• " "Jubilatoire, enchanteur, génial, fantastique, inclassable, brillantissime...' Les lectrices ne ménagent pas leurs louanges à Fred Vargas. Il faut reconnaître qu'avec Pars vite et reviens tard, la romancière ne lésine sur aucun moyen pour nous scotcher à notre fauteuil. " Elle
    On l'a peint soigneusement sur les treize portes d'un immeuble, dans le 18e arrondissement de Paris : un grand 4 noir, inversé, à la base élargie. En dessous, trois lettres : CLT. Le commissaire Adamsberg les photographie, et hésite : simple graffiti, ou menace ?

    À l'autre bout de la ville, Joss, l'ancien marin breton devenu crieur de nouvelles est perplexe. Depuis trois semaines, une main glisse à la nuit d'incompréhensibles missives dans sa boîte à messages. Un amuseur ? Un cinglé ? Son ancêtre murmure à son oreille : " Fais gaffe à toi, Joss. Il n'y a pas que du beau dans la tête de l'homme. "

    Ce livre a reçu le Prix Des Libraires 2000, le Grand Prix des lectrices de Elle 2002, le Prix du Meilleur Polar Francophone 2002, et le Deutscher Krimipreis 2004 (Allemagne).

  • " Commencez ce livre, vous ne pourrez plus vous l'arracher des mains. Quant à savoir dans quel rayon le classer, peu importe. Vargas est unique en son genre. " Téléobs
    " Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? "

    Ça amuse les Parisiens. Depuis quatre mois, cette phrase accompagne les cercles qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs ; en leur centre, prisonniers, un débris, un déchet, un objet : trombone, pince à épiler, patte de pigeon... Le phénomène fait les délices des journalistes et des psychiatres. Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite " suintent " la cruauté. Il le sent : bientôt, de l'anodin on passera au tragique.

    L'Homme aux cercles bleus, paru en 1990 (réédité en 1996 aux Éditions Viviane Hamy), était l'acte de naissance du commissaire Adamsberg. Après une longue absence, il réapparaissait en 1999 dans
    L'Homme à l'envers. Entre-temps, on découvrait la trilogie des " Évangélistes " (
    Debout les morts,
    Un peu plus loin sur la droite,
    Sans feu ni lieu), où trois jeunes chercheurs " dans la merde " - Mathias le préhistorien, Marc le médiéviste et Lucien le contemporanéiste – cohabitaient dans une baraque pourrie de la rue de Chasle.

    Ce livre a reçu le prix du Festival de Saint-Nazaire 1996.

  • " Fred Vargas griffe cet écrit au loup d'une prose incisive et singulière. Non contente de faire la peau au polar franchouillard, Fred Vargas le hisse au sommet. La meute des "crime writers" anglo-saxons n'a qu'à bien se tenir ! " Le Monde des Livres
    Le mardi, il y eut quatre brebis égorgées à Ventebrune, dans les Alpes.

    Et le jeudi, neuf à Pierrefort.

    Un loup solitaire ? Roué, cruel, avec son cul bas sur ses pattes grises ? La Bête du Mercantour.

    Mais au village de Saint-Victor-du-Mont, tous n'y croient pas, à la Bête. Ce n'est pas une Bête. C'est un homme. Un loup-garou.

    Elle
    était étendue dans la paille crottée, sur le dos, les bras écartés, la chemise de nuit remontée jusqu'aux genoux. À la gorge, une blessure avait laissé échapper un flot de sang.

    À Paris, devant son poste, Jean-Baptiste Adamsberg – le rêveur et " sylvestre " commissaire de
    L'Homme aux cercles bleus – guette les nouvelles du Mercantour. Il ferme les yeux. Son enfance pyrénéenne, la voix des vieux...
    Comme des tisons, mon gars, comme des tisons ça fait, les yeux du loup, la nuit.

  • " Il suffit de voir la correspondance entre Moby Dick et le lion de Belfort, et de remâcher cette phrase : "La quête des paroxysmes à l'essentiel, qui est ordinairement caché." Et on obtient un franco-polar hilarant et de qualité. " Le Canard enchaîné
    Un hêtre peut-il pousser en une seule nuit dans un jardin, à Paris, sans que personne ne l'ait planté ?

