Littérature générale

  • Est-ce la vie qui cre´e le hasard, ou l'inverse ?

    Parce que son voisin, comme le fruit d'un arbre, est tombe´ raide mort a` l'arre^t Popincourt, Pierre se retrouve a` errer sur la ligne du bus 69. « Fanto^me urbain », comme il se de´finit lui-me^me, c'est un type plus tre`s jeune et pas encore tre`s vieux qui cherche des re´ponses dans de grands verres de lait glace´.

    De laverie automatique en comptoir de bar kabyle, la liberte´ guide ses pas. Fumer des cigarettes avec les tapins de la rue Blondel, monter une mayonnaise pour une ce´le`bre actrice sur le retour, appeler sa lle Trieste et se rappeler Venise... tout fait aventure quand on regarde bien et qu'on ne regrette rien.

    Ne pas faire grand-chose : voila` l'extraordinaire.

  • Notre e´chec est grandiose.
    Nous pensions que la de´mocratie allait s'e´tendre sur le globe, mais elle est en crise partout.
    Nous chantions les bienfaits des e´changes, mais la mixite´ sociale recule et de nouveaux murs s'e´rigent chaque jour.
    Nous avions la religion du progre`s, mais le re´chauffement climatique pre´pare la pire des re´gressions.
    L'insurrection populiste et le de´sastre e´cologique en cours montrent que le logiciel ne´olibe´ral nous me`ne dans l'abi^me.
    Pour ne pas tout perdre, nous devons sortir de l'individualisme et du nombrilisme.

    Si nos ai^ne´s ont ve´cu dans un monde sature´ de dogmes et de mythes, nous sommes ne´s dans une socie´te´ vide de sens. Leur mission e´tait de briser des chai^nes, la no^tre sera de retisser des liens et de re´inventer du commun.

    Des chemins existent pour sortir de l'impasse. Saurons-nous les emprunter ?

  • La beauté des paysages nous fascine. Un coucher de soleil, le ciel étoilé, une vallée verdoyante peuvent nous laisser muets d'admiration. Pourquoi le spectacle de la nature a-t-il autant d'effet sur nous ?
    Pour le savoir, Alexandre Lacroix nous embarque dans un voyage philosophique à travers les disciplines, les âges et les continents. On y croise Épicure, Kant ou Thoreau, mais aussi des peintres, des poètes, des spécialistes de l'évolution et de la biologie.
    On y apprend que la savane est le paysage préféré des humains. On y explore la façon japonaise d'apprécier une fleur ou un rivage. On s'initie à un courant philosophique jusque-là inconnu en France : l'esthétique environnementale. On dialogue avec des chercheurs du MIT ou des aveugles décrivant leurs plus beaux paysages. Et l'on visite certains lieux réputés pour leur beauté en France, en Angleterre, en Italie, en Patagonie...
    À mesure que l'enquête avance, nous découvrons que notre sensibilité à la beauté des paysages est constitutive de notre humanité. Mais qu'elle est menacée. Nous ne vivons plus autant que nos ancêtres au rythme du soleil et des saisons ; nos sens s'émoussent. La modernité nous éloigne de la nature. La crise écologique est donc liée à une crise esthétique : rendue insensible à la beauté de la nature, l'humanité se sent autorisée à la saccager.
    Aussi érudit que jubilatoire, cet essai permet à chacun de poser un regard plus lucide et plus émerveillé sur les paysages qui nous entourent. Un livre nécessaire, qui nous aide à renouer avec la nature, ses rythmes et sa majesté.

  • Les magnolias

    Florent Oiseau

    • Allary
    • 2 January 2020

    - Caramel ;
    - Pompon ;
    - Cachou...
    Il y a des gens, dans la vie, dont l'unique préoccupation semble d'imaginer des noms de poneys. Alain est de ceux-là. Sa carrière d'acteur au point mort - depuis qu'il en a joué un, dans un polar de l'été, sur TF1 -, le quarantenaire disperse ses jours. Chez Rosie en matinée - voluptés de camionnette - et le dimanche aux Magnolias - où sa grand-mère s'éteint doucement. On partage une part de quatre-quarts, sans oublier les canards, et puis Mamie chuchote :
    « J'aimerais que tu m'aides à mourir. » Autant dire à vivre... La seconde d'après, elle a déjà oublié. Pas Alain. Tant pis pour les poneys : il vient de trouver là, peut-être, un rôle à sa portée...

