Thésée, Hélène, Pandora, Ulysse, en sont quelques figures marquantes. Les récits mythiques, qu'ils soient connus par les textes ou par les images, participent ainsi à la construction de domaines aussi variés de l'expérience grecque que le panthéon polythéiste, les codes alimentaires, les rapports entre les sexes, le regard sur les âges de la vie et sur la mort ou l'histoire des communautés.
    La richesse et le foisonnement des mythes sont suggérés ici dans un choix de thèmes qui peuvent répondre en-core aux questions d'aujourd'hui. Car la mythologie grecque est un univers qui, au-delà du plaisir que procure la découverte d'histoires fascinantes, permet d'entrer pas à pas dans le dédale d'une culture.

  • "Les Grenouilles" d'Aristophane sont notre huitième publication des oeuvres complètes du grand comique Grec. Cette fois-ci, Dionysios descend aux Enfers afin d'en faire revenir le plus grand Tragédien Grec de tous les temps. Une fois le fleuve de l'Enfer croassant du concert des Grenouilles franchi, Dionysios, vêtu de la peau de lion prêtée par Héraclès, subit quelques brimades de la part de quelques morts un peu aigris, puis le spectateur assiste à une formidable joute oratoire qui oppose Eschyle à Euripide. Une vraie pièce littéraire, pour ceux qui doutent de l'incroyable étendue du registre d'Aristophane.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de D. H. Lawrence. Écrit après "Le Serpent à plumes" et avant "L'Amant de Lady Chatterley", "L'Étalon" ("St Mawr", dans le titre original), l'un des plus beaux portraits de cheval de toute l'histoire de la littérature, a été publié pour la première fois en 1925, simultanément en Angleterre et aux Etats-Unis, et n'a cessé depuis d'être réédité dans les pays de langue anglaise. Comme souvent chez Lawrence, l'intrigue embrasse une vision panthéiste du monde. Derrière l'inénarrable portrait de Mrs Witt, l'Américaine, ou de celui plus nuancé de sa fille, jeune femme névrosée abandonnant son époux trop civilisé pour sauver de la castration un cheval sauvage et partir s'installer dans les montagnes du Nouveau-Mexique, on devine la tendresse mêlée de férocité de l'écrivain qui débusque, au-delà du puritanisme et des faux-semblants, le pathétique et la nudité de la condition humaine. Fidèle à sa mystique et à sa morale fondées sur un profond respect de la vie instinctive et de la nature, l'auteur de "L'Amant de Lady Chatterley" y médite sur l'univers sexué et poursuit une réflexion souvent amère sur l'homme, cet animal social et politique perverti par des siècles d'idéalisme judéo-chrétien. La sensualité constante du roman, où les paysages et les saisons se transforment parallèlement à l'évolution des sentiments intérieurs, est un éblouissement de l'instant présent qui ne cesse de se métamorphoser, plein de l'élan vital d'une nature primitive. "L'Étalon", avec son lyrisme, sa force dionysiaque, son féminisme et ses propos subversifs sur la sexualité, confirme si besoin ce que la postérité a ratifié: D.H. Lawrence demeure l'un des plus grands écrivains du XXe siècle.

  • Ce livre revient sur une comparaison entre deux grands dieux, l'un, grec, Dionysos, l'autre, indien, ´Siva. En tenant compte des travaux antérieurs et en apportant un nouveau matériel, l'auteur montre que ces deux figures remontent à une seule et même, celle d'un dieu auquel sont attribués tous les excès (débauche, consommation d'alcools ou de drogues, etc.). Ce dieu lié au monde des morts entraîne ses fidèles et adorateurs au-delà des limites communément admises par la société. Dionysos et ´Siva possèdent un grand nombre de mythes en commun, et globalement ce qui est dit en Grèce ancienne de Dionysos était dit de ´Siva en Inde ancienne et médiévale.
    La recherche comparative révèle que d'autres figures divines chez les Germains, les Baltes, les Anatoliens, les Thraces, les Phrygiens, les Celtes se rattachent à Dionysos et ´Siva. Cela confirme que ´Siva et Dionysos repré- sentent un héritage religieux indo-européen. Inde et Grèce se caractérisent, par rapport aux autres nations de langue indo-européenne, par l'extrême richesse du matériel qu'elles offrent.
    C'est donc tout un pan de l'idéologie indo-européenne qui se distingue et se met ici en exergue.

