Presses De L'ecole Des Mines

  • Loin de l'image d'Epinal d'un pays fermé, mercantiliste et au protectionnisme agressif, la Chine cherche aujourd'hui à normaliser son économie et à intégrer pleinement le multilatéralisme mondial. En effet, dans beaucoup de secteurs, la Chine a atteint la même maturité industrielle que les entreprises occidentales. Pour continuer à se développer, ses champions nationaux ont besoin d'un cadre compétitif propice aux innovations plutôt que d'un blocage de la concurrence par le gouvernement.
    Pour autant, les entreprises occidentales connaissent désormais de plus en plus de difficultés pour pénétrer le marché chinois. Cet ouvrage dresse le portrait de la Chine d'aujourd'hui, entre libéralisation et nationalisme. A partir d'une série d'entretiens menés auprès de responsables industriels, il propose également une typologie originale de secteurs du marché chinois selon leur degré d'ouverture.
    Sans prétendre à l'exhaustivité, cette typologie a pour but de livrer des conseils utiles et des bonnes pratiques aux responsables industriels voulant investir en Chine. Ce Doc de La Fabrique s'adresse à toutes les personnes intéressées par l'économie chinoise, et notamment aux dirigeants d'entreprises qui souhaitent se lancer à la conquête de l'Empire du Milieu.

  • Et si les machines ou les lignes de production d'une usine pouvaient "parler" en émettant des données ? C'est l'une des promesses de l'Internet industriel des objets. L'IIoT fait appel à un continuum de technologies, depuis des capteurs placés à différentes étapes d'un process industriel jusqu'à des plateformes permettant le traitement des données à base de machine learning ou d'IA. Mais ces données valent-elles vraiment de l'or pour les entreprises manufacturières ? Ces technologies réalisent-elles sur le terrain les ambitions qu'elles promettent ? Né d'une idée conjointe de La Fabrique de l'industrie et d'IBM France, et s'appuyant sur des cas d'usages dans l'industrie et des auditions d'experts, cet ouvrage propose un bilan d'étape sur les effets réellement mesurables de ces technologies sur le terrain et sur de possibles écarts, permanents ou provisoires, entre théorie et pratique. Il a pour but de livrer des conseils utiles aux responsables industriels voulant investir dans cette voie. Sans entrer dans le détail des technologies, il rassemble de façon synthétique les enseignements techniques, financiers et organisationnels de quelques expériences de déploiement et signale les principales erreurs à éviter. Cet ouvrage s'adresse à un public non spécialiste, et notamment aux dirigeants d'entreprises et à leurs directeurs de sites ou de production, ainsi qu'à l'ensemble des lecteurs intéressés par le déploiement des technologies de l'industrie du futur.

  • Avant 2020, le télétravail restait une pratique très limitée dans la plupart des entreprises françaises. Il faisait en outre l'objet de nombreux préjugés que l'expérience, forcée par la crise sanitaire, aura en partie permis de lever. Une page se tourne...

    Cet ouvrage entend poser la question du travail à distance au-delà de l'épisode pandémique, de ses effets et de ce qu'il nous enseigne. Il dessine le futur du travail à la lumière de cette expérience inédite. Fondé sur des auditions d'experts (sociologues, ergonomes, DRH, managers, aménageurs) et sur des centaines d'enquêtes et études académiques, il fournit des points de repère et de vigilance à toutes les entités qui doivent repenser l'organisation du travail : management, espaces, temps du travail, outils numériques, communication... Au passage, l'ouvrage met au jour des débats qui ne sont pas encore tranchés, comme l'épineuse question de l'éligibilité au télétravail et des inégalités qui en résultent, la productivité qu'il permet mais également sa compatibilité avec la QVT, son impact sur le lien social, la confiance, la collaboration, l'innovation et la créativité... C'est bien un travail hybride - sur site et à distance - qu'il s'agit dès aujourd'hui de préparer.

    Cet ouvrage intéressera les entreprises confrontées à ces transformations organisationnelles et managériales, et plus particulièrement les DRH, les directions immobilières, les directions de la transformation numérique, les syndicalistes et représentants du personnel, les consultants, mais aussi tous les managers quotidiennement en prise avec ces défis.