    Dans la lignée de Je vais m'y mettre et de Paris-Venise, Florent Oiseau brosse un nouveau portrait de loser magnifique - une parenthèse en Renault Fuego où valsent sandwiches aux flageolets, secrets de famille et cuites à la vieille prune, pour l'amour d'une grand-mère.

  • Éditeur parisien, Ludovic Escande est plus habitué aux salons littéraires qu'aux bivouacs en haute montagne. Un soir, il confie à son ami Sylvain Tesson qu'il traverse une période difficile. L'écrivain lui lance : « Mon cher Ludovic, on va t'emmener au sommet du mont Blanc ! » Il n'a jamais pratiqué l'alpinisme et souffre du vertige. Pourtant il accepte, sans réfléchir. S'il veut atteindre le toit de l'Europe, il devra affronter les glaciers à pic, les parois vertigineuses, la haute altitude et le manque d'oxygène.
    La voie que lui font emprunter Sylvain Tesson et Jean-Christophe Rufin est périlleuse pour un débutant. Mais c'est le plus court chemin pour retrouver goût au bonheur.

    Avec sincérité et humour, Ludovic Escande raconte cette folle ascension qui est aussi et surtout une formidable aventure amicale, littéraire et spirituelle.

  • La joie

    Charles Pépin

    • Allary
    • 5 February 2015

    "Je lui dis que ma sortie je n'y pense jamais. Jamais. Je lui dis que j'ai cette vie là à aimer et que c'est bien assez. Je lui dis que je ne veux pas de son espoir parce que l'espoir est un poison : un poison qui nous enle`ve la force d'aimer ce qui est là." Solaro traverse les e´preuves de l'existence avec une force que les autres n'ont pas : il sait jouir du moment pre´sent.

    Ce livre est son histoire, le roman d'un homme joyeux. C'est aussi une invitation a` la réflexion, à comprendre ce qu'est la « joie », cette force myste´rieuse qui, a` tout instant, peut rendre notre vie exaltante.

  • Paris-Venise

    Florent Oiseau

    • Allary
    • 11 January 2018

    « - C'est Milan ?
    Pris de court, Demba a regardé par la fenêtre et s'est contenté de lire ce qu'il avait aperçu sur un panneau à fond bleu.
    - Non, monsieur, bientôt, pour le moment nous sommes à Sottopassaggio, dans la banlieue proche.
    - Oui, c'est vraiment très proche, j'ai ajouté, pour avoir l'air d'un mec dont ce n'était pas le premier jour, ou qui, du moins, connaissait sur le bout de ses doigts la province lombarde.
    Le type s'est fendu d'un rire discret et nous a expliqué avec un brin de condescendance que «sottopassaggio» voulait dire « passage souterrain», mais que le grand panneau «Milano Centrale» qu'on pouvait désormais apercevoir devait vouloir signifier que nous étions bien à Milan. Demba a répondu que c'était une vanne, le passager s'est senti con et s'est avancé vers l'autre porte, au bout du couloir.
    - Bonne vanne, j'ai vraiment cru que c'était un nom de ville.
    - Pareil. » Roman vient de trouver un job sur le Paris-Venise, le train de nuit le plus en retard d'Europe. Un signe. Lui non plus n'est pas très en avance dans sa vie. À presque trente ans, décrocher ce poste de couchettiste ressemble à une consécration... Les trafics de clandestins, les douaniers avinés, les descentes de pickpockets venus piller la diligence une fois les passagers endormis : tout peut arriver dans ce théâtre ambulant. Même tomber amoureux.

  • Je vais m'y mettre

    Florent Oiseau

    • Allary
    • 25 August 2016

    Fred, la petite quarantaine, surfe sur l'écume des jours. Après des années à enchaîner jobs alimentaires et périodes de chômage, il a renoncé à faire carrière. Il passe désormais ses journées à dormir, manger des Knacki devant les émissions de Sophie Davant et boire des demis au bistrot du coin en attendant l'amour.

