Presses De Sciences Po

  • Gain de pouvoir d'achat pour tous, perte de salaire pour certains: le commerce mondial redistribue les cartes sociales. Tout en profitant globalement à l'économie, il pénalise les citoyens français pour qui la baisse des prix à la consommation ne compense pas les effets négatifs sur la feuille de paye. Se profilent ainsi, d'un côté, les gagnants de la mondialisation, plutôt jeunes, éduqués, bien rémunérés et citadins, de l'autre, ceux dont les compétences professionnelles sont difficilement reconvertibles et qui vivent loin des grands bassins d'emploi diversifiés.Lionel Fontagné décrypte ces mécanismes, qui ne mettent pas tant en cause la mondialisation que l'incapacité des politiques publiques à en faire bénéficier les laissés-pour-compte.

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  • Le salaire minimum est-il forcément l'ennemi de l'emploi? La polémique ne faiblit pas, en particulier en France, sur ce seuil légal dont les premières formes ont été introduites il y a plus d'un siècle pour lutter contre les salaires de misère. Ses mécanismes sont pourtant connus depuis longtemps. Les études menées par les économistes dans les nombreux pays qui le pratiquent montrent que son instauration ou sa hausse peuvent, selon les situations, avoir des effets négatifs, nuls ou positifs sur l'emploi.Les résultats empiriques présentés ici permettent de réfléchir au bon usage du salaire minimum dans nos sociétés postindustrielles marquées par une polarisation croissante entre une classe aisée à fort pouvoir d'achat et une armée de travailleurs à bas salaires.

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  • Synthèse de recherches en sciences sociales et d'enquêtes récentes sur les sources profondes d'un bien-être au travail. Il révèle l'importance des facteurs organisationnels comme l'autonomie, le climat social ou les perspectives de progression, cet essai donne des clés pour (re)penser la gouvernance des entreprises, le degré de verticalité et de rigidité de la structure hiérarchique, le statut des fonctions, l'inclusion sociale et les modes de consultation des salariés, les modalités de différenciation et la transparence des salaires, l'impact des modes de recrutement et de promotion au sein de l'entreprise.

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  • Femmes, ethnicité, religion, âge, apparence, LGBT.
    Omniprésente, la discrimination s'insinue dans toutes les étapes du parcours professionnel, de la candidature à l'embauche en passant par la perte d'un emploi et les chances de promotion. Elle se manifeste même dès les années d'éducation, in?uençant l'acquisition de compétences comme les choix de carrière. Les causes, le coût et la mesure des discriminations au travail font l'objet de multiples recherches et expérimentations, dont cet ouvrage novateur présente les résultats pour un large éventail de groupes sociaux : les femmes, les seniors, les LGBT, les minorités ethniques et religieuses, les personnes discriminées en raison de leur apparence physique. Cet ouvrage est aussi le premier à proposer une série de mesures qui, bien au-delà d'une approche strictement punitive, montrent que les discriminations au travail ne sont pas une fatalité et peuvent être combattues.

  • Promu par les innovations managériales, l'engagement des salariés au travail trouve une issue logique dans leur participation aux décisions de l'entreprise. Cette participation répond en outre à l'aspiration des salariés et de leurs représentants à intervenir sur les conditions de travail, à discuter des questions d'emploi et de rémunération, ainsi que des choix stratégiques de leur entreprise.
    Certains à discrétion des directions, d'autres obligatoires, les dispositifs de participation que recense et analyse cet ouvrage revêtent des formes diverses : droit économique du comité d'entreprise, négociation collective, représentation au conseil d'administration, etc.
    Comment ces canaux s'articulent-ils ? Comment contribuent-ils à l'amélioration des conditions de travail, à la transition écologique, à la responsabilité sociale des entreprises ? Que peut-on en attendre, en termes de compétitivité ?
    Un tour d'horizon synthétique et critique, alors que la loi PACTE du 22 mai 2019 prescrit une plus grande participation des salariés au capital et aux décisions stratégiques des entreprises.

