L'harmattan

  • "Les « modes de vie » seraient plus déterminants que les « modes de production » et seul un épanouissement éthique et intellectuel rendrait possible l'autolimitation d'une sobriété sans frustration ni ressentiment, ce que l'action politique peut favoriser mais non réaliser. Propositions soutenues en faisant apparaître l'homologie entre les divers aspects du vivre et les divers aspects du réel dans une démarche conceptuelle-grammaticale qui s'appuie sur l'analyse de situations actuelles et ne s'en tient pas à la « production » et à l'« effectivité »."

  • En s'appuyant sur les thèses de Debord, Marx et Lukacs, l'auteur fait une lecture contemporaine du capitalisme actuel. Ce livre part d'observations sur la publicité, le cinéma, la littérature de masse ou les réseaux sociaux, etc.. Chaque analyse renvoie à une réflexion sur le travail, le salariat ou la valeur. Tout est lié par la marchandisation abusive de tout et de tous. Il ne peut plus y avoir ni compréhension du monde, ni lutte, ni projet social qui ne soient globalisés, à la mesure de la puissance capitaliste. L'auteur propose une réflexion sur les luttes possibles. Ce livre nous est indispensable contre la mystification, l'aliénation et la marchandisation généralisée.

  • "Malgré une ressemblance apparente entre Freud et Nietzsche quant au plaisir esthétique, cet ouvrage met au jour des divergences dans leur pensée de l'art. Alors que Freud y voit un phénomène régressif et oppose ainsi l'art à la science, Nietzsche fait de l'art le modèle de toute approche non nihiliste de l'existence. La conception freudienne de la civilisation et donc de l'art s'avère répressive, justifiant le refoulement instinctuel de l'humanité, alors que Nietzsche, par le biais du « retour éternel », prône une réconciliation entre le désir et la mort, imaginant un art permettant une existence qui ose l'émancipation instinctuelle et corporelle."

  • "La philosophie a longtemps été une simple matière d'un programme sanctionnant la fin des études secondaires. Comment se connaître pour agir avec les autres et apprendre à jouer son rôle de futur adulte au sein de notre société, tel est l'enjeu de la philosophie d'aujourd'hui. L'auteure témoigne qu'en organisant des débats à visée philosophique dès l'école primaire, l'enfant trouve matière à mieux s'ouvrir au monde. Et par là même, à être mieux armé pour déjouer les pièges des influences médiatiques et des réseaux sociaux. Cet ouvrage montre que de tels débats sont des outils d'épanouissement de l'enfant et du groupe, à la condition qu'ils soient menés par de véritables professionnels de l'éducation. La philosophie mise en pratique dès le plus jeune âge retrouve sa vocation première : apprendre à mieux réfléchir pour vivre mieux."

  • "Dans cet ouvrage à deux voix, le matérialisme est interrogé : sur son statut scientifique d'abord, que l'idéologie spiritualiste dominante tend à nier malgré l'apport de Darwin. Mais aussi en comparant le matérialisme classique de Marx et celui, vitaliste, de Nietzsche. Mais aussi sur des questions plus larges qui interpellent la pensée matérialiste : comment concevoir la morale ? Implique-t-elle nécessairement l'athéisme ? Comment concevoir l'aliénation humaine ? D'où l'intérêt de revenir au matérialisme historique marxien et de l'éclaircir."

  • "La période actuelle de l'anthropocène se caractérise par un bouleversement des équilibres systémiques. Cette situation nouvelle analysée par l'IRI et Ars Industrialis fait apparaître des questions nouvelles qui concernent, notamment, les réseaux sociaux, l'architecture du web, la gouvernementalité algorithmique, la contribution comme question politique, technologique et économique. Ces analyses croisent celles élaborées pendant trois ans au sein du groupe PHILOPRAT concernant l'identité collective dans une société d'individus, le statut des émotions et des peurs, l'enjeu des normes, le posthumanisme et le transhumanisme, le Buen Vivir et la capacitation, les Biens communs et les Commons. - "

  • La raison, le rationnel, l'irrationnel : thèmes qui débordent leur site philosophique sur plusieurs domaines de la réflexion en sciences sociales et humaines. Cet ouvrage porte sur une modalité de l'agir rationnel, la rationalisation, cette tentative de nous rendre acceptables surtout en matière de moralité. Son domaine privilégié est la vie quotidienne et puisque personne n'échappe à son emprise on pourrait même se demander si l'être humain n'est pas plutôt défini comme être qui rationalise. Une telle forme de l'agir rationnel soulève pourtant nombre de questions que cet ouvrage essaie d'examiner, allant de celle du mensonge jusqu'à même celle de l'unité de l'esprit et la nature morale de l'être humain.

  • "La figure de Rosa Luxemburg a souvent été placée au centre des dilemmes ""révolution ou réforme sociale"" et ""socialisme ou barbarie"", tout comme une partie importante de sa contribution politique a été développée entre les deux pôles de la révolution des conseils et la critique de l'expérience révolutionnaire bolchevique. Il reste toujours à développer ses apports au regard de thématiques toujours contemporaines (Classes et Crise) qui relancent l'actualité de la pensée et de la pratique de Rosa Luxemburg."

