Tempus/perrin

  • Le Prince

    Machiavel

    A l'origine de la légende du "machiavélisme", Le Prince est en réalité un manuel destiné à fournir au "Prince" qui viendra gouverner l'Italie les recettes qui lui permettront de sauver le pays. Les guerres d'Italie l'ont en effet ravagé en tous sens, et les principautés italiennes n'ont pu opposer aux armées étrangères (françaises, espagnoles...) que d'inefficaces troupes de mercenaires, les condottieri. Machiavel, qui n'est plus aux affaires depuis le retour des Médicis à Florence, appelle donc à une refondation politique nécessaire, autour d'un Prince nouveau. A ce Prince, il faut fournir des modèles, et des "contre-modèles". Ce souci de l'efficacité vaudra à ce qui est sans doute le premier véritable manuel moderne de sciences politiques la réputation sulfureuse qui l'a poursuivi jusqu'à nos jours.

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  • Entre « Naître » et « Mourir », les vingt-deux chapitres de ce livre - appelé à devenir un classique - scandent l'existence des hommes et des femmes du Moyen-Âge.
    L'on découvre ainsi qu'on ne se marie pas par amour et que les futurs époux, surtout la femme, n'ont pas leur mot à dire. La sexualité tient pourtant une place importante au sein du couple et certains textes, connus des milieux cultivés, attestent même l'existence d'un art érotique. L'éducation, quant à elle, est décrite à la fois sur le plan religieux, pratique et intellectuel, et les anecdotes décrivent de façon plaisante la vie des étudiants dont Villon est l'un des représentants les moins recommandables.
    Les quantités de nourriture et de vin exagérées - aspects essentiels du quotidien - impressionnent assurément nos contemporains fervents de diététique, de même que la vie de ceux qui prient, qui combattent et qui travaillent, ces paysans qui sont l'essentiel de la population. La religion, naturellement, structure cette société et impose à tout homme de préparer sa mort - ce qui n'empêche pas de profiter des instants de loisir bien plus fréquents qu'on ne l'imagine. Jean Verdon brosse avec maestra un panorama sans équivalent, riche et foisonnant.

  • Cinquante ans après sa mort, de Gaulle reste une figure légendaire. Fondée sur quantité d'archives françaises et étrangères, cette biographie confronte la légende à la vérité d'une vie. Un parti pris de précision et d'équilibre qui fait de ce livre « la » référence sur l'homme du 18 Juin.

  • Merci d'être en retard Nouv.

    « Faire une pause [...] afin de réfléchir sérieusement à ce qui me paraît être un tournant fondamental de notre Histoire. » Voilà ce à quoi nous convie l'auteur. Alors que l'histoire vivante est mue par les« accélérations simultanées de la technologie, de la mondialisation et du changement climatique, et par leurs interactions », que, depuis 2007, nous produisons plus que jamais informations et connaissances, il faut s'arrêter et tenter de comprendre pour mieux faire usage de cette accélération du présent incarnée dans le tournant majeur de la numérisation dont l'auteur se fait à la fois l'analyste et l'historien. Un essai cardinal pour comprendre le "nouveau monde".

  • La guerre de Sécession (1861-1865), la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matérielles de toute l'histoire des États-Unis, marqua le passage de l'ère napoléonienne du combat à la « guerre totale ». Pour raconter ce conflit sans précédent, il fallait un historien d'envergure internationale. Dans la lignée de ses synthèses renommées sur les deux guerres mondiales, John Keegan retrace les grandes batailles (Bull Run, Gettysburg) et le duel des généraux (Lee contre Grant) tout en donnant une large part aux enjeux stratégiques, à l'analyse psychologique et à certains aspects trop souvent négligés comme l'approvisionnement, la géographie militaire ou le rôle des Noirs dans le conflit. Ce grand livre, déjà considéré comme un classique, permet ainsi de comprendre comment la déchirure de deux peuples fonda une nation.

  • A sa manière, l'espionnage est un art. Comme tout art, il exige de ses pratiquants des dispositions spécifiques qui font de quelques-uns d'entre eux des virtuoses, des as. En un mot des maîtres. Ils se rattachent à des types différents, mais complémentaires : les grands patrons, les agents de terrain, les versatiles, les exécuteurs de basses oeuvres, les agents Action, les chasseurs de taupes et les fauteurs de troubles. Tous se sont adonnés en « seigneurs » à ce métier à risques entraînant parfois l'Histoire avec eux.

