• Tout d'un coup, dans le petit chemin creux, je m'arrêtai touché au coeur par un doux souvenir d'enfance : je venais de reconnaître, aux feuilles découpées et brillantes qui s'avançaient sur le seuil, un buisson d'aubépines défleuries, hélas, depuis la fin du printemps. Autour de moi flottait une atmosphère d'anciens mois de Marie, d'après-midi du dimanche, de croyances, d'erreurs oubliées. J'aurais voulu la saisir. Je m'arrêtai une seconde et Andrée, avec une divination charmante, me laissa causer un instant avec les feuilles de l'arbuste. Je leur demandai des nouvelles des fleurs, ces fleurs de l'aubépine pareilles à de gaies jeunes filles étourdies, coquettes et pieuses. "Ces demoiselles sont parties depuis déjà longtemps", me disaient les feuilles.

  • Edition enrichie de Thierry Laget comportant une préface et un dossier sur le roman.

    C'est l'histoire d'une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C'est l'histoire d'une province étroite, dévote et bourgeoise. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n'avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s'était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle.
    Aucun roman n'est innocent : celui-là moins qu'un autre. Lire Madame Bovary, au XXIe siècle, c'est affronter le scandale que représente une oeuvre aussi sincère qu'impérieuse. Dans chacune de ses phrases, Flaubert a versé une dose de cet arsenic dont Emma Bovary s'empoisonne : c'est un livre offensif, corrosif, dont l'ironie outrage toutes nos valeurs, et la littérature même, qui ne s'en est jamais vraiment remise.

  • Bel-Ami

    Guy De Maupassant

    Le second roman de Guy de Maupassant, retrace l'ascension sociale de Georges Duroy, homme ambi- tieux et séducteur sans scrupule, arriviste et oppor- tuniste, employé au bureau des chemins de fer du Nord, qui parviendra au sommet de la pyramide sociale Parisienne grâce à ses maîtresses et à la col- lusion entre la finance, la presse et la politique.

  • S'il faut dire la vérité, Jay Gatsby, de West Egg, Long Island, naquit de la conception platonicienne qu'il avait de lui-même. Il était fils de Dieu - expression qui ne signifie peut-être rien d'autre que cela - et il lui incombait de s'occuper des affaires de Son Père, de servir une beauté immense, vulgaire, clinquante. Aussi inventa-t-il la seule sorte de Jay Gatsby qu'un garçon de dix-sept ans était susceptible d'inventer, et il demeura fidèle à cette conception jusqu'à la fin.

    Le chef-d'oeuvre de Francis Scott Fitzgerald paraît ici dans une traduction inédite.

  • Édition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre, bibliographie)Un couple de retraités parisiens vit au Havre, avec ses deux fils. Le cadet, Jean, est blond et sage ; l'aîné, Pierre, noir et emporté. Leur vie s'écoule paisible, agrémentée de parties de pêche en mer ou sur la plage quand un grain éclate. Le ciel s'obscurcit. Les vents se déchaînent, chassant le bonheur. En mourant, un vieil ami de la famille laisse à Jean sa fortune. Pourquoi à Jean seulement ? Pierre y pense nuit et jour. Il plonge dans le passé de sa mère, à la recherche du secret empoisonné.
    L'émotion intense, l'histoire cruelle et vraie, les odeurs de la mer, la lumière célèbre de l'embouchure de la Seine font de ce roman un des chefs-d'oeuvre de Maupassant.
    Edition de Marie-Claire Ropars-Wuilleumier. 

  • Edition enrichie de Louis Forestier comportant une préface et un dossier sur le roman.

    Rouen, occupé par les Prussiens, durant la guerre de 1870. Des bourgeois tentent de fuir la ville en diligence. Parmi eux se trouve une prostituée, celle qu'on surnomme Boule de suif. Tous vont abuser de sa générosité et la forcer à céder au chantage sexuel d'un Prussien. Maupassant dresse ici un portrait inégalé de l'hypocrisie et de la lâcheté humaines. Il condamne sans appel la guerre et la classe dirigeante, paternaliste et profiteuse. Il nous communique toute sa tendresse pour une fille au grand coeur, symbole d'une résistance vouée à l'échec.