  • Au cours de l'année 2020, la Covid-19 est devenue l'une des premières causes de mortalité en France et dans le monde, et a plongé les systèmes de santé dans une crise inédite, violente et sans doute durable. Celle-ci a contraint les acteurs à une révision majeure de leurs représentations et de leurs pratiques, et mis à l'épreuve bon nombre des schémas organisationnels préétablis.

    Cet ouvrage donne la parole aux acteurs - dans toute leur diversité (acteurs hospitaliers, professionnels de ville, industriels, chercheurs, etc.) - qui ont porté et accompagné des projets de réorganisation nés lors de la première vague de la crise. Loin de l'image d'un système quelque peu sclérosé et incapable de souplesse organisationnelle, les témoignages dévoilent au contraire la pluralité et l'agilité des démarches entreprises dans ce contexte incertain. Ils mettent également en lumière l'un des enjeux majeurs du système de santé : la capacité des acteurs à se coordonner, à décloisonner le système et à inventer ensemble des nouveaux schémas d'organisation. Une évolution permettant de faire émerger une nouvelle représentation de la performance du système, qui ne se résume pas à la production efficiente - et non coordonnée - d'actes techniques.

    Ces témoignages et l'analyse proposée par les directeurs de l'ouvrage contribuent à valoriser cette agilité organisationnelle, qui augure peut-être de l'émergence d'un nouveau monde de la santé, tout en portant un regard distancié sur les apports et les limites des transformations nées dans ce contexte.

  • Insecticides, insectifuges ? enjeux du XXIe siècle Nouv.

    Depuis des milliers d'années, les hommes disputent leur nourriture, leur santé, leurs vêtements, leurs matériaux aux insectes ravageurs. Mais ils bénéficient aussi des bienfaits des insectes utiles.

    Il faut donc composer avec cet équilibre fragile : limiter les uns et favoriser les autres. Pour limiter les "nuisibles", toutes sortes de procédés ont été utilisés : prières, ramassage d'insectes, pièges, chimie végétale, minérale ou organique, plantes résistantes, lutte biologique...

    En 1939, les propriétés insecticides du DDT ont donné l'illusion que l'Homme en viendrait à bout. Las, il a fallu déchanter ! Cet ouvrage rappelle l'utilité des insecticides mais aussi leurs effets non intentionnels qui conduisent aujourd'hui, à les rejeter en bloc.

    Les problèmes liés aux insectes n'ont pas disparu pour autant et la maîtrise des "pestes" reste indispensable !

    Si les solutions insecticides ne sont plus d'actualité, nous devons inventer au XXIe siècle de nouvelles voies pour une cohabitation harmonieuse avec les insectes et passer des insecticides aux insectifuges.

  • La technologie du Captage-Stockage du CO2 présente des perspectives de réduction d'émissions importantes et rentables à moyen terme. La valorisation du CO2 apparaît par conséquent comme une filière complémentaire de cette voie. Cette valorisation conjointe au captage du CO2 permettrait d'utiliser du CO2 déjà capté et concentré. Ce CO2, disponible en grande quantité, pourrait être utilisé, à court terme, sur site, ou, à plus long terme, à distance par la construction d'un réseau de pipelines de CO2, lorsque les technologies de captage seront déployées.

    La valorisation du CO2 permet aussi d'accompagner l'essor des énergies renouvelables (éolien, solaire, ...) et se traduit par l'utilisation du CO2 comme matière première et comme source de carbone. Le CO2 peut alors servir soit à fabriquer des produits à valeur énergétique, soit des produits chimiques de base. La valorisation de CO2 s'insère donc dans un cadre "Green Business" et peut correspondre à un choix stratégique identifié comme un relais de croissance verte dans le cadre de la transition énergétique.

    Cet ouvrage présente les principes de valorisation du CO2 et des débouchés stratégiques pour des produits chimiques et des produits à valeur énergétique : gaz de synthèse, éthanol, méthanol ou carburants de synthèse produits par voie électrochimique, hydrogénation du CO2 ou à partir du reformage à sec du méthane. Pour chaque produit, les contextes technique et économique sont précisés permettant ainsi aux étudiants, chercheurs, ingénieurs et décideurs économiques de comprendre ce marché émergent.

  • Le rayonnement émis par le soleil est le « fournisseur » quasi-unique d'énergie naturelle de la Terre. Il a une influence primordiale sur de très nombreux phénomènes, naturels ou non, et différents aspects de la vie et de la société humaine.