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  • « Depuis L'empire du bien, le Bien a empiré. » nous dit Philippe Muray dans sa préface. Depuis la "fin de l'histoire", l'emprise de la bien-pensance et de l'altruisme ne cesse de grandir (et que dire d'aujourd'hui, vingt ans plus tard !) : nous vivons à l'ère des conformismes, des fausses idoles médiatiques et du vide universel au nom d'un humanisme privé d'humanités... La dictature du prêt à penser et de la bienveillance, rançon de l'inculture, empoisonne nos vies de joyeusetés factices dans laquelle l'homme contemporain se perd. C'est contre ce paradoxe permanent que l'auteur nous invite avec humour à conjurer la pensée unique et la lobotomisation des esprits. Et à célébrer la liberté de penser, et donc de critiquer, avec un humour flamboyant et ravageur.

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  • Quelle que soit sa position physique dans le combat, « le grand capitaine » reste au coeur de l'affrontement, en symbiose avec ses troupes. Mais il peut aussi être bien plus qu'un chef de guerre : il dirige les armées et élabore ses stratégies, mais son talent lui permet parfois d'accéder à une catégorie à part, une élite, qui porte l'art de la guerre à son apogée.
    C'est le cas de ces quinze chefs de guerre dont ce livre dresse le portrait, chacun usant de moyens et de techniques propres à son environnement culturel, avec un style et une touche personnels qui font toute la singularité de leur talent individuel. De l'âge classique (Alexandre le Grand, Hannibal, César) au monde contemporain (Napoléon, Joukov, Giap), en passant par le Moyen Age et l'époque moderne (Saladin, Gengis Khan, Tamerlan, Turenne)...

  • Civilisations

    Niall Ferguson

    Comment l'Europe de l'Ouest est-elle parvenue à partir du XVe siècle à prendre le dessus sur la Chine, l'Inde et l'Empire ottoman, alors au faîte de leur puissance, et à imposer au monde ses normes et son mode de vie ? Au coeur de son analyse, Niall Ferguson nous livre les six clés de cette réussite : la concurrence, source d'innovation ; la science, garante de la supériorité militaire ; le droit de propriété, pilier de la démocratie représentative ; la médecine, source de mieux-être collectif ; la société de consommation, moteur de l'industrialisation ; enfin, l'éthique du travail, ciment des institutions. En les parcourant une à une, il témoigne tout autant de son érudition que de ses talents de pédagogue.
    Mais demain ? Comment maintenir cette supériorité, quand le reste du monde a peu ou prou fait siennes les recettes du miracle occidental ? Comment empêcher que le déclin relatif de l'Occident ne devienne absolu et irréversible ? À ces questions, dont dépend notre devenir, l'auteur apporte sa réponse, qui ne manquera pas de faire débat : le principal ennemi de l'Occident n'est autre que lui-même. Il ne tient qu'à lui de retrouver son rang, en reprenant confiance dans la solidité et la supériorité de ses institutions.

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  • A l'heure où la France s'apprête à commémorer le double-anniversaire de la naissance (1890) et de la mort (1970) du « plus illustre des Français », Charles de Gaulle reste largement un mystère pour nos contemporains.
    - Avait-il la foi ?
    - L'appel du 18 juin a-t-il été censuré ?
    - A-t-il abandonné l'Algérie au FLN ?
    - Le référendum de 1969 est-il un suicide politique ?
    A toutes ces questions, et à bien d'autres, François Malye, répond avec clarté et brio, fort de sa connaissance de l'homme du 18 juin.

  • Le 2 septembre 1870, la défaite de Sedan est l'une des plus terribles de l'histoire de France. Napoléon III est prisonnier. À Paris, la nouvelle, inattendue, provoque la sidération, et une foule de manifestants réclame la déchéance de l'Empire. Le 4 septembre, en quelques heures, la déchéance est votée, un gouvernement de la Défense nationale est constitué et la République est proclamée, dans une grande agitation mais sans aucune goutte de sang, ce qui est sans précédent depuis 1789. Entre le Palais-Bourbon envahi, l'Élysée déserté, l'Hôtel de Ville et le ministère de l'Intérieur, se joue et s'écrit un grand moment d'histoire de France : depuis lors, mis à part l'épisode de Vichy, la République, réinventée en un seul jour, n'a désormais plus cessé d'être notre régime institutionnel.

  • Peut-on laisser tout dire, tout écrire au prétexte que la "grande" histoire serait parfois trop complexe, ou pas assez "folklorique" ? En quelques chapitres courts, incisifs, Colette Beaune bat en brèche tous les lieux communs qui circulent encore aujourd'hui sur la plus célèbre de nos grandes figures françaises.

  • Second rôle, les First Ladies ? Allons donc ! Depuis les origines, les Premières Dames américaines ont exercé dans l'ombre une influence bien plus grande qu'on le croit. À leur manière, elles incarnent la longue marche des femmes vers l'égalité et le pouvoir. En puisant dans les archives présidentielles inédites, les auteurs dressent le portrait des plus emblématiques, de Martha Washington à Melania Trump, et nous offrent la galerie complète de celles qui, flamboyantes ou méconnues, se sont succédé à la Maison Blanche. Un livre sans précédent qui nous révèle la face cachée du pouvoir, où se mêlent intimement la politique, l'histoire et l'amour.

  •   Selon Henri Pirenne, l'avancée de l'islam serait à l'origine de la rupture avec l'Antiquité. Séparant définitivement l'Orient et l'Occident, elle aurait mis fin à l'unité méditerranéenne et repoussé l'axe de la civilisation du Sud vers le Nord.
    L'État franc, confiné au Nord, aurait donné naissance à un monde nouveau : le royaume mérovingien, dans lequel la dynastie des Carolingiens s'imposait. Le Moyen Age commençait.
    Et Pirenne de conclure par cet aphorisme célèbre : « Sans l'islam, l'Empire franc n'aurait sans doute jamais existé, et Charlemagne sans Mahomet serait inconcevable. » Cette thèse, qui aujourd'hui encore suscite de nombreux débats, occupa Henri Pirenne durant les vingt dernières années de sa vie. Elle compte désormais parmi les classiques.

  • Les vikings

    Régis Boyer

    Les Vikings ne sont pas les brutes sanguinaires qu'une image d'Epinal a fixés. Ce livre restitue l'histoire et la civilisation d'un grand peuple méconnu.

  • Selon l'adage napoléonien : « Du triomphe à la chute, il n'est qu'un pas. » Mais la réciproque est peut-être plus vraie encore tant la déchéance, la défaite et la mort des hommes et des femmes illustres hantent l'imaginaire et fécondent la postérité. Héros trahis, assassinés ou maudits, précipités depuis le zénith de la gloire jusqu'aux ténèbres des enfers, leur fin tragique suscite la curiosité puis la compassion jusqu'à ce que la légende s'empare d'eux et occulte leur véritable histoire.
    Jean-Christophe Buisson et Emmanuel Hecht sont partis à la recherche de treize grands destins brisés, depuis l'Antiquité jusqu'au xxe siècle, treize destins devenus destinées qu'ils explorent et racontent d'une plume aussi informée qu'enlevée.

  • Ce qui est postulé dans cette nouvelle manière de considérer la Révolution est que rien n'a été énigmatique, ni l'éclatement des événements, ni l'usage de la « terreur », ni les atrocités en Vendée ou l'entrée dans des guerres de conquête. Tout s'explique par les rapports de forces entre factions et partis antagonistes, mais aussi par les résonances, parfois imprévues, des « journées » ou des batailles. Se dessine ainsi l'itinéraire d'une aventure collective qui s'engage dans une entreprise de régénération et qui se transforme peu à peu, sous l'effet des conflits et des rivalités, en une authentique révolution voulant créer un monde nouveau. Les contraintes imposées par une guerre inexpiable, où la défaite signifiait la disparition de la nation, radicalisèrent les choix au point de changer la nature même de la Révolution, de diviser entre eux ses partisans et de la faire évoluer, chaotiquement, entre coups d'Etat et révolutions de palais. Si bien qu'en définitive, tout s'acheva lorsqu'en rétablissant la paix un général ambitieux imposa aussi un nouveau régime.

  • Troisième et dernier volume de l'oeuvre monumentale de J.M. Roberts et O.A. Westad, ce tome reprend le fil de l'histoire autour de l'année 1750 pour se conclure au xxie siècle. S'ouvre le temps des révolutions politiques, scientifiques, philosophiques, techniques ou culturelles. L'histoire s'accélère. Un homme né en 1800 et mort en 1870 aura vu le monde changer davantage au cours de son existence qu'il n'avait changé au cours des mille années précédentes.
    C'est que les impulsions en provenance d'Europe se font ressentir partout, sur le continent américain bien sûr, mais aussi par le phénomène colonial en Afrique ou en Asie, ou dans la chute de l'Empire ottoman. A la fin du XIXe siècle, le monde autrefois régulé par des cultures spécifiques et distinctes est en train de prendre une autre route. L'hégémonie européenne à travers le globe en constitue un facteur central, jusqu'au double cataclysme des deux guerres mondiales.
    Après 1945, la domination du monde par les Européens est terminée. Vient alors le temps de la décolonisation et de la guerre froide. La montée en puissance de l'URSS, puis sa chute, l'établissement de l'hyperpuissance américaine et, enfin, l'émergence de la sphère asiatique, emmenée par la Chine, structurent l'histoire de la période. Le monde, pourtant, est un, comme il ne l'a sans doute jamais été. L'humanité, riche de sa diversité, n'en développe pas moins une culture commune. Cette « mondialisation » marque un changement radical, gigantesque et rapide. Ce livre, par sa hauteur de vue, son style et sa pertinence, en donne les clés de compréhension, décryptant les derniers siècles de la passionnante histoire de l'humanité.

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  • Les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale en Europe sont les plus sanglants et les plus destructeurs de tout le conflit. Chaque jour, en moyenne, 30 000 êtres humains perdent la vie. De cette orgie de mort, Hitler est le grand responsable. Diminué par la maladie, traqué, contesté ou haï par son peuple même, réduit à vivre sous les bombes dans un trou humide, il continue néanmoins à alimenter le brasier.
    Pour comprendre ce cataclysme, Jean Lopez livre la chronique des derniers jours de la vie du Führer, du lundi 15 janvier 1945, à 18 heures, lorsqu'il quitte les Ardennes, jusqu'au 30 avril, à 16 heures, une demi-heure après le suicide d'Eva Braun.

    1 autre édition :

  • "La" traduction, très attendue, d'un classique de la pensée militaire, présentée et annotée par l'un des meilleurs spécialistes de la littérature de la Renaissance.
    En rédigeant son art de la guerre, Nicolas Machiavel entend donner aux princes italiens les moyens de défendre leurs Etats contre l'invasion française. A ses yeux, le salut se trouve dans un retour aux doctrines antiques, dans la filiation des premiers conquérants, tels Alexandre, Hannibal et César. Embrassant doctrine, histoire, tactique et stratégie, l'auteur livre le chef-d'oeuvre de l'« humanisme militaire ».
    Jean-Yves Boriaud propose ici une nouvelle traduction et une présentation inédite de ce classique de la pensée militaire, lui rendant enfin son exceptionnelle modernité et autorisant Machiavel à rejoindre Sun Tzu et Clausewitz au panthéon des théoriciens intemporels du phénomène guerrier.

  • Amorcée dès 1940, la Résistance parvint à s'unir à l'ombre de la croix de Lorraine, grâce aux patients efforts de Jean Moulin, tout en affirmant son indiscutable pluralisme. Elle resta néanmoins de bout en bout minoritaire, se préoccupa peu du sort des juifs et joua un rôle limité sur le plan militaire. Son apport politique fut en revanche immense : elle évita à la France les affres de la guerre civile et favorisa, à la Libération, une transition pacifique du pouvoir.
    Unanimement salué, ce livre complet, accessible et vivant aborde sans tabous l'ensemble de ces enjeux. Il offre, pour la première fois, une vision globale d'un phénomène majeur qui reste curieusement méconnu.