  • Cet ouvrage est le premier d'une série de trois, conçus comme autant de colis que l'auteur adresse aux prisonniers de Dieu, prenant ainsi le relais d'un père qui, durant la Seconde Guerre mondiale, s'employait à adresser des vivres aux soldats français originaires du village méridional qu'il habitait et captifs de l'armée allemande.
    L'ingérence divine I prend acte de ce qu'en dépit de l'annonce nietzschéenne de sa mort, Dieu, ou plus exactement ses fantômes, hantent encore les esprits, investissent les corps. Plusieurs livres en témoignent, que l'auteur questionne, non sans en retour se laisser enseigner par eux.
    Certains d'entre eux s'emploient à redonner sa place au Dieu du christianisme en faisant fond sur l'annonce de la mort de Dieu comme pour mieux en renverser l'incidence (Jean-Luc Marion, avec L'Idole et la distance, Bernard Sichère avec L'Être et le Divin) ; à l'opposé, d'autres tentent d'en finir avec Dieu et ses ombres (Jean-Christophe Bailly, avec son Adieu. Essai sur la mort des dieux) ; d'autres, enfin, font état d'une tension critique cependant jugée inéliminable dans le rapport de chacun à Dieu (Pier Paolo Pasolini, avec Théorème, le film et le livre, Romeo Castellucci, récemment au théâtre).
    C'est à ce dernier courant que peuvent être rattachés les séminaires et les écrits de Jacques Lacan. Son voisinage avec le catholicisme n'a jusqu'à présent jamais été envisagé en lui-même. Se pourrait-il que certains de ses concepts en soient marqués au point d'en restreindre la portée ? D'être porteurs d'équivoques ? De devoir s'en passer ? Ainsi par exemple, la banalisation actuelle du concept de grand Autre ne tient-elle pas au fait que ce grand Autre reste une figure de Dieu ? Claude Lévi-Strauss et d'autres avec lui le pensaient.
    Optant cette fois pour une démarche différente de celle mise en oeuvre dans L'Amour Lacan (2009), Jean Allouch revisite ces concepts à partir de diverses problématisations contemporaines de la mort de ce Dieu qui, disait Lacan, « n'a pas encore fait son exit ».

  • Elles étaient des filles des villes, des cocottes, des grues, des poules, des mannequins dans des vitrines, des prostituées. Elle est, elle, la fille des champs, l'unique, "une femme en elle-même, et sans au-delà". De quelle amour le jeune philosophe Ferdinand Alquié l'aura-t-il aimée ?Jacques Lacan s'emploie à réduire sa hantise d'elle : il fait parvenir à son ami une fort émouvante lettre, à laquelle il joint le seul poème qu'il ait jamais écrit.Unique, Ariane ne l'est pas moins dans son accouplement à Dionysos. Inspiré par Lou Salomé, comme le montre ici Chantal Maillet, Nietzsche en dessine le portrait : libre, elle sait y faire avec son fil, dompter, apaiser la jouissance en excès dont souffre son amant ; elle en reçoit le don dans sa chair.Alquié, Lacan, Nietzsche esquissent ce que serait une érotique déshabitée de Dieu, une érotique où, fruit d'une conquête qui est aussi un deuil, l'Autre est reconnu inexistant.

