• Modern love Nouv.

    Et si vous aussi vous découvriez MODERN LOVE ?
    Quel point commun entre l'attente savoureuse d'une jeune femme qui vient d'envoyer un sexto, la surprise d'une femme dont l'époux disparaît pendant qu'elle met le poulet au four, et l'émoi d'un amour de jeunesse retrouvé grâce aux réseaux sociaux ? MODERN LOVE !
    Tour à tour cocasses, poignantes, impertinentes ou romantiques, ces histoires dessinent un véritable kaléidoscope de l'amour contemporain. On devient vite addict à ces héros et héroïnes du quotidien témoignant de leur désir et de leur fragilité... Modern Love est le plus beau portrait de l'amour dans tous ses états, au coeur d'un New York enchanté, quelque part entre Love Actually et Woody Allen.
    Créateur et responsable de Modern Love, la rubrique culte du New York Times, Daniel Jones a également collaboré à la production de la série-phénomène qui en a été adaptée.
    Modern Love a été édité en anglais par Daniel Jones, rédacteur en chef de la rubrique éponyme du New York Times et auteur de plusieurs livres de non-fiction. Les histoires ont été rédigées par une série de contributeurs du journal, souvent eux-mêmes auteurs, dont Mindy Hung, Trey Ellis, Ann Hood, Deborah Copaken ou encore Terri Cheney.

  • "J'écris parce que j'ai une mémoire et je la cultive en écrivant..." C'est cette mémoire qui nous rappelle l'existence d'un autre 11 septembre en 1973, il y a tout juste 30 ans. Ce jour-là, le général Pinochet prit le pouvoir au Chili, avec l'aide de la CIA, en assassinant la démocratie et des milliers de citoyens de ce pays. Le président de la République, Salvador Allende, mourut dans le palais de la Moneda bombardé et une répression sanglante s'abattit sur le pays. Luis Sepúlveda en fut victime, comme tant d'autres Chiliens. Le 16 octobre 1998, Pinochet fut arrêté en Angleterre à la demande du juge espagnol Baltazar Garzôn, puis remis au Chili parce que souffrant de folie. Luis Sepúlveda a écrit entre l'automne 1998 et 2000 dans différents journaux comme La Repubblica en Italie, El País en Espagne, TAZ en Allemagne, Le Monde en France, des textes entre articles politiques, chroniques et littérature, pour évoquer ces événements et leurs conséquences. Tous ces textes explorent la mémoire des vaincus qui ne veulent ni oublier ni pardonner.

  • En 1920, Roth, le correspondant allemand le plus réputé de son époque, arriva à Berlin. Ses articles influencèrent toute une génération d'écrivains, parmi lesquels Thomas Mann. Ces textes, traduits et réunis ici pour la première fois, se font l'écho des violents paroxysmes sociaux et politiques qui menaçaient sans cesse l'existence de cette fragile démocratie qu'était la République de Weimar. Roth s'aventura à Berlin jusqu'au coeur de la cité, ce que ne fit aucun autre écrivain allemand de son temps, tenant la chronique de la vie qu'y menaient ses habitants oubliés, les infirmes de guerre, les immigrants juifs, les criminels, la faune qui hantait les bains publics, sans compter tous les cadavres anonymes qui remplissaient les morgues, et dépeignant aussi les aspects plus fantaisistes de la capitale, les jardins publics et l'industrie naissante du spectacle. Un des premiers à comprendre la menace nazie, Roth évoqua un paysage de banqueroute morale et de beauté débauchée, dressant au passage un remarquable portrait de la ville, à un moment critique de son histoire. Roth saisit et résume à lui seul l'Europe de ces temps incertains qui précédèrent le grand effondrement d'un continent et l'annihilation d'une civilisation.

  • Le coup de coeur de Reese Wetherspoon !

