EDK Editions

  • Que le rêve soit le seul lien, par delà l'oubli, avec l'enfance, éclaire d'un jour nouveau un fait étrange : que le refoulement de l'affect, lié au deuil en particulier, passe toujours par le refoulement de la fonction onirique. Sans rêves en effet, la situation de perte est tout à fait neutralisée, réduite. C'est précisément tout cet aspect de l'expérience humaine, qui touche si près à des impasses précoces, que le travail relationnel sur les rêves est en mesure de réactiver. Le thérapeute de l'adolescent est celui qui est en relation avec le rêve et l'affect, par rapport à lui-même et à l'autre. D'aucune manière, il ne cherche à neutraliser la relation en neutralisant ses propres affects. Ceux-ci doivent être là, mais libres, au cours d'un face à face à raison d'une fois par semaine. Or, c'est cette relation affective, que toute la technique psychanalytique s'emploie à éliminer, en laissant d'ailleurs en suspens toute la problématique de l'affect.
    Sami-Ali

  • Cet ouvrage reproduit les vingt-neuf chroniques parues de fin 1991 2002, accompagnes de commentaires qui les rsultent dans leur contexte et examinent si, avec le recul, elles se rvlent ou non pertinentes.C'est donc un document qui fournit un clairage sur ces dix annes au cours desquelles la squence de l'ADN humain, pur fantasme usage politique au dbut, est devenue une ralit scientifique- sans pour antant, bien sr, rpondre toutes les questions que pose la biologie.

  • « Les Parisiens sont pris de convulsions sur une tombe au cimetière Saint-Médard... Moreau de Tours fait essayer le haschich à ses amis écrivains... Charcot scrute les miracles de Lourdes... Les Surréalistes recommandent aux fous d'assassiner leur psychiatre... Les théories de Freud débarquent en France en pleine Affaire Dreyfus... »
    Ces « Petits moments de l'histoire de la psychiatrie en France » sont jalonnés de personnages remarquables par leur compassion et leur dévouement. Pinel, Cabanis et Lasègue ont légué une oeuvre écrite pleine d'humanisme. Itard nous émeut de ses observations auprès de Victor, l'enfant sauvage de l'Aveyron. Franz Fanon n'a manifestement pas obtenu la reconnaissance qu'il aurait méritée. On y découvre aussi des figures insolites, comme la princesse Marie Bonaparte ou Henri Baruk, qui ont occupé en leur temps une place incontournable.
    La naissance des médicaments relève parfois de l'épopée, comme le succès inattendu des neuroleptiques et l'échec du LSD. Un Prix Nobel vient couronner la vogue des lobotomies, alors qu'ailleurs, idées politiques ou idéologiques vont souvent à l'encontre de l'intérêt du malade.
    D'essais inspirés en entreprises hasardeuses, la psychiatrie s'est constituée par l'amalgame successif d'épisodes épiques, parfois tragiques, souvent passionnés, qui ont été le fait de quelques hommes, des idées qui les animaient et du contexte historique qu'ils traversaient.
    Un livre passionnant pour vivre de merveilleux moments d'histoire de la psychiatrie.

  • Par rapport à l'entrée directe dans la vie dite active, le cadre des études supérieures offre la possibilité d'un espace d'expérimentation et de mise à l'épreuve entre l'adolescence et l'âge mûr. Une période plus ou moins prolongée s'ouvre ainsi, durant laquelle peut s'organiser une aire de transition, « combinaison d'immaturité prolongée et de précocité provoquée » (E. Erikson, 1972).
    Si l'université est un cadre qui présente en apparence de nombreux attraits socio-affectifs, notamment en terme de liberté, ce sentiment peut se heurter à la difficulté de maîtriser les contours propres à ce nouvel univers; véritable « passage » au sens ethnologique, avec son « temps d'étrangeté », « d'apprentissage » des règles, voire des rites, l'étudiant devra en décrypter les contours, « s'affilier », et en faire transitoirement son « métier » (A. Coulon, 1997). Dans ce contexte, l'intégration sociale reste déterminante, et le risque d'isolement et de rupture toujours possible.
    Mais que peut-on dire, spécifiquement, du phénomène de mal-être chez les étudiants ? Essentiellement, qu'il se situe dans un entre-deux : entre les manifestations symptomatiques de l'adolescence, faites d'investissements et de désinvestissements massifs, et la psychopathologie de l'adulte. Ni tout à fait l'un, ni tout à fait l'autre.
    Si notre société offre aux adolescents et jeunes adultes la possibilité d'un sas aux limites aussi floues que de plus en plus étendues, dans le même temps, le droit à l'erreur académique est limité, tout échec pouvant conduire à une sortie du système sans grande possibilité de retour ultérieur. Ajouté à cela qu'aujourd'hui les jeunes vivent dans un climat de grande liberté, avec pour consigne : « Fais ce que tu veux mais sois performant ! », et nous avons là les ingrédients d'une situation anxiogène non négligeable.