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  • D'un côté les moins diplômés, dont l'emploi se dégrade, de l'autre les très qualifiés, enfants chéris d'une économie de plus en plus gourmande en compétences. D'un côté des emplois mal payés, sans intérêt ni perspective d'évolution. De l'autre des postes aux salaires élevés, des connaissances valorisées, des possibilités de carrière... Phénomène marquant des deux dernières décennies, la polarisation du marché du travail touche la plupart des pays.
    Elle se traduit par une explosion des écarts de rémunération et par un risque accru de chômage et de précarisation. Les causes sont multiples - changements technologiques, mondialisation, désindustrialisation, etc. - et leurs effets se renforcent mutuellement. Ce phénomène est-il inéluctable ? Avec la disparition des emplois intermédiaires assiste-t-on à la mort programmée de la classe moyenne ou parviendrons-nous à adapter nos économies à cette nouvelle donne ?

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  • En 2017, plus de 300 000 offres d'emploi n'ont pas été pourvues, alors même que l'on comptait près de 3,5 millions de chômeurs. Ce décalage entre offre et demande de travail peut avoir de multiples causes, dont l'ouvrage évalue le poids respectif : les chômeurs ne possèdent pas les compétences demandées par les entreprises, ils n'habitent pas les régions où les emplois se créent, les recruteurs ou les demandeurs d'emplois n'ont pas accès à l'information pertinente, les salaires ne jouent pas leur rôle d'équilibrage du marché, etc.
    L'ouvrage examine ensuite l'efficacité des outils classiques mobilisés pour améliorer les appariements sur le marché du travail - formation, aides à la mobilité, assurance chômage, accompagnement des demandeurs d'emploi et des entreprises - et explore les nouvelles approches issues aussi bien des sciences cognitives que de la data science.

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  • Depuis trente ans, le chômage n'a jamais reflué durablement sous la barre des 8%. Sans doute est-ce là le signe qu'il est nécessaire de réformer nos politiques de l'emploi.

    Les mesures d'accompagnement sont essentielles pour réduire le chômage. Pourtant, la France est à la traîne. Ses politiques sont enserrées dans un millefeuille administratif dans lequel l'État, les régions, les départements et les communes interviennent, mobilisant acteurs privés comme publics, selon une palette de dispositifs malcoordonnés et encore trop rarement évalués.

    Or, les vertus et les limites de ces dispositifs sont aujourd'hui bien appréhendées. Il existe une très vaste littérature scientifique sur le sujet. Elle permet de dresser les contours des politiques qui fonctionnent et d'identifier les publics pour lesquels il est souhaitable de les mobiliser. Ce sont ces résultats que cet ouvrage souhaite faire découvrir.

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  • La formation professionnelle des adultes suscite de nombreuses attentes en matière de sécurisation des parcours individuels et de compétitivité des entreprises. Mais qui doit-on former en priorité et de quelle manière ?

    À l'encontre d'un certain nombre d'idées reçues, cet ouvrage montre notamment que les effets de la formation ne sont pas toujours positifs. Ainsi des formations qui ne permettent pas de sortir plus vite du chômage, ou qui n'accroissent pas de façon significative les salaires de ceux qui en bénéficient.

    Il est pourtant possible d'améliorer significativement l'efficacité des sommes colossales dédiées aux actions de formation, en évaluant systématiquement ces dernières et en tirant profit des expériences internationales.

    En France, nous en sommes loin, mais pour technique qu'elle puisse paraître, la question de l'évaluation est cruciale. Elle permettrait de réformer notre système pour n'y laisser subsister que les prestataires apportant une réelle valeur ajoutée aux individus et aux entreprises.

