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Tallandier
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Letizia Bonaparte : « C'est à ma mère que je dois toute ma fortune. » Napoléon
Laetitia De Witt
- Tallandier
- BIOGRAPHIES
- 13 November 2025
- 9791021053427
Letizia Bonaparte (1750-1836), née Ramolino, est bien plus que la mère de Napoléon et de ses sept frères et soeurs presque tous devenus ensuite des têtes couronnées. Veuve à 36 ans, elle a poursuivi avec opiniâtreté l'oeuvre d'ascension sociale et politique entamée par son mari, Charles. Dans une Corse sens dessus dessous, elle s'est révélée le pilier de la famille. Des temps glorieux aux heures sombres de l'exil, « Madame Mère » a su consolider un clan hors-norme, calmant les disputes, s'accommodant de mariages manqués et de divorces pénibles, soucieuse des intérêts matériels des uns et des autres. C'est bien elle qui a rendu le miracle impérial possible. À Sainte-Hélène, Napoléon, cherchant dans son enfance les clefs de sa réussite, disait d'ailleurs : « C'est à ma mère que je dois toute ma Fortune. »
S'appuyant sur une solide documentation, dont beaucoup de correspondances familiales, Laetitia de Witt dresse un portrait de son aïeule dépouillé des oripeaux d'une légende simpliste cantonnée au célèbre « pourvou que ça doure ». Elle donne chair avec sensibilité à une femme « belle comme les amours », ardente et réaliste, imperturbable devant la gloire et la richesse comme devant le désastre et la maladie. -
Turenne : Génie militaire et mentor de Louis XIV
Arnaud Blin
- Tallandier
- BIOGRAPHIES
- 28 August 2025
- 9791021064294
Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne (1611-1675), fut l'un des plus grands chefs de guerre produits par le « siècle de fer », ce XVIIe siècle particulièrement belliqueux pour les Européens.
Considéré par Napoléon comme le plus grand général des temps modernes, Turenne fut l'un des rares hommes de guerre à s'être constamment réinventé, depuis ses débuts pendant la guerre de Trente Ans jusqu'à sa mort en campagne à un âge avancé. Après sa disparition, son influence ne cessa de grandir, si bien que sa stratégie indirecte et son goût pour l'audace et le mouvement inspirèrent Eugène de Savoie, Marlborough et bien d'autres.
Stratège et génie des armes, Turenne fut aussi un fin politique qui servit de mentor au jeune Louis XIV. Face aux princes et au Grand Condé, il sauva le roi pendant la Fronde. Protestant mais fidèle au roi catholique, Hollandais par sa mère Élisabeth de Nassau, Turenne était un personnage singulier dans une France qui se relevait tout juste de l'horreur des guerres de Religion et dans l'Europe de la guerre de Trente Ans, le premier conflit global de l'histoire.
Arnaud Blin s'appuie sur les travaux les plus récents pour apporter de nouveaux éclairages sur l'homme et pour cerner la psychologie complexe de Turenne, figure incontournable de cette époque. -
Eleanor Roosevelt : first lady et rebelle
Claude-Catherine Kiejman
- Tallandier
- biographies
- 11 February 2016
- 9782847349818
Jamais une First Lady n'a été aussi populaire qu'Eleanor Roosevelt. Née en 1884 dans une famille de l'aristocratie américaine protestante, elle épouse à vingt-deux ans, un cousin éloigné, Franklin Delano Roosevelt, futur président des États-Unis, l'homme du New Deal et de Yalta. À ses côtés, elle fait campagne pour défendre ses réformes, en le poussant parfois à aller plus loin. Pour la première fois, elle donne une dimension politique au rôle d'hôtesse de la Maison Blanche en défendant sans relâche les plus démunis, les femmes, les pauvres et les Noirs. Mère de six enfants, partenaire fidèle de son mari, elle mène en parallèle une vie indépendante, parfois choquante, souvent surprenante.