    Un irrésistible page-turner raconté sous la forme d'une interview.
    La légende de Daisy Jones transporte instantanément les lecteurs dans l'univers du rock n'roll des années 70 et les immerge dans le chaos créatif au coeur du duo artistique le plus magnétique - et compliqué - de cette époque : celui de Daisy Jones et Billy Dunne. Quand la jeune starlette Daisy Jones est associée par son manager à Billy Dunne et son groupe "The Six" sur leur album "Aurora ", personne ne pouvait imaginer l'alchimie musicale qui naîtrait de cette rencontre.
    C'est le premier pas vers une multitude de grammys et un succès planétaire. Mais la même énergie bouillonnante qui a donné naissance à cet album iconique va déchirer les membres du groupe pour ne laisser dans son sillage que regrets, ressentiment et désirs contrariés. Comme de si nombreux partenariats artistiques, celui qui unit la libre et insaisissable Daisy et le charismatique mais torturé Billy marquera l'histoire. Mais le mystère de ce qui a causé la séparation du groupe mythique demeure... et c'est ce secret qui va être révélé dans ce roman sous forme d'interviews, faisant renaître sous les yeux du lecteur une histoire qu'il n'oubliera jamais !
    Taylor Jenkins Reid vit à Los Angeles. Après un début de carrière dans l'industrie du cinéma, elle s'est tournée vers l'écriture. Elle est aujourd'hui l'auteure de cinq romans qui ont connu un grand succès aux États-Unis et à l'international.
    Daisy Jones and The Six, son sixième roman, fait déjà l'objet d'une adaptation audiovisuelle dans 200 pays.

  • Les cactus

    Jérôme de Warzée

    C'est le 1er septembre 2010, le jour même de ses 40 ans, que Jérôme de Warzée distille sa première chronique sur les ondes de Vivacité.
    Chaque matin, il brocarde tour à tour ces "froucheleurs" de politiciens, ces "barakis" de supporters et ces "Ménapiens extrémiss", tentant l'équilibre entre écriture polysémique et vitriolée mais toujours au second degré, sarcasmes, jeux de mots et vérités (?).
    Cet ouvrage renferme quelques-uns de ses textes, savamment ordonnancés dans un brol absurde que Magritte lui-même aurait légendé: "Ceci n'est pas un livre".

  • C'est le 1er septembre 2010, le jour même de ses 40 ans, que Jérôme de Warzée distille sa première chronique sur les ondes de Vivacité.
    Chaque matin, il brocarde tour à tour ces "froucheleurs" de politiciens, ces "barakis" de supporters et ces "Ménapiens extrémiss", tentant l'équilibre entre écriture polysémique et vitriolée mais toujours au second degré, sarcasmes, jeux de mots et vérités (?).
    Cet ouvrage renferme quelques-uns de ses textes, savamment ordonnancés dans un brol absurde que Magritte lui-même aurait légendé: "Ceci n'est pas un livre".

  • Personne n'a réellement envie de composer le 15 et d'être transporté par une équipe médicale dans un service d'urgence ou de réanimation. Mais en voyant un véhicule du SAMU nous doubler, nous nous demandons tous ce qui s'y passe. Dans les coulisses de l'urgence, répondant aux appels de jour comme de nuit, des équipes médicales d'urgentistes, aidées par les pompiers et la police, réaniment, transportent, orientent les malades et les blessés graves. La régulation médicale est leur tour de contrôle. Avec ces quelques histoires, Pierre Carli vous fait découvrir l'envers du décor : une médecine spécialisée où chaque minute compte.

  • J'ai mal partout, c'est bien simple, partout ! Le médecin généraliste est sans nul doute celui qui, de tous ses confrères, a la plus large vue sur notre condition humaine. De l'angine au cancer, de la déprime passagère à la toxicomanie, que ce soit à son cabinet ou au domicile des patients, il est extra-lucide parce qu'il voit jusqu'au coeur des gens. Rien ne lui échappe et il lui faut répondre aux demandes, tour à tour exigeantes, saugrenues ou trop sages, de ses patients. Côté cour, s'adapter aux avancées de la médecine, trier ses 13 kilos de courrier administratif par mois et côté jardin, soulager, apporter des soins. Enthousiaste et généreux, attentif et attentionné, le Dr Dominique Delfieu est reconnu et apprécié dans son quartier-village montmartrois, aux patients parfois hauts en couleur. Engagé auprès des malades atteints de cancers, en particulier gynécologiques, il a notamment fait avancer les choses en matière de prise en charge de la douleur.