    Le climat en est un exemple, mais il y en a quantités d'autres, comme la croissance des plantes, la santé humaine, la conception des bâtiments, la production d'énergie, ou bien le vieillissement des matériaux.

    Ce livre a l'ambition d'aider les nombreux professionnels, ingénieurs, chercheurs, étudiants et autres praticiens, à mieux comprendre le rayonnement solaire.

    Dans ce but, il introduit les éléments fondamentaux du rayonnement solaire reçu au sol et les mécanismes physiques en jeu. Il comprend de nombreux exemples et de nombreuses illustrations, et quelques équations simples pour calculer les éléments abordés.

    La première partie décrit la course apparente du soleil dans le ciel vue par un observateur au sol. Le cycle solaire définit le temps : temps solaires moyens et vrais, universels et légaux, durée du jour. Le rayonnement solaire reçu au sommet de l'atmosphère varie au cours du temps en fonction de la distance Terre-soleil essentiellement.

    Sa distribution spectrale est comprise entre les longueurs d'onde 200 nm et 4000 nm. Environ la moitié de la puissance reçue se situe dans le domaine visible.

    La deuxième partie décrit comment le rayonnement solaire incident au sommet de l'atmosphère est atténué et modifié dans son trajet descendant vers le sol. Les nuages jouent un rôle prédominant. De manière très générale, si le ciel est limpide, sans aucun nuage, environ 70 à 80 % du rayonnement reçu au sommet de l'atmosphère atteint le sol.

    La troisième partie traite des mesures et estimations, directes ou indirectes, du rayonnement solaire reçu au sol, que ce soit pour le rayonnement total ou le rayonnement dans un intervalle spectral comme l'ultraviolet (UV), ou la lumière du jour, ou le rayonnement photosynthétiquement actif. Les principaux instruments sont décrits. Des méthodes précises pour le contrôle de la plausibilité des mesures sont présentées.

  • Il y a des territoires industriels qui s'appuient sur leurs réseaux d'entrepreneurs pour se redynamiser. Il y a ceux qui privilégient la réhabilitation du foncier. D'autres encore parient sur la transition écologique et l'intégration des citoyens dans leur gouvernance. Autant de pratiques, non exclusives les unes des autres, qui peuvent se combiner selon les territoires pour parvenir à créer à nouveau des emplois industriels. Dans cette Note, les élus, les industriels, les chefs de projet et les autres parties prenantes au dispositif " Territoires d'industrie " nous apportent leur éclairage sur les ressources à valoriser au niveau local. Ils partagent surtout leur expérience et leur désir de redonner une identité industrielle à leur territoire. Offrant une grille de lecture à moduler selon les spécificités locales, cette Note s'adresse aux décideurs publics, collectivités locales, dirigeants d'entreprise, chercheurs et citoyens s'intéressant à la revitalisation des territoires.

  • S'appuyant sur la philosophie pragmatiste - selon laquelle celui qui agit construit dans le même temps les savoirs relatifs à son action -, le "design du travail" est défini ici comme la participation des opérateurs à la définition du contenu et des moyens de leur travail. La question de l'implication des travailleurs se pose pour toutes les transformations, mais de façon plus aiguë encore dans le contexte des transformations 4.
    0 de l'usine. Les processus numérisés, l'IIoT et les algorithmes d'IA peuvent venir renforcer la prescription du travail d'atelier et réduire les marges d'autonomie des opérateurs, ou au contraire accroître leur pouvoir d'agir. Y a-t-il un risque de taylorisme numérique ? Si oui, comment préserver l'autonomie ? Cette étude documente des situations de transformation des usines, la manière dont la participation des opérateurs y est ou non sollicitée, et la façon dont l'organisation du travail peut ou non favoriser leur autonomie.

  • La concurrence nationale et internationale exacerbée, les dernières technologies de l'information et de la communication ainsi que la mondialisation, poussent les entreprises et les organisations à chercher de nouvelles approches pour améliorer leur performance en se souciant du bien-être au travail, dimension qui contribue à préserver l'engagement des individus. Celles-ci ont procédé ces dernières années à de nombreux aménagements, adaptations et transformations, qui ont permis d'améliorer leur compétitivité. Mais, après avoir amélioré les processus d'achats, de vente ou de gestion des stocks, et les processus administratifs peut être insuffisamment explorés, le plus grand gisement de progrès réside probablement dans la façon de travailler, de collaborer, de faire évoluer la qualité et l'efficacité du management. Que ce soit la motivation des acteurs, la construction de la confiance, ou encore la lutte contre les réticences du management, nous explorons dans ce volume plusieurs pistes à aménager d'urgence. Ce 12e volume de la revue MTO « Management 2.1 ! » est publié avec le soutien financier de la Région Occitanie.