  • Découvrez de nombreux dieux et héros de la mythologie grecque. Plongez dans leurs histoires passionnantes, peuplées de monstres et de créatures fantastiques.Zeus et Héra, Persée et Méduse, Poséidon et son monstre des mers, Jason et la Toison d'or, Héraclès et ses douze travaux, Hadès et les Enfers, Orphée et Eurydice, Thésée et le Minotaure... Richement illustrées, ces aventures épiques vous embarqueront dans un univers légendaire, aux origines du monde.

  • « D'un livre publié depuis plusieurs décennies, on peut se demander s'il demeure toujours actuel. Il est à l'évidence marqué dans son écriture par des publications de l'époque, il se situe dans des débats qui sans être clos (et comment le seraient-ils quand il s'agit du rapport du christianisme à l'un de ses critiques parmi les plus acerbes) se sont sans doute déplacés. L'urgence de l'explication avec Nietzsche de la part des chrétiens ne s'est pourtant pas démentie, tant il est vrai que le « marteau de la critique » tombe toujours si juste, « là où cela fait mal », tant aussi cette critique ne semble pas encore avoir été prise au sérieux par les théologiens qu'une telle confrontation concerne au premier chef ; et que dire plus globalement des Églises tentées par les replis fondamentalistes et les affirmations identitaires, se murant ainsi loin des murmures et des attentes de l'époque ?Non seulement l'urgence n'a pas cessé, mais avec le temps on s'aperçoit que le diagnostic nietzschéen concernant le nihilisme dominant a acquis une pertinence toujours plus vive et plus impressionnante. (...) L'écoute de Nietzsche sur ce point essentiel ne concerne à l'évidence pas que les croyants, mais elle devrait les accompagner sans cesse, tant les proclamations doctrinaires d'un côté et les illuminismes prétendument spirituels de l'autre peuvent compromettre et dégrader l'annonce d'une Bonne Nouvelle devenue caricaturale, ou audible seulement pour ceux que Nietzsche appelait cruellement des « malades » (devant la vie et la volonté créatrice). En ce sens, même si le débat pourrait trouver aujourd'hui de nouvelles bases et de nouvelles nécessités, celui qui a été amorcé jadis peut et doit encore être entendu et poursuivi. »Une collection de référence en christologie sous la direction de Monseigneur Doré.

  • Que d'aventures extraordinaires vivent les déesses et les dieux de la mythologie grecque ! Zeus, Athéna, Poséidon, Aphrodite... Ils sont généreux, tempétueux, terrifiants et fascinants. 12 chapitres pour découvrir les secrets des plus célèbres d'entre eux : pour chacun, une fiche d'identité et un récit légendaire magnifiquement illustré pour mêler savoir et merveilleux.

  • Ce livre est un hommage incandescent rendu à Marthe Isabelle Edande Abolo, professeure titulaire des universités, spécialiste du théâtre, esthète au sens grec d'aisthêtês, qui aime l'art et le considère comme la valeur essentielle. Plus d'une vingtaine de contributeurs de divers continents campent autour des structures esthético-thématiques dramatiques, pour montrer comment, à chaque fois, elles sont exprimées, remaniées, retravaillées dans les différentes séquences traditionnelle, moderne et contemporaine du théâtre. Des exégètes interdiscipliné(e)s y convoquent des approches qui actualisent les formes de l'art dramatique et exploitent les dissimilitudes entre son actualité et son contexte historique dans le but d'apporter un éclairage nouveau. Cette entaille, épistémo-sociocritique, présente le théâtre en tant que lieu où toutes les figures de l'humanité sont dépeintes et dévoilées dans le jeu, au double sens du mot : ce qui est joué au théâtre est déjà un jeu dans la vie sociale avec ses masques. Enfin, la marque éditoriale de cet ouvrage fait de la théâtralité, un espace de fécondité des identités et des réalités séculaires, mieux un paysage de mémoire, avec un rapport d'innovations thématique et mythologique actualisant des ambroisies littéraires de l'Olympe.

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