  • « L'invasion du légume a un goût douteux, celui que nous croyions oublié de la raison normative, de la modélisation et de l'ordre sain. La régression narcissique dans laquelle se complaît l'époque a sans doute à voir avec ce trouble jeu. Le légume, nous le repoussions naguère au bord de notre assiette avec une moue d'enfant rebelle. Il garnit, aujourd'hui, les podiums médiatiques, les murs lézardés de nos cités, les vastes plateaux du divertissement de masse, les mornes allées de nos jardins à la française... A-t-on noté comme, depuis la plus haute Antiquité, la connerie est éprise de symétrie ? » « Faust pas mort, Apocalypse suit. » « Enfin, bref, comme nous l'a enseigné Pierre Desproges, les détestations les plus arbitraires sont toujours les meilleures, et comme le prophétisait déjà Nabokov, autre humoriste à ses heures : "Le bruit terrassera le monde", avant d'ajouter, lucide : "Courage, fuyons !" » « Entre nous : si l'on vous donnait le choix, vous préféreriez avoir un futur ou un avenir ? Vous contenter de récolter les fruits blets d'une invincible fatalité ou vous bâtir un avenir comme on édifie une cathédrale ou une vie ? On sait déjà que la nostalgie n'est plus ce qu'elle était. Désormais, on saura que le futur n'a aucun avenir. »

  • De victoires en défaites, trois années durant, de 1798 à 1801, le capitaine Thurman, officier du génie à l'armée d'Orient, fut de tous les combats, dans les sables du désert, sur les rives du Nil, dans les fortins des côtes du Delta, « entre l'Arabe, l'Anglais et la peste », d'Alexandrie aux Pyramides, au Caire, à Gizeh, Aboukir... Ces Chroniques portent un regard rare sur un métier que les guerres de la Révolution et de l'Empire ont porté au sommet de son art. Emploi obscur que celui de la poignée d'hommes chargés de creuser les sables brûlants des déserts, de dresser les cartes, de partir en éclaireurs vers les oasis propices aux embuscades et de ponter la multitude de canaux du delta du Nil que les cavaliers de Murat et les fantassins de Desaix avaient pour mission de conquérir. Mais sans eux, bien des victoires n'auraient pas été possibles. Dans ce style presque intime propre aux correspondances et dans cette belle langue du XIXe siècle, c'est toute la campagne d'Égypte que raconte Louis Thurman, entre fortifications, charges de cavalerie et tonnerre du canon. Par l'emploi qu'il occupait, c'est un visage peu connu de cette guerre qu'il montre ici avec précision et clarté.

  • Après avoir aidé Talaks à reprendre son trône usurpé, Torfa ne peut rentrer chez lui et retrouver la vie paisible qu'il a dû abandonner.

    Son destin l'entraîne alors vers les Territoires de l'Ouest où s'étendent les pouvoirs obscurs des Maître Exécuteurs. Au-delà des Montagnes, en terre inconnue, sauvage et peuplée de créatures hostiles, Torfa sera livré à lui-même.

    Ses Dieux veillent sur lui mais pourront-ils le défendre contre ses propres démons ?

  • Deux frères, héritiers rivaux de la couronne, se livrent une guerre sans pitié pour la conquête du Arren'Harn. Leur affrontement menace l'avenir d'un peuple mystérieux de ce royaume sauvage et inexploré. Au coeur de la Vieille Forêt, un secret dort depuis des millénaires...

  • Aussi dangereux que majestueux, survolant les vallées arides et les terres brûlées du nord du Royaume de Mirslark, le Roi des Dragons revient plus grand et plus puissant. Le destin lui commande de chercher un jeune montagnard, étranger à ce combat mais dont les ressources cachées lui seront indispensables. Armé de

  • « Amateur de sciences » comme on dit « amateur d´art », Bruno Latour a rédigé chaque mois pour la revue La Recherche son journal de passion en nous parlant de la science en train de se faire, du travail des disciplines, de la profession de chercheur, mais aussi de politique des sciences, de controverses, de vaches folles, de momie... D'un ton vif, tantôt allègre et tantôt polémique, ces courtes chroniques très imagées sont une initiation plaisante et synthétique pour ceux qui voudraient goûter à cette nouvelle approche des sciences sociales, la sociologie de la traduction, qui remet en cause l´ennuyeuse distinction entre « littéraire » et « matheux ».

  • Lorsque l'examen clinique du corps montre qu'on se porte bien mais que c'est peut-être de la tête que vient la souffrance, on se décide à aller voir un psy. On y dépose nos angoisses, en attendant leur dissolution d'un coup de baguette magique : le pipi au lit, les cauchemars répétitifs, l'addiction aux jeux en ligne, les problèmes sexuels, la peur de mourir. Décoder le langage et ses signes, apprécier le besoin d'aide, orienter le patient, c'est le quotidien du psychanalyste, qui en entend de toutes les couleurs.