  • Très différents les uns des autres, appartenant à d'autres espaces et à d'autres temps, comme simultanément, à plusieurs champs de savoir, les thèmes traités dans le présent ouvrage, par leur convergence, s'emploient en fait à saisir la réalité humaine dans certaines de ces manifestations les plus significatives, à travers l'opposition fondamentale entre pathologie et création, imaginaire et banal, rêve et adaptation. Chaque thème se trouve alors exploré dans une perspective globale, alors que s'élabore une véritable pensée de la relation en prenant appui, dans le cas de la pathologie notamment, sur le passage du conflit à l'impasse, loin de la psychogenèse et de la causalité linéaire, afin de faire ressortir l'unité dans la diversité, selon une démarche formulée en ces termes par le grand peintre chinois Chi-Tao : Par l'Un, maîtriser la multiplicité ; à partir de la multiplicité, mâitriser l'Un.

  • Avec près d'un Français sur cinq et une personne âgée sur trois qui en souffrent, l'insomnie est le trouble du sommeil le plus fréquemment rencontré. Dans 9% des cas il s'agit d'une insomnie sévère. Ce trouble du sommeil est pourtant loin d'être compris.

  • L'espace, le temps et des mots pour désigner les choses suffisent pour constituer les fondements du monde dans lequel nous vivons. Sans doute faut-il aussi ajouter les liens affectifs qui donnent à ce monde sa dimension proprement humaine. Et c'est précisément tous ces repères essentiels qui se trouvent frontalement attaqués par la maladie d'Alzheimer dans laquelle tout peut finir par s'effacer, sauf peut-être l'attachement.
    Considérée comme une pathologie neurologique à l'étiologie mystérieuse, la maladie d'Alzheimer est traitée exclusivement à coup de psychotropes qui s'avèrent parfois excessifs, voire dangereux, au détriment d'autres options possibles dont, en premier lieu, la psychosomatique relationnelle qui déplace l'intérêt de la maladie au malade. C'est cette démarche novatrice que Leila Al-Husseini a choisie, envers et contre tout, pour acquérir finalement une longue expérience clinique de cette pathologie dont le texte "Mémoire de l'oubli" rend compte.
    Et c'est encore ce travail très spécial, qui place tout le processus de création dans la relation, qui se retrouve dans la très belle observation que Chantal Gombert rapporte ici. Il s'agit d'une femme poète et écrivain de langue bretonne qui émerge d'un long silence se confondant avec la perte inéluctable de la langue. Fins dernières d'un poète qui vont au-delà de la mort pressentie, qui traverse le silence ultime.

  • Cet ouvrage s'emploie à montrer pourquoi une théorie psychosomatique relationnelle est possible en psycho-motricité. Celle-ci doit cependant s'ouvrir pour inclure la pathologie organique s'inscrivant dans le corps réel et relevant de la psychomotricité relationnelle. Si la psychomotricité se singularise par l'intérêt qu'elle porte à la constitution des fonctions, sa démarche ne signifie pas qu'elle doit exclure de son champ des troubles instrumentaux dus à l'inhibition d'une fonction déjà constituée. Car souvent la symptomatologie est mixte, complexe, rétive aux réductions. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il n'existe réellement aucune coupure, aucune solution de continuité entre la psycho-motricité et certaines psychothérapies spécialisées avec de jeunes enfants présentant, à la lisière du psychique et du somatique, des perturbations massives des repères spatio-temporels. L'unité d'une conception conduit ainsi à concevoir ce qui peut unifier des pratiques différentes.