  • Riche bourgeois, M. Jourdain ne rêve que d'une chose : devenir gentilhomme. Et quels ne sont pas ses efforts pour y parvenir ! Cours de danse, de chant, d'armes et de philosophie : tout est bon pour acquérir les manières d'un noble. Hélas ! l'élève multiplie les maladresses et les balourdises. L'extravagance de M. Jourdain atteint son comble quand il refuse la main de sa fille à l'homme qu'elle aime, sous prétexte que celui-ci n'appartient pas à la haute société. Cette fois, c'en est trop, son entourage est bien décidé à lui faire recouvrer la raison...

    + Étude de l'oeuvre :
    o questionnaires de lecture
    o vocabulaire d'analyse du théâtre
    o les ressorts du comique
    o les mises en scène du Bourgeois gentilhomme
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    + Groupements de textes :
    o les « gens de qualité » et le culte du paraître
    o Molière et ses influences

    + Histoire des arts :
    o les vanités à travers les âges
    o un livre, un film : Ridicule de Patrice Leconte.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Georges Bernanos. L'auteur de "Sous le soleil de Satan" nous fait pénétrer dans les cercles infernaux d'une famille de petite noblesse provinciale, dont la jeune fille, Chantal de Clergerie, illuminée par la grâce, rayonne de pureté, de fraîcheur et de joie. Partageant innocemment la foi trompeuse du prêtre Chevance, elle devient l'instrument privilégié de l'action de Dieu lui-même, le Grand Imposteur. À travers une galerie de personnages inoubliables - le père, aussi médiocre historien que carriériste; la mère, cramponnée à son trousseau de clés; le psychiatre, le prêtre, les domestiques sournois... - il nous plonge dans un univers de Chute et de Rédemption, de Ténèbres et de Lumière, de Bien et de Mal, de Joie et de Souffrance extatique dont nul ne ressort indemne. "Chaque être si misérable qu'on le suppose,a néanmoins sa vérité. Mais qu'importe la vérité des êtres à qui n'a jamais entrepris de chercher sa propre vérité ? " Troisième roman de Bernanos - mais qui devait à l'origine être le deuxième volet des "Ténèbres", dont le premier s'appela "L'Imposture" - "La Joie" a été récompensé par le Prix Femina en 1929.





  • 1908.

    La reine Victoria n'est plus et son fils Edward VI se rapproche de ses voisins européens. Le vieux monde britannique se fissure sous l'impulsion de groupes d'avant-garde, comme les suffragettes qui mènent une lutte acharnée pour le droit de vote des femmes.
    L'heure n'est pas à la révolution, mais à une révolte sociétale de moins en moins feutrée dont les hauts faits se déroulent dans le Londres de Virginia Woolf et de Conan Doyle, celui des parcs et de la bourgeoisie de l'ouest et que des taudis de l'East End ouvrier.
    Dans Les heures indociles, Éric Marchal relate le parcours de trois personnages hors du commun : Olympe Lovell, la suffragette, une guerrière au service de Mrs Pankhurst, prête à tous les sacrifices pour la cause. Thomas Belamy, l'annamite, médecin au Saint Bartholomew Hospital, le plus vieil établissement de Londres. Il travaille dans le service flambant neuf des urgences et dirige un département de médecine non conventionnelle dont le but est d'unifier les pratiques occidentales et chinoises. Enfin, Horace de Vere Cole, le plus excentrique des aristocrates britanniques, poète et mystificateur, à la recherche de son chef d'oeuvre / le plus grand canular de tous les temps.

    Chacun d'eux est un rebelle. À deux, ils sont dangereux.


    À trois, ils sont incontrôlables et deviendront la cible du pouvoir et d'un mystérieux personnage se faisant appeler l'apôtre.

  • à gauche du lit Nouv.

    « Toi et moi, on est des combattants », répète Albert à Farrah.

    Farrah enseigne les lettres dans un lycée défavorisé, elle se démène pour joindre les deux bouts. Albert a le double de son âge, c'est un avocat qui défend des islamistes au nom de l'État de droit.

    Ils s'éprennent d'un amour fou.

    Bouleversée par la récente décapitation d'un collègue, Farrah s'accroche aux valeurs républicaines. À chaque vague terroriste, l'étiquette « Arabe » qu'on lui colle l'étouffe un peu plus. Sa liberté ne supporte aucune assignation. Albert est blanc, bourgeois, et se passionne pour la cause des musulmans. Avec tant de fougue que bien vite se pose une question : sont-ils vraiment du même côté ?
    Le jour éprouve leurs résistances. La nuit tisse leurs liens. Jusqu'à ce qu'une affaire particulièrement brûlante vienne raviver leurs déchirures.
    À gauche du lit se révèle un puissant roman politique parce qu'il s'empare des grandes questions du temps pour les coller sur la peau, dans les mots, dans le lit. Iman Bassalah nous rappelle que l'identité est l'un des beaux sujets de la littérature.
    Iman Bassalah est professeure de lettres et écrivaine. Auteure de plusieurs ouvrages, elle a notamment publié Les Femmes au miel (Michalon, 2009), Hôtel Miranda (Calmann-Lévy, 2012) et La Vie sexuelle des écrivains (Nouveau Monde, 2016).

  • Edition enrichie (préface, notes, chronologie, bibliographie)Le 14 septembre 1898, Célestine R. prend sa nouvelle place au Mesnil-Roy, en Normandie, et décide de tenir son journal. « Mon intention, écrit-elle, est de n'employer aucune réticence, pas plus visà- vis de moi-même que vis-à-vis des autres » : les turpitudes de ses maîtres seront donc férocement montrées. D'abord conçu comme une étude de la condition domestique et une satire des moeurs bourgeoises, Le Journal d'une femme de chambre que Mirbeau fait paraître en 1900 s'est élargi en une dénonciation de l'intolérance qui a conduit à la condamnation de Dreyfus, et la satire bascule du côté de la diatribe. Au moment de sa parution, l'emportement impudique qui traverse le roman scandalise la critique, qui en dénonce les ignominies et n'en rend compte qu'à regret. Mais aujourd'hui, nous pouvons regarder sans moralisme la fureur dévastatrice du livre et son esthétique du monstrueux, et y voir la preuve, bien plutôt, de l'éclatante puissance littéraire de Mirbeau.Édition présentée et annotée par Pierre Glaudes.

  • La Curée

    Emile Zola

    La France de Napoléon III vue par Zola : 'À cette heure, Paris offrait, pour un homme comme Aristide Saccard, le plus intéressant des spectacles. L'Empire venait d'être proclamé... Le silence s'était fait à la tribune et dans les journaux. La société, sauvée encore une fois, se félicitait, se reposait, faisait la grasse matinée, maintenant qu'un gouvernement fort la protégeait et lui ôtait jusqu'au souci de penser et de régler ses affaires. La grande préoccupation de la société était de savoir à quels amusements elle allait tuer le temps. Selon l'heureuse expression d'Eugène Rougon, Paris se mettait à table et rêvait gaudriole au dessert... L'Empire allait faire de Paris le mauvais lieu de l'Europe.'

  • Le personnage principal de ce Journal est Mr Charles Pooter. C'est un employé modèle d'une firme de la City avec ses gaucheries, ses susceptibilités, ses admirations naïves, ses indignations, ses scrupules, ses gaffes, sa modestie, son désir de bien faire, son respect des hiérarchies et son sens de la dignité. Quoiqu'il nous soit décrit des situations souvent absurdes ou ridicules, il s'efforce néanmoins, de façon maladroite mais ô combien touchante, d'agir en toutes circonstances selon son éducation et avec une scrupuleuse honnêteté.
    À l'instar des personnages de Dickens ou de Robert Walser, Charles Pooter appartient à la classe des gens d'en bas, ceux dont la vocation est de regarder avec admiration, mais sans envie, le monde d'en haut. Car le sel de la terre, contrairement à l'opinion romantique, n'est pas le héros, le roi, le prophète, le révolutionnaire, bref, le grand homme porteur de foudres et de tempêtes, c'est le petit, le tout petit bourgeois qui, rentré de son bureau, le soir, enfile ses pantoufles et débouche une bouteille de porto achetée chez l'épicier du coin pour fêter une augmentation de salaire.
    C'est pourquoi Le Journal d'un homme sans importance se lit non pas comme un livre ordinaire, mais comme un évangile - livre d'un dieu ordinaire à l'usage d'hommes ordinaires.
    Les frères George (1847-1912) et Weedon (1854-1919) Grossmith étaient acteurs, compositeurs, chanteurs et écrivains anglais. Jouissant d'une grande notoriété dans le monde du spectacle londonien, ils sont passés à la postérité en publiant (et illustrant) leur Journal d'un homme sans importance publié dans la revue Punch.

