Libre

  • Retrouvons l'odeur des champs. Celle de l'humus, du végétal, des champignons. Cette odeur si particulière qu'un sol forestier dégage quand il pleut. Retrouvons ces odeurs dans une agriculture qui tienne compte de la nature et du génie végétal.
    Sur petites ou grandes surfaces, en bio ou conventionnel, les problèmes sont les mêmes : érosion, pollution, pertes de rendements, intrants... Les solutions sont identiques et peuvent se résumer par la formule suivante, base agronomique universelle, mais pourtant oubliée : remettre au coeur des systèmes agricoles le cycle de la fertilité naturelle des sols et des écosystèmes. Vous découvrirez dans cet ouvrage collectif les récits de scientifiques, agriculteurs, praticiens... Tous pionniers de l'agroécologie, des sols vivants, de l'arrêt du travail du sol, de l'agroforesterie, de la connaissance du rôle des arbres, des vers de terre ou encore des réseaux de champignons, pour réaliser cette agriculture qui se pratique avec le vivant. Une agriculture résiliente et qui rend l'autonomie aux producteurs !

  • Penseurs, rêveurs, artistes, historiens, chercheurs, acteurs engagés, les auteurs de cet ouvrage sont issus de milieux les plus divers. Ils nous confient leurs questionnements, leurs inquiétudes et leurs doutes, mais aussi leurs espoirs. L'ensemble de leurs contributions a pour objectif de fournir au citoyen des pistes pour réfléchir non seulement à l'océan, avenir de l'humanité, mais également et surtout au rôle que chacun peut tenir pour le sauvegarder.
    L'océan couvre plus des deux tiers de la Terre. Jadis vide d'occupants, les hommes se le sont peu à peu approprié. Au fil des ans, ils l'ont utilisé pour se déplacer et y ont prélevé toutes les ressources possibles (poisson, sable, algue, pétrole, gaz, énergie marine, métaux...). Aujourd'hui, l'océan ne va pas très bien :
    La surpêche se poursuit inexorablement, la biodiversité marine s'appauvrit quasiment partout sous l'effet des pollutions, l'exploitation industrielle de la mer se développe à mesure que la technique progresse. L'espace maritime est désormais à la merci de tous les prédateurs, il suffit d'y mettre le prix ! Hors du contrôle des citoyens, éliminé du champ de l'intérêt collectif, les lobbies s'en sont accaparés pour privatiser ses ressources, avec la complicité des États qui bien souvent, ont démissionné en leur laissant les mains libres.
    Il est peu probable que cette situation s'améliore sans une réaction résolue des citoyens du monde. Il est primordial qu'ils soient associés à l'espace océan, comme ils peuvent l'être, en bonne démocratie, à la chose publique. L'espoir naîtra de cet effort commun !

  • Dans un monde qui doute, bouleversé par une crise systémique (économique, financière, climatique, environnementale, sociale), par une défiance envers le/la politique et une géopolitique angoissante, le monde rural n'échappe pas au mouvement, et pourtant il a des cartes à jouer pour proposer un projet de vie.
    La métropolisation, présentée comme la seule logique, est réductrice.
    Elle oublie les territoires et une grande part de la population. Elle ne tient pas compte des relations ville-campagne, des choix de vie, du nouveau paradigme qui s'installe (économie collaborative, numérique, fin de la croissance...), du bonheur...
    Or ces campagnes ont des atouts face à l'avenir, elles sont une alternative dès lors qu'on les rend désirables. Il ne s'agit pas de les opposer aux villes, mais de rétablir leur complémentarité.
    Pour cela, ces territoires doivent se mettre en capacité d'accueil, réinventer leur économie locale et offrir via des politiques publiques locales les moyens d'installer de nouveaux venus et de se construire autour de cette volonté de partager et d'échanger.

  • La nourriture est un enjeu de société ; elle est prise en otage par les grands groupes agro-industriels et financiers. Il est primordial qu'elle reconquière son rôle de lien social et d'échange, mais aussi et surtout qu'elle permette de nous libérer du fléau de la faim et de la honte de la malnutrition.
    Ce livre est issu d'une rencontre-débat entre les auteurs et le public autour d'idées phares : proposer des actions pour nous libérer des contraintes que nous impose l'économie de marché, reprendre en main notre manière de nous nourrir et permettre aux pays défavorisés d'être autonomes sur le plan alimentaire.
    Des questions essentielles sont abordées pour :
    - Se libérer du fléau de la faim et de la honte de la malnutrition.
    - Se libérer de l'agriculture industrielle et retrouver une agriculture saine.
    - Se libérer des circuits de distribution, privilégier les circuits courts.
    - Se libérer de la « bouffe » industrielle, des fast-foods et des plats préparés.
    - Retrouver le plaisir du goût et des produits locaux.
    La nourriture sera le combat majeur dans les prochaines décennies, non seulement pour nourrir la population, mais aussi pour conserver les modes de production liés aux spécificités de chaque région.
    Agissons pour que nos aliments soient, selon la formule de Carlo Petrini, bons, propres et justes.

  • Habiter a toujours été une préoccupation majeure. Cet ouvrage collectif met en avant quelques propositions d'architectes, d'urbanistes, de paysagistes, de philosophes ou d'historiens dans ce domaine.
    Nombreuses sont les interrogations, tant les situations sont multiples et particulières selon leur implantation géographique et urbaine... De ces systèmes et de leurs logiques de rendement économique à courte vue résultent des villes sans âme, se dégradant rapidement, véritables désastres écologique et financier, niant l'esthétique et le « vivre ensemble ».
    Quelles expérimentations, quelles réflexions permettent aujourd'hui d'imaginer des issues aux problématiques écologiques, politiques, sociales, voire philosophiques, engendrées par l'omniprésence d'un habitat uniforme qui se répercute tant dans les banlieues que dans les villes nouvelles ?
    Il s'agit d'envisager des pratiques et des visions d'un monde pouvant s'accorder avec les disciplines architecturales, urbaines et environnementales. De créer de nouvelles manières de « faire avec » les lieux, les habitants et les habitudes en place pour porter un nouveau regard sur les paysages et les identités qui composent notre habitat par-delà les frontières du simple logement. De faire en sorte que nous puissions nous emparer de la ville pour nous en restituer toutes les facettes, tous les secrets.

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