  • Des psychanalystes français et étrangers proposent dans ce livre une approche psychanalytique des drames de notre société contemporaine. Leur réflexion porte sur certaines situations extrêmes qui ont marqué et bouleversé notre époque : guerres mondiales, totalitarismes et génocides répétés qui ont causé des millions de morts, mais aussi des séquelles psychiques durables auxquelles sont confrontés les psychanalystes dans leurs pratiques. Ainsi les échos des traumatismes de la Shoah ou du génocide arménien parviennent-ils jusqu'à nos divans actuels après plusieurs générations, tout comme ceux des patients ayant subi des tortures, notamment en Amérique latine. Les analystes ont dû parfois travailler sous les bombes comme dans la guerre du Liban, ou participer à un travail de groupe auprès de personnes déplacées pour raisons de guerre. Dans les sociétés totalitaires comme les ex-pays communistes, la pratique de la psychanalyse a été contrainte à la clandestinité, un espace analytique devant être reconstruit après la chute de ces régimes.
    Si à l'origine la psychanalyse s'est appuyée sur la sexualité infantile et la cure analytique sur l'élaboration des traumas infantiles, à partir du début des années 1920 leur champ s'est élargi. En effet avec « Au-delà du principe de plaisir » Freud a enrichi sa théorie avec la pathologie des traumatismes de guerre. La psychanalyse moderne s'intéresse à la réalité de ces traumatismes psychiques, leur nature extrême, leur violence, ainsi que leur caractère collectif, d'où l'attention portée dans les travaux rassemblés dans cet ouvrage aux développements théoriques concernant les relations que le sujet entretient avec le groupe.

  • Voici le livre qui va aider ceux, nombreux, qui rencontrent des difficultés ou des troubles liés au désir sexuel, à l'excitation, à l'éjaculation, au manque de plaisir, à des douleurs lors des rapports sexuels, à l'identité sexuelle, à l'orientation sexuelle, à une souffrance par rapport à son choix sexuel en cas d'hétérosexualité, d'homosexualité, d'asexualité, à la sexualité du couple, à des mutilations génitales, des abus sexuels...
    Quel sexologue ? Quel symptôme sexuel ? Quelle relation ?
    Une évaluation approfondie, individuelle et/ou de couple est effectuée afin de comprendre la nature de la problématique pour connaître les ressources et les acquis sur lesquels s'appuyer pour trouver des solutions. Quel est le fonctionnement, le développement sexuel, les aspects relationnels ? Quels traitements ? La sexualité n'étant pas seulement innée. Il est donc toujours possible d'apprendre et s'informer à tout âge.
    Cet ouvrage met à la disposition des lecteurs divers outils thérapeutiques en fonction de la problématique rencontrée. Les différentes approches utilisées sont comportementales, médicamenteuses, corporelles, le travail sur l'imaginaire, la psychomotricité, le travail relationnel et de couple, l'hypnose médicale, l'art-thérapie relationnelle.

  • Cela ne va pas de soi. Ce sont des mouvements contradictoires qui saisissent le plus souvent le lecteur. Cette ambivalence caractérise d'ailleurs la manière dont cette oeuvre fut reçue à l'époque par les éditeurs, le public, la gente littéraire, y compris lors de la publication de ses premiers textes, qui nous paraissent aujourd'hui d'une lecture plus aisée.
    Pourtant quelques signes nous sont parvenus que quelques z'uns ou z' unes avaient pu se laisser traverser par cet écrit, s'être laissés emporter, ambivalence comprise, un peu sur le mode de Molly dans son monologue, qui après avoir dit d'irrecevables vérités, peut donner une sorte d'acquiescement, un yes au sujet désirant, malgré tout, ou précisément avec ce qui rate au niveau de ce tout.
    Nous avons retenu pour ce numéro trois grandes questions où viennent se loger les différentes contributions. [...]

  • Depuis cinquante ans, Michel de M'Uzan occupe une place à part dans la psychanalyse française. Grand clinicien, chercheur infatigable, théoricien de la pensée freudienne, cofondateur de la psychosomatique, il n'a cessé de remettre en question les données freudiennes de base, tout en restant strictement et rigoureusement freudien. Notre ouvrage, actes d'un colloque qui a eu lieu à l'Université de Paris Ouest Nanterre La Défense en 2009, présente l'état des derniers débats sur les questions qui l'animent. Son texte inaugural reprend ses derniers renouvellement, tout à la fois révolutionnaires et controversés, de la métapsychologie, dont la proposition de réserver la notion de pulsion au seul ordre psychosexualité / « vital-identital », ou bien encore l'idée que la pulsion « s'invente » par l'intermédiaire de la séduction de l'infans.
    Les thèmes abordés ici (pulsion de mort, psychosomatique, organisation des névroses et des psychoses, science des limites indéfinies, etc.), se présentent sous la forme de réponses de psychanalystes d'orientations variés au texte inaugural de Michel de M'Uzan, réponses auxquelles celui-ci à son tour répond, le tout constituant, sur un mode tout à la fois familier et rigoureux, une discussion des avancées théoriques proposées par Michel de M'Uzan et le débat que ces avancées produisent chez ses collègues. Sorte donc de « work in progress » de la psychanalyse d'aujourd'hui où s'articulent clinique et métapsychologie.

