• « 24 août 1977. Par-delà la campagne, un drame se prépare : passions, argent, terrorisme, politique, mouvement hippie et grande famille forment la trame de cette affaire. Ce jour-là débute « l'affaire Conty ». J'y étais. J'avais 25 ans. En compagnie de mon collègue, Dany Luczak, jeune gendarme comme moi, nous effectuions une tournée de routine. Nous sommes tombés de façon fortuite sur deux malfaiteurs qui venaient de commettre un hold-up à Villefort en Lozère et tentaient de regagner leur refuge à Chanéac dans l'Ardèche par de petites routes de campagne. Dany fut abattu de sang-froid alors que le fusil mitrailleur enrayé de Pierre Conty me laissa la vie sauve et que dans un éclair de lucidité son complice Stéphane décida de m'épargner.
    Acteur de certains événements, témoin survivant, j'ai vécu l'enquête « de l'intérieur ». Le temps écoulé et la prescription judiciaire me libèrent aujourd'hui d'un certain devoir de retenue. Rapporter le plus fidèlement possible non seulement cet événement, mais également les non-dits de l'enquête, les nombreuses erreurs véhiculées par les médias et surtout donner ma propre analyse : tout cela me semble aujourd'hui nécessaire pour atténuer le poids qui écrase ma vie. J'ai mis à profit plus de trente-cinq années pour rechercher la trace de Pierre Conty et comprendre comment il avait réussi à échapper à ce que je croyais être des recherches.
    Cette longue enquête faite de beaucoup d'échecs, de désillusions, de fausses pistes, m'a permis de découvrir l'échappatoire qu'il avait utilisée pour se fondre dans l'anonymat. Je me suis efforcé de garder tout au long de mon récit la même obsession : retranscrire les faits exacts. J'espère à travers ce devoir de mémoire apporter des éléments nouveaux au puzzle de cette nébuleuse affaire et tenter de guérir ce mal qui pourrit ma vie, encore aujourd'hui. »
    Survivant du tueur, le gendarme Henri Klinz a enquêté sur l'affaire Conty pendant 35 ans. Ce livre est son témoignage. Pierre Conty, militant anarchiste, fondateur d'une communauté hippie a été condamné à mort par contumace en 1980 pour le meurtre de trois personnes. Il n'a jamais été arrêté.

  • Cartons

    Pascal Garnier

    Roman inédit, roman posthume, Cartons nous restitue toute la verve et tout le génie dramatique de Pascal Garnier. Ça commence par un déménagement morceau de bravoure anthologique qui dune certaine manière est le sujet du livre : Brice quitte son appartement lyonnais pour une grande maison, entre un bourg et une route nationale. Mais il se retrouve sacrément seul, au milieu des cartons, dans cette vieille bâtisse où soufflent les mémoires mortes. Les évocations dEmma, son épouse en reportage à lautre bout du monde, lattente dun appel improbable, ou la rencontre avec Blanche, une étrange femme-elfe, sorte de spectre de lenlisement provincial, ponctuent cette dégringolade dans lenfer des cartons.
    Cartons est un de ces chefs-duvre sur le pouce dont Pascal Garnier possédait à merveille la recette : il y faut du style, un humour débène et ce goût immodéré pour les drames humains. Voilà un roman qui se lit dune traite tout comme une boisson forte avalée cul sec par un temps de chien. Figure marquante de la littérature française contemporaine, Pascal Garnier avait élu domicile dans un petit village en Ardèche pour se consacrer à lécriture et à la peinture. Il nous a quittés en mars 2010. Peintre datmosphère alliant la poésie dHardellet à la technique de Simenon, styliste du détail juste, il excelle dans la mise en scène des vies simples, celles du voisinage, des souvenirs denfant, des je me souviens qui tissent nos mémoires. Mais chez Pascal Garnier, ce beau calme des banlieues de lâme et de lépoque prépare toujours deffroyables orages, avec froissement de tôles et morts en série

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    Dins aqueste raconte, l'autor nos escalcís cossí en quatòrze jorns percorreguèt, dins las pesadas de Robèrt-Loís Stevenson, los 300 km que desseparan Lo Puèi de Velai d'Alès. Fa de longa l'anar-tornar entre son experiéncia pròpria de caminaire e la del viatjaire escocés complida 140 ans enlà (1878-2018). Amb dins sa pòcha l'obratge Viatge amb un ase per Cevenas, Sèrgi Viaule torna trevar dralhas e sendarèls de Velai, Gavaudan e Cevenas. O fa amb estrambòrd, poesia e, quand ne vira, umor. Nos ofrís una òda a la gaug de meditar sus la plaça de l'uman dins la natura. Aquel libre encantarà los qu'an ja traulhat lo sendarèl Stevenson e, solide, balharà enveja de se lançar a los qu'o an pas encara fach.

