• " Je n'aime pas beaucoup les lettres, ni en recevoir ni en envoyer. Sauf de toi et à toi - et quelques autres. C'est ce qu'on doit appeler l'amitié"
    Tout en prenant un malin plaisir à se déclarer réticent à ce genre d'exercice, Jean d'Ormesson déploie dans l'art épistolaire autant de brio et de virtuosité que de talents de stratège et de séducteur. Il laisse libre cours, dans cette version la moins " autorisée " de son autobiographie, à son franc-parler, sa malice, son goût de l'ironie et de la facétie.
    C'est tout l'arrière-plan de son parcours dans le siècle que l'on voit se dessiner au fil de ces échanges multiples, sous l'effet révélateur des relations qui ont le plus compté dans son existence. Le meilleur de sa correspondance, en dehors de ses grandes amitiés littéraires, gravite autour de quelques figures clés. De Raymond Aron ou Roger Caillois à Claude Lévi-Strauss, tous ont agi sur Jean d'Ormesson comme autant de maîtres et d'inspirateurs dans sa réflexion intellectuelle et philosophique et l'évolution de son oeuvre.
    " Les amitiés qui commencent par les livres sont peut-être les plus fortes ", écrivait-il à José Cabanis. Cet ensemble de " messages portés par les nuages ", selon la formule de Jean-Marie Rouart, en offre une vivante et savoureuse illustration. C'est le même amour fou de la littérature qui explique l'amitié paradoxale de Jean d'Ormesson avec des auteurs aussi distincts de lui que Michel Déon ou François Nourissier. À travers eux on découvre ici son autoportrait le plus inattendu.
    Jean-Luc Barré

  • Un élève officier de l'armée austro-hongroise, aspirant écrivain, adresse ses tentatives poétiques à Rainer Maria Rilke et sollicite son avis. De 1903 à 1908, en quelque dix lettres, le jeune homme, alors à la croisée des chemins, hésitant entre la voie toute tracée de la carrière militaire et la solitude aventureuse de la vie d'écrivain, confie à son aîné admiré ses doutes, ses souffrances, ses émois sentimentaux, ses interrogations sur l'amour et la sexualité, sa difficulté de créer et d'exister. Le poète lui répond. Une correspondance s'engage. Refusant d'emblée le rôle de critique, Rilke ne dira rien sur ses vers, mais il exposera ce qu'implique pour lui le fait d'écrire, de vivre en poète et de vivre tout court.

    /> Publié pour la première fois dans son intégralité, cet échange intime ne permet pas seulement de découvrir enfin le contrechamp de lettres qui furent le bréviaire de générations entières, il donne au texte de Rilke une puissance et une portée nouvelles, et invite à repenser la radicalité de son engagement esthétique, mais aussi la modernité frappante de sa vision de la femme.

    Édition établie par Erich Unglaub.

  • Trois guinées est sans doute le texte le plus engagé de Virginia Woolf. Lors de sa sortie, en 1938, The Times affirmait: "L'appel aux femmes de Mrs Woolf est un défi sérieux auquel doivent répondre tous les penseurs." En 2020, ce texte demeure un défi. Il s'inscrit comme une suite d'Une chambre à soi.

  • La narratrice - alter ego de l'auteur - vient d'être internée dans un sanatorium. Son mal ? Le complexe de l'argent. Dans ce roman épistolaire, elle raconte sardoniquement ses déboires financiers à son amie Maria. Une galerie de personnages loufoques défile : Henry, entrepreneur fauché ; Balailoff, prince alcoolique obsédé par son futur mariage ; ou encore Baumann, docteur freudien largement aussi névrosé et angoissé que ses patients.La perspective d'un hypothétique héritage hante l'imaginaire de ces originaux. Mais le complexe de l'argent pousse les personnages dans une véritable fuite en avant, si bien qu'ils n'osent même plus ouvrir leur courrier. Heureusement la faillite de la banque finira par libérer la narratrice de ses angoisses : désormais c'est elle la créancière.
    />
    Franziska zu Reventlow est née en 1871 dans une famille aristocrate allemande. Éprise de liberté, elle rompt avec son milieu et mène une vie d'artiste. Son oeuvre est un témoignage de la perception féminine du dandysme et de la vie de bohème dans les milieux littéraires et artistiques de Munich à la Belle Époque. Écrivaine, traductrice et peintre, elle paiera cher son indépendance. Elle avouera avoir sacrifié son pays, sa famille, et l'homme de sa vie, pour s'accomplir.