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  • Depuis une trentaine d'années en France, les formations en alternance se développent principalement dans l'enseignement supérieur, au détriment des moins qualifiés. Or l'efficacité de l'apprentissage en matière d'insertion professionnelle - très élevée pour les moins qualifiés - est pratiquement nulle pour les plus diplômés. Loin de jouer un rôle d'ascenseur social, l'apprentissage dans le supérieur reproduit, voire accentue, les Inégalités sociales.
    Il faut donc concentrer l'aide publique là où elle est efficace et équitable, c'est-à-dire dans le second cycle de l'enseignement secondaire. Cet objectif est particulièrement important en France, où 120 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire avec, au mieux, le brevet des collèges. L'ouvrage montre enfin comment modifier le financement des formations en alternance et la gouvernante de l'enseignement professionnel pour atteindre cet objectif en France.

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  • Qu'ils soient délégués du personnel, élus au comité d'entreprise ou au CHSCT, délégués syndicaux, les représentants du personnel assurent au quotidien le dialogue social dans les entreprises françaises. Si l'on pointe volontiers le fait que ce dialogue est souvent défaillant, on peut s'étonner du peu d'études consacrées aux 500 000 personnes chargées de représenter les salariés du secteur marchand : que sait-on de leurs motivations, de leur situation professionnelle, de leurs évolutions de carrière ? A-t-on analysé la façon dont ils sont perçus par leurs collègues et leurs employeurs, et les relations qu'ils entretiennent avec eux ?
    A partir de données rarement exploitées, cet ouvrage dresse un portrait statistique inédit des représentants du personnel et de leur activité. Il présente le cadre légal dans lequel ils s'inscrivent. Il évalue, chiffre à l'appui, les discriminations dont ces salariés sont souvent les victimes. Il propose aussi des pistes d'améliorations pour que les intérêts des salariés soient mieux représentés, sans craintes, au cours des négociations comme dans la vie quotidienne des entreprises.

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  • Peut-on affirmer « qu'on a tout essayé» pour lutter contre le chômage des jeunes et qu'il ne reste plus de marge de manoeuvre pour l'action publique? Cet ouvrage prend le parti inverse. Partant du constat que le chômage des jeunes est davantage dispersé que celui du reste de la population sur le territoire, il considère que le logement des jeunes est une des clés de leur insertion dans l'emploi.
    Alors qu'ils ont généralement moins de contraintes familiales, les jeunes Français ne semblent pas se déplacer suffisamment pour bénéficier des meilleurs environnements économiques, en pleine contradiction avec les différentes politiques publiques : les jeunes sont prioritaires dans les politiques d'emploi mais celles-ci les cantonnent dans les zones de loyer les plus faibles, loin des territoires économiquement dynamiques.
    Quant aux politiques de logement, elles agissent de facto en leur défaveur.
    Cette logique des politiques publiques d'emploi et de logement doit être infléchie :
    Toutes deux doivent converger vers un meilleur accès au logement dans les zones favorables à l'emploi privé.

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  • Arrêts de travail, épisodes de chômage, inactivité temporaire, cessation précoce d'activité... Les maladies et les accidents sont des déterminants des parcours professionnels. Leurs effets sont globalement encore plus forts pour les populations déjà marginalisées sur le marché du travail : les femmes, les personnes peu qualifiées et les seniors, pour qui les problèmes de santé sont la cause principale de la sortie de l'emploi.
    Par ailleurs, l'emploi, dans ses conditions et son intensité, est un facteur explicatif majeur de l'état de santé général des individus.
    Cet ouvrage propose une synthèse des principaux enseignements de la littérature économique française récente sur les relations complexes existant entre problèmes de santé et emploi. Il en tire quelques enseignements sur les dispositifs à mettre en place afin de préserver la santé au travail et de dynamiser le marché du travail. Il plaide ainsi pour des dispositifs de protection ex ante face à des chocs de santé (assurance maladie professionnelle, aménagement des conditions d'emploi et de travail, etc.), mais également pour des mécanismes de compensation intervenant durant la trajectoire professionnelle (indemnités maladie, réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles) au côté de la simple couverture de soins.