    Dans ce récit l'auteur nous raconte comment, en quatorze jours, il a parcouru, sur les traces de R.-L. Stevenson, les 300 km qui séparent Le Puy en Velay d'Alès. Il y fait la comparaison entre sa propre expérience de randonneur et celle du voyageur écossais, effectuée 140 ans plus tôt (1878-2018). Avec en poche l'ouvrage Voyage avec un âne dans les Cévennes, il revient hanter les sentiers du Velay, du Gévaudan et des Cévennes. Il le fait avec enthousiasme, poésie et souvent humour. Se faisant, il nous offre une ode à la joie pour méditer sur la place de l'humain dans la nature. Cet ouvrage enchantera ceux qui ont déjà parcouru le chemin Stevenson et donnera certainement l'idée à ceux qui ne l'ont pas encore tenté, d'y aller cheminer...

    Conegut per sos romans e novèlas, Sèrgi Viaule, nascut en 1950 en país d'Albigés, es tanben un contaire de tria. Sa lenga, rica e plegadissa, li permet de descrire amb gaubi païsatges e sentits. Aqueste obratge es tirat de la meteissa vena que Barrutlada en Irlanda e en Gallas, paregut en 2015 dins aquesta meteissa colleccion.

    Connu pour ses romans et recueils de nouvelles en occitan, Sèrgi Viaule, né en 1950 en pays albigeois, est aussi un conteur d'une grande sensibilité. Sa langue, à la fois riche et souple, lui permet de décrire avec précision paysages et émotions. Cet ouvrage est de la même veine que Barrutlada en Irlanda e en Gallas, paru en 2015 dans cette même collection.
    L'ouvrage paraît simultanément avec celui de la traduction en occitan de Voyage avec un âne dans les Cévennes de Stevenson. L'occasion d'un parallèle passionnant, à 140 ans d'intervalle, et dans la langue du pays d'Oc.

  • Quel ouvrage - sinon la Loire Historique - pourrait por- ter le titre enviable de monument du Régionalisme ? Paru en cinq tomes, en 1851, cet ouvrage embrasse tout le bassin de la Loire, de sa source à son embouchure, et entreprend d'en conter l'histoire et les événements historiques et anecdotiques, au fil des départements traversés, en plus de 3500 pages de textes et d'illustrations ! Une superbe défense et illustration de la Province dans la France centralisatrice du XIXe siècle ! La présente réédition, entièrement recomposée, se fera en 11 tomes correspondant à l'intégralité du travail titanesque de Georges Touchard-Lafosse (1780-1847), journaliste et historien régionaliste.
    Le présent volume traite plus particulièrement des départements de l'Ardèche (du Gerbier-de-Jonc, source de la Loire) et plus particulièrement de la Haute-Loire - du Puy-en-Velay à Brioude, Yssingeaux ou La Chaise-Dieu, mais aucun des cantons du département n'est oublié, faisant de cet ouvrage une véritable encyclopédie historique locale, départementale et régionale.

  • Bon travailleur, mais jaloux de sa liberté, Émile, le journalier, ne reste jamais longtemps dans la même ferme, sauf en hiver, pour se mettre à l'abri. Devant la porte de l'Aygletière, il est tenté de faire demi-tour... mais il laisse ses pas le mener vers son destin. L'Aygletière est une ferme grise, ses occupants n'ont en commun que le « joug du travail partagé » dans un monde hors du temps. Le grand-père s'éteint lentement dans l'indifférence totale. La famille attend que le vieux trépasse, que le fils se marie enfin et assure sa descendance. Drôle de famille. Chez ces gens-là, on ne cause pas, monsieur... Pour la première fois de sa vie, Émile ne songe plus à reprendre sa route.

  • À la fin du XIXe siècle, dans les montagnes cévenoles, Louise et Raymond rêvent d'aventures. Passionnés par les technologies naissantes, ils souhaitent quitter leur village, découvrir les Amériques et ainsi échapper au travail dans les moulinages, ces usines qui fabriquent le fil de soie. Leurs rêves vont les entraîner beaucoup plus loin que prévu...
    Dans ce roman à l'ambiance steampunk campagnard, découvrez la rude vie de ces milliers de filles et de garçons embauchés dès leur plus jeune âge dans les moulinages. Mais aussi comment une des technologies les plus en vogue aujourd'hui trouverait son origine au coeur de l'Ardèche.