  • Édition enrichie de Jean Starobinski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. "Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue." Montesquieu.

  • Édition enrichie de Jean-Pierre Lefebvre comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    Une jeune femme dans une situation tragique écrit à l'homme qu'elle a aimé passionnément, depuis l'enfance, pour lui rappeler son histoire : de leurs trois nuits d'amour est né un enfant qu'elle a élevé seule. Elle cherche à renouer le fil de leur relation. Mais son ancien amant est un brillant séducteur, un écrivain qui jouit égoïstement des plaisirs de la vie. Pour lui, elle n'est qu'une femme parmi d'autres ; pour elle, il est tout. Peut-il se souvenir d'elle ?

    Dans cette poignante nouvelle, publiée en 1922, Zweig analyse les psychologies féminine et masculine avec une acuité rare. Entre amour et oubli, plaisir physique et profondeur spirituelle, cette histoire d'obsession amoureuse, cruelle et crue, est d'une stupéfiante modernité.

  • Franz Kafka connut d'abord Milena comme traductrice : elle établissait la version tchèque de quelques-unes de ses proses courtes. Ces relations se transformèrent en une liaison passionnée dont les lettres permettent de suivre le progrès. Cette passion ne dura qu'un instant, elle tient en quelques mois à peine.
    Les lettres racontent d'un bout à l'autre ce roman d'amour, orgie de désespoir et de félicité, de mortification et d'humiliation. Car quelle qu'ait pu être la fréquence de leurs rencontres, leurs amours restent essentiellement épistolaires comme celles de Werther ou de Kierkegaard.
    Milena est morte vingt ans après Kafka, dans le camp de concentration de Ravensbrück.

  • Lettres muettes pour fille non-affranchie Nouv.

    Lise avance dans la vie sans trop se poser de questions, en particulier quand les réponses mettent l'accent sur l'absurdité de son existence, partagée entre travail ingrat, clients loufoques, compagnon égocentrique et parents méprisants. Toutefois, la machine du changement se met imperceptiblement en marche quand la jeune femme commence à recevoir d'étranges courriers. Ceux-ci ne contiennent qu'une page vierge mais ont l'inquiétante particularité de trouver leur destinataire où qu'elle soit, comme si quelqu'un la suivait en permanence. Troublée, la jeune femme décide de rechercher l'auteur de ces missives qui, à travers une série de rencontres étonnantes, drôles ou touchantes, la font sortir de sa coquille. Jusqu'à quel point des pages blanches peuvent-elles changer une vie ?

    Dans son appartement bruxellois, Grégory Matthys cultive les aromates et l'amour des livres, deux délicieux assaisonnements du quotidien. Outre l'incontournable chocolat, il apprécie la saveur des belgicismes, des accents, des bons mots, des mots tordus ou des mots doux. Cette passion l'a mené à devenir libraire avant de le guider vers le chemin de l'écriture. Ses études de philosophie et son envie de partager son expérience des situations absurdes sont ses meilleures sources d'inspiration.

  • Ainsi donc, je mourrai là où je loge. Dans une boîte. Cela s'est imposé à moi alors qu'à l'aube, depuis le minuscule balcon sur lequel donne mon conteneur placé en bout de rangée avec une paroi à pic au-dessus de la mer, je guettais l'apparition du soleil. Lorsqu'il se lève sur ma gauche et que la nuit précédente, nous avons largué les amarres dans un port greffé sur le désert, je sais que nous avons mis le cap sur l'Asie. Et j'aurai beau attendre midi, un soleil à l'aplomb du radar qui coiffe le château et espérer une journée sans brume, jamais je ne parviendrai ne serait-ce qu'à deviner ce qui se trouve à bâbord. Un porte-conteneur ne fait pas de cabotage et ses occupants ont ainsi toute latitude, comme moi aujourd'hui, pour imaginer un lent déroulé de plages sablonneuses. La locataire de l'un des dix mille conteneurs du Ship Flowers entreprend, pour résilier son bail, de contacter son propriétaire domicilié dans un paradis fiscal. C'est le début d'une correspondance au long cours, rassemblée dans ce roman épistolaire.