    Jusqu'au moment où il découvre qu'il arrive en fin de droits, et que ses maigres allocations disparaîtront bientôt. Il n'a plus le choix : il doit s'y mettre. Un emploi salarié ? Il n'en trouvera pas. Mais des  ennuis, oui. Fred, par paresse ou naïveté, a une fâcheuse tendance à se laisser glisser dans les embrouilles.

    De Paris à Malaga, Je vais m'y mettre nous embarque pour une série d'aventures drolatiques en compagnie d'un personnage aussi attachant que désabusé. Une comédie d'aujourd'hui où, derrière les éclats de rire, se dessine le devenir de la génération précaire.

  • Santa rosa

    Slimane Kader

    • Allary
    • 20 May 2021

    "Qui connai^t Santa Rosa dans les Carai¨bes ?
    Personne. Mis a` part les « happy few » de la plane`te. Pour eux, Santa Rosa c'est «the place to be», comme ils disent dans la langue de nos mai^tres. Mer turquoise, sable blanc, princes du Limbo, putes a` twerk, villas d'archi' tendance Pritzker, cascades de Roederer... C'est le grand chelem du bling-bling !
    A` la haute saison, tous les rupins se la radinent. On retrouve la me^me race, avec les me^mes rites, dans tous les coins jet-set de la plane`te : Ibiza, Dubrovnik, Portofino... Ils de´me´nagent tous les deux ou trois mois avec toute la smala - jet, yacht, et les loufiats - et continuent leur vie comme si rien n'avait change´, sauf le panorama derrie`re la baie vitre´e.
    Pourtant, si on mate dans le de´tail, Santa Rosa c'est pas qu'un aller simple pour le glam'. Sur les 25000 habitants de l'i^le, c'est dix pour cent de crevards. Des vrais crevards ! Dore´s sur tranche. Pas un «level France» qui fait les 3x8 McDo'-KFC-La Brioche Dore´e avec la CMU en bandoulie`re et les clefs du F3 au logo de la CAF. Zermi attitude. La vraie. Celle ou` tu meurs dans le caniveau. Et encore, si t'es en veine, parce qu'a` Santa Rosa, les caniveaux, c¸a court pas les rues." S.K.

  • Mangoustan

    Rocco Giudice

    • Allary
    • 22 August 2019

    Melania est mariée à un Priape raciste et misogyne devenu président des États-Unis, Irina à un publicitaire condescendant, Laure à un homme sans goût ni saveur qui la quitte pour la femme de ménage après trente ans de vie commune.
    Elles ne se connaissent pas mais ont tant de choses en commun. Une volonté de fer pour s'émanciper de leur mari dominateur. Un sens de l'humour vif et piquant.
    Mais ce qui les lie par-dessus tout, c'est un typhon qui répond au doux nom de Mangoustan. Et qui s'apprête à balayer Hong Kong le week-end où elles s'y trouvent toutes les trois.

  • La partition

    Diane Brasseur

    • Allary
    • 2 May 2019

    Un matin d'hiver 1977, Bruno K, professeur de littérature admiré par ses étudiants, se promène dans les rues de Genève. Alors qu'il devise silencieusement sur les jambes d'une jolie brune qui le précède, il s'écroule, mort.
    Quand ses deux frères Georgely et Alexakis apprennent la nouvelle, un espoir fou s'évanouit. Le soir même, ils auraient dû se retrouver au Victoria Hall à l'occasion d'un récital de violon d'Alexakis. Pour la première fois, la musique allait les réunir.
    La Partition nous plonge dans l'histoire de cette fratrie éclatée en suivant les traces de leur mère, Koula, une grecque au tempérament de feu. Elle découvre l'amour à 16 ans, quitte son pays natal pour la Suisse dans les années 1920 et refera sa vie avec un homme de 30 ans son aîné. Une femme intense, solaire, possessive, déchirée entre ses pays, ses fils et ses rêves. Une épouse et une mère pour qui l'amour est synonyme d'excès.

  • Épuisé depuis plusieurs années, ce succès critique et de librairie est réédité dans une version actualisée. à l'ère du numérique.
    Les façons d'ennuyer ses amis en racontant ses voyages ont en effet beaucoup progressé grâce à Instagram, Facebook et Twitter !