    Version "DysPlus" avec police OpenDyslexic et mise en page adaptée aux lecteurs dyslexiques.
    Existe en version simple avec police de texte Andika, adaptée aux lecteurs légèrement dyslexiques (e-ISBN : 978-3-95858-169-2).

  • Les bébés volés de l'Espagne franquiste : au coeur de l'Ardèche, une famille vole en éclats. Eté 2018 : l'arrivée d'un saisonnier va révéler un secret inimaginable et faire exploser le clan. Des personnages attachants, une saga familiale captivante qui remonte le temps, quand l'Espagne vivait ses dernières heures sous le joug franquiste. Poignant.
    Pour la famille Cheylard, rien n'est plus fort que les liens du sang. À Ruoms, en Ardèche méridionale, l'entreprise de construction et de rénovation qu'ont créée Magdalena et Damian compte désormais leurs trois fils, César, Martin et Bastian, et la petite dernière, Elena, jeune femme libre et indomptable. À la bastide, chacun vit en toute indépendance mais jamais très loin des autres.
    Sous la chaleur brûlante de l'été, alors que la récolte des pêches va commencer, l'arrivée d'un saisonnier espagnol bouleverse ce bel équilibre et provoque une véritable onde de choc au sein de la famille. Les enfants s'interrogent, Bastian surtout, tant sa ressemblance avec l'Espagnol est frappante. Qui est ce mystérieux inconnu et qu'est-il vraiment venu faire à Ruoms ? Rongé par le doute, il finit par demander des explications à sa mère sur les origines de sa naissance, mais celle-ci s'enferme dans le silence. Prise au piège, Magdalena comprend qu'elle ne pourra plus taire bien longtemps un secret qu'elle garde en elle depuis quarante-deux ans. Accompagné de sa soeur, Bastian se rend en Espagne pour tenter de trouver des réponses. Ces bouleversements intérieurs auront-ils raison de la belle entente qui régnait jusqu'alors dans la fratrie ?

  • Fermer les yeux

    Antoine RENAND

    • Lizzie
    • 11 March 2021

    Un enquêteur à la retraite, hanté par une erreur qu'il estime avoir commise quinze ans plus tôt. Un jeune auteur, considéré comme le plus grand spécialiste français des tueurs en série. Une brillante avocate, dévouée à la défense d'un homme victime, selon elle, d'une effroyable injustice. Ensemble, ils devront débusquer le plus insaisissable des prédateurs.
    2005. Dans un village perché d'Ardèche, la petite Justine, sept ans, disparaît.Rapidement, les habitants s'organisent et lancent des battues dans la nature environnante.Les recherches se prolongent jusque tard dans la nuit mais ce n'est qu'au petit matin que le gendarme Tassi découvre quelque chose...Finaliste du Prix des maisons de la presse 2020." Antoine Renand, on va beaucoup en entendre parler ! " Damien Thévenot, Télématin." Plus qu'un excellent polar, une pépite ! " Sandrine Bajos, Le Parisien, sur L'Empathie." Aussi haletant qu'angoissant ! " Michel Primault, Femme Actuelle, sur L'Empathie.