  • "Se demander si le hasard peut-être contingent est une question qui semble saugrenue tant ces termes semblent synonymes. Toutefois Jean Piaget a mis en évidence le fait que l'idée de hasard n'est comprise qu'en opposition à celle de causalité réversible. C'est à partir de cette constatation que sera décrite la notion de hasard chez Aristote, Spinoza et Nietzsche."

  • "Cet ouvrage considère les expériences de la crise de la communication dans les sociétés modernes et interroge le projet de l'éthique de la discussion dont la finalité est la reconstruction des conditions idéales de l'intercompréhension. Comment, dans nos sociétés postcommunicationnelles sans légitimation transcendante, pouvons-nous espérer, à travers la discussion argumentative, parvenir à l'intercompréhension ? L'auteur propose de repenser l'activité communicationnelle à la lumière de l'éthique de la responsabilité. En faisant de la responsabilité pour autrui l'idée régulatrice de l'interaction communicationnelle, il renouvelle notre représentation de l'intercompréhension par la discussion argumentative. L'enjeu éthique de cette réflexion est la consolidation du débat public démocratique."

  • "Ce livre invite à ne jamais céder à la tentation du repli identitaire avec tous ses dérivés sectaires. Comme opium de toutes les sociétés, le repli identitaire est un péril mondial. Cette tentation inspire toutes les formes de haine, d'exclusion, d'intolérance. D'où l'urgence de renouer avec ce qui constitue l'identité humaine dans l'expression de sa dignité : penser. Et cela à partir de la déconstruction, pour porter un message d'espoir et d'avenir pour une humanité vivante et solidaire. Oser déconstruire est le seul impératif devant les périls de l'identitaire. Déconstruire, c'est nourrir la conviction et l'engagement pour l'impossible, condition de l'horizon de tous les possibles."

  • "Cet ouvrage retrace l'odyssée de l'univers et celle du devenir de l'Esprit incarné dans l'homme. L'auteur postule un univers éternel n'ayant jamais fait l'objet d'une création. Il s'oppose à la cosmologie du Big Bang qui s'inscrirait dans la tradition religieuse d'une genèse du monde. Un univers éternel permet de penser l'essence éternelle de l'homme dont la naissance ne serait plus exceptionnelle dans le cosmos. En effet, le sens général de l'évolution aurait une seule finalité : accoucher de l'Esprit pour que l'univers se comprenne lui-même à travers l'esprit de l'homme."

  • "Troisième volet d'une série sur la philosophie de la violence, consacré à la violence engendrée par les croyances religieuses. Les disputes religieuses, appuyées sur des dimensions éthiques, constituent des prétextes pour justifier une violence. Cette violence repose sur la certitude de posséder la vérité. Après une revue des violences polythéistes, et monothéistes, l'ouvrage tente une réconciliation par un argument épistémologique. L'ouvrage, est également un ouvrage de paix qui s'inscrit dans une quatrième révélation ; celle des hommes de volonté devenant des prophètes."

  • "Les Hommes ont émergé de l'animalité en dominant les choses et les animaux. Ils ont cru être encore plus puissants en dominant d'autres Hommes. Ils ont imaginé que l'Homme supérieur était celui qui dominait le plus. Nous vivons toujours dans cette illusion. Pourtant, l'appétit de pouvoir fait de très grands dégâts. Il est donc urgent de découvrir ce qui fait qu'un homme est un homme véritable et non une idole trompeuse. On n'a pas d'autre moyen que de remonter à la base ontologique, c'est-à-dire à ce qui fait la réalité de toute chose, puisque l'Homme est une partie du monde."

  • "Communication ou différend constitue une étude comparative entre le paradigme communicationnel de Habermas et celui de Lyotard. Il s'agit, de questionner la validité de ces démarches dans la perspective de la réalisation de l'entente entre citoyens. La théorie argumentative habermassienne postule la possibilité d'une entente consensuelle par le truchement de l'argumentation. Lyotard se propose d'explorer la sensibilité afin de fonder une approche communicationnelle qui puisse rendre justice à la dimension individuelle."

  • "Aristote, affirmait que « tous les hommes ont un désir naturel de savoir ». De cette formule est née la question : comment connaît-on ? Pour y répondre, Descartes, a pensé à une disposition naturelle de l'homme à connaître, il faisait de la raison le signe distinctif existant entre l'homme et les autres êtres vivants. La raison caractérise l'homme et s'emploie suivant une pluralité de modalités et en fonction des différentes sensibilités intellectuelles. Cet ouvrage, est un ensemble de textes dont les auteurs expriment, en fonction de leurs sensibilités philosophiques, des champs d'expression de la raison."