    Oui. Chez la cantatrice Sophia Siméonidis ; et elle n'en dort plus. Puis elle disparaît sans que cela préoccupe son époux. Après une série de meurtres sinistres, ses trois voisins " dans la merde ", aidés par l'ex-flic pourri Vandoosler, découvriront les racines du hêtre, vieilles de quinze ans, grasses de haine et de jalousie.

    On retrouve ici les qualités et l'humour de l'auteur de
    Ceux qui vont mourir te saluent (Éditions Viviane Hamy, 1994) que la presse a largement salué.

    Ce livre a reçu le prix Mystère de la Critique 1996 et le prix du Polar de la Ville du Mans 1995.

  • " Savoir surprendre, amuser, tenir en haleine le lecteur avec autant d'intelligence et de grâce ne mérite qu'un mot : merci, Fred Vargas ! " Le Figaro
    " Adamsberg termina son café et posa son menton dans sa main. Il lui était arrivé en des tas d'occasions de ne pas se comprendre, mais c'était la première fois qu'il échappait à lui-même. La première fois qu'il basculait, le temps de quelques secondes, comme si un clandestin s'était glissé à bord de son être et s'était mis à la barre. De cela, il était certain : il y avait un clandestin à bord. Un homme sensé lui aurait expliqué l'absurdité du fait et suggéré l'étourdissement d'une grippe. Mais Adamsberg identifiait tout autre chose, la brève intrusion d'un dangereux inconnu, qui ne lui voulait aucun bien. "

  • " Fidèle à son style, Fred Vargas vient de conquérir définitivement son statut de reine française du polar. " Le Figaro Magazine
    " – Danglard, la voyez-vous ? demanda Adamsberg d'un ton uni. L'Ombre ?

    Le commandant revint sur ses pas, tournant les yeux vers la fenêtre et vers la pluie qui assombrissait la pièce. Mais il était trop fin connaisseur d'Adamsberg pour se figurer que le commissaire lui parlait du temps.

    – Elle est là, Danglard. Elle voile le jour. Vous la sentez ? Elle nous drape, elle nous regarde.

    – Humeur sombre ? suggéra le commandant.

    – Quelque chose comme cela. Autour de nous.

    Danglard passa la main sur sa nuque, se donnant le temps de la réflexion. Quelle ombre ? Quand, où, comment ?

    – Depuis quand ? demanda-t-il.

    – Peu de jours après que je suis revenu. Elle guettait peut-être avant, rôdant dans nos parages. "

  • " Avec une élégance tranquille, Fred Vargas tisse, dans la touffeur de la Ville éternelle, avec de fréquentes incursions dans le monde feutré de la Bibliothèque vaticane, une toile subtile, donnant au lecteur un divertissement de qualité. " Le Monde
    Claude, Tibère, Néron, les trois étudiants, les trois " empereurs ", promènent leur nonchalance inquiète dans les rues de Rome.

    Des dessins de Michel-Ange ont été volés à la Bibliothèque vaticane !

    Henri Valhubert, le grand expert d'art parisien – et père de Claude – est assassiné un soir de fête devant le palais Farnèse.

    Que venait-il faire à Rome et comment a-t-il pu boire de la ciguë ?

  • " Un coupable idéal doucement timbré, quatre justiciers branquignols et des osselets. Sans feu ni lieu, comme les quatre précédents romans policiers de Fred Vargas, mise sur le décalage et l'absurde. " Libération
    Pourquoi Louis Kehlweiler dit l'Allemand, Marc, Lucien et Mathias – retranchés dans leur baraque pourrie de la rue Chasle à Paris -, s'intéressent-ils à un simplet à tête d'imbécile pas franchement sympathique, dont la culpabilité ne fait de doute pour personne, même pas pour eux ?

    Pourquoi tiennent-ils à sauver ce Clément Vauquer, un détraqué recherché par toutes les polices de Nevers et de Paris pour les assassinats effroyables d'au moins deux jeunes femmes ?

  • " Trois récits jubilatoires qui se lisent trop vite, avec un plaisir que complète la poésie en noir et blanc de sept beaux dessins inédits de Baudoin " Les Échos
    Publiées séparément à des périodes différentes, ces trois nouvelles rassemblées en un volume mettent en scène le commissaire Adamsberg confronté aux sans-abri, aux " clodos ". Elles ont été légèrement remaniées, mais Fred Vargas a tenu à leur garder leur forme et leur substance originales. Les dessins de Baudoin sont inédits et ont été réalisés spécifiquement pour cette édition.