Grâce à des témoignages inédits, Claude-Catherine Kiejman nous brosse le portrait d'une femme altière, engagée, passionnée, critiquée, mais toujours étroitement associée à la destinée de son pays. Au fil de cette biographie, on suit pas à pas le destin singulier d'une femme de tête dont la vie se confond avec l'histoire des États-Unis. -
François-Ferdinand d'Autriche
Jean-Paul Bled
- Tallandier
- Biographies Tallandier
- 11 February 2016
- 9791021000186
Dimanche 28 juin 1914 : l'archiduc François-Ferdinand, en visite officielle à Saravejo, est abattu d'un coup de feu. L'assassinat de l'héritier du trône d'Autriche-Hongrie par un nationaliste serbe, prêt à tout pour déstabiliser la région, ne tarde pas à embraser le monde ; 34 jours plus tard, l'Europe entre en guerre.
François-Ferdinand est devenu l'héritier de François-Joseph, sans y avoir été préparé, en quelque sorte par accident ou plus exactement dans des circonstances dramatiques : la mort de son cousin Rodolphe à Mayerling en 1889, puis celle de son père en 1896.
Mort sans avoir eu l'occasion de donner sa mesure et de régner, François-Ferdinand se révèle une personnalité plus complexe qu'il n'y paraît. Connu pour ses coups de sang, l'homme est doté d'une incroyable énergie, affectionnant la vie familiale - il s'est en outre mis au ban de la dynastie en épousant une jeune femme bien au-dessous de sa condition. Catholique conservateur, méfiant à l'égard des Hongrois et des Italiens, il s'est souvent prononcé en faveur de la paix, a tâché de moderniser l'armée et a suivi avec sympathie le renouveau artistique de l'époque. Enfin, il est convaincu de la nécessité de réformer la monarchie : François-Ferdinand, « l'homme qui aurait pu sauver l'Autriche » ?
De multiples sources inédites ou mal connues du public français nourrissent ce portrait nuancé et équilibré dressé par Jean-Paul Bled, spécialiste incontesté des Habsbourg et de l'Autriche-Hongrie. -
Jean Lartéguy ; le dernier des centurions
Hubert Le roux
- Tallandier
- Biographies Tallandier
- 11 February 2016
- 9791021002845
Depuis les combats de la Libération, dans une impressionnante fresque historique, la vie de Jean Lartéguy épouse étroitement tous les cahots de la seconde partie du XX siècle.
Officier, il participe d'abord aux combats de la campagne de France et de la guerre de Corée : sa bravoure lui vaut les plus belles récompenses. Grièvement blessé, on le retrouve ensuite reporter de guerre ou, pour des millions de lecteurs, notamment ceux de Paris Match, il affronte de l'intérieur les conflits de l'Indochine et de l'Algérie, puis tous ceux qui agitent le Sud-Est asiatique, l'Amérique latine, l'Afrique ou le Proche-Orient.
Ami des soldats, des rebelles, des princes et des bandits, couronné par le prix Albert Londres, sa renommée dépasse les frontières. Il est l'auteur mondialement connu des Centurions, des Prétoriens et du Mal Jaune, et laisse une oeuvre considérable dont les analyses sont toujours d'actualité.
Légende vivante, colosse débordant d'énergie et de volonté farouche, Lartéguy traverse son siècle au rythme que lui dictent ses engagements. Mais qui était vraiment cet homme, parfois si controverse, qu'on a souvent présente hautain, mégalomane, macho?
A partir d'archives inédites, des confidences et des témoignages de ceux qui ont fréquenté Lartéguy, Hubert Le Roux brosse le portrait de ce grand acteur du XX siècle.
Préface de Jacques Chancel. -
6 juillet 1535, Thomas More monte sur l'échafaud. Décapité pour sa fidélité à la papauté, le conseiller d'Henri VIII reste un personnage énigmatique, à la confluence de la religion et de la politique, de la raison et du sentiment, de la critique sociale et du conservatisme.