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  • Le système d'assurance-chômage aux Etats-Unis opère à deux niveaux. D'abord, bien que certaines modalités soient déterminées au niveau fédéral, les caractéristiques principales des programmes d'assurance-chômage sont fixées par chaque Etat entraînant des différences significatives d'un Etat à l'autre. Ensuite, les allocations chômage sont financées par des cotisations liées à l'histoire de l'entreprise en matière de licenciements.
    Autrement dit, les cotisations dépendent à la fois du nombre de licenciements qui ont eu lieu au cours des dernières années et du nombre de travailleurs licenciés qui décident de percevoir leur allocation chômage. De ce point de vue les Etats-Unis constituent un laboratoire tout désigné pour étudier les effets de l'assurance-chômage et de son système de financement sur les performances du marché du travail.

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  • Depuis le milieu des années 1990, les pays européens sont à la recherche de nouveaux modèles de politique de l'emploi pour endiguer la montée du chômage et dynamiser la création d'emplois. À partir des expériences des pays nordiques, le terme de flexisécurité a été repris par l'Union européenne, mais il englobe des réalités trop différentes entre pays membres pour que le concept prenne véritablement corps.

    En France, le vocable de sécurisation des parcours professionnels a émergé à partir des années 2000 et semble aujourd'hui faire consensus. Pourtant, comme le montrent les derniers accords interprofessionnels, il recouvre, auprès des acteurs sociaux et des experts, des conceptions différenciées - à la mesure des défi s de la mondialisation économique et des enjeux d'un syndicalisme en quête de renouveau.

    Cet ouvrage ouvre des pistes de réflexion en faveur d'une mutation systémique des politiques de l'emploi, afin d'améliorer leur efficacité économique et sociale et de donner véritablement sens à la sécurisation des parcours professionnels.

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  • Peut-on établir une relation de cause à effet entre la qualité du dialogue social et la performance économique ? Quel est l'impact de l'action syndicale sur la productivité et la profitabilité des entreprises ? La négociation collective et le dialogue social ont-ils des effets sur les salaires, sur l'emploi et sur le niveau du chômage ?
    Pour répondre à ces questions, cet ouvrage propose une synthèse unique d'études réalisées en Europe et ailleurs dans le monde. À la lumière de ces tavaux, les auteurs proposent des pistes d'évolution du système social français, aujourd'hui très marqué par la faiblesse de son taux d'adhésion syndicale mais aussi par la forte proportion de salariés couverts par les accords collectifs. Ils montrent qu'il est indispensable de renforcer et de moderniser le dialogue social si l'on veut inverser durablement la courbe du chômage en France.

  • Les jeunes désengagés à la fois du monde du travail et du système éducatif, aujourd'hui désignés par l'acronyme NEET - « Not in employment, in education or training » (sans emploi, ne suivant ni études ni formation) - , représentent plus de 16,3 % des 15-29 ans en France, et ce taux s'élève en moyenne à 15,7 % pour l'Europe. Même si la structure du chômage diffère d'un pays à l'autre, ces chiffres ne sont pas seulement les symptômes de difficultés économiques profondes, ils révèlent l'inopérance croissante des systèmes éducatifs face à ces difficultés.

    Parce que le chômage touche davantage les jeunes ayant un faible niveau d'éducation et de compétences, y remédier passe par l'amélioration de l'offre éducative. Cet ouvrage compare les performances de divers programmes d'éducation, de formation et de prévention proposés aux enfants, aux adolescents et aux jeunes adultes dans plusieurs pays d'Europe ainsi qu'aux États-Unis. Il montre notamment que les mesures visant à élargir et à prolonger l'accès à l'éducation générale ainsi que les programmes d'apprentissage et de prévention proposés dès la petite enfance aux familles défavorisées comptent parmi les plus efficaces pour améliorer l'entrée et le maintien des jeunes sur le marché du travail.