  • Croisant leurs regards sur la question des Ancêtres, des psychanalystes et des anthropologues ont choisi de mener une réflexion commune autour de la transmission, de la filiation, de l'ancestralité et des processus d'ancestralisation.

    Représentant d'une

  • Eddy Proy, PDG d'un empire industriel et financier, la THEBES, est trouvé un matin hébété et aveugle, près de sa femme pendue. Le couple semblait uni,malgré une considérable différence d'âge. Suicide, accident, crime maquillé ? On recherche un mystérieux visiteur de l'aube. L'affaire, digne d'une tragédie antique, passionne l'opinion et inquiète au sommet de l'Etat. Sofocle Aristotelides enquête par des voies étranges. Son esprit vagabonde, de sorte qu'il laisse placidement la vérité se dégager d'elle-même, sans en gêner l'éclosion par du raisonnement. Apprenez, mortels, comment Eddy Proy et sa mère devaient, de toute éternité, être victimes d'une machine infernale montée par des dieux sans pitié.

  • Un livre essentiel pour comprendre le handicap et le traumatisme, leurs séquelles immédiates et médiates.



    Une première partie théorico-clinique aborde la manière actuelle de penser le traumatisme et ses effets et propose une autre modalité conceptuelle afin de définir une nouvelle méthodologie d'accompagnement des personnes en souffrance à la suite d'un traumatisme.



    La deuxième partie explore, toujours sur la base d'observations cliniques, la dimension sociale du traumatisme et la question difficile de la réinsertion professionnelle.



    Un des objectifs principaux de ces travaux est de montrer que le traumatisme et ses conséquences ne peuvent être pensés en dehors de la situation relationnelle à l'intérieur de laquelle ils vont s'inscrire.



    /> La personne entrant dans la catégorie du handicap doit affronter d'autres situations conflictuelles plus ou moins fermées, liées au contexte social et au parcours difficile d'une réinsertion professionnelle.



    Un ouvrage indispensable dans la collection « Recherche en psychosomatique » qui propose une nouvelle démarche d'aide aux personnes handicapées souffrant des troubles liés au traumatisme.

  • Quelle est la place de la psychothérapie dans la thérapeutique du cancer ?
    Ce livre aborde, d'une part, la question des limites du cancer et de la place de la psychothérapie dans sa thérapeutique, et, par ailleurs, présente des travaux de recherche sur les impacts du cancer sur différentes approches relationnelles.
    Les propos des patients sont essentiels, le cancer est une situation limite, dans laquelle l'affect, l'image du corps et l'identité sont essentiels. Sont soulevés également les problèmes des soins palliatifs et du suivi des patients.
    L'impasse est un concept issu de la clinique, qui renvoie à la clinique, pour la rendre plus efficace et plus pertinente. Le thérapeute aide à sa compréhension et à son incidence par le patient sur la pathologie.
    Conçue dans cette optique, l'action thérapeutique exige qu'aucune obstruction ne vienne empêcher le thérapeute d'accéder librement à la vie relationnelle onirique et affective, la sienne autant que celle de l'autre, ensuite, que l'affect et la représentation ne sauraient être traités séparément, parce qu'ils sont l'avers et l'envers du même phénomène.
    C'est autour de cette thématique que se situent les travaux de recherche autour du cancer en psychosomatique relationnelle.