  • La mobilité est au coeur des débats sur la transition énergétique. Premier émetteur de gaz à effet de serre, premier poste de dépense des ménages en France, le secteur du transport doit être repensé pour mieux faire face aux problématiques environnementales. La loi d'orientation des mobilités fraîchement promulguée prône les modes de déplacement doux pour les transports du quotidien. Néanmoins la mobilité englobe aussi le transport longue distance de personnes et de marchandises.Dans ce contexte, les enjeux se recentrent alors sur les technologies à notre disposition pour décarboner ces moyens de transport.
    Dans cet ouvrage collectif proposé par les élèves du Mastère Spécialisé OSE les vecteurs énergétiques les plus avancés pour envisager une mobilité des biens et des personnes la plus décarbonée possible sont comparés. Electricité, biogaz, biocarburants, hydrogène sont autant de vecteurs pouvant participer à la réduction de l'impact environnemental du secteur. Néanmoins, en fonction des objectifs variés des pays, les leviers proposés comme les nouvelles pratiques ou l'intermodalité ne suffisent pas pour répondre à la demande toujours croissante de mobilité.
    Les innovations technologiques au niveau des hydrocarbures mais aussi des moteurs thermiques viennent élargir la palette des solutions envisageables. Quel que soit le vecteur énergétique, une attention particulière doit être portée à son usage en traitant l'ensemble de la chaîne permettant sa mise à disposition. Une analyse de cycle de vie semble donc pertinente pour tenter de comparer ces différents vecteurs.
    Ils pourront ainsi être évalués en tenant compte de toutes les infrastructures nécessaires à leur développement du berceau à la tombe. Fort de ces éléments donnant un point de vu objectif au regard des impacts environnementaux de ces vecteurs énergétiques, une projection sur le long terme intégrant différents scénarios de déploiement vient compléter l'ouvrage, par une analyse des exercices de prospective dédiés à la mobilité ayant eu lieu ces derniers années.
    Vous trouverez ainsi dans ce livre un état des lieux et des pistes de réflexions argumentées sur tous les éléments à envisager pour l'aboutissement d'une mobilité globale décarbonée.

  • L'Atelier Thématique Annuel (ATA) 2019 du Réseau EcoSD était consacré à une réflexion sur les méthodes de monétarisation et sur leur mise en oeuvre au service de l'écoconception. La monétarisation est la valorisation, en une unité monétaire, de la biodiversité, des services écosystémiques ou des impacts environnementaux. Ses applications seraient diverses : aider à la décision stratégique en entreprise, faciliter la communication des impacts environnementaux, concevoir une nouvelle fiscalité, etc.
    Le concept pose cependant des questions éthiques légitimes auxquelles les sciences économiques, humaines, et sociales, peuvent apporter des réponses. Dans ce cadre, l'ATA 2019 s'est structuré autour de 3 sessions de présentations orales avec 2 à 3 intervenants par partie et un moment d'échange/mini table ronde en fin de partie : session 1 : fondements théoriques de la monétarisation ; session 2 : applications de la monétarisation ; session 3 : la monétarisation en débat.
    Les objectifs de la journée étaient triples : comprendre les théories qui supportent ces méthodes ; illustrer leur application au service de l'écoconception de systèmes soutenables ; élargir le débat à l'aide des sciences humaines, économiques, et sociales. Ce livre est issu d'une rencontre organisée par le Réseau national Ecoconception de Système Durable (ECOSD), association loi 1901 dont le but principal est de favoriser les échanges entre chercheurs, entre industriels et entre chercheurs et industriels, afin de créer et diffuser les connaissances dans le domaine de l'écoconception et de l'évaluation environnementale en France, et au-delà de faire reconnaître l'expertise française à l'international.