    Une loge en mer est le troisième roman de Magali Desclozeaux après Le crapaud (Plon, 1999, sélectionné pour le Goncourt du 1er roman) et Un deuil pornographique paru chez Flammarion en 2003. Après des récits intimistes, la romancière voulait donner à lire les ravages de la mondialisation sur les petites gens. Elle-même a fait un voyage sur un porte-conteneurs (grâce à une bourse du CNL) et enquêté pendant des années sur les rouages de la finance internationale en vue d'écrire ce roman grinçant.

  • Par les auteurs de Et je danse aussi.
    Après quatre ans de silence et ce qu'il appelle son " grand malheur ", Pierre-Marie Sotto décide d'écrire à Adeline Parmelan au sujet d'un certain carnet qu'il aurait laissé chez elle. Est-ce un prétexte pour reprendre contact avec celle qu'il n'a jamais oubliée depuis leur rupture ? En ce cas, le moment paraît très mal choisi. Occupée par son prochain déménagement vers le Canada avec l'homme qui partage désormais sa vie, Adeline a bien d'autres projets en tête que de renouer avec lui.
    Seulement, c'est sans compter sur le lien indéfectible qui les attache l'un à l'autre. De surprises en confidences, leur correspondance va les entraîner dans un tourbillon inattendu d'émotions.

  • « On pouvait dire... Oh ! Dieu !...bien des choses en somme...En variant le ton, par exemple, tenez :[...]"C'est un roc !... c'est un pic !... c'est un cap !Que dis-je, c'est un cap ?...C'est une péninsule !" »Retrouvez les aventures de Cyrano dans ce chef-d'oeuvre de la littérature classique

  • « J'étais devenu un fantôme. Une sorte de mort-vivant. J'ai trouvé un ultime sursaut d'énergie pour avaler une poignée de tranquillisants avec un fond de vodka. Je me suis assis dans mon fauteuil club et j'ai regardé une série sur HBO. Je me suis réveillé en pleine nuit. Non. Le cauchemar était bien réel. Joséphine n'était plus amoureuse de moi. »

    Si l'amour est la plus forte, la plus dangereuse et la plus répandue des addictions, voici le roman de l'impossible désintoxication, le roman du chagrin d'amour.

  • Florence et Nicolas se sont aimés passionnément lorsqu'ils étaient jeunes adultes, avant qu'elle ne décide de rompre sans

    donner d'explication. Mais l'amour peut-il mourir simplement parce qu'on l'a décidé ? Quelques années plus tard, les anciens

    amants se croisent dans les rues de Montpellier et ces retrouvailles inopinées ouvrent la voie à une correspondance par e-mails sur plusieurs décennies.

     

    Par écran interposé et parfois dans la vraie vie, ils partagent leur quotidien, se taquinent, se disputent, se conseillent. Cette

    délicate valse entre confidences et non-dits les amène à explorer l'intimité qui les unit malgré le temps qui passe.

     

    Réponds-moi sonde les eaux floues qui séparent l'amour et l'amitié, parce qu'en matière de sentiment, rien n'est jamais

    bien défini.

     


    Mélanie Taquet partage son temps entre son travail dans l'éducation et sa passion pour l'écriture et les voyages. Réponds-moi

    est son troisième roman.

  • Roman «Ce fut durant le mois d'avril 1996 que je reçus la première lettre de Geneviève Bassano. (...) La calligraphie courait fine et régulière, posée comme des notes de musique sur une partition. Encre noire. Monsieur, vos livres me plaisent au point que j'en ai acheté pour quelques amis.» Ainsi débute la correspondance entre le narrateur et Geneviève Bassano, une lectrice passionnée. Elle vit près de Châteauroux, a deux enfants, un mari qui voyage pour ses affaires et des entrées à la bibliothèque de son village, où elle invite le romancier à venir y signer ses livres. Mais derrière cette façade respectable se dissimulent des sentiments forts, excessifs et équivoques, qui finissent par exacerber chez ces deux personnes le goût de l'absolu et de la perte. La relation d'abord courtoise devient intense, puis destructrice, jusqu'à mettre l'auteur en péril.

  • Quitte à prendre la porte, autant soigner sa sortie !

    Et si la démission n'était plus un saut dans le vide mais un vol plané soutenu par une nuée de ballons multicolores ? Si claquer la porte, au lieu de mener droit dans le mur, offrait un appel d'air, une occasion de régler ses comptes en tout bien tout honneur - et malice. Car il ne faut jamais perdre de vue que le travail, quel qu'il soit, reste une farce.

    Pour tous les velléitaires de l'abandon, les victimes du ras-le-bol général, les dépressifs chroniques ou occasionnels, voici un petit guide de la rupture qui leur donnera les raisons (ou la manière) de franchir le pas.

    Un exercice de style jubilatoire et salvateur, à savourer comme un pot d'adieu.

  • Keith est né dans une famille tout à fait singulière : de sa mère, il sait peu de chose ; de son père, absolument rien. Tout comme ses quatre frères et soeurs supposés, il a été élevé par son grand-père et une succession de « grand-mères » toujours plus jeunes. À l'occasion du quatre-vingtième anniversaire du patriarche, les petits-enfants lui offrent un voyage pour la destination de son choix. Quand l'excentrique aïeul annonce qu'il a choisi de se rendre en Chine, c'est Keith, à son grand dam, qui est désigné pour l'accompagner. Pour la première fois de sa vie, il décide de ne pas obéir et dépense tout l'argent du voyage au casino. La situation se complique encore quand il apprend le décès de son grand-père. Afin d'éviter de tout avouer à sa famille, Keith commence à écrire des lettres racontant leurs aventures chinoises qui, au fur et à mesure, deviendront de plus en plus détaillées et extravagantes. Un livre pétillant, truffé de trouvailles hilarantes, qui se referme forcément le sourire aux lèvres.

  • Les Désamants est un roman épistolaire d'aventures utopiques dont l'action se situe au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. Deux amants maudits, séparés par les aléas de l'Histoire¦: George Bass, jeune chirurgien envoyé par la Marine royale anglaise en Nouvelles-Galles du sud (personnage authentique, qui fut l'un des premiers explorateurs de l'Australie) et sa maîtresse, mystérieuse, Mademoiselle des X, aristocrate française fuyant la Révolution. Tout au long des mois et des lieues qui les séparent, ils échangent des lettres passionnées et tentent de se rejoindre. Mais l'écriture parviendra-t-elle à combler l'abîme vaste comme le monde qui s'est creusé entre eux¦?

  • L'échange épistolaire entre Maurice Blanchot, écrivain et critique français (1907-2003), et Vadim Kozovoï, poète russe, critique et traducteur de poésie française (1937-1999), s'étend sur vingt-deux ans (entre 1976 et 1998). La correspondance est singulière et riche d'informations. Singulière parce que les deux hommes, sans jamais s'être rencontrés, ont su fonder une solide amitié; riche d'informations parce que les lettres ne se limitent pas exclusivement à la chose littéraire. C'est un Blanchot insoupçonné qui apparaîtra à certains, attentif aux questions d'actualité internationale et particulièrement passionné par la question russe - et par la Russie. Cette correspondance est complétée par La parole ascendante, postface de Maurice Blanchot écrite à l'occasion de la publication de Hors de la colline, recueil de poèmes de Vadim Kozovoï paru aux éditions Hermann en 1984. Enfin, en annexes, on trouvera le second versant de cette correspondance avec un choix de vingt-deux lettres que Vadim Kozovoï adressa à Maurice Blanchot, qui permet d'établir un regard croisé sur les deux épistoliers; et aussi les lettres que Maurice Blanchot envoya à l'épouse de Vadim Kozovoï, Irène. Trois textes clôturent l'ouvrage; les deux premiers (dont un poème) de Vadim Kozovoï sont dédiés à Maurice Blanchot. Le dernier intitulé Poésie et temps est un court écrit de Blanchot rédigé pour les besoins d'une émission qui lui était consacrée sur France-Culture. Lettres à Vadim Kozovoï est un livre émouvant dans la bibliographie blanchotienne, d'abord parce qu'il contient une part d'inédit mais aussi et surtout parce que l'on y découvre un Maurice Blanchot plutôt méconnu, généreux et affectueux, soucieux, fidèle et vigilant à l'égard d'un ami et des siens.

  • « Je t'écris au courant de la plume », écrit Zola à Valabrègue en 1864. Placé sous le signe de l'authenticité, l'acte épistolaire est, chez Zola, un espace de révélation de soi et de l'oeuvre. Le portrait de l'écrivain souvent dépeint par l'histoire littéraire et la critique est celui du romancier ou du défenseur de Dreyfus. On connaît moins, en revanche, la relation que Zola entretient avec l'épistolaire, genre qu'il a pourtant pratiqué avec ferveur tout au long de sa vie. Sa correspondance (plus de 15 000 lettres !) constitue un riche éventail, témoignage de la venue au monde du romancier naturaliste comme de l'écrivain engagé, mais aussi du père de famille, de l'époux et de l'ami.

    À travers huit études, ce recueil cherche à rendre justice et à faire la lumière sur une partie peu connue de l'écriture zolienne. Les lectures proposées ici explorent la valeur de l'épistolaire chez Zola, l'usage de la lettre comme oeuvre de combat littéraire et personnel, de même que comme outil de rassemblement des troupes naturalistes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Lynn et Ava sont deux ados et amies d'enfance, séparées par un déménagement. Elles gardent contact par le biais de lettres, chacune raconte son histoire. Tandis que l'une intègre une académie d'équitation française, l'autre reste en Belgique. Mais très vite, leur quotidien avec les chevaux se révèle plein de surprises...

  • Une lettre reçue par erreur, et voilà que Marguerite s'emballe en envoyant un mail à l'expéditeur, un certain Archibald. Ils n'ont rien en commun, à part leur âge, leur célibat et leurs expériences sentimentales déçues. Marguerite est ouverte, bavarde, sincère, agaçante. Archibald est taiseux, bourru, imprévisible, attachant. L'écriture, au coeur de leur relation épistolaire improbable et mouvementée, sera la fenêtre sur « cours ! » de ces deux inconnus qui peu à peu vont prendre conscience que le bonheur ne dépend que d'eux.

  • Après avoir quitté leur manoir en ruine et traversé l'Allemagne à pied d'est en ouest, Else et ses quatre enfants sont enfin arrivés à Düsseldorf. Magnus, le frère de son mari, consent à les accueillir, mais n'a d'autre choix que de les abriter dans son sous-sol humide et inconfortable. Comme Else ne veut pas être à sa charge, elle accepte un poste de serveuse dans un restaurant, puis est engagée par les Forces britanniques comme traductrice.

    Alors que la reconstruction de l'Allemagne de l'Ouest s'amorce grâce au Plan Marshall, la veuve de Johan Von Steiner agrandit le cercle de ses amis et connaissances, même si elle tente de cacher du mieux qu'elle le peut ses origines aristocratiques. Et quand un nouvel emploi se présente, cette fois dans des bureaux diplomatiques étasuniens, Else rencontre un homme dont elle tombe amoureuse. Mais à nouveau, le destin s'acharne sur elle, le malheur l'accable. Saura-t-elle une fois encore faire preuve de résilience, qualité essentielle en ces temps difficiles où rien n'est acquis?

    Ce second et dernier tome de la nouvelle série de Janine Tessier nous ramène au coeur du conflit le plus meurtrier de l'histoire, avec ses difficultés, ses horreurs et surtout, ses incalculables séquelles.

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