  • Les dolmens ardéchois marquent la limite orientale de l'ensemble des tombes monumentales qui occupent les causses au sud et à l'ouest du Massif central à la fin du Néolithique. La plupart de ces sépultures qui sont souvent groupées en petites nécropoles assez lâches, sont dans le sud du département de l'Ardèche, concentration qui empiète sur le nord-est du Gard. Après une interruption des travaux de terrain sur les dolmens de l'Ardèche pendant plus d'une décennie et en prévision d'une opération de restauration et de mise en valeur du site, des recherches ont été engagées à partir de 2002 sur les six monuments des Géandes (Bourg-Saint-Andéol) qui se rattachent aux principaux styles architecturaux connus en Languedoc. C'est la première fois dans le Midi de la France qu'on aborde une nécropole dolménique simultanément dans sa globalité. Même si les remplissages sépulcraux sont bouleversés depuis la fin du xixe siècle, les informations sont de première importance. Elles concernent la succession des dépôts, la chronologie relative, l'architecture de l'espace sépulcral (cella et antichambre ou vestibule) et non sépulcral (couloir et tertre), les étapes de construction et l'environnement immédiat de la nécropole. En particulier, la mise en évidence d'un horizon néolithique repéré à la base du tumulus du dolmen n° 1 et donc antérieur à son édification, est un fait majeur pour la connaissance du dolménisme méridional. Parallèlement aux fouilles proprement dites, une prospection thématique fut engagée par la même équipe sur les quelques cent-cinquante monuments funéraires encore conservés - souvent bien mal - aux abords des gorges de l'Ardèche. Il s'agissait en priorité de retrouver les dolmens et sépultures apparentées déjà signalés dans la littérature ou les inventaires antérieurs et d'établir enfin une documentation homogène scientifiquement exploitable. Plus qu'une synthèse de connaissances glanées au coup par coup, le terme de puzzle serait alors plus exact, cet ouvrage vise avant tout à articuler les différents domaines d'études qu'offre le dolménisme méditerranéen et plus globalement les sépultures collectives de notre région et ce, sans chercher obstinément à les hiérarchiser. Cette approche qui se veut exhaustive, prend donc en compte l'ensemble des données architecturales, environnementales, archéologiques et chrono-culturelles, anthropologiques et démographiques obtenues depuis le xixe siècle : elles sont présentées successivement en les resituant dans le contexte qui semble si confus, de la fin du Néolithique languedocien. Au final, le tableau dressé paraît plutôt cohérent : on s'est pourtant épargné de tenter une trop grande globalisation et une modélisation qui auraient obligatoirement conduit à forcer le trait de caractères trop ponctuels. Et surtout, cela aurait conduit à minorer voire écarter les graves lacunes dues aux destructions d'origine humaine, qu'il s'agisse de la disparition de la moitié des monuments ou de l'ablation pure et simple des dépôts sépulcraux et des tumulus. Toutes ces recherches ont été financées par le Conseil général de l'Ardèche et la Sous-direction de l'archéologie du ministère de la Culture et de la Communication et la Deutsche Forschungsgemeinschaft. Elles furent dirigées conjointement par le Service régional de l'archéologie (DRAC Rhône-Alpes, Lyon, France) et l'Institut für Ur- und Frühgeschichte und Archäologie des Mittelalters (Albert-Ludwigs-Universität de Freiburg, Allemagne).

  • À partir de la seconde moitié du xe siècle et jusqu'au xiiie siècle, le Vivarais, comme la plupart des régions d'Europe occidentale à cette époque, se couvre de châteaux. Généralement de taille très modestes, ceux-ci sont souvent mal identifiés et mal interprétés en raison de l'image traditionnelle du château médiéval qui renvoie, en réalité, dans l'immense majorité des cas, à des forteresses postérieures aux années 1350. Faisant appel à une large documentation écrite et iconographique, fréquemment inédite, et aux ressources de l'archéologie, l'auteur dresse ici un état des lieux, aussi exhaustif que possible, de 175 sites fortifiés édifiés entre les xe et xiiie siècles en Vivarais, à l'intérieur d'un espace historiquement homogène.

  • Du dernier crime perpétré par les aubergistes à leur exécution sur les lieux même de leurs forfaits devant près de trente mille personnes, « Peyrebeille » dénoue les fils de ce qui fut sans aucun doute l´une des plus effroyables affaires criminelles du XIXe siècle. Après deux ans d´instruction, plus d´une centaine de témoignages, les Martin, leur neveu André Martin et leur domestique Rochette, sont traduits devant les assises de l´Ardèche pour six chefs d´accusation seulement... serait-on tenté de dire, puisqu'une grande partie des crimes est couverte par la prescription. André Martin est acquitté grâce à un certificat de bons moeurs présenté par son avocat, ses comparses condamnés à mort. Voilà pour la réalité historique. Et puis comme un canevas tissé entre réalité et fiction, « Peyrebeille » c´est aussi une histoire d´amour entre Jean Audigier, l´avocat du neveu Martin et Adelise Cellier, imaginée sous les traits de la belle brodeuse. La peinture, enfin, d´une société et d´une région où survivent encore des moeurs et traditions d´un autre âge. La légende elle, on le sait, n´a pas attendu le terrible dénouement de l´échafaud pour faire de l´auberge et de ses propriétaires le coupe-gorge et les monstres décrits par les romans.

  • Thérèse Soulier, née en 1938 en Moselle, vint s´installer en Ardèche en 1987. C´est là qu´elle termina sa carrière d´institutrice et, une fois à la retraite, s´engagea auprès des malades d´un service d´aumônerie d´hôpital. Elle y passa seize années, dont

  • Éliette savoure amèrement sa retraite. Son mari ? Mort. Ses enfants ? Loin. Pas d'amis. Pas de sexe. Un jour d'orage, elle secourt Étienne, fringuant quadragénaire perdu en rase campagne. Voyou, il explose son quotidien : le fils des voisins s'écrase en voiture, une jeune fille en furie débarque chez elle, deux kilos de cocaïne se promènent sous son nez... Il faut se méfier de la vieillesse qui dort !

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