  • L'objet de cet ouvrage est d'explorer ce qui mène du "souci de soi", tel que défini par l'Antiquité grecque, au "corps augmenté", dont le sport de haut niveau propose aujourd'hui une version expérimentale. Ce trajet n'est pas seulement un reflet historique, celui d'une histoire des pratiques corporelles qui inclurait la médecine, les gymnastiques, l'éducation physique et le sport, dans leurs acceptions et finalités variées, et parfois antagonistes, au cours des siècles. Il traduit aussi le noeud problématique qui lie l'exercice physique à la thématique du dépassement : dépassement de soi lorsqu'il s'agit de s'améliorer, de s'entraîner pour "performer" ; dépassement des limites lorsqu'il s'agit de rendre effective la croyance moderne - et sportive - dans l'idée de progrès infini ; dépassement de la nature aussi lorsqu'il s'agit de mettre en question le "corps naturel", tout autant que l'"identité humaine" et ses contours, par l'usage de substances chimiques ou de prothèses.
    Si l'évolution humaine se définit comme un arrachement permanent à la nature, la question du dopage et celle des exosquelettes pose celles des limites éthiques de la science, du prolongement du corps par la technique et d'un corps-machine d'un nouveau genre. L'impératif de performance pèse sur chacun et croise l'obsession de la santé parfaite, de la jeunesse et de la beauté éternelles. Cette quête s'empare du corps comme d'un prétexte pour viser une transcendance hypothétique, qui fait défaut par ailleurs. Améliorer, augmenter - la forme, les performances, l'apparence - semble toujours possible, occultant les questions de la souffrance et de la mort, du handicap, reléguant la vieillesse dans l'impensé. La chirurgie esthétique, l'entraînement sportif, la diététique, le(s) dopage(s) n'ont pas le même rapport à la temporalité, mais postulent un corps idéal dont la perfection est toujours différée. L'hypercorps entraîné, remodelé, esthétisé, médicalisé, technicisé du sportif d'élite, avec sa valeur d'objet marchand et fantasmatique, est à ce titre exemplaire.

  • La question de la transition énergétique se pose comme une réforme nécessaire des solutions énergétiques dans leur ensemble : comment réduire leur empreinte carbone, en termes de production d'énergie, mais aussi dans notre utilisation de celle-ci au quotidien et ce, à travers le globe ? Cette question complexe nécessite une approche systémique afin que des solutions performantes, durables et favorables pour l'environnement puissent émerger.

    Dans ce contexte, nous nous sommes intéressés à l'hydrogène en tant que vecteur énergétique. Que ce soit au sein d'une entreprise, d'une ville, d'un pays, de zones interconnectées ou non, quelle solution peut apporter l'hydrogène au paysage énergétique de demain ? A travers quels systèmes énergétiques et dans quel contexte géographique pourrait-il se démarquer d'autres solutions ?

    De nombreuses recherches ont été effectuées sur le sujet, la plupart se concentrant sur des applications spécifiques de l'hydrogène. Cet ouvrage collectif proposé par les élèves du Mastère Spécialisé OSE a pour but d'analyser ce vecteur hydrogène-énergie dans sa globalité : la mobilité, la production d'énergie, son stockage, sa flexibilité, son apport dans les microgrids sont autant d'aspects qui seront traités à travers deux approches. La première, écosystémique, montrera l'intérêt de développer ce vecteur énergie en local alors que l'approche macro systémique y préfèrera des actions à grande échelle ; le tout tentant de répondre à une seule et même question : l'hydrogène sera-t-il le vecteur énergétique de demain ?

  • En France, le secteur du bâtiment représente 45% de la consommation totale d'énergie et près du quart des émissions totales de CO2. Si les effets du changement climatique et leur incidence sur notre modèle de société ne sont plus à mettre en doute, force est de constater que la réponse du secteur n'est pas à la hauteur de l'enjeu. Ainsi, la multiplication des labels, certifications ou garanties témoignent d'un manque de concertation entre les acteurs.

    Cet ouvrage met en évidence l'urgence d'adopter une démarche collective, l'écoconception, en intégrant l'ensemble des solutions visant à maîtriser les impacts environnementaux des bâtiments. En analysant les pratiques de l'industrie, les verrous sectoriels et le positionnement de la recherche autour de l'écoconception des bâtiments en France, nous présentons les problématiques scientifiques émergentes qu'il est urgent de traiter. Au terme d'une étude bibliographique, d'une analyse sectorielle et d'ateliers thématiques impliquant près d'une quinzaine de professionnels du secteur, nous regroupons ces problématiques autour de trois grandes thématiques : l'évaluation de la valeur fournie, le changement d'échelle et l'implication des occupants.