  • Raconter et donner à comprendre l'histoire des civilisations, de la préhistoire à l'an 2000 et sur toute la surface de la planète, tel est le pari de ce livre sans équivalent. Dès sa première édition, en 1976, il rencontre un immense succès critique et public. L'édition traduite ici est la 6e, dernière en date de 2013. C'est à une formidable narration de l'histoire humaine que nous convient les auteurs, des débuts de la civilisation, avec la naissance de l'agriculture dans le croissant fertile, jusqu'à la montée en puissance de l'espace asiatique, emmené par la Chine.
    Oeuvre majeure divisée en trois volumes, ce premier tome couvre la période 7000 av J.C jusqu'en 500/600 après J.C. Il traite ainsi de la préhistoire, des civilisations mésopotamiennes (Sumer, Babylone), égyptienne et méditerranées (Mycènes, Phénicie, Grèce, Rome) mais aussi de la Chine et l'Inde classique, sans oublier de raconter la naissance de ces grands fondements culturels que sont les religions (judaïsme, bouddhisme, confucianisme, christianisme et hindouisme). Le second tome couvre les années 500 à 1600 ; le dernier va de 1600 à nos jours.
    Au delà des immenses qualités d'écriture et de synthèse des auteurs, qui rendent la lecture particulièrement stimulante, la force du propos tient dans sa capacité à lier les civilisations et les espace entre eux. Les auteurs soulignent, par exemple, ce que la Grèce doit à la Phénicie, comment le bouddhisme chinois est né en Inde ou pourquoi les migrations des peuples germains ont eu une incidence sur les royaumes du nord de l'Afrique. A l'heure ou le concept de « choc des civilisations » est en vogue, ou les enjeux culturels, économiques, démographiques et environnementaux se structurent à l'échelle mondiale, ce livre, par sa hauteur et sa vivacité, permet de réfléchir de manière apaisé à la passionnante histoire de l'humanité.

  • Raconter et décrypter l'histoire du monde, tel est le pari de cette oeuvre majeure, divisée en trois volumes. Ce deuxième tome, qui couvre mille ans, du VIe au XVIe siècle, s'ouvre sur l'émergence des cultures nomades des grandes plaines, pour se conclure sur les prémices de la domination européenne du monde. Si toutes les cultures ont déjà des points communs - citons l'agriculture de subsistance ou la place centrale des animaux, chevaux ou bétail -, aucune n'est encore en mesure de s'imposer et de transformer en profondeur les autres. Partout, le poids de la tradition reste énorme.
    Cette riche époque de diversité culturelle voit l'éveil de la sphère byzantine et du Japon, tandis que les carrefours de l'Eurasie centrale deviennent les principaux centres d'échanges mondiaux. La Chine des Qing et l'Inde moghole revitalisent quant à elles les anciens héritages. Mais ces dix siècles sont aussi marqués par l'apparition de deux acteurs majeurs : l'islam voit le jour et va bouleverser les équilibres régionaux, puis l'Europe, métamorphosée, lance ses vaisseaux sur tous les océans du globe.
    Au-delà des immenses qualités d'écriture et de synthèse des auteurs, qui rendent la lecture particulièrement stimulante, la force du propos tient dans leur capacité à lier les cultures et les espaces entre eux. Roberts et Westad soulignent, par exemple, ce que Constantinople doit à l'hellénisme, ou expliquent le lien entre la naissance de la féodalité en Europe et les invasions barbares. A l'heure où les enjeux culturels, économiques, politiques, démographiques et environnementaux se structurent à l'échelle mondiale, ce livre, par sa hauteur de vue, son style et sa pertinence, donne les clés de compréhension de la passionnante histoire de l'humanité.

  • Si la France peut se définir par des valeurs, s'illustrer par de hauts faits, elle s'incarne également dans des lieux. Olivier Wieviorka et Michel Winock, grâce aux contributions d'historiens de renom, présentent trente-quatre sites au statut iconique émaillant notre territoire national. Tous - de Lascaux à Sarcelles en passant par le palais des Papes, Chambord ou Douaumont - ont occupé à travers les âges des fonctions religieuses, militaires, politiques ou industrielles et témoignent d'une réalité : notre pays s'est bâti par des strates successives. « Symboles de nos gloires », ces hauts lieux racontent l'histoire de France.

    Les lieux : Lascaux, Carnac, Alésia, le pont du Gard, le Mont-Saint-Michel, Cluny, Notre-Dame de Paris, Reims, le palais des Papes, le Louvre, Chambord, Versailles, le Vieux-Port, l'Institut de France, la place de la Bastille, l'Arc de triomphe, Lourdes, l'Opéra de Paris, le Palais-Bourbon, la Santé, le Sacré-Coeur, la gare Saint-Lazare, la Sorbonne, la tour Eiffel, Courrières, la Promenade des Anglais, les usines Renault de Billancourt, le stade de Colombes, Douaumont, la ligne Maginot, Drancy, le Festival de Cannes, la Maison de la radio, Sarcelles.

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