  • "Cet essai recherche les raisons profondes dans l'imaginaire collectif qui ont amené l'Homme à anéantir le vivant sans considération de l'environnement. L'expérimentation animale est-elle la solution incontournable de la recherche scientifique ? Un monde où la biodiversité est attaquée, où des animaux disparaissent est-il viable pour l'homme ? Au-delà des aspects sanitaires et environnementaux liés à l'exploitation de l'animal, l'Homme ne prend-il pas le risque de perdre son humanité en déconsidérant l'animal, en s'amusant de sa misère ? Comprendre que les destins de l'homme et de l'animal sont liés en tant qu'être mortels pourrait s'avérer urgent pour assurer la pérennité de la vie sur terre. - "

  • "La mort n'est pas ce que l'on croit. Parce que nous raisonnons à partir des morts que nous observons, nous ne pouvons pas la connaître. Nous ne serons jamais immortels. La seule immortalité que nous pouvons prendre en considération est celle des atomes qui se sont associés pour nous faire exister. La raison nous a trompés pour assurer son emprise sur la matière et la mort est devenue un enjeu de pouvoir, politique ou religieux, en nous plongeant dans l'angoisse. Tout effort de fuite vers un monde fantasmatique est totalement inutile."

  • "Au sommaire de ce numéro : Philosophies au-delà de l espérance européen : enjeux épistémo-politiques en Afrique contemporaine (Martin kokou Kouzouahin SOMABE) ; Le désespoir kierkegaardien : un bluff métaphysique ? (Joseph TEGUEZEM) ; L amoureux de Sophie : le pouvoir de la philosophie en question (Calixte KABORE) ; Des prédicaments de la logique transcendantale aux désignaments de la pragmatique fondamentale, quel statut catégorial pour les universaux pragmatiques ? (Luné Roc PIERRE LOUIS) ; Philosophie politique et science politique. De l exclusion méthodologique à l inclusion téléologique (Joseph TEGUEZEM) et Cabrol BAMOU BAKEU)."

  • "Il semble n'exister aucune borne à la férocité de l'homme envers son semblable. L'amour ment à longueur de journée. Peut-être parce qu'il recouvre d'une même lumière diffuse la passion érotique, l'attachement, l'amitié et l'amour du prochain tout autant que l'espoir illusoire de toutes nos névroses. Écartelé entre égoïsme et altruisme, je peux établir une relation d'amour avec l'autre en le considérant comme un objet, un miroir, une idée désincarnée ou un sujet de droit. Mais qu'il soit pulsion, fusion, communion ou communication, l'amour est une construction sociale imaginaire. L'amour communicant et respectueux semble se différencier positivement des autres formes qui tentent de combler un manque primordial."

  • "85 000 antonymes organisent nos perceptions et relations dans une culture de l'opposition : l'un ou l'autre, sans alternatives. Cet « ordre des choses » imprègne nos pensées. Pourtant, le réel résiste à nos regards et se dessine le plus souvent en entrelacs, métissages, oscillations. Alors, comment penser cet entre-deux ? En déport d'une « pensée duelle » qui sépare et réduit, il s'agit de laisser émerger une pensée qui distingue et relie, invitant à prendre en compte la diversité, la complexité et la continuité du monde pour observer des potentialités et des relations d'intérité qui façonnent le « devenir visage » de chaque personne."

  • "Qualifié d'absolu, de relatif, d'éternel, d'éphémère, de mouvement, de changement, de succession, d'étendue, de durée, de condition subjective, d'histoire, de quête de gain, de risque de perte, de téléchargement, d'attente, de passage, d'espoir, de déterministe, de destructeur, de spectacle, et ainsi de suite, le temps semble avoir perdu sa véritable identité. Et s'il présageait naturellement une rencontre ? Une rencontre avec l'espace ? Une rencontre entre le passé et le futur qui fixe ce que nous nommons communément le présent ?"

  • "L'homme est la maison de l'humain, mais l'humain n'y est pas toujours présent. Le même qui vit et qui donne la vie est à même de l'ôter. C'est ce même qui, voulant l'ordre et la paix, crée aussi le désordre par la violence. D'où, conscient de ces paradoxes, s'affirme l'exigence morale et de raison de reconquérir l'humain de l'homme en tout homme, nonobstant les diverses péripéties de la vie, les atteintes violentes à l'intégrité, à la dignité et à la liberté. C'est pourquoi, l'éducation vise fondamentalement à développer le potentiel humain de l'enfant, pour en faire plus tard un être engagé, agissant."

  • "Importée d'Allemagne à partir des années 1930, la phénoménologie est considérée aujourd'hui comme un courant philosophique de première importance. Cet ouvrage reprend le dossier depuis ses origines jusqu'à certains avatars contemporains, et met à nu l'une des impostures intellectuelles majeures des XXe et XXIe siècles. Prônant une méthode « rigoureuse » fondée sur la description des phénomènes tels qu'ils apparaissent à la conscience, la phénoménologie ne débouche sur aucun résultat probant et singe la profondeur à l'aide d'un jargon aussi incompréhensible que ridicule. De Husserl à Heidegger et ses disciples en passant par Jean-Luc Marion, le lecteur est convié à un voyage à la fois hilarant et consternant, avec en toile de fond cette question : peut-on parler pour ne rien dire ?"

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