    "
    Danglard connaissait assez le commissaire pour comprendre, à la variation d'intensité de son visage, que quelque chose d'intéressant s'était produit ce matin. Mais il se méfiait. Adamsberg et lui avaient des conceptions très éloignées de ce qu'on appelle un "truc intéressant'. Ainsi, le commissaire trouvait assez intéressant de ne rien faire, alors que Danglard trouvait cela mortellement paniquant. Le lieutenant jeta un coup d'œil soupçonneux à la feuille de papier blanc qui voletait entre les mains d'Adamsberg. (... /...) À vrai dire, il s'était accoutumé à cet homme, tout en s'irritant d'un comportement inconciliable avec sa propre manière d'exister. Adamsberg se fiait à l'instinct et croyait aux forces de l'humanité, Danglard se fiait à la réflexion et croyait aux forces du vin blanc. "

  • " De ce récit savoureux, on retiendra surtout le héros, philosophe obscur mais perspicace détective, imaginé par Fred Vargas qui confirme ici son réel talent de romancière. " Le Courrier de l'Ouest
    Embusqué sur le banc 102, celui de la Contrescarpe, Kehlweiler, " l'Allemand ", avise une drôle de " bricole " blanchâtre égarée sur une grille d'arbre.

    Ce petit bout d'os humain – car il s'agit bien de cela – l'obsède jusqu'à ce qu'il abandonne ses filatures parisiennes pour rallier Port-Nicolas, un village perdu au bout de la Bretagne.

    Et l'attente commence dans la salle enfumée du vieux Café de la Halle. Il écoute, il surveille, de bière en bière, de visage en visage... Et, sans trêve, par les routes humides et les grèves désertes, il fait courir son assistant, Marc Vandoosler, le médiéviste rencontré dans
    Debout les morts.

    Qui tue ?

  • " L'auteur, d'un bout à l'autre en verve, n'a pas eu à beaucoup forcer le trait pour signer LE thriller made in France qui fait aujourd'hui... jazzer. " Le Figaro Magazine
    À Paris, le XIXe est un arrondissement des plus cosmopolite : sushis kasher, restaurant turc, coiffeur juif, libraire arménien...

    Seul Ahmed Taroudant demeure à l'écart : prisonnier de son histoire, rêveur, lecteur fou de polars... jusqu'à ce qu'il découvre le corps affreusement mutilé de sa voisine et amie, Laura Vignola, attaché au-dessus de son balcon. Il comprend vite qu'il constitue le coupable idéal. L'horreur de la situation l'extirpe de sa léthargie, et il va collaborer avec les lieutenants de la Crim' qui mènent l'enquête, la flamboyante Rachel Kupferstein et le Breton Jean Hamelot. Les imaginations s'enflamment. Mais, ensemble, ils détiennent les éléments pour décrypter cette mort. Un meurtre symbolique exécuté par un fou de Dieu loubavitch ou salafiste ? Qu'en est-il du père de Laura, Témoin de Jéhovah, dont l'influence s'étend jusqu'à New York ? Quel rôle joue le
    Godzwill, cette si jolie pastille qui traverse les frontières ?

    Ce roman a reçu le Grand Prix de Littérature policière 2012 ainsi que le Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points 2014.

  • " Vivement troussé, ce roman exerce sur le lecteur un charme irrésistible. Intelligence du cœur, distance et humour, écriture piquante où fantaisie rime avec poésie, ce Passage du Désir est à la hauteur de ses promesses. " Télérama
    " La jeune fille était allongée sur son lit, en pyjama. Chloé crut que son amie flemmardait, rêvassait les yeux grands ouverts, tête tournée vers les livres et les peluches qui encombraient ses étagères. Chloé s'approcha et se sentit aspirée par le regard fixe de Vanessa. Elle remarqua les traces rouges sur le cou très blanc et se rendit compte que ses chaussettes étaient mouillées. Elle pataugeait dans une flaque de sang. L'idée que le meurtrier pouvait être encore dans l'appartement ne lui vint pas à l'esprit. Son cerveau déconnecta le temps qu'elle imagine son œsophage transformé en un volcan tiède et elle se mit à vomir. "

    Passage du désir est le huitième roman de Dominique Sylvain, en même temps que l'acte de naissance d'un formidable et improbable duo d'enquêtrices, l'ex-commissaire Lola Jost, armée de sa gouaille et de ses kilos, et sa comparse Ingrid Diesel, l'Américaine amoureuse de Paris.