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  • Confrontés depuis plus de trente ans à un chômage endémique, de nombreux pays ont choisi de réformer leur marché du travail. Ces réformes ont consacré le recours aux formes d'emplois atypiques, contrats à durée déterminée et emplois intérimaires principalement.
    En France, il en résulte un marché du travail dual où coexistent des emplois stables fortement protégés et des emplois précaires dont les durées sont toujours plus courtes et qui n'offrent souvent d'autres perspectives aux salariés que le retour au chômage. Tout d'abord pensée comme un remède à la crise de l'emploi, cette flexibilisation partielle du marché s'est imposée peu à peu comme une force déstabilisatrice aux conséquences sociales et économiques délétères. Dès lors, il est essentiel de comprendre comment ce dualisme contractuel affecte le fonctionnement du marché du travail afin de proposer les réformes de structure nécessaires.

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  • L'approche comportementale du marché du travail a mis en relief l'intérêt de prendre en compte, à côté du rôle des incitations économiques et des institutions, les dimensions psychologiques et cognitives des choix individuels tant du côté de l'offre que de celui de la demande de travail. Les individus sont dotés de traits de personnalité particuliers ; leurs choix ne sont pas systématiquement rationnels mais reflètent des incohérences. Ainsi, ils expriment des préférences sociales qui les conduisent à se comparer aux autres et à attacher une grande importance à l'équité avec leurs pairs.
    Ignorer ces dimensions psychologiques et cognitives lors de l'élaboration des politiques sur le marché du travail ne peut que réduire d'emblée l'efficacité de ces dernières.

    Cet ouvrage s'attache à montrer les apports permis par l'approche comportementale et expérimentale dans la compréhension des processus d'accès à l'emploi et d'appariement, des effets de sélection et d'incitation des politiques de rémunération. Il relève le rôle des incitations informationnelles (le fait de communiquer suffisamment d'information) sur la motivation et l'effort au travail.

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  • Permettre que tous les jeunes, quelle que soit leur origine sociale, disposent des compétences garantissant leur indépendance : telle devrait être la mission de tout système de formation et d'éducation. En France, nous laissons pourtant chaque année près de 120 000 jeunes quitter l'école sans qualification faute d'interventions précoces et de méthodes adaptées. Il est cependant possible de changer le destin des jeunes issus de milieux défavorisés, comme le montre la riche expérience américaine en la matière. Depuis près de quarante ans, les États-Unis investissent chaque année des dizaines de milliards de dollars dans des programmes innovants, dont ils évaluent l'impact sur le devenir des jeunes. Analysant ce qui, dans les pratiques américaines, s'est révélé le plus durablement efficace, Stéphane Carcillo propose une approche radicalement nouvelle de l'accompagnement des jeunes en difficulté vers la vie professionnelle.

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  • « Avec le chômage, on a tout essayé » avait déclaré François Mitterrand. Peut-être conviendrait-il d'ajouter à cette sentence « mais s'est-on donné les moyens d'apprendre ? ». Car faute d'avoir fait assez d'investissements, notre connaissance sur les causes du chômage a progressé lentement et notre capacité à le résoudre avec. Il est pourtant possible d'apprendre des tentatives que l'on fait pour lutter contre le chômage, de comprendre le décalage important que l'on constate entre les attentes des pouvoirs publics ainsi que les discours en la matière et la réalité des impacts. Cela passe par une évaluation rigoureuse des programmes.
    Cet ouvrage expose les modalités d'une évaluation pertinente des actions sur le marché du travail, qui passe souvent par la constitution de groupes témoins, pratique peu répandue en France. Il précise aussi les résultats principaux des études randomisées réalisées en Amérique du Nord et en Europe.