  • « La paternite´ est la grande affaire de ma vie adulte. Elle a occupe´ une large partie de mon temps. Mon premier enfant est ne´ quand j'avais vingt-cinq ans ; mon cinquie`me quand j'en avais quarante-deux. Quatre garc¸ons, une fille. De deux me`res diffe´rentes.

    J'ai attendu que le cycle des naissances s'ache`ve pour raconter cette expe´rience. J'en ressentais le de´sir depuis longtemps. Les romanciers, les intellectuels, s'ils e´voquent souvent leurs pe`res, restent tre`s discrets sur leur propre paternite´. En un sens, je les comprends. E´crire sur ses enfants, c'est prendre le risque de la partialite´. Et puis, comment alimenter le romanesque avec des petits pots ?

    A` mesure que j'avanc¸ais dans l'e´criture, j'ai pourtant eu la sensation de relater une e´pope´e. Dans les romans de chevalerie, il y a des duels, des moments lumineux et violents ou` l'on joue sa peau - comme lors d'un accouchement. Il y a des e´preuves aussi - et s'occuper de ses enfants, c'est en affronter sans cesse. Il faut e´carter les dangers autour d'eux, en trac¸ant une route.

    Si la filiation est une expe´rience e´pique, c'est encore qu'elle nous confronte a` notre propre mort. Nos enfants sont ce que nous laissons sur Terre apre`s nous. Dans la logique des choses, ils se trouveront re´unis autour de notre cercueil. Mais cela n'a rien de triste. A` mesure que nous vieillissons, nous transfe´rons sur eux notre amour de la vie. » A. L.

  • On déguste des phrases. On savoure des textes. On boit des paroles. On s'empiffre de mots. Écriture et lecture relèvent de l'alimentation. Mais la vérité est tout autre : ce sont les mots qui nous grignotent, ce sont les livres qui nous avalent. » Bernard Pivot Écrit par admiration des écrivains, dit sur scène par son auteur, ce texte est une déclaration d'amour fou à notre langue. Bernard Pivot y raconte la vie d'un homme qui, malgré ses succès de romancier - invitation à Apostrophes, consécration au Goncourt -, a toujours eu l'impression d'être mangé par les mots. Leur jouet plutôt que leur maître. Un hommage malicieux, inventif et drôle aux hôtes du dictionnaire.

  • « Pendant une guerre, on rêve de guerre, et Emil Szittya a cherché à savoir sous quelle forme la guerre s'insinuait dans le sommeil des gens. Il a noté ce qu'on lui racontait aussi fidèlement que possible, en comptant sur l'éloquence de la transcription brute. Le résultat est saisissant, à la fois d'une grande unité de style et d'une grande variété de tonalités et d'affects. Il n'y a pas d'interprétation, mais chaque rêve est précédé par une brève présentation du rêveur, et ces 82 vignettes ne sont pas ce que le livre offre de moins précieux. Il y a quelque chose de Perec dans ces vies déroulées en quelques lignes. On y reconnaît le ton d'un véritable écrivain. » Emmanuel Carrère Sorti en 1963, devenu introuvable, 82 rêves pendant la guerre 1939-1945 est enfin réédité. Emil Szittya y fait le récit des rêves de Français ordinaires, de miliciens, de Juifs pourchassés ou de soldats allemands pendant l'Occupation.
    En dévoilant la part la plus intime des hommes et femmes pendant cette nuit de six longues années, il signe une oeuvre littéraire et historique de premier plan. Un portrait saisissant de l'inconscient en temps de guerre.

  • Un père sans enfant

    Denis Rossano

    • Allary
    • 29 August 2019

    Le père est Douglas Sirk, réalisateur en vogue dans les années 20 et 30 en Allemagne, contraint de fuir avec sa femme juive aux États-Unis, où il deviendra célèbre grâce à ses mélodrames.
    L'enfant est Klaus, le fils que Douglas a eu avec sa première femme. Convertie à l'idéologie du Troisième Reich, elle fera du garçon un enfant star du cinéma nazi.
    Le père ne reverra jamais son fils, sauf à l'écran.
    Grâce à des années de recherches et aux confidences de Douglas Sirk à la fin de sa vie, Denis Rossano raconte l'histoire bouleversante de l'un des plus grands cinéastes hollywoodiens et de son fils emporté par l'Histoