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Jeunesse
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Ce volume rassemble neuf études consacrées aux philosophes qui ont livré des analyses parmi les plus marquantes en matière de philosophie du temps.La contribution de Bernard Mabille est « première » à deux égards : elle présente la conception philosophique du temps qui est la plus influente tant sur le plan historique que systématique - celle, d'Aristote, des « acolytes » du temps que sont le mouvement et l'âme.Avant que Frédéric Vengeon présente la position « antithétique » à la conception aristotélicienne - en proposant une lecture du livre XI des Confessions de Saint Augustin -, Sylvain Roux s'interroge sur le rapport entre la temporalité et l'éternité chez Plotin.L'essentiel du débat Leibniz/Newton, à travers la correspondance Leibniz/Clarke, est présenté dans l'étude de Jean-Pascal Anfray sur la théorie du temps de Leibniz. La théorie kantienne du temps est exposée par Mai Lequan. Mais le temps joue aussi un rôle central chez les penseurs de la philosophie allemande classique - Teresa Pedro le montre à travers une lecture des Âges du monde de Schelling alors que Christophe Bouton développe le problème du temps dans l'intégralité de la pensée de Hegel, en allant au-delà du rôle que joue le temps dans sa philosophie de la nature.L'ouvrage s'achève par deux études sur le temps chez deux philosophes du XXe siècle : Bergson (Frédéric Worms) et Husserl (Alexander Schnell).
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La science est aujourd'hui au fondement de notre existence collective, par sa diffusion, par le développement de ses innombrables applications techniques, mais aussi en tant que modèle même de l'activité intellectuelle. Toute discipline sérieuse, constituée ou en cours de constitution, trouve ainsi sa légitimité en se plaçant sous l'égide de la scientificité, ou tout au moins en se réclamant de la démarche et de la méthode scientifiques. Parallèlement, la prétention scientifique à supplanter la philosophie sur le terrain de l'objectivité est devenue prépondérante, en particulier dans les sciences humaines et sociales. La philosophie a-t-elle alors encore quelque chose à nous dire au sujet de la science? Est-elle vouée à faire sans fin la rétrospective des systèmes du passé et à décrire des démarches périmées? Ou bien est-elle encore capable de tirer de l'étude des méthodes et des révolutions théoriques des ressources de sens et des perspectives d'avenir?
Aux côtés de problématiques classiques de philosophie des sciences, les différentes contributions qui composent ce recueil abordent des exemples concrets de l'histoire scientifique récente (géométrie non-euclidienne, biologie moléculaire, théories de la relativité) pour tirer des complexités inhérentes à chaque domaine des enjeux communs à la constitution des savoirs et à la pratique scientifique actuelle.