• Issu d'une famille d'origine rwandaise vivant à Bruxelles - son père est un médecin converti en pasteur évangélique - Antoine s'intéresse depuis son plus jeune âge à l'histoire des Africains transportés en Bolivie au XVIIe siècle en tant qu'esclaves par les colons espagnols pour travailler dans la mine d'argent de Potosi, la ville la plus haute du monde. Antoine rêve de rencontrer la communauté d'Afro-descendants qui y vit encore. Quand il parvient enfin à faire une pause dans son travail très prenant d'infirmier pour se rendre là-bas, il est loin d'imaginer la portée initiatique de son voyage. C'est Alba Luz, une femme métisse d'une grande beauté, qui va l'entraîner dans un nouveau monde, bien au-delà de son pays natal et de son pays d'accueil.

    Joseph Ndwaniye, né au Rwanda en 1962, est un écrivain et infirmier belge. Il travaille au sein des Cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles, dans un service pour patients traités par la greffe de moelle osseuse. Son premier roman, La Promesse faite à ma soeur, a été finaliste du Prix des Cinq continents ; il a été récemment réédité dans la collection de poche Espace Nord.

  • Depuis l'élection d'Evo Morales à la présidence en 2006, la Bolivie constitue un formidable laboratoire de la gauche latino-américaine. Défense des droits autochtones, promotion du concept du vivir bien («bien vivre»), constitutionnalisation des droits de la Pachamama («Terre-Mère»), organisation d'une Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques: ce gouvernement issu des mouvements sociaux a clairement affiché sa volonté de rupture avec le néolibéralisme. Mais en parallèle, il n'a pas résisté à la tentation d'intensifier l'exploitation des ressources naturelles du pays, tout en soutenant l'agriculture intensive et transgénique et en accordant de faibles budgets à la protection de la nature. Tension créatrice ou paradoxe irréconciliable?
    S'interrogeant sur les dynamiques politiques à l'oeuvre dans ce processus de transition, Dimitri de Boissieu a sillonné les aires naturelles protégées de la Bolivie pour rencontrer divers acteurs sur le terrain. Sa vaste enquête révèle que le gouvernement d'Evo Morales, loin d'avoir renoncé aux dogmes de la croissance économique, n'a pas réussi à mettre en place un État véritablement écosocialiste comme plusieurs l'espéraient. Malgré ce désenchantement, nombreux sont ceux et celles qui cultivent encore l'utopie de bâtir des civilisations capables de vivre en harmonie avec la nature.

  • Bolivie, années 1950 : Hans Ertl, ancien cameraman de Leni Riefenstahl, a quitté l'Allemagne avec sa famille pour s'installer à La Paz. Là, dans cette Amérique latine sauvage et mystérieuse, le patriarche hors norme se réinvente un destin d'explorateur, obsédé jusqu'à la folie par la cité inca perdue de Païtiti dans la forêt amazonienne. Ni sa femme ni ses trois filles ne sortiront indemnes de ces aventures ; et alors que la famille se délite et que chacun tente d'émerger de ce maelstrm, les soubresauts d'une autre histoire, celle des mouvements de libération nationale qui secouent l'Amérique latine, viennent à leur tour bouleverser la destinée des Ertl.
    Le texte prend corps à travers les voix des trois filles et d'un des amants de l'aînée, Monika ; s'y mêle, sur près de vingt ans, fiction, éléments biographiques et faits historiques pour livrer une fresque concise et subtilement nostalgique sur le destin d'une de ces familles marquées au fer par les errances idéologiques du XXe siècle et sur l'histoire sanglante d'un pays, la Bolivie.
    Né en 1981, Rodrigo Hasbún est un romancier et journaliste bolivien d'origine palestinienne. Il a reçu plusieurs prix et a été reconnu par Bogotá Capital Mundial del Libro et la revue britannique Granta comme l'un des meilleurs jeunes écrivains latino-américains. Les Tourments est son second roman, le premier traduit en français et publié dans une dizaine de pays.