  • En 1848, Karl Marx et Friedrich Engels veulent rendre publics les principes du communisme, dans un manifeste qui exprimerait clairement ceux-ci : c'est le Manifeste du Parti communiste. A cette époque en effet le communisme en Europe est craint par tous mais est aussi très vivement critiqué. C'est pour ces raisons majeures, pour éviter les erreurs ou les a priori sur le communisme, que Marx et Engels et bon nombre de communistes de nationalités diverses se réunissent en 1848 à Londres et rédigent ce manifeste, qui fixe à la fois les grands principes du communisme mais aussi ses projets. Ce texte n'est pas l'oeuvre d'un homme isolé mais une commande de la Ligue des communistes. Karl Marx a rédigé le texte final sur la base de textes et discussions préparatoires au sein de la Ligue des communistes, et notamment sur la base d'une contribution de son ami Friedrich Engels. Le slogan final - « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous » - avait été adopté par la Ligue des communistes plusieurs mois auparavant. Il est d'abord paru anonymement, puis a été réédité plus tard avec mention de Karl Marx et Friedrich Engels comme auteurs, sous le titre Manifeste communiste.

  • Dans une petite ville de province, Rose-Marie Cormon, vieille fille de quarante-deux ans, riche héritière, cherche à tout prix à se marier avant qu'il soit trop tard. Hésitant entre deux prétendants, incarnations politiques de l'ancienne France - le chevalier de Valois (vieux royaliste, coquet, sans le sou) et du Bousquier (libéral enrichi sous la République comme sous la Restauration) -, elle ignore qu'ils en veulent davantage à sa fortune qu'à sa vertu. Toute la ville guette son choix. Plutôt que de se plier aux règles du jeu social, aurait-elle dû rester vieille fille?
    Les célibataires font partie des types humains qui fascinèrent Balzac. Par son choix initial du célibat, l'héroïne se met en marge de la société, concentrant sur elle toutes les méfiances et toutes les jalousies. Comment intégrer un monde qui nous rejette? De déception en déception, ce roman tragi-comique raconte une nouvelle histoire d'illusions perdues. Balzac s'y montre féroce, impitoyable sur la bassesse de chacun et la médiocrité de tous, dans une société vivant en vase clos, qui a perdu le sens de l'histoire et le respect de l'humanité.
    Un chef-d'oeuvre d'humour noir paru en 1837, qui garde intacte sa puissance corrosive.

  • Edition enrichie de Louis Forestier comportant une préface et un dossier sur le roman.

    Maison close où règne la vie réglée des habitués, lieu de débauche plein de bienséance bourgeoise, la maison Tellier est comme un deuxième foyer. Un jour, elle ferme pour cause de première communion... À la manière de Toulouse-Lautrec, Maupassant donne une image joyeuse des prostituées. Mais sa nouvelle fit polémique : la scène des prostituées communiant à l'Église choqua. Elle résume pourtant l'opinion de Maupassant, qui, contre l'hypocrisie moralisante, préfère célébrer les pulsions et les passions.

  • Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Zola est entré partout, chez les ouvriers et chez les bourgeois. Chez les premiers, selon lui, tout est visible. La misère, comme le plaisir, saute aux yeux. Chez les seconds, tout est caché. Ils clament : « Nous sommes l'honneur, la morale, la famille. » Faux, répond Zola, vous êtes le mensonge de tout cela. Votre pot-bouille est la marmite où mijotent toutes les pourritures de la famille.
    Octave Mouret, le futur patron qui révolutionnera le commerce en créant « Au Bonheur des Dames », arrive de province, et loue une chambre dans un immeuble de la rue de Choiseul. Beau et enjoué, il séduit une femme par étage, découvrant ainsi les secrets de chaque famille. Ce dixième volume des Rougon-Macquart, qui évoque la vie sous le Second Empire, montre ici la bourgeoisie côté rue et côté cour, avec ses soucis de filles à marier, de rang à tenir ou à gagner, coûte que coûte. Les caricatures de Zola sont cruelles mais elles sont vraies.
    Edition de Marie-Ange Voisin-Fougère. 