D'où le caractère déconcertant de l'individu. Ce bourgeois de Londres mena en parallèle plusieurs carrières. Juriste d'affaires et défenseur des intérêts commerciaux de son pays, il se mit au service de son roi, dont il devint le lord chancelier, avant d'être disgracié, emprisonné et mis à mort. Ami d'Érasme et homme de lettres, il rédigea, en 1515-1516, l'Utopie, chef-d'oeuvre de la renaissance. Homme d'État et homme d'étude, canonisé au XXe siècle, Thomas More fut un saint laïc, vivant « dans le monde » - un homme de son temps, celui de l'Angleterre du XVIe siècle, dont il contribua au rayonnement intellectuel.
Comment a-t-on pu se révéler persécuteur et persécuté, pour finir saint et martyr ? Dans cette biographie enlevée, Bernard Cottret explore minutieusement les mille facettes de ce personnage complexe, en restituant les grandeurs et les ambigüités de cet homme attaché à sa famille et à son roi, Henri VIII, dont on découvre ici la face cachée... -
Madame Élisabeth, soeur cadette de Louis XVI, meurt à trente ans sur l'échafaud le 10 mai 1794. Dans ce portrait absolument neuf, elle apparaît plus résolue et déterminée que son frère dans le tumulte de la Révolution - preuve qu'elle était dotée d'un véritable sens politique.
Très jolie, remarquablement intelligente, mathématicienne de haut niveau, dotée d'un caractère affirmé, Élisabeth, après l'échec de plusieurs projets de mariage, décide de vivre à sa guise parmi un cercle choisi partageant son goût de la retraite et de l'action caritative, sans pour autant, comme on l'affirmera, nourrir une vocation religieuse contrariée. Critique muette des manières de la reine, ce choix l'isole au sein de la Cour, et même de la famille royale. Lorsque la Révolution éclate, elle choisit pourtant de rester près de Louis XVI, qu'elle juge trop faible. Elle est aussi sans illusion sur sa propre influence, contrecarrée par la jalousie de Marie-Antoinette.
Au coeur d'un réseau de renseignement contre-révolutionnaire, elle essaie d'empêcher la catastrophe. Elle vit alors une histoire d'amour impossible avec un roturier et subit une campagne de presse diffamatoire de la part des autorités révolutionnaires.
En s'appuyant sur la correspondance de la princesse, celle de ses amis, les mémoires du temps, Anne Bernet débarrasse, pour la première fois, Madame Élisabeth de l'imagerie pieuse qui occulta sa personnalité. -
Passée à la postérité sous le nom de Bloody Mary, ou Marie la Sanglante, Marie Tudor fait figure de reine mal-aimée. De son règne bref (1553-1558) sont le plus souvent mis en exergue les innombrables buchers de Londres, l'intolérance religieuse et la rudesse de cette reine catholique. Et les griefs contre la première reine d'Angleterre ne semblent pas manquer : >, selon le mot de Victor Hugo, elle est encore accusée d'avoir appauvri l'Angleterre tant économiquement que spirituellement.
Si cette légende noire est tenace, il faut bien admettre qu'une partie de son bilan ne joue pas en sa faveur : le supplice de quelque trois cents protestants - brules vifs pour leur foi - et l'alliance avec l'Espagne, qui devaient ramener par la force le pays dans le giron catholique, une infécondité tragique et la prise de Calais par les Français en 1558 permirent aisément de stigmatiser son action.
Au-delà de la comparaison avec sa soeur, Elisabeth Ire qui lui succéda, lui opposant l'éclat et le faste d'un règne long, Isabelle Fernandes se propose de brosser un portrait plus juste et nuance de Marie Ire d'Angleterre - reine méconnue et figure d'exception dans l'histoire anglaise.