    Fruit d'un projet de recherche collaborative entre CentraleSupélec, Vinci Construction, l'ADEME et le réseau EcoSD, ce livre doit faire émerger des collaborations de recherche et constituer un outil de réflexion pour les décideurs.

    Face à l'urgence environnementale, et le poids du secteur, posons les fondations de pratiques réellement durables pour les acteurs du Bâtiment.

  • Le souci environnemental né du constat d'une pression dommageable exercée par les activités économiques sur la biosphère a conduit à la multiplication d'initiatives et de régulations destinées à endiguer les destructions. À la mise en économie de l'environnement qu'effectuent de fait les activités économiques quand elles prélèvent des ressources, répondent les efforts de la théorie économique pour penser ces questions et l'élaboration d'instruments de politique économique destinés à intervenir.

    Cet ouvrage pluridisciplinaire (économie, sociologie, histoire, STS) explore les multiples facettes de ces mises en économie de l'environnement (par l'exploitation, par la théorie économique et par les politiques environnementales) à partir d'analyses historiques et contemporaines destinées à en montrer les enjeux, limites et opportunités.
    Le bilan reste contrasté, ces différentes façons de faire l'économie de l'environnement pouvant tendre à négliger les spécificités biogéochimiques de la nature jusqu'à faire l'économie d'une prise en compte ambitieuse de l'environnement.

  • Les typologies des Smart Cities sont multiples : tantôt, ce sont des villes nouvelles entièrement régulées par le numérique, tantôt, des formes plus éclatées, qui créent de nouvelles formes d'urbanité numérique ou favorisent une expansion de celle-ci dans les territoires ruraux. Une promesse de progrès (social, économique, écologique, etc.) se trouve toujours à la clé.

    Qu'en est-il réellement ? Les villes dites "smart" construisent des réseaux d'activités qui soutiennent de nouvelles formes d'entreprises et organisations, indéniablement, et le numérique occupe une place centrale dans l'ordre des moyens. Ce maillage d'activités est à l'échelle de la globalisation des échanges, tout en étant inscrit dans les territoires; il est marqué par une relation différente au temps et à l'espace, dont les moyens de communication sont des relais d'innovation (média sociaux, etc.). Mais il y a loin de la promesse à la réalité. Les cas abordés dans ce recueil montrent que les systèmes d'information sont moins évidents à utiliser ou à mettre en oeuvre que dans les slogans. Les métiers évoluent, les territoires se transforment, mais le résultat reste, au mieux, ambigu en termes de progrès.

    Les articles de ce volume ont l'ambition d'observer la transformation des organisations classiques ou leurs formes émergentes pour dresser un état des lieux de cette "intelligence" à l'oeuvre dans les territoires.

    Ce 11e volume de la revue MTO "Smart Cities : vers de nouvelles organisations ?" est publié avec le soutien financier de la Région Occitanie.

  • Imaginez que l'opérateur de l'usine du futur travaille avec un robot. En sera-t-il le maître ou l'assistant ? Quel contact physique peut-il avoir avec lui tout en étant en sécurité ? Comment peut-il se synchroniser avec lui ? Comment leur collaboration peut-elle être le reflet d'une complémentarité entre les qualités de l'un et de l'autre ? C'est à ces questions que ce Doc de La Fabrique propose de répondre à partir d'avancées technologiques appliquées ou en cours d'application dans le domaine de la robotique collaborative.

    Le Doc met notamment en avant les travaux de Susana Sánchez Restrepo, co-lauréate de l'édition 2019 du concours pour étudiants et jeunes chercheurs organisé par La Fabrique de l'industrie. Il met en évidence de nouveaux modes d'interaction possibles entre l'humain et le robot collaboratif en distinguant le cas du cobot-outil du cobot-collègue. Il présente aussi les diverses manières dont le robot collaboratif peut apprendre à travailler avec l'opérateur, grâce à l'intelligence artificielle ou à des interfaces de programmation intuitives.