  • Nos coeurs à l'horizon

    Jojo Moyes

    « Il y avait toujours eu trop de souffrance dans cette demeure, trop de secrets. Son avenir appartenait à d'autres désormais. Son regard se posa sur une photographie de Celia dans une jupe d'un rouge flamboyant assorti aux tapisseries. Elle se souvenait d'un regard qui en savait trop, d'une silhouette toujours sur le point de battre en retraite. »
    Angleterre, années 1950. La vie de la paisible station balnéaire de Merham est bouleversée le jour où des artistes bohèmes s'installent dans la splendide demeure d'Arcadia, au grand dam de la bourgeoisie locale, qui voit d'un mauvais oeil l'arrivée de ces énergumènes aux moeurs étranges.
    Celia et sa soeur y voient quant à elles l'occasion rêvée pour échapper à leur ennui, et elles ne tardent pas à se lier aux nouveaux venus. Mais l'amour va s'en mêler, et la maison sur la plage va bientôt devenir le théâtre d'événements déchirants qui vont provoquer un véritable scandale dans cette petite bourgade provinciale.
    Cinquante ans plus tard, alors que cette somptueuse demeure est sur le point d'être transformée en hôtel de luxe, on y découvre une fresque qui révèle d'incroyables secrets. Il reste peut-être à Merham une personne capable de résoudre cette énigme...

    Ce roman a reçu le prix du Livre Romantique de l'année.

    « Merveilleusement romantique ! » - Company
    « Moyes maîtrise à la perfection ces histoires entrelacées. Sa justesse de ton et la délicatesse de son écriture font de ce roman une lecture irrésistible. » - Publishers Weekly

  • Augsbourg 1916. La villa aux étoffes est devenue un hôpital où les femmes de la famille aident les blessés.

    Marie est à présent mariée à Paul Melzer et gère l'usine de tissus. Mais lorsque ce dernier est fait prisonnier de guerre, l'avenir devient plus qu'incertain. L'élégant Ernst von Klippstein fait son apparition pour venir en aide à la jeune femme qui tient entre ses mains le destin des Melzer. De nouveaux drames attendent la famille en cette période de guerre et de doute.
    Une saga inoubliable où se mêlent grande et petite histoire.

    Anne Jacobs a publié sous pseudonyme plusieurs romans historiques et sagas exotiques.


    Sa trilogie La Villa aux étoffes connaît un véritable succès en Allemagne et à l'international.

  • Dans un luxueux chalet à l'écart d'une station de ski chic, une riche famille est bloquée par des chutes de neiges anormales, dues au dérèglement climatique.

    L'insouciance fait long feu. Aux premiers rationnements - d'eau, de nourriture, d'électricité - succède la faim, la vraie. Sans compter la promiscuité, les problèmes d'hygiène, le froid.
    Ce qu'il reste de civilisation est touché à l'os. Le vernis craque, les masques tombent, révélant la véritable nature de chacun. L'instinct de survie fait place à la sauvagerie.
    Quand le huis clos prendra fin, le feu aura retrouvé sa vocation originelle, et les fourrures d'apparat leur simple rôle de peaux de bêtes.
    Comme à l'aube de l'humanité. Une humanité à réinventer.
    François d'Epenoux a publié une dizaine d'ouvrages aux éditions Anne Carrière, dont deux ont été adaptés au cinéma : Deux jours à tuer, par Jean Becker en 2008, et Les Papas du dimanche, par Louis Becker en 2012.

    Le Réveil du coeur a obtenu le Prix Maison de la presse 2014.

  • Le plaisir de la lecture, l'heure du thé, le drame du coucher... Par l'évocation d'innombrables petits moments tour à tour délicieux, humiliants, érotiques, décevants, Proust nous invite à prendre part à ses réflexions dans ce premier volume de la Recherche, où les souvenirs d'enfance (« Combray ») et les premiers instants de l'adolescence (« Noms de pays ») encadrent le récit des amours d'un riche collectionneur et d'une demi-mondaine (« Un amour de Swann »).
    À la manière de Schéhérazade dans Les Mille et Une Nuits, le romancier dévoile une histoire merveilleuse et complexe, qui nous conduit des jardins enchanteurs d'un village français aux sombres ruelles parisiennes, en passant par les feux de l'Opéra et les salons aristocratiques. Nous y suivons son narrateur-héros qui cherche à étancher sa soif d'émerveillement et prenons part à sa quête toujours renouvelée du sens de la vie.