    Ce livre a reçu le Grand Prix des Lectrices de
    Elle (2005).

  • " C'est un ring d'où il est difficile de ne pas sortir KO ! " Le Canard enchaîné
    "
    Le vieux approchait. Le Mur accéléra pour le croiser à la hauteur du parking souterrain. Tape pas trop fort George, va pas le tuer, l'ancêtre, reste calme. Bendjema s'arrêta et redressa. Qu'est-ce qu'il fout, bordel ? s'inquiéta le boxeur en ralentissant.
    C'était un sac d'os. Autour des yeux, au-dessus des pommettes hautes, des rhizomes de rides profondes.
    Les lèvres de l'Arabe tremblèrent :
    - Qui vous envoie, monsieur ?
    Crozat était pétrifié. Une fatigue centenaire embrumait le regard du vieux.
    - Vous ne savez pas ? Si vous voulez, je peux vous expliquer. Depuis le tabassage d'Alain Dulac, je savais que je serai le suivant.
    - Vous avez une arme dans votre poche ?
    - J'ai bien plus que cela, monsieur, j'ai une guerre. "

    Un voyage âpre dans le temps : 1957-2009. Dans les mois qui précédèrent sa mort, le père s'était décidé à dire son " refus " de partir pour l'Algérie, et la sanction qui s'ensuivit : l'affectation dans un DOP, un de ces lieux destinés à la " recherche du renseignement par la torture ".

    Le talent d'Antonin Varenne a fait le reste. Un exercice sur le fil de l'émotion et du besoin d'exorciser.

    Le Mur, le Kabyle et le marin... Un combat contre l'oubli. 2009. Sur un ring, un boxeur observe sans complaisance l'adversaire qu'il va affronter, un gamin de vingt ans...

    Faisant fi du manichéisme, le roman bouleverse par la justesse du plus humble de ses personnages, comme par son intuition des rêves d'une génération saccagée.

    Ce livre a reçu le Prix des Lecteurs Quais du polar - 20 minutes (2012) et le Prix du Meilleur Polar francophone (2011).

  • " D'emblée tout y est : une intrigue tordue et pourtant parfaitement crédible qui mêle complot politique et perversité. C'est le premier roman d'un auteur inconnu qui ne devrait pas le rester longtemps. " Le Monde des Livres
    "
    On ne sortait des Suicides qu'à la retraite, par démission, via une dépression ou en finissant soi-même avec son arme de service dans la bouche. De ces options, toutes étaient souhaitées à Guérin, dans un ordre variable. Mais celle que personne n'avait envisagée était qu'il s'y sente comme un poisson dans l'eau. C'était arrivé.
    Résultat, le lieutenant Guérin – flanqué de son stagiaire, Lambert – avait ajouté à la haine de ses collègues la répulsion viscérale qu'inspirent les pervers, lorsque, plongeant dans ce qui répugne à tous, ils semblent s'y régaler. "

    Ailleurs en France, au bord d'une rivière, John Nichols, un Franco-Américain installé dans un tipi, est convoqué à la gendarmerie de Saint-Céré. Là, on lui apprend la mort de son ami américain, Alan Mustgrave, intervenue alors qu'il s'écorchait en direct sur une scène du Paris underground, fort cotée pour ses spectacles sado-maso.

    Soif de pouvoir, suicide, torture... On rit pourtant, jaune ou noir, c'est selon. L'auteur ne nous laisse aucun répit, et nous dépeint, en prime, de magnifiques personnages.

    Ce roman a reçu le Prix Michel Lebrun 2009 et le Grand Prix du Jury Sang d'Encre 2009.

  • " Un petit bijou de polar ultraréaliste sur les scandales politico-financiers de l'armement. " Le Point
    " – C'est l'Afrique en plein cœur de Colombes, patron. Les connaisseurs appellent ça le supplice du Père Lebrun. Une technique en vogue à Haïti du temps des tontons macoutes. "

    Florian Vidal, avocat spécialiste des relations franco-africaines, favori de Richard Gratien, maillon essentiel de la Françafrique pour le secteur de l'armement, a été tué de manière atroce : brûlé vif près d'une piscine, un pneu enflammé autour du cou. Cinq ans plus tôt, Toussaint Kidjo, l'assistant de Lola - de père français et de mère congolaise – avait été assassiné exactement de la même façon. Bouleversée par ce meurtre jamais élucidé, l'ex-commissaire du 10e avait anticipé sa retraite.