    Cette collaboration répond à de multiples enjeux : augmenter la productivité, gagner en flexibilité et améliorer l'ergonomie des postes de travail. Ce Doc de La Fabrique s'adresse à toutes les personnes intéressées par les nouvelles modalités de travail offertes par la robotique collaborative.

  • Qu'est-ce qu'une administration, si ce n'est une organisation publique qui remplit des missions d'intérêt général et dont on exige de la qualité de service ? Son objectif premier consiste à maximiser la satisfaction de ses bénéficiaires. Mais comment la mesurer et l'atteindre? L'efficacité et l'efficience de l'administration sont souvent critiquées et font l'objet de nombreux débats contradictoires. Suffi rait-il simplement d'accroître les budgets pour que la situation s'améliore ? Peut-être. Mais, dans un contexte budgétaire de dettes durables, la juste mesure des investissements à opérer réclame une réflexion de fond sur la préparation de l'avenir avec son cortège de mutations. Cet ouvrage exprime le point de vue de six ingénieurs évoluant dans différentes administrations. Il propose d'adapter des démarches de progrès permanent issues de l'ingénierie d'entreprise au cas particulier des administrations publiques, tout en tenant compte de ses caractéristiques propres. Les auteurs abordent des sujets aussi fondamentaux que l'approche processus, l'amélioration continue, la gestion des flux, la structuration des systèmes d'information ou la conduite du changement en proposant des solutions concrètes et accessibles. Cet ouvrage est aussi une boîte à outils destinée à tous les citoyens, curieux et attachés au service public, afin de mieux appréhender les enjeux et les défis des prochaines années.

  • Le déploiement en France de l'agroécologie est l'une de priorités de la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt de 2014. Les membres de l'Académie d'Agriculture de France et de nombreux collègues s'appuyant sur les premières réfl exions d'un groupe de travail se sont interrogés sur les conditions et les solutions pour réussir ce déploiement.

    Cet ouvrage est articulé en deux tomes. Le premier dresse un état des lieux du concept de l'agroécologie et de sa situation actuelle dans différentes parties du monde tandis que le second volume s'attachera à définir les perspectives et les changements à promouvoir pour réaliser une transition agroécologique. Après un rapide tour d'horizon sur le développement de l'agroécologie dans d'autres continents, les réflexions et les propositions rassemblées dans cet ouvrage sont fondées sur la contribution des sciences agronomiques, écologiques, économiques et sociales ainsi que sur des analyses et témoignages issus du terrain.

    Elles s'adressent aux enseignants, aux étudiants, aux agents de développement, aux professionnels comme aux décideurs politiques, soucieux de la mise en oeuvre d'une transition agroécologique mieux à même de faire face au changement climatique, à l'érosion de la biodiversité, ainsi qu'aux attentes des consommateurs pour une alimentation saine et diversifiée.

  • La tabaculture française va-t-elle disparaître ? Cette culture historique, caractérisée par un savoir-faire agronomique et la mise en oeuvre des dernières avancées technologiques pour répondre aux hautes exigences environnementales, s'inscrit dans la modernité avec de nouveaux débouchés innovants : bioproduits thérapeutiques pour l'homme, alimentaires pour l'animal ou de la chimie verte pour la transition énergétique. Elle répond ainsi aux préoccupations actuelles alors que se développent de nouvelles approches pour limiter la nocivité de la consommation du tabac incandescent. Pourquoi ce déclin ?

    Des membres de l'Académie d'agriculture de France, interpellés par cette situation, se sont penchés, en leur nom propre, sur le sujet pour en examiner les causes et dresser un état des lieux afin d'informer de l'atteinte d'un point critique tous ceux qui s'intéressent à travers la préservation des cultures patrimoniales, à l'agro-indépendance et à la biodiversité des paysages.

    Ils ont ainsi engagé un dialogue avec les professionnels de la filière tabacole. Ce livre, fruit de ces échanges, rassemble les témoignages et les réflexions d'acteurs de terrain et du monde académique. Il dresse, en toute liberté, le tableau sans complaisance de la situation actuelle. La culture du tabac se meurt en France? Ne regardons pas ailleurs.

    Catherine Regnault-Roger (dir), Christophe Congues (Préface), Rémy Losser (Préambule), et (auteurs par ordre alphabétique) Georgette Catinel, René Delon, Jérôme Duffieux, André Fougeroux, Philippe Gate, Emilie Grandclaudon, Delphine Guey, Alain Jeanroy, Brigitte Laquièze, Anna Malpica, Natasha Pouget, Carlo Sacchetto, Karim Tifratene, Alain Toppan, François Vedel.