  • Au coeur des Andes, les quinueros, producteurs de quinoa des hauts plateaux de Bolivie, ne vivent pas coupés du reste du monde. En quelques années, ils ont fait d'une contrée désertique et froide la première région exportatrice de cette graine de haute valeur nutritive. Héritiers d'une tradition séculaire conjuguant agriculture locale et échanges lointains, ils ont innové et se sont organisés pour diffuser leur production à travers tous les continents. Mais plus qu'un simple phénomène de mondialisation des échanges, c'est une authentique révolution agricole qui se joue sous nos yeux. Pour rendre compte des transformations en cours, cet ouvrage abondamment illustré révèle les atouts, les enjeux et les défis que portent en eux la quinoa et les quinueros. Il le fait en associant intimement les hommes, la plante et le milieu, portant un regard pénétrant sur la réalité toujours changeante des hauts plateaux andins. Au-delà des idées reçues sur un produit en vogue, ce livre cherche aussi à encourager des échanges plus solidaires et plus responsables entre producteurs et consommateurs.

  • "Depuis l'élection d'Hugo Chávez au Venezuela en 1998, l'Amérique latine a massivement basculé à gauche. Pendant les années 2000, des figures emblématiques telles que Lula au Brésil y volent de succès en succès. Le continent atteint des taux de croissance qui font rêver en Europe et connaît un net recul de la pauvreté et des inégalités. La gauche latino-américaine aurait-elle trouvé la recette du développement équitable ?Panorama des réformes introduites par la gauche depuis une décennie, cet ouvrage révèle leur diversité et leur ampleur au regard d'une histoire politique et sociale marquée par l'exclusion. Il met aussi met en lumière l'originalité d'une expérience qui allie pragmatisme et rigueur, avec des gouvernements qui, sans totalement remettre en question les politiques néolibérales des années 1990, ont su réhabiliter le rôle politique de l'État dans la promotion du développement et introduire ainsi un changement durable.Un bilan de lévolution politique, sociale et économique de lAmérique latine."

  • L'essor de la culture de la quinoa en Bolivie survient dans une société apparemment isolée et ancestrale, enracinée au sud des hauts plateaux andins mais, en réalité, mobile et ouverte sur le monde. Cet ouvrage explore les transformations sociales et territoriales induites par le passage d'une agriculture de subsistance, essentiellement locale, à une production commerciale mondialisée. Mondialisée... mais toujours aux mains des petits producteurs et de leurs organisations. C'est au prisme de la géographie sociale que les permanences et les évolutions sont observées, en s'appuyant sur une connaissance fine des communautés locales. Dépassant les constats hâtifs et parfois alarmistes, cet ouvrage met en lumière les ressources et les capacités adaptives d'une société rurale en mutation. Il nous plonge dans l'intimité des trajectoires de vie de ces producteurs de quinoa, ancrés dans leur communauté et, en même temps, mobiles et mondialisés. Il met en lumière le génie de cette société rurale qui, par la migration, combine les lieux, les activités et les identités, articule villes et campagnes, gère l'ici et l'ailleurs. Cultiver tout en partant, partir tout en cultivant, tel est le tour de force opéré par les producteurs de quinoa. La durabilité agricole, socio-économique et environnementale de ces territoires est au coeur du propos : ne doit-elle pas, en effet, s'envisager dans le mouvement ?

  • En 2005, les principales organisations sociales boliviennes portaient Evo Morales au pouvoir par les urnes, après plusieurs années de mobilisation contre les politiques dites « néo-libérales ». Cette élection marquait alors un tournant dans ce pays considéré comme le plus pauvre et le plus « autochtone » d'Amérique du Sud, ouvrant la voie à une plus grande souveraineté nationale sur le territoire et à de nouvelles perspectives sociales et économiques pour ses habitants. Qu'en est-il aujourd'hui ? En s'appuyant sur plus de dix années de recherche en Bolivie, les sociologues Laurent Lacroix et Claude Le Gouill retracent le contexte de l'arrivée au pouvoir d'Evo Morales et analysent les principales politiques gouvernementales, les tensions sociales qui ont accompagné la construction de l'État « plurinational », ainsi que la nouvelle place du pays à l'international dans le contexte de ce qui a été nommé le « virage à gauche » de l'Amérique du Sud.