  • L'image de carrières stables avec un seul employeur, qui prédominait durant la période d'après-guerre et en soutien de laquelle de nombreuses lois de protection d'emploi ont été introduites, occupe toujours une place importante dans les esprits et dans les relations industrielles. Or, ce modèle s'est trouvé de plus en plus mis à mal, avec une croissance ralentie, une participation féminine accrue et un assouplissement de la législation qui régule les relations entre employeurs et employés.

    Dans ce contexte, les plans de carrière ont de moins en moins de chances de se réaliser comme prévu. Les « accidents » au cours de la vie professionnelle sont devenus à la fois plus fréquents et plus variés. Cet ouvrage en dresse une typologie.
    Depuis la mauvaise orientation initiale jusqu'au licenciement, économique ou non, en passant par les aléas de la vie privée, il montre comment leurs effets diffèrent selon les types et selon les modalités de leur prise en charge.

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  • Les créateurs d'entreprise disposent en France d'une vaste panoplie d'aides financières publiques. Certaines se superposent, d'autres se substituent les unes aux autres. Si les montants moyens accordés sont relativement faibles, la totalité des fonds ainsi engagés est considérable.

    Comment mesurer l'efficacité de cette aide publique ? Permet-elle de développer des activités novatrices et rentables ? Favorise-t-elle davantage l'installation d'entreprises dans les zones défavorisées ou la sortie durable du chômage des demandeurs d'emploi qui les perçoivent ? Ne devrait-elle pas être complétée de formations préalables à l'entrepreneuriat et d'un accompagnement dela jeune entreprise pendant deux ou trois ans ?

    Pour apporter une réponse concrète et empirique à ces questions, l'ouvrage passe en revue les principales aides publiques offertes en France et propose une synthèse des évaluations des dispositifs mis en place en France et à l'étranger.

  • Tous les pays industrialisés ont fait l'expérience de l'accroissement des formes d'emploi appelées "non-standard", "contingentes" ou "précaires" au cours des vingt dernières années et la flexisécurité ont fait l'objet de nombreux débats. Or, les formes du travail flexible, non seulement diffèrent d'un secteur à l'autre, mais aussi d'un pays à l'autre. L'emploi flexible, dont les contrats dits "atypiques" forment l'assise juridique, occupe une place de plus en plus grande dans les droits du travail de nombreux de pays.
    L'ampleur du phénomène et son développement ont été maintes fois soulignés, tout comme les risques qui en résultent : à la précarité des travailleurs concernés s'ajoute, de façon moins visible, un ensemble plus large de risques sociaux, environnementaux, économiques. Les nouveaux modèles contractuels qui apparaissent accentuent la différenciation de la situation des salariés, et la quête de flexibilité entraîne, un peu partout, le développement d'une zone grise entre travail salarié et travail indépendant que le droit tente péniblement d'appréhender.
    Sophie Robin-Olivier est professeur à l'école de droit de la Sorbonne (Université de Paris I). Spécialiste de droit social européen et comparé, et membre de l'IREDIES (Institut de recherche en droit international et européen de la Sorbonne). Tous les pays industrialisés ont fait l'expérience de l'accroissement des formes d'emploi appelées "non-standard", "contingentes" ou "précaires" au cours des vingt dernières années et la flexisécurité ont fait l'objet de nombreux débats.
    Or, les formes du travail flexible, non seulement diffèrent d'un secteur à l'autre, mais aussi d'un pays à l'autre. L'emploi flexible, dont les contrats dits "atypiques" forment l'assise juridique, occupe une place de plus en plus grande dans les droits du travail de nombreux de pays. L'ampleur du phénomène et son développement ont été maintes fois soulignés, tout comme les risques qui en résultent : à la précarité des travailleurs concernés s'ajoute, de façon moins visible, un ensemble plus large de risques sociaux, environnementaux, économiques.
    Les nouveaux modèles contractuels qui apparaissent accentuent la différenciation de la situation des salariés, et la quête de flexibilité entraîne, un peu partout, le développement d'une zone grise entre travail salarié et travail indépendant que le droit tente péniblement d'appréhender.

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