  • Tableau coloré et puissamment vivant de l'Empire romain en mutation, l'Histoire des successeurs de Marc-Aurèle, de Commode à Héliogabale et Gordien (180 à 238 ap. J.-C.), offre le spectacle d'un monde en perpétuel jaillissement. Crises politiques, coups d'État, rébellions, épopées militaires : telle est la toile de fond. Sur la scène s'agitent, en un défilé baroque, les empereurs : un mégalomane inconscient, des ambitieux sans personnalité ni vergogne, un grand capitaine doublé d'un authentique chef d'état, un mystique efféminé, un condottiere d'humble extraction, qu'escortent des impératrices cupides, des souveraines possessives ou des frêles princes fantoches, et que suit le cortège habituel des courtisans obséquieux, des fonctionnaires cauteleux, des eunuques et des esclaves intrigants. Du sang, de la volupté, de la mort, voilà bien la trame de ce roman d'aventures, parfois terrifiantes, qui constitue aussi la chronique politique et militaire, par un contemporain, d'une époque fertile en péripéties : un document historique unique sur une époque foisonnante.

  • Sérieusement, Georges, il faut nous démerder pour puiser en nous cet élan qui nous fera rebondir d'un bloc et sortir du marasme.
    Sinon, dans quelques années, c'est le chef Tourbillon et son marassa, Avril L'Intelligent, ou même le président Tèt Kale et peut-être les Duvalier, père et fils, échappés de leur sépulture, qui viendront nous poser la même question : qu'est-ce que nous avons fait de leur pays ?
    Hommage à l'écrivain Georges Anglade emporté par le séisme du 12 janvier 2010. Après le désastre, que reste-t-il? Verly Dabel écrit au disparu, raconte la tragédie de cette île clouée au pilori de la misère et de la magouille politique. Sur fond de banqueroute se profilent l'impuissance de l'État, la morgue des ONG et la défaite de la communauté internationale. Perce pourtant l'humour de la lodyans, ce petit rire haïtien, manière d'affronter les dangers et de forger l'espoir.

  • Il nous faut être plus que les destinataires - blasés ou curieux, cyniques ou indifférents - de l'actualité et des événements qui rythment notre histoire contemporaine. Ce matériau, il nous faut en prendre possession, l'ausculter, le mettre en perspective, le penser, l'agréer, le dénoncer ou le dépasser en développant nos propres réponses aux problèmes qui s'offrent à nous. Une posture active et intellectuelle qu'illustrent ces exercices à penser signés Benoît Mollaret qui, de mai 2016 à mai 2017, a réagi aux informations et débats qui occupaient l'espace médiatique. Il réunit aujourd'hui ces textes dans ce volume qui veut stimuler nos consciences de citoyen, qui en appelle aux dialogues et à la confrontation des idées pour dessiner les contours de demain. Que l'on souscrive ou non aux analyses et idées de l'auteur, cet ouvrage n'en demeure donc pas moins une source d'inspiration pour nous tous qui souhaitons mieux participer à la marche de notre société et de notre monde.

  • Clotilde conduit son lecteur dans son petit village de Lorraine puis l'emmène faire un tour de France à travers des régions désertifiées. Personnages insolites comme Francis le schizophrène, Josie la simplette, Paolo le malin, Cornelia la céramiste, la « peinturlureuse » d'oeufs d'autruche, le brocanteur éconduit, Paulette la revêche, Lucien l'ancien maquisard, Colombe la fille-mère, l'oncle centenaire, le paysan amoureux de sa terre...
    Promenades dans la campagne et conversations avec de très vieilles dames qui racontent leurs souvenirs de jeunesse. Drames comme le suicide de la jeune Abigail, la maladie et l'enterrement d'un mineur.
    Mélancolie, nostalgie du passé et goût de l'Histoire qui a laissé de profondes traces en Lorraine et dans la région d'origine d'une Clotilde peu enracinée dans sa nouvelle région qui ne cesse cependant de la fasciner.
    Joie de vivre aussi et activité fébrile de la narratrice qui peint, écrit, bricole, jardine et se construit son musée personnel.
    Un voyage intérieur avec des états d'âme et des questionnements sur l'école, la politique, la vie familiale et les bouleversements sociologiques qui transforment profondément la France villageoise.

