• 525 av. J.C.: Athènes domine un territoire d'à peine quelques milliers de km2.
    480 av. J.C.: une flotte de 300 trières, maîtresse de la mer Egée et venant de la plus grande base navale de la Méditerranée bat les 600 navires de l'envahisseur perse à Salamine. C'est la fin de la deuxième guerre médique. Athènes domine le monde grec.
    En 525, Thémistocle naît à Athènes. En 460, il meurt en exil. Qui a doté Athènes de cette flotte invincible? Thémistocle. Qui a vaincu le Grand Roi de Perse à Salamine? Thémistocle. Qui a créé le port du Pirée? Thémistocle.
    Celui qui éleva sa patrie au premier rang sera pourchassé comme un traître et finira ses jours chez l'ennemi.
    Plutarque, Diodore, Hérodote nous racontent.

  • Avec Vercingétorix, Pompée (106-48) fut le second grand ennemi que César dut vaincre.
    Général à 23 ans, Pompée prend le parti de Sylla contre Marius, Victorieux en Afrique, en Sicile et en Espagne, il est acclamé imperator et reçoit de Sylla le surnom de Maximus, « Le Grand » en référence au conquérant macédonien Alexandre. Puis ce sont les succès contre le gladiateur Spartacus et contre les pirates qui sèment la terreur en Méditerranée. Il étend l'empire romain en Orient par ses victoires contre Mithridate et pacifie la Judée. En 60, il fait partie du premier triumvirat avec César et Crassus et épouse Julia, la fille de César. Après la mort de Crassus et alors que César est en Gaule pour vaincre Vercingétorix, Pompée est nommé consul unique pour réprimer les troubles qui sévissent à Rome. C'est en franchissant le Rubicon et en marchant en armes sur Rome que César se met hors la loi en 49. La guerre civile est déclarée. Pompée passe en Grèce avec ses partisans dont Brutus et Cicéron pour constituer une armée imposante. Le 9 août 48, il sera battu à la bataille de Pharsale et mourra décapité par les sbires du pharaon Ptolémée XIII sur les rives de l'Egypte.
    Il est écrit que César, en découvrant la tête de son ennemi, pleura.
    Appien, César, Cicéron, Dion Cassius, Flavius Josèphe, Lucain, Plutarque, Suétone et Velleius Paterculus nous racontent.

  • Médecin grec prisonnier des Perses à l'époque des luttes fratricides opposant Cyrus et Artaxerxès, Ctésias partagea la vie de la Cour orientale et assista - bon gré mal gré - aux intrigues de la famille royale. Soumis aux caprices de la reine mère, il fut le témoin impuissant de tortures et meurtres multiples, jusqu'à son départ mystérieux aux environs de 398 avant J.-C. Prisonnier mais protégé, Ctésias profita de sa situation pour tout noter : la cruauté des princesses orientales, véritables maîtresses de la politique, la richesse fabuleuse du pays, ses liens privilégiés avec l'Inde peuplée d'hommes et d'animaux étranges. L'accès aux archives lui permit aussi de remonter le temps : récits, documents et témoignages directs lui fournirent ainsi la matière de ces Histoires de l'Orient, depuis le royaume assyrien de Sémiramis jusqu'aux rivalités intestines dont il fut le témoin privilégié. Immense fresque historique, mélange de fiction et de réel, de mensonges et de naïveté, son oeuvre fait renaître sous les personnages de légendes les ombres des rois ayant réellement vécu dans les murs de Ninive, Suse, Babylone et Ecbatane.