  • Ida Brandt

    Herman Bang

    • Libretto
    • 5 September 2019

    Ida Brandt est de ces jeunes filles, trop discrètes, que l'on met facilement de côté. Elle possède pourtant l'élégance de sa classe et la générosité de coeur des honnêtes gens. Enfant, sa gentillesse intriguait, devenue adulte, elle paraît quasi suspecte. Trop altruiste pour être acceptée par la bourgeoisie danoise, mais trop riche pour l'être par ses collègues infirmières, Ida Brandt peine à trouver sa place dans la société de son temps. Jusqu'à l'amour fou, celui qui dépasse les préjugés et laisse la beauté parler...
    Un roman intense, par lequel son auteur voulait « exprimer par les mots la douleur de ceux qui ne se plaignent jamais », et dont Jens Christian Grøndahl salue l'éternelle modernité.
    Herman Bang (1857-1912) est l'un des plus grands auteurs danois de la fin du XIXe siècle. Célèbre pour ses portraits féminins, il a suscité l'admiration de nombreux artistes européens, comme Klaus Mann, Robert Musil ou Claude Monet. Il publie notamment Les Quatre Diables en 1890 et Mikaël en 1904, tous deux parus chez Libretto. Ida Brandt, son chef d'oeuvre, a été édité pour la première fois en 1896.

    « Tout en nuance, tout en modestie, Bang explore la société danoise, peignant des êtres démunis, impuissants devant le destin qui finit le plus souvent par les broyer, sans qu'un murmure se fasse entendre - encore moins un cri. »
    Elena Balzamo, traductrice

    « Dans la littérature danoise, Herman Bang, avec sa nonchalance caractéristique, est une figure tutélaire du roman moderne. Cent ans après sa disparition, sa prose tempérée, ironique et délicate est bien plus vivante qu'une bonne partie du modernisme déclamatoire qui, entre-temps, s'est imposé dans le domaine de la culture - au nom de sa destruction. »
    Jens Christian Grøndahl, écrivain danois, extrait de la préface

    « Une figure ardente et intense qui hante le lecteur. »
    Philippe-Jean Catinchi, Le Monde des Livres

    « Sous nos yeux, la chute infinie d'Ida Brandt n'en finit pas de nous obséder... »
    Christine Ferniot, Télérama

    « Les textes de Herman Bang, né au Danemark en 1857 et mort en 1912, ont une précision souvent elliptique qui les rend bouleversants jusque dans le moindre détail, la moindre conversation. »
    Mathieu Lindon, Libération

  • Édition enrichie (Préface, notes, annexes, chronologie et bibliographie)« Il détachait son cheval, dont il avait noué les guides à une persienne, lorsque l'abbé Faujas, qui rentrait, passa au milieu du groupe, avec un léger salut. On eût dit une ombre noire filant sans bruit. Félicité se tourna lentement, le poursuivit du regard jusque dans l'escalier, n'ayant pas eu le temps de le dévisager. Macquart, muet de surprise, hochait la tête, murmurant :
    - Comment, mon garçon, tu loges des curés chez toi, maintenant ? Et il a un oeil singulier, cet homme. Prends garde : les soutanes, ça porte malheur ! »
    La conquête de Plassans qui donne son titre au quatrième roman des Rougon-Macquart est l'ambition que précisément s'est fixée Faujas, prêtre bonapartiste ambitieux et sans scrupules, de s'assujettir la ville légitimiste, première étape de l'ascension à laquelle il aspire. Par son pouvoir croissant sur les esprits et sur les âmes, il met en oeuvre une stratégie satanique couronnée de succès - avant la catastrophe. 

  • EMMANUEL BOVE (1898-1945)
    En 1928, Bove publia sept livres, dont Coeurs et visages. C'est assurément le moins désespéré de tous, puisque ce roman raconte, comme en un long travelling, le banquet célébrant la nomination de l'industriel André Poitou dans l'ordre de la Légion d'honneur. Le voici qui entre à la brasserie Gallia, y retrouve sa famille, ses amis. Le dîner va commencer, les conversations s'animer, les visages se détendre
    Comme la Corde d'Hitchcock, ce brillant exercice de style paraît n'être composé que d'un seul plan, ininterrompu au cours de ses deux cents pages.

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