  • Éditorial

    L'intime à l'épreuve du numérique - N. Sarthou-Lajus


    International

    Comment refonder le Parti démocrate ? - L. Nardon
    La Bolivie d'Evo Morales : vers la dictature ? - P. Boulanger


    Société

    Philanthropies contemporaines en France - N. Truffinet
    Nos vies parmi les machines - F. Damour
    Sciences et politique - C. Villani

    Religion

    Vers une Eglise hospitalière - C. Theobald
    Pourquoi on ne va plus à la messe - J.-L. Schlegel

    Culture

    Hector Belioz, du symphoniste au dramaturge - V. Anger
    Sans oublier les chroniques, expos, films, livres...

  • Bolivie, le rêve brisé du narcocalero MORALES
    Lorsqu'en juillet 2010, Valentin MEJILLONES, le grand prêtre Aymara ayant "couronné" le Président Evo MORALES, sur le site précolombien de Tiwanaku, tombe avec 240 kgs de cocaïne à son domicile, cela sonne comme un coup de tonnerre au sein de la société bolivienne. Mais une fois le "narco-amauta" rapidement libéré, le ménage sera fait au plus haut niveau de la FELCN, la Brigade des stupéfiants !
    Cette anecdote judiciaire symbolise à elle seule, la nouvelle Bolivie de l'ère MORALES, qui durant 14 années est (re)devenue un narco-État aux mains d'une partie des producteurs de la petite "feuille sacrée", ceux qui alimentent la fabrication et le trafic de cocaïne : les "narcocaleros" du Chapare.
    /> Comment en est-on arrivé là ? Comment et pourquoi la guerre menée par la DEA et les Américains au début des années 2000 a-t-elle accouché d'un tel revirement de situation.
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    Jean-François BARBIERI, ex-policier antidrogue à Marseille, un temps attaché de Sécurité Intérieure en poste à l' Ambassade de France de La Paz, et désormais passionné par ce pays, nous livre son analyse. Il décortique le processus politico-sécuritaire lié à problématique de la feuille de coca, et de son dérivé diabolique : la cocaïne.
    Il a été le témoin privilégié de la dérive d'un Pouvoir toujours plus corrompu, qui sous couvert d'une idéologie indianiste et un pachamamisme d'État, a bafoué tous les principes de la démocratie, avant de sombrer en cette fin d'année 2019.

  • Archives d'un procès : Klaus Barbie, ou le retour de la mémoire. Un exceptionnel document à verser aux dossiers de l'Histoire. Tout y est. Depuis le rapport de ce que furent le nazisme et l'Occupation en France, la chronologie des faits et des événements jusqu'au suivi du procès lui-même. Acteurs, témoins victimes : tous parlent, tous racontent, tous témoignent. Des textes de Serge Klarsfeld, Emmanuel Lévinas, Claude Lanzmann, Bernard-Henri Lévy, Léon Poliakow, Élie Wiesel, Marek Halter, Samuel Pisar, et de beaucoup d'autres hommes qui, à un titre ou à un autre, ont tous autorité pour intervenir.

  • Un conte moderne inspiré de la sagesse inca. Trois personnages dont les récits se croisent, s'entremêlent et se nourrissent. Trois quêtes initiatiques imprégnées de l'esprit du Serpent, du Puma et du Condor, trois « animaux de pouvoir » symboles des différents stades de la conscience humaine tout au long de la vie et au-delà. La Bolivie, où se joue l'histoire, prend vie également. Une culture restée presque intacte, quoique grignotée, de-ci de-là, par la mondialisation. Des traditions et des langues perpétuées malgré les influences extérieures. Une nature encore toute-puissante. Vivante. Des êtres conscients de leur place ici-bas. Un profond respect pour la Terre.

  • Dos problemas contradictorios recorren nuestra época: el problema de la diferencia, del reenraizarse e incluso de la separación (diferencia entre sexos, diferencias étnicas), y el de la identidad universal del hombre. La excelsa ambición de universalidad que concluyó proclamando una unidad del Hombre y sus valores, e incluso con una Declaración Universal de sus Derechos, es una concepción occidental que presupone, como muchas otras, la progresiva unificación de la historia. Ahora bien, en nuestros días las minorías étnicas, los pueblos antiguamente colonizados, se proclaman defensores de la insularidad y de una historia diferente, rechazando parcialmente o en su totalidad ideas hasta ahora comunmente admitidas. Bien entendida, la dialéctica de este doble movimiento resulta en todos los casos de la problemática del etnocentrismo. Porque tanto la actitud homogeneizante, que consiste en borrar las diferencias, como aquella que consiste en referirse solamente a ellas, se expresan generalmente a partir del mismo lugar común: el poder.

  • Escritos como ensayos independientes, los veinticuatro capítulos que contiene esta obra cumbre de José Luis Roca tuvieron la motivación inicial de refutar la muy difundida tesis de Charles Arnade sobre la creación de la República de Bolivia. Pero en su vasta investigación, el autor se fue distanciando de la polémica historiográfica para desentrañar uno de los códigos genéticos del Estado nacional boliviano: la precoz singularidad de un conglomerado humano, segregado de quienes lo rodean y que andando el tiempo se convirtió en un ente estatal mucho más cohesionado de lo que comúnmente se piensa. En relación con ello, el texto postula que, en el caso de Charcas, más que antagonismos con España, estaba en conflicto permanente con las cabeceras virreinales a las que sucesivamente estuvo adscrita. Lo anterior explica él carácter atípico del proceso de independencia de Charcas, el cual contiene muchos elementos que escapan del análisis general del fenómeno hispanoamericano. En medio de todo esto insurgen las luchas de campesinos e indígenas que buscaban sus propias reivindicaciones aprovechando la ruptura del orden social reinante, como sucede todavía hoy. Provisto de una rigurosa erudición y dueño de un elegante estilo literario forjado en la crónica periodística, José Luis Roca responde en este libro a la siguiente interrogación: ¿cuál era la contradicción que, al resolverse, había dado lugar al nacimiento de un Estado nacional que apareció frente a la perplejidad y oposición de muchos délos protagonistas de los acontecimientos de esa época? Y encontró que ese antagonismo tenía nombres propíos y se llamaban Lima y Buenos Aires. Aquellas dos metrópolis coloniales compitieron por controlarla riqueza que salía de Potosí y cuya posesión explica la cruenta y larga guerra que actuó como partera de Bolivia. La pervivencia de esa tensión geopolítica puede desentrañar la peculiar inserción de Bolivia en el espacio sudamericano actual.

  • En la época colonial Oruro fue un espacio minero por excelencia, que tuvo características propias en la producción y comercialización minera, en la utilización de la mano de obra indígena y otros aspectos que son fundamentales para tener una visión más completa y comparativa de la economía minera colonial. Siguiendo los pasos de autores que con diverso tipo de enfoques han venido aportando al mejor conocimiento de esta dinámica región de la Audiencia de Charcas, Concepción Gavira profundiza en el estudio de la economía minera de Oruro, su importancia dentro de la economía colonial, las estrategias implementadas por los empresarios mineros, las relaciones entre éstos y el aparato burocrático colonial, las características del juqueo o robo de mineral, la mano de obra libre y las estrategias para poder obtener mitayos, entre otros temas. Pero el trabajo no se limita al análisis económico, sino que hace aportes fundamentales para entender la constitución de la élite minera orureña, la problemática entre los españoles y los criollos, las relaciones sociales y, de manera muy importante, la crisis de fines del siglo XVIII que como explica la autora, tuvo consecuencias nefastas para la economía minera local. Gavira utiliza numerosas fuentes primarias y bibliografía secundaria y su trabajo se constituye en un hito para la historiografía orureña.

  • El presente libro constituye el fruto del seminario titulado Ciudadanía, Instituciones y Democracia: procesos y actores del cambio sociopolitico en el área andina, realizado los días 9 y 10 de octubre de 2006, con ocasión de la celebración de los 20 años del Instituto de Estudios Políticos y Relaciones Internacionales (IEPRI). El seminario pretendía convocar a una reflexión en tornoa los procesos de cambio político en una perspectiva comparada, enfocada en el área andina, con base en la línea de investigación "estado y cultura", tal vez la más tradicional en el Instituto. También se quería reunir un conjunto de expertos de distintas ciencias sociales (politólogos, antropólogos y sociólogos principalmente) en torno a tres temas principales como son: la relación entre ciudadanía y construcción del estado nacional, para entender cómo evoluciona la definición de los criterios de inclusión de los grupos sociales en la comunidad política; la relación entre procesos de representación y participación, diferenciada de acuerdo a la trayectoria de construcción de la democracia ; y por ultimo, la relacion entre las instituciones y los movimientos sociales constestarios, que puede ser de cooperacion o pero suele combinar ambas dinamicas en un mismo pais

  • Este libre analiza la ambigüedades, contradicciones y búsqueda de alternativas de ascenso y reconocimiento social incrustadas en la construcción repubicanan del mestizaje y su vertiente chola. Es decir, se piensa la colonialidad desde el ángulo no resuelto del mestizaje, porque son los mestizos y cholos quienes también, que acaba siendo su propia negación. El mestizaje es una manifestación de la jerarquía social basada en criterios étnicos, un modelo colonial de ascenso que no fue real : nunca se era suficientemente indígenas y cholos borrados para ser un igual. De ahí que durante los siglos XIX y XX se forma un segmento cholo heterogéneo, que logra intergrase al mercado, en algunos casos acumular riqueza y afirmar sus propios criterios de movilidas frente a la exclusión del Estado y la cuidas. Este es un caso único en los Andes, que contribuye a la emergencia popular de la Revolución Nacional de 1952 y a la indígena de esta periodo, porque cuestiona el modelo de asimilación cultural impuesto desde arriba.

  • L'étude des risques est aujourd'hui en plein essor. Un regard nouveau est porté sur des problématiques anciennes, notamment celles liées à l'ordre social, au pouvoir, aux inégalités, à la pauvreté, ou encore aux rapports Nord/Sud. Cette évolution est par ailleurs concomitante avec l'augmentation de la vulnérabilité aux aléas et conséquemment des catastrophes, désormais considérée comme un problème de développement au Sud comme au Nord. S'inscrivant dans ce renouveau des études sur les risques et les catastrophes, Fabien Nathan s'est intéressé aux communautés pauvres et indigènes des quartiers périphériques de La Paz. Pourquoi une grande partie de leurs habitants sont-ils exposés aux aléas naturels (glissements de terrain, coulées de boue...) ? Comment ces aléas se transforment-ils en catastrophes (non naturelles) ? Il interroge également la manière dont les habitants vivent avec le risque et construisent leur résilience pour vivre mieux, dans des situations que les observateurs extérieurs pourraient souvent qualifier d'insoutenables ou d'irrationnelles. Pour comprendre ces « faits sociaux totaux » que sont les risques, l'auteur remonte à leurs causes et dévoile le processus de leur construction à travers le temps et l'espace. Son livre ne se limite pas à une ethnographie détaillée de quartiers vulnérables ; il contribue également à repenser les relations mutuelles entre aléas naturels et systèmes sociaux, notamment à travers des concepts tels que la régulation sociale des risques, l'apprivoisement des peurs ou encore les stratégies de perception. Studies on Risk and Vulnerability are increasing at a rapid rate. This field of research sheds new light on old paradigms such as social order, power, inequality and poverty as well as on North-South relations. Its expansion is linked to increased vulnerability to hazards and the subsequent rise in disasters, now considered as development problems in both the North and South. This book forms part of the new stream of risk and disaster studies by focusing on poor indigenous communities in the suburbs of La Paz. It seeks to understand and explain why so many of the local inhabitants are exposed to natural hazards (landslides, mudslides), which sometimes transform into "unnatural" disasters. It also examines how they learn to live with risk, building resilience to live better lives, even in situations that external observers would qualify as unsustainable or irrational. By seeking to understand risks as "total social facts", the author returns to their origins, revealing the way in which they have formed over time and place. The book does not restrict itself to a detailed ethnography of vulnerable neighborhoods. It also contributes to rethinking the mutual relationship between natural hazards and social systems. Concepts such as social regulation of risks, taming of fear, perception strategy as well as many more are explored.

  • «Los agricultores fueron los primeros moralistas. Cuando no siembran, no esperan ninguna cosecha, y si plantan lechugas, saben que no cosecharán zanahorias. Entonces ¿por qué un hombre que siembra el odio y la discordia, esperaría cosechar amor y paz? Para construir un palacio de mármol, no se utilizan ladrillos. Para tener un cuerpo sano, no se toman alimentos en descomposición. Por tanto, ¿cómo tener una mente sólida, resistente, una inteligencia clara y un corazón generoso, si continuamente albergamos pensamientos y sentimientos desordenados, envenenados por la codicia y el rencor? Hay que seleccionar los pensamientos y los sentimientos tal como se hace con la nutrición o la construcción de una casa... Las leyes que rigen nuestro psiquismo son las mismas que las descubiertas en otros ámbitos de la naturaleza y de la técnica. La moral no ha sido inventada por los hombres ni por las sociedades, la moral está inscrita en toda la naturaleza, es la prolongación de las leyes naturales en nuestro psiquismo.»
    Omraam Mikhaël Aïvanhov

  • La Guía etnográfica de la alta amazonia es un proyecto editorial de largo aliento que se propone publicar monografías etnográficas, ensayos comparativos y trabajos de arqueología referentes a diversas zonas y pueblos indígenas de las regiones amazónicas de Perú, Bolivia, Ecuador y Colombia. El proyecto contempla la publicación de 15 volúmenes y la participación de más de 50 destacados especialistas de América Latina, Europa y los Estados Unidos. El presente volumen reúne monografías sobre tres pueblos indígenas de la amazonia peruana -los Cashinahua, Amahuaca y Shipibo-Conibo- pertenecientes a la familia lingüística pano. Los dos primeros son pueblos interfluviales localizados, el primero, en las cabeceras de los afluentes orientales del río Ucayali y, el segundo, en las nacientes de los ríos Yurúa y Purús. Los Shipibo-Conibo habitan ambas orillas del medio y alto Ucayali, constituyendo uno de los pocos pueblos indígenas ribereños que aún existen en el Perú. Junto con las monografías sobre otros tres pueblos pano-hablantes -los Mayoruna, Uni y Yaminahua- publicadas en el volumen anterior, estos trabajos ofrecen una rica visión de los pueblos del conjunto macro-pano. Entre los temas tratados en las monografías que componen este volumen destacan los complejos procesos históricos que no sólo han ido moldeando las fronteras étnicas de los pueblos estudiados, sino determinado su actual localización, organización social, cultura material y volumen demográfico. Si bien estos trabajos tienen enfoques y estilos distintos, y enfatizan diferentes dimensiones de la vida social de los pueblos estudiados, las mismas tienen la virtud de relievar la singularidad decada uno de estos pueblos a la par que la notable unidad del conjunto macro-pano.

  • ¿Cuáles son los motivos que incitan a un campesino a escoger una técnica en vez de otra? ¿Por qué utiliza aún aquella herramienta arcaica? Pierre Morlon se hizo estas preguntas con frecuencia a lo largo de los ocho años que vivió en los Andes. Es así que, paulatinamente, las acciones técnicas de vulgarización le parecieron cada vez menos adecuadas. Entonces, optó por una investigación histórica sobre la manera cómo se organizó la sociedad para utilizar el medio ambiente. La participación de numerosos especialistas para construir entre todos un conjunto coherente de explicaciones, no impide de ninguna manera que el lenguaje sea asequible y la presentación agradable, ilustrada con numerosos ejemplos. El lector podrá apreciar un texto sin a priori, pero no exento de pasión, pues es cierto que en este rubro, intentar comprender es empezar a admirar.

  • La Guía etnográfica de la alta amazonia es un proyecto editorial de largo aliento que se propone publicar monografías etnográficas, ensayos comparativos y trabajos de arqueología referentes a diversas zonas de Ecuador, Perú y Bolivia. El proyecto contempla la publicación de 15 volúmenes y la participación de más de 50 destacados especialistas de América Latina, Europa y los Estados Unidos. El presente volumen reúne monografías sobre tres pueblos indígenas - los Mayo-runa, Yaminahua y Uni - pertenecientes a la familia linguística pano, y distribuidos, los dos primeros, a ambos lados de la frontera peruano-brasilera y el último al oeste del río Ucayali (Perú). Un segundo denominador común es el hecho de que todos ellos habitan áreas interfluviales o de terra firme y que aunque no pertenecen a una misma área histórico-geográfico-cultural, comparten una serie de rasgos que los distinguen de otros pueblos de habla pano localizados en zonas fluviales, tales como los Shipibo-Conibo. Entre los fenómenos analizados en estas monografías destacan los procesos de faccionalismo interno y de constante fisión social que caracterizan a estos pueblos y que explican la fluidez y el carácter tanto fragmentario cuanto efímero de sus "fronteras" étnicas. La historia del conjunto de pueblos denominados colectivamente en la era colonial bajo el término Mayoruna, de las interrelaciones entre los Yaminahua y los otros grupos paño del alto Yurúa y Purús, y de los conflictos de los Uni con sus vecinos pano ribereños, ilustran de manera excepcional los procesos de metamorfosis social e identitaria tan característicos de los pueblos indígenas de la región amazónica.

  • La Guía etnográfica de la alta amazonia es un proyecto editorial de largo aliento que se propone publicar monografías etnográficas, ensayos comparativos y trabajos de arqueología referentes a diversas zonas y pueblos indígenas de las regiones amazónicas de Ecuador, Perú, Bolivia y Colombia. El proyecto contempla la publicación de 15 volúmenes y la participación de más de 50 destacados especialistas de América Latina, Europa y los Estados Unidos. El presente volumen reúne monografías sobre tres pueblos indígenas -los Mai huna, Yagua y Ticuna- pertenecientes al área histórico-geográfico-cultural atravesada por el río Amazonas y delimitada al norte por sus afluentes Napo y Putumayo, y al sur por el Yavarí. Basadas en trabajos de campo de larga duración, estas monografías no sólo presentan un rico y sugerente análisis acerca de la organización social, política, productiva y religiosa de estos pueblos, sino que, a partir de un riguroso contraste entre la información etnohistórica y la evidencia etnográfica actual, permiten identificar los profundos procesos de cambio por los cuales han pasado estos pueblos en los últimos siglos. Entre los temas abordados por estas monografías destacan no sólo aquellos que son centrales al quehacer antropológico en la amazonia, tales como la organización ciánica, las relaciones de género, las nociones energético ecológicas, y las concepciones filosófico-cosmológicas, sino también aquellos que se inscriben en el marco de una 'antropología de lo contemporáneo1, tales como el impacto que las políticas estatales, la evangelización, la educación escolarizada, y las relaciones de mercado han tenido y tienen sobre la vida y el futuro de estos pueblos.

  • Tras sus investigaciones entre los Matis de la Cuenca del Javari (lengua pano, Amazonas, Brasil), ha hecho estudios en los medios siderúrgicos franceses por varios meses antes de volver a la selva, en familia, para aprender a conocer a otro grupo pano: los Chacobos de la Amazonia boliviana. Aunque esencialmente motivados por una vocación universitaria, todos estos años consagrados al mundo amerindio le han permitido gustar el sabor agridulce de modos de vida fascinantes, cuya alegría espera poder transmitir parcialmente en esta obra. El sello de los antepasados es la estampilla que los Matis reciben en herencia de sus mayores. En sentido literal, es la marca facial: el tatuaje y los múltiples ornamentos aplicados en las caras. Es ese conjunto de rasgos indelebles y distintivos, garantes del fasto de su porte. Usando más la imaginación, el sello de los antepasados es también el sello de una etnia, la permanencia de sus valores, costumbres y tradiciones. En suma, la huella del pasado sobre la sociedad contemporánea. La rúbrica en el sentido de marca depositada: la firma social. En fin, la garra de los antepasados puede ser percibida como una alusión a las facultades de agresión de los grandes felinos, así como a las poderosas uñas características de la familia de los mamíferos sin dientes incisivos (los perezosos, los tatús, los osos hormigueros), cuyo rendimiento metafórico en la construcción de la identidad colectiva de los Matis y en sus representaciones de la ancestralidad es inmenso. En resumen, la rúbrica/garra de los antepasados es todo lo que constituye la materia de este libro: la apariencia del cuerpo y sus relaciones con la organización social, la ontología, la etnicidad y la cosmología.

  • El Instituto de Estudios Bolivianos se complace en presentar ¿Nombres o Apellidos? El sistema nominativo aymara. Sacaca S. XVII de la investigadora Ximena Medinaceli. La publicación de esta obra tiene una doble significación: desde la perspectiva de la autora, se trata de un trabajo que marca una etapa en la vida intelectual de Medinaceli, pues revela la madurez de la aventura indagadora que inició hace años; desde el punto de vista del contexto académico de la Facultad de Humanidades y Ciencias de la Educación, es una muestra de la investigación interdisciplinaria, una de las características de nuestro Instituto.

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