  • Le livre relate les événements de 44-43 av. J.-C. : c'est le moment de la disparition définitive de la République ancienne, établie après le renversement de la monarchie en 509. C'est, après l'assassinat de César, le moment du premier conflit entre Antoine et Octave (le futur Auguste), de l'ascension de celui-ci, parallèle au déclin de celui-là- c'est le sommet de l'ensemble des cinq livres consacrés aux guerres civiles conclues par l'instauration de l'Empire, dont Appien a organisé le récit comme une tragédie en cinq actes.
    Récit qui fait intervenir, outre les deux acteurs principaux, une foule d'autres personnages sur des théâtres divers, à Rome, en Grèce ou en Orient. L'alternance, au coeur du livre, entre narration et discours reconstitués donne un texte vivant et animé, où les partis-pris de l'auteur sont servis par sa verve et sa capacité à faire vivre des scènes pittoresques. Quelles que soient ses faiblesses, l'Histoire d'Appien est un document irremplaçable sur les luttes internes en cette période cruciale et sur la vision qu'en avait un homme qui admirait la paix civile que l'Empire romain avait instituée.

  • La République romaine meurt, mais ne se rend pas vite : il faut à Appien les cinq livres des Guerres civiles pour raconter sa longue agonie. Le livre III se termine par la blessure mortelle qu'en août 43 lui inflige Octave, quand il force Rome à l'élire consul. Le livre IV s'ouvre sur ce qui ressemble à un coup de grâce, l'instauration du Triumvirat. Octave, Antoine et Lépide s'octroient tous les pouvoirs et procèdent à une nouvelle « proscription » : la liste des individus à décapiter contre récompense est affichée et toute solidarité avec eux interdite. Contre les massacreurs, les proscrits inventent des cachettes, des moyens de fuir, ou bien meurent, parfois crânement. Le courage de leurs proches, voire de leurs esclaves, en sauve certains. Lâcheté, trahison et cruauté se donnent libre cours, mais la République vit encore. Sextus Pompée contrôle la Sicile et dirige une flotte. Brutus et Cassius, chefs du complot contre César, ont rassemblé des armées considérables et sont maîtres des riches provinces de l'Orient grec, alors que les triumvirs ne tirent rien de l'Italie et de l'Occident, exsangues. La lutte finale a lieu à l'automne 42, à Philippes, au nord de la Grèce.
    Appien évoque d'abord cette période de sang et de fureur par une longue suite de brefs tableaux retraçant le destin des proscrits, puis il peint une grande fresque de la confrontation finale, sans cacher où vont ses sympathies. Quand il écrit, la République est morte depuis deux cents ans, mais son souvenir alimente toujours la réflexion morale et politique.

  • La guerre de Troie, c'est Homère, sa colère d'Achille, son Iliade, sublime, forcément sublime. Certes. Mais que de mensonges, s'écrièrent très tôt les mauvais esprits, quel récit incomplet !
    En réponse à ces critiques sont nées les trois oeuvres réunies dans ce volume - introuvables en français -, seuls témoins subsistant d'une tradition jadis étoffée. L'Iliade latine, poème du premier siècle de notre ère, que l'on trouvera ici traduite en alexandrins blancs, se veut ainsi une modernisation de la matière homérique. L'Éphéméride de la guerre de Troie par Dictys de Crète ainsi que l'Histoire de la destruction de Troie de Darès le Phrygien sont quant à elles les récits d'une guerre racontée par ceux, Grecs et Troyens, qui l'ont vécue. Et c'est à travers eux que le monde médiéval, occidental et byzantin, apprendra la véritable histoire de la guerre de Troie.
    Gérard Fry est chargé d'enseignement de latin à l'Université de Genève.

  • Une épopée au temps des Croisades. Nous sommes en l´an de grâce 1189. L´empereur Frédéric Barberousse se prépare à la Croisade pour délivrer le tombeau du Christ. Son itinéraire pour arriver à Jérusalem passe par l´Asie Mineure et le contournement de la mer Méditerranée. Un long périple est organisé. Nos deux héros, quant à eux, vivent dans le bourg de Chillon (actuellement en Suisse). Ils ont quinze ans et s´aiment mais pour éviter un mariage arrangé, ils s´enfuient avec les Croisés. Ils découvriront l´actuelle Turquie, verront Kérak et enfin la Ville Sainte... Pendant leur voyage, ils découvriront que les sauvages ne sont pas forcément ceux que l´on croit et que Saladin est un homme plein de bonté qui répugne à guerroyer et est mû par une grande foi.

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