  • À n'en pas douter Balthus (1908-2001) aura été l'un des peintres les plus singuliers du XXe siècle. Les décors étranges où évoluent ses personnages l'ont longtemps inscrit dans la mouvance surréaliste, influence pourtant qu'il rejetait. Les poses suggestives de ses modèles, jeunes filles en fleur, adolescentes à peine pubères, ont incité maints commentateurs à le considérer comme un peintre érotique. Mais là encore Balthus réfutait pareille définition réductrice de son art, lui qui se revendiquant fervent catholique, affirmait : « Le peintre doit être religieux ou n'être pas. » Philippe Gutton, psychanalyste spécialiste de l'adolescence, reprend la question à ses racines dans un souci de ne pas réduire à une interprétation simplificatrice une création si originale. Quelle énigme recèle cette oeuvre ? Que nous disent les figures troublantes qui la hantent ? Que révèlent celles-ci de ce temps charnière qu'est l'adolescence ? Qu'en tant qu'âge de découverte de la génitalité et de la mort, elle est paradigmatique de la créativité à laquelle tout être humain est tenu de croire s'il veut échapper à la mélancolie ; qu'elle ouvre au mystère de la femme advenante, au secret du vivant, bref qu'interrogeant la puberté féminine en tant qu'elle symbolise l'origine, Balthus, selon la meilleure esthétique, tente et réussit à rendre visible l'invisible de l'humain se faisant.

  • Quelle que soit la maladie qui touche le corps réel, allant des affections légères comme le rhume saisonnier aux pathologies cancéreuses par exemple, il paraît impossible d'établir une relation directe entre les variables en question, puisque, partout, on constate que la maladie peut s'associer au rêve autant qu'à son absence, à l'affect autant qu'à la difficulté de s'exprimer.
    Comment le rêve et l'affect s'intègrent-ils dans la relation thérapeutique elle-même ? Celle-ci reste entièrement axée sur la situation conflictuelle évoluant vers l'impasse, qui implique précisément l'impossibilité de sortir de l'enfermement. C'est ici que la théorie relationnelle déploie ses richesses car il ne s'agit pas désormais de « résoudre » l'impasse mais de la « dissoudre », en découvrant au fur et à mesure d'un travail patient et continu, comment elle se constitue réellement, parfois au cours de toute une vie. Cela implique impérativement que le refoulement du rêve et de l'affect soit levé, et que la libération de l'un et de l'autre finisse par modifier tout le fonctionnement subjectif, corps et âme, amenant la modification des termes mêmes de l'impasse, et entraînant du même coup l'amélioration de la pathologie organique, qui reste constamment relationnelle.
    Le lien que le thème de cet ouvrage établit entre la pathologie organique d'une part, et le rêve et l'affect d'autre part, s'impose dans son évidence.

  • Une douzaine de communications qui ont été proposées à l'occasion des 40 ans de l'Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, par le LASI (le Laboratoire des Atteintes Somatiques et Identitaires dirigé par Mme le Pr Dominique Cupa) développait une réflexion pluridisciplinaire afin de penser la question de la cruauté comme décharge d'une violence intrusive remettant en cause le devenir de l'homme en annihilant ses potentialités d'être pensant et ses capacités d'être.

  • Trois cent cinquante millions de porteurs chroniques dans le monde, environ un million de dcs chaque anne, un vaccin efficace mais dcri en France, des traitements de plus en plus performants mais inaccessibles dans les rgions les plus touches par l'endmie... Prs d'un demi-sicle aprs la dcouverte du virus de l'hpatite B, les dfis poss par l'infection restent considrables. L'estimation rcente de l'Institut de veille sanitaire a montr que la prvalence de l'infection par le virus de l'hpatite B tait voisine de celle de l'infection par le virus de l'hpatite C en France. Les populations migrantes et les couches les plus dfavorises de la socit sont les plus touches. Le dveloppement rcent de molcules antivirales puissantes possdant une barrire gntique leve contre la rsistance permet en thorie de contrler la trs grande majorit des hpatites chroniques B. Cependant, l'obligation de traiter longtemps, sans doute vie, une infection a priori incurable pose des problmes difficiles d'indication thrapeutique, d'observance et de rsistance. Aux campagnes de vaccination massive des nouveau-ns, enfants et adolescents dans la plupart des pays d'Asie, d'Europe et d'Afrique, la France oppose un dcalage qui devrait tre rapidement corrig. La publication d'un ouvrage de rfrence sur l'hpatite B, aprs celui sur l'hpatite C, s'imposait donc. Les meilleurs spcialistes franais se sont runis pour faire le point sur les connaissances les plus rcentes, sous l'oeil bienveillant de Harvey Alter, co-dcouvreur du virus de l'hpatite B avec Baruch Blumberg, prix Nobel de Mdecine, alors que l'European Association for the Study of the Liver (EASL) publiait ses premire recommandations de pratiques cliniques sur la prise en charge de l'hpatite chronique B et que notre ministre lanait, pour les annes 2009-2012, un nouveau plan de lutte contre les hpatites virales. La publication de cet ouvrage arrive, nous semble-t-il, bien propos.