  • Avec ces Feuilles de route de Thierry Beinstingel, voilà le troisième grand ensemble d´écriture avec Internet que nous rassemblons, après Désordre de Philippe De Jonckheere et les Notules dominicales de culture domestique de Philippe Didion.
    Il y a des ancrages communs à ces trois ensembles : Perec en est un, certainement. La curiosité des autres, aussi, certainement. Et que cette curiosité croise ou traverse sans cesse le chemin des livres.
    Ce qu´il y a de spécifique à Thierry Beinstingel, c´est la publication, au cours de ces trois ans de chronique, de ses deux premiers livres chez Fayard.
    Beinstingel, on le sait par Central, le premier de ces livres, travaille à France Telecom, ce n´est pas un secret. Il assumera, jusqu´à aujourd´hui, l´étrange situation de travailler en entreprise et de publier des livres, cela parfois ne lui rendra pas la vie facile, ni dans l´entreprise, ni dans l´écriture. Mais c´est cet ancrage, cette route droite, qui lui a permis à l´automne dernier d´écrire cette réflexion romanesque sur les chemins de vie associés au travail, dans CV roman.
    Au début, je croyais un peu naïvement que c´est ce travail qui avait donné à Thierry son goût d´Internet, et nous avoir rejoint si tôt dans les expériences en ligne. Aujourd´hui que je le connais mieux, je serais plutôt à le titiller pour qu´il dote enfin Feuilles de route d´un flux rss...
    Ce qui est passionnant dans l´expérience d´écriture en ligne de Thierry, c´est qu´elle trouve très tôt ses principales figures : notes de lecture, et quel lecteur, de Claude Simon et Marguerite Duras à Salvaing ou Christine Angot, via Moitessier, Joinville, ou, au hasard des librairies, des étals, de Detambel à Beckett, via René Fallet ou Charles Juliet ;
    Notes d´écriture, l´accompagnement permanent de la gestation des livres, heurts, pannes, soubresauts, mais aussi la fabrique du livre, le service de presse, les émissions à France-Culture à parution, ce qui vient dans le carnet, ou par les discussions, les rencontres ; enfin les étonnements : vie professionnelle, vie familiale, la curiosité d´être, l´observation, les routes qui le ramènent au pays de Rimbaud.
    Comment ne pas penser, dans ces entrecroisements, aux Carnets de notes de Pierre Bergounioux ? L´outil a pu changer, avec la publication en ligne, mais le travail de celui qui chemine vers un livre, entre lecture, écriture, saisie du monde, est la même discipline pour chacun. Et c´est ce que Thierry Beinstingel nous donne à lire.
    Un autre tome suivra, avec les trois années suivantes. Mais nous avons choisi de respecter l´intégralité du parcours : voilà 440 pages de ce que le journal en ligne de Thierry Beinstingel a rassemblé au fil des jours, quatre années consécutives, dans une période où les sites littéraires étaient plus rares - on ne s´étonnera donc pas de quelques croisements.
    Feuilles de route : c´est le titre d´un livre de Cendrars. Et Thierry Beinstingel met en exergue ce poème de Cendrars, sur les îles. Peut-être que c´est une clé pour entrer dans ce journal : île de l´écriture, îles de la vie professionnelle, familiale, île que représente chaque livre ouvert.
    Pour cela qu´on en propose, en libre accès, de larges pans.
    Autre chose : nous sommes, à publie.net, une équipe bénévole.
    Nous proposons téléchargement gratuit de Feuilles de route à qui accepterait de dresser un des index que nous souhaitons y joindre : auteurs cités, livres lus, lieux traversés... Nous prévenir si volontaire !
    Un merci particulier à Sarah Cillaire pour relecture, composition et mise en page.