    Le lien entre les deux affaires ne fait aucun doute. Pourtant, confrontées aux intérêts en jeu et aux milieux en présence, Lola et son amie américaine, Ingrid Diesel, s'inclinent et se résignent à collaborer avec Sacha Duguin, devenu Commandant à la Crim'...

    Ce roman a été élu meilleur polar français 2011 par la rédaction du magazine
    Lire.

  • Un roman graphique signé Fred Vargas et Edmond Baudoin qui offrent aux lecteurs une enquête inédite du commissaire Adamsberg.
    Toujours campé sur ses rollers, le jeune Grégoire Braban et son ami Vincent s'adonnent avec plus ou moins de bonheur au vol à la tire. Ce jour-là, à Saint-Michel, ils arrachent la sacoche d'un vieux. Trente mille balles. Le gros lot. Mais la sacoche est lourde de bien autre chose.

    Autre chose d'assez dégueulasse. Le sac du vieux, Grégoire, c'est la boîte de Pandore. Il y a tous les péchés du monde là-dedans.

    Au soir, Vincent est assassiné, la cuisse lacérée de quatre coups de lame. Le commissaire Adamsberg (
    L'Homme aux cercles bleus,
    L'Homme à l'envers) s'inquiète de cet étrange dessin. Le tueur à la serpe, celui que la rumeur a surnommé Le Bélier vient-il de signer son quatrième meurtre ?

    Avec
    Les Quatre Fleuves, deux artistes ont dialogué pendant plus d'un an pour offrir au lecteur un roman d'un type inédit. Le pinceau et la plume magiques de Baudoin, en donnant un visage aux personnages, en explorant formes, rythmes et mouvements, exaltent la " singularité du style et de l'univers littéraire, l'humour ravageur, et la subversion du regard " caractéristiques de l'œuvre de Fred Vargas. (M. Abescat,
    Le Monde)

    Ce roman graphique a reçu le Prix Alph'art en 2000.

  • " Ce policier buissonnier parsemé de fragrances suaves ou empoisonnées est un bijou de poésie et d'humour, certainement le meilleur Dominique Sylvain. " Le Nouvel Observateur
    " Chaque homme porte en lui un jardin idéal. Celui de Louis Guillaume Giblet de Montfaury alliait délicatesse et luxuriance, fraîcheur et noirceur. Lumineux et ténébreux, mêlant les parfums de l'enfance aux effluves de mondes inconnus, il puiserait ses racines dans les voyages d'un jeune botaniste qui mettrait des années à le rêver, et une vie entière à le faire surgir de la douce France. "

    C'est cet éden, protégé depuis des siècles par les murs d'un couvent, qu'un promoteur immobilier veut éradiquer. Lou Necker, la rockeuse étranglée dans le parc Montsouris, s'était violemment opposée à l'opération " Tolbiac-Prestige ". Le meurtrier présumé, celui que toutes les polices recherchent, est un jardinier d'origine américaine dénommé Brad Arceneaux.

    Mais pour Ingrid Diesel, son ami Brad est le plus doux des hommes, son gabarit d'ogre n'est qu'un faux-semblant ! Reste à prouver son innocence à l'insupportable commandant Sacha Duguin.

    L'enquête qu'elle va mener avec son acolyte Lola Jost plonge ses racines dans le paradis du botaniste, le passé d'Ingrid et Brad, et mettra au jour les arcanes sinistres de Tolbiac-Prestige.

  • " Une documentation solide, une histoire convulsive, réglée au millimètre, pour un roman flamboyant, qui ne laisse pas vraiment indemne. Et c'est si bon... " Gilles Barbier, Marianne
    " La batte de base-ball atteint Fabien Meyer à la tempe gauche dans un swing qui veut tuer. Il s'affaisse mais la portière de sa voiture l'empêche de s'effondrer. L'agresseur – combinaison de moto, casque intégral noirs – agrippe Meyer par son manteau ; il saigne du nez, de la bouche, peut-être même de l'oreille, ses yeux sont mi-clos. Son écharpe rouge et son sang se confondent et leur couleur vibre. L'homme jette Meyer comme un sac sur le trottoir, extirpe le violon de la voiture et détale. "

    Un stradivarius estimé à plus de vingt-quatre millions de francs.

    Louise Morvan, mandatée par les propriétaires de l'instrument, planque en face de l'appartement de Christian Donovan, l'antiquaire spécialiste en instruments anciens.

    Au même moment, l'ex-femme de Donovan, Ophélie Reix, artiste de l'extrême, est assassinée alors qu'elle dérive sur la Seine pour opérer la communion symbolique avec son prénom...

    Le commissaire Serge Clémenti est chargé de l'enquête.

    Ce roman a reçu le Prix du polar Michel Lebrun 2001.

  • " Solidement construit, subtil, vivement écrit. " Le Monde des Livres

    " Elle hurla enfin. Il plaqua sa main sur sa bouche, joua avec ses doigts pour que les cris deviennent des modulations. La corde de violoncelle emprisonna le cou. Il la pénétra tout en commençant à serrer, enivré de l'odeur de sa terreur. Il serrait et desserrait, récoltant gémissements, gargouillis, et pauvres mots dans cette gorge perdue, cette voix près de l'extinction. Voix de pythie. Cycle à finir. Prière à prononcer. Prière à PRONONCER !

    Il relâcha sa pression un court instant, lui murmura ce qu'il voulait qu'elle dise. Elle le dit.

    - L'univers... est... une machine !

    - Répète !

    - L'univers est... une machine !

    - RÉPÈTE !

    - L'univers est une machine ! "

    Depuis trois ans, le commandant Alex Bruce suit un psychopathe qui a assassiné sept femmes. La connaissance intime qu'il a acquise de ses méthodes a tissé un lien entre eux : l'assassin est devenu " Vox " parce que Bruce l'a ainsi baptisé.

    Après étude des cassettes, on a déterminé que le spectre vocal de l'inspecteur Martine Lewine correspond au type de voix auquel Vox réagit...

    Ce livre a reçu le prix Sang D'Encre, Vienne 2000.

  • Louise Morvan parviendra-t-elle à dénouer la toile d'araignée tissée par le cerveau diabolique d'un artiste de génie ?
    La romancière Anna Chomsky prend contact avec Louise Morvan pour qu'elle l'aide à retrouver un ex-amant, reconnu dans un des personnages d'un jeu vidéo culte, Meurtres à Babylone. Dubitative, la détective pense pourtant à ses factures impayées et finit par accepter l'affaire. Partie interroger Axel Langeais, le talentueux metteur en scène du jeu, ce sont le commissaire Clémenti et ses lieutenants, N'Diop et Argenson, qui l'accueillent sur la péniche où le réalisateur vivait avec sa sœur Régine. On y a découvert une jeune fille assassinée : Victoria Yee, chanteuse du groupe Noir Vertige et maîtresse d'Axel.

    "
    Allongée sur le dos, ses membres en croix désignaient les quatre coins du lit. Un micro enfoncé dans la bouche répondait au noir qui trouait le milieu de son front. "

    Selon leur voisine, Axel et Régine ont décampé en compagnie de Klaus Baumann, l'amant du jeune vidéaste. La directrice de Morvan Investigations parviendra-t-elle à démêler l'écheveau diabolique filé par un artiste de génie ?

    Ce voyage fou se conclura à Berlin, où les acteurs de l'ex-Armée rouge – mouvement terroriste des années 70 – se sont reconvertis dans le virtuel et élaborent le victim-art, l'art de demain.

  • " Dominique Sylvain, comme Fred Vargas ou Andréa Japp, montre à ses consœurs anglo-saxonnes qu'elles n'ont qu'à bien se tenir. " Elle
    " Il m'a semblé que Paul mettait un temps infini à mourir. Il appelait au secours par tous les pores de sa peau mais nos regards se croisaient et se quittaient et se croisaient. J'ai pu ainsi mesurer l'ampleur de son étonnement et celle de son agonie. Ses pupilles dilatées à l'extrême, ses globes oculaires prêts à quitter leurs orbites. Les lèvres devenues deux traits gris formaient le plus incroyable sourire. Derrière ce masque convulsif, la terreur originelle poussait avec toute sa violence concentrée. Saisissant. "

    Paul Dark, un directeur de laboratoire de recherches scientifiques, a été assassinée dans son appartement. Empoisonnement à la strychnine. Le meurtre est signé : Cobra.