  • Cet ouvrage est indispensable pour bien comprendre les mécanismes, les interactions et les multiples effets, dans la prévention des maladies humaines, de certains des principaux oligo-éléments tels que le cuivre, le zinc, le fer et le sélénium. Ces oligo-éléments interviennent de manière directe ou indirecte sur le stress oxydatif, l'activité immunitaire ou l'apoptose. Un apport de concentrations adéquates de ces oligo-éléments aura un impact important dans la prévention des maladies du système nerveux (encéphalopathies spongiformes, maladie d'Alzheimer), des maladies inflammatoires et des cancers et influera également sur les rythmes circadiens et le vieillisement.

  • En novembre 1976, se réunissait à Paris le IXe Congrès de la Société française de carcinologie cervico-faciale sous la présidence d'Yves Cachin et le thème adopté était les Cancers de l'Oropharynx. Vingt-cinq ans plus tard, en 2001, la Société française de carcinologie cervico-faciale tenait son XXXIVe Congrès à Nantes. Durant ces vingt-cinq dernières années, malgré les progrès thérapeutiques, le pronostic des carcinomes de l'oropharynx ne s'est pas radicalement transformé et les statistiques de survie sont là pour le confirmer.




    La chirurgie bénéficie actuellement des progrès de la chirurgie réparatrice et en particulier des labeaux pédiculés et des lambeaux libres qui permettent d'obtenir des reconstructions aussi anatomiques et fonctionnelles que possible, ces lambeaux libres sont également utilisés pour réparer les séquelles de la radiothérapie et en particulier l'ostéoradionécrose. La place de la chimiothérapie apparaît actuellement mieux cernée : la chimiothérapie d'induction n'a pas fait la preuve de son efficacité dans les cancers de l'oropharynx. En revanche, les protocoles de chimioradiothérapie concomitante dans les cancers inopérables augmentent le taux de rémission complète de façon notable avec une survie indiscutablement améliorée dans ces cas difficile.

  • Actes de la 46e Journe de l'Hpital Claude Bernard, Paris, le 14 novembre 2003.

  • Le suicide constitue la deuxième cause de décès pour les 15-24 ans, et ce malgré une diminution des taux de suicide d'environ 15 % depuis 1985. Ainsi, actuellement, les jeunes meurent plus par suicide en France qu'en Italie ou en Grèce, aux Pays-Bas, au Portugal ou au Royaume-Uni. Quant à la morbidité suicidaire (tentative de suicide non suivie de décès), le problème persiste et s'aggrave même. Là encore, la France n'est pas en bonne position. Une enquête européenne a montré qu'entre 1989 et 1992 l'incidence a diminué en moyenne de 18 % pour les garçons et de 11 % pour les filles de 15 à 24 ans, sauf en France où elle a augmenté. Si les facteurs de risque de tentative de suicide sont maintenant mieux connus, le mode de prise en charge hospitalière et le devenir des suicidants hospitalisés restent très peu explorés. Face à ce constat, la Fondation de France a pris l'initiative, en 1997, de lancer l'enquête « Jeunes Suicidants à l'Hôpital ».
    Réalisée sous la direction de Marie Choquet, épidémiologiste, directeur de recherche à l'Inserm, et Virginie Granboulan, pédopsychiatre, praticien hospitalier au Centre hospitalier intercommunal de Créteil, l'enquête a été organisée, entre 1997 et 1999, dans neuf centres hospitaliers, auprès de 582 jeunes, hospitalisés après un tentative de suicide, et de leur famille. Elle visait à explorer les questions suivantes : Qui sont ces jeunes suicidants hospitalisés ? Quelles sont leurs caractéristiques sociales, familiales et psychologiques ? Comment vivent-ils au quotidien ? Comment sont-ils pris en charge à l'hôpital pour leur tentative de suicide? Que pensent les jeunes et leurs parents de cette prise en charge ? Que sont devenus ces jeunes un an plus tard ? Quelles différences y a-t-il selon le sexe et l'âge ? Autant de thèmes, analysés à partir de cette enquête, qui permettent de mieux connaître ces jeunes « en mal de vivre » et surtout de bousculer bien des idées reçues les concernant...

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