    FB

  • Au moment de présenter Liliane Giraudon, il me vient une expression, comme si le texte pouvait s´arrêter là :
    Liliane Giraudon est une ligne droite.
    Parce que, pour moi, Liliane Giraudon c´est une direction.
    Quelqu´un qui cherche et qui expérimente. Et que ce que nous nommons littérature, c´est ce qui catalyse et sédimente en aval, où soi-même on s´installe pour travailler, tandis qu´eux sont déjà partis un peu plus loin devant, dans cette brume où viendront les nouveaux travailleurs, vous savez le reste de la lettre à Paul Demesny.
    Ainsi, et c´était déjà dans le paysage quand j´en ai soulevé un coin de trappe, fin des années 70, la revue Banana Split avec Jean-Jacques Viton. Ainsi, la permanence de l´atelier POL, la façon dont l´éditeur lui a donné ces galeries et chambres, voir Liliane Giraudon sur site POL (en 1978, déjà ce titre : Têtes ravagées : une fresque, ou ce Pour Claude Royer-Journoud). Et retenir cette Divagation des chiens ou son Parking des filles...
    Atelier aussi qui se confond avec territoire :
    L´implantation à Aix Marseille, de si longue date, la poésie par porosité et accueil.
    Alors évidemment, très fier que Liliane Giraudon ait accepté de venir symboliquement nous rejoindre sur publie.net.
    Seulement, après cela, voilà : ce texte, Les talibans n´aiment pas la fiction, se passe complètement de Liliane Giraudon, voire de nous-mêmes. Ce qui compte, c´est l´expérience du réel, et comment elle percute l´écriture. Et que cette friction, cette fissure qui s´inscrit, devient question, n´est pas uniquement texte, ou aboutissement de poésie, mais notre propre rapport au réel, à l´écarquillement des yeux, à la marche et à l´errance. Ce qui rejoint la catalyse de l´objet texte, ce sont des dessins, des images, des notes, des mots recopiés, des observations.
    C´est l´expérience du voyage qu´on questionne et qu´on pousse au bout.
    Et si cela se passe de nous-mêmes, c´est que le territoire afghan nous est désormais en partie inaccessible, mais que la guerre qui s´y continue se fait en notre nom. L´Afghanistan est pour nous tous un rêve et une tradition, des voyages du père Huk jusqu´aux Cavaliers de Kessel ou le Livre des merveilles de Marco Polo : la planète ne se divise pas, lorsqu´il est question de l´homme. Mais à condition que cette interrogation s´effectue concrètement, par le voyage et le regard, par le travail sur soi dans le choc de l´autre, et combien plus quand il est soumis lui-même à l´éclatement, la pression, le heurt de la guerre. Notre littérature, dans tant de ses âges, s´est écrite à cette frontière (d´Aubigné même). Il ne s´agit pas d´une expérience de l´étranger, il s´agit d´aller chercher l´étranger dans le corps de notre expérience propre.
    Il s´agit d´un texte concret : la poésie est à ce prix, démarrer par l´expérience du monde. Bienvenue au Carnet afghan de Liliane Giraudon dans publie.net.

    FB Merci spécial à Sarah Cillaire pour la relecture et réflexions et à Fred Griot pour la conception graphique, la mise en page et la coordination éditoriale.
    Les talibans n´aiment pas la fiction a été initialement publié aux éditions Inventaire/Invention fondées par Patrick Cahuzac, maintenant disparues. Nous avons souhaité assurer la continuité de la diffusion matérielle de ce texte important (comme nous l´avons fait pour Leslie Kaplan, Jean-Philippe Cazier et d´autres), mais il s´agit d´une édition entièrement neuve dans la conception et la révision.
    Voir aussi Liliane Giraudon sur le site des Editions Argol.

  • Fichaises

    Christine Jeanney

    53 jours, c'est le temps qu'il avait fallu à Stendhal pour écrire sa Chartreuse de Parme, au point que Perec reprendrait plus tard cette contrainte pour son dernier livre. 21 jours, prétend Faulkner, pour écrire Tandis que j'agonise... Pour Simenon, pour Balzac, on a aussi ces étranges datations ramassées, périodes où on est prêt, qui sont un rendez-vous avec soi-même, et vous mènent à une oeuvre qui vous dit et qu'elle commence, et, plus tard, qu'elle finit.
    Ainsi sont nées ces Fichaises, 71, une par jour. Et le fait qu'elles rebondissent d'une à l'autre, tissent des liens ou se complémentent, se dédoublent, interrogeant avec obstination ce même rapport à la vie quotidienne, fait des rêves, des conversations, des plus humbles tâches et de comment brille le soleil : il sera question ici d'un chapeau, d'un cirque, d'un coup de téléphone - et ce n'est pas le plus facile des défis. Surtout lorsqu'on souhaite, comme ici, cette légèreté et de la vie et de la parole, le grain d'insolence, et la beauté des phrases.
    Mais si l'auteur n'était pas dans son travail permanent d'énonciation du monde, de quête des images, de voyage par le web, est-ce que ce rendez-vous quotidien pendant neuf semaines, que nous étions probablement pas mal de centaines à suivre, aurait pu se développer ?
    Voici donc l'autre étage, celui du livre...
    FB

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