    Avec le soutien de l'Association des Amis de l'Académie d'Agriculture de France.

  • Cet abécédaire est composé de 26 textes de vulgarisation scientifique au cours desquels les chercheurs présentent un concept-clé. Il s'adresse aux étudiants qui ont choisi des études scientifiques à l'université française, dans des grandes écoles d'ingénieurs ou autres établissements de l'enseignement supérieur dans la Francophonie. Des exercices (sur le lexique et sur la compréhension) permettront d'apprendre à s'exprimer sur ces sujets à l'oral et à l'écrit tout en développant des points de vue sur les apports des innovations, qui parfois suscitent une controverse dans le contexte actuel de transitions économiques, sociales et écologiques. La variété des innovations constitue pour tous les étudiants un excellent panorama des concepts développés lors des études à l'université et dans les grandes écoles d'ingénieurs en vue de se préparer aux études supérieures en France ou dans un pays francophone.

  • En 2012, la pépite de renommée mondiale Aldebaran, portant les espoirs de la robotique française, est absorbée par le japonais Softbank. En 2017, tandis que la France voit naître son premier réseau social tricolore avec Zenly, la jeune pousse est soudainement rachetée par l'américain Snapchat. Et l'histoire se répète encore et encore. À croire que tous ces investissements dans les start-up françaises ne servent qu'à consolider les positions d'acteurs étrangers, qui se nourrissent de nos technologies et de nos talents.

    Faut-il pourtant déplorer ces rachats ? Il existe aussi une vision positive énonçant que ces mariages stimulent le développement de la jeune pousse et de l'économie française. Faute de preuves, le débat en est longtemps resté là. Mais cet ouvrage apporte enfin des éléments pour y voir plus clair. Analysant les causes et les retombées du rachat des pépites françaises par des acteurs étrangers, et fondé sur une série d'entretiens, il met à l'épreuve plusieurs idées reçues. Non, nos start-up ne sont pas systématiquement pillées et délocalisées. Non, leurs dirigeants ne fuient pas à l'étranger. Non, les startupers ne manquent pas de patriotisme économique. Mieux : les rachats de nos start-up par des acteurs étrangers participent d'une dynamique bénéfique et nécessaire à tous les niveaux.

    Cette publication offre un regard longtemps attendu sur cet écosystème, d'une grande utilité pour les décideurs publics, les dirigeants d'entreprises et l'ensemble des citoyens.

  • Dépendant massivement des énergies fossiles, le modèle énergétique actuel doit réduire son empreinte environnementale tout en assurant la prospérité de nos sociétés. Pour cela, le déploiement massif d'énergies renouvelables, à production météo-dépendante, est envisagé dans de nombreux scénarios. Comment évaluer l'empreinte environnementale de notre avenir énergétique et ainsi s'assurer des bénéfices attendus de la transition énergétique ? L'analyse de cycle de vie est un outil fondamental qui permet d'appréhender l'évaluation de l'empreinte environnementale sous un angle systémique et multicritère évitant autant que possible toute vision partielle et partiale.
    Cet ouvrage propose des résultats quantitatifs et qualitatifs permettant de disposer de bases solides pour alimenter le débat actuel. Parmi eux, citons l'analyse de l'évolution de la performance environnementale de la filière photovoltaïque, de l'ensemble de la flotte éolienne du Danemark, de l'autoconsommation d'énergies renouvelables, ou encore l'évaluation de scénarios énergétiques à horizon 2030 à l'échelle d'un territoire insulaire : l'île de La Réunion.
    Ces résultats démontrent que, même en tenant compte des besoins de stockage potentiellement induits par la variabilité de la production, les énergies renouvelables présentent, dans l'ensemble, une empreinte environnementale nettement inférieure aux alternatives fossiles qu'elles cherchent à substituer. Ces travaux ont été développés au sein du Centre Observation Impacts Energie de Mines ParisTech, engagé depuis une quinzaine d'années sur des travaux d'empreinte environnementale dans le secteur de l'énergie.
    L'approche et les résultats proposés se basent en grande partie sur les travaux initiés dans la thèse de Romain Besseau.

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