    Le commandant Bruce et le capitaine Marine Lewine, de la Criminelle, sont chargés de l'enquête...

    Cobra renoue avec
    Vox, dont Sabrina Champenois écrivait dans
    Libération : " Dominique Sylvain est adepte du registre coup de poing, de l'aspérité, des montées d'adrénaline et des personnages très marqués. Et comme dans ses quatre parutions précédentes, elle mène crânement son affaire. "

  • " Dans les romans de Dominique Sylvain, les dialogues évoquent les meilleurs films d'Audiard, les seconds rôles sont épatants et l'intrigue suffisamment tordue pour tenir en haleine le plus amorphe des lecteurs. De la belle ouvrage. " Marie France
    Passage du désir, Prix des Lectrices Elle Policier 2005, célébrait la naissance du duo Lola Jost, ex-commissaire de police, et Ingrid Diesel, l'Américaine amoureuse de Paris. Ces deux tempéraments que rien ne prédestinait à se rencontrer forment désormais un tandem tout en contrastes, humour et générosité. Ici, les deux comparses recherchent sans grande conviction Louis Manta, shampouineur du salon les
    Féeries de Dakar, disparu sans laisser d'adresse, au grand dam de sa patronne, la flamboyante Lady Mba...

    " – Je ne voudrais pas vous attrister mais un gars qu'on emploie sans le déclarer est libre comme l'air. Louis a pu décider que l'herbe était plus verte ailleurs.

    – Ici, l'herbe a la couleur du crocodile qui est content parce qu'il a bien mangé. J'ai nourri Louis avec de bons plats et de la bonne humeur.

    – Qu'est-ce qui vous le prouve ?
    La fidélité n'excède pas la frontière de nos illusions. Ce n'est pas moi qui le dis mais Adolfo de Gaillac.

    – Chez nous, on dit :
    Prête ta plus belle lance à un vrai guerrier et il reviendra te voir après la chasse. J'ai donné un abri, une technique et mon amitié à Louis, et je suis sûre qu'il est parti parce qu'une affaire grave lui était tombée sur la tête.

    Ingrid ne put s'empêcher de sourire. Pour une fois que Lola trouvait une rivale de son gabarit en matière de citations ! L'affaire devenait intéressante. "

  • " Un style léger et brillant, avec des pointes d'ironie très british. " Libération
    Seine Maritime. Au cours d'une rave d'enfer, on a vu deux jeunes filles sauter du haut d'une falaise. L'autopsie révèle que Katia Pachenko et Véronique Étienne étaient droguées jusqu'à l'os : cocktail détonnant d'ecstasy et de kétamine. Pour la gendarmerie, le suicide ne fait aucun doute.

    À Paris, on retrouve dans un parc une jeune Asiatique égorgée et vitriolée ; dans sa ceinture, trente comprimés d'ecstasy...

    Les lieutenants N'Diop et Argenson subodorent un lien entre les deux affaires et tentent de convaincre le commissaire Clémenti de rouvrir l'enquête Pachenko / Étienne. En vain.

    C'est Louise Morvan, la privée dont on a déjà suivi les pérégrinations dans Sœurs de sang, qui fait tout exploser. Parce qu'elle est convaincue que Katia Pachenko, la petite " fée élastique ", n'était que désir et aimait trop la dance pour envisager un seul instant de quitter la vie...

    " Quelle galerie de portraits ! Un dealer au cœur tendre, un salaud mystique, un killer sans vergogne, un producteur élégant, un DJ égoïste entre deux défonces. Tout y est ! "

    L'Événement

  • " Ainsi les romans de Dominique Sylvain reposent-ils sur un équilibre entre une bonne dose de pittoresque et un travail constant sur la langue. [...] Les personnages quant à eux sont vivants et sensuels. " Le Monde des Livres
    Au 34e étage de l'Astor Maillot, Alice Bonin se prépare pour le spectacle qu'elle doit donner, tout en abusant fortement du champagne. Par la fenêtre ouverte, il lui semble voir la chanteuse dont elle est le sosie danser dans le ciel. Elle s'approche, s'apprête à la rejoindre...

    L'enquête conclut au suicide.

    Mais pour Maurice Bonin, qui apprend la mort de sa fille par la télévision, rien n'est moins sûr. Et il n'aura de cesse d'en convaincre ses amies Ingrid Diesel et l'ex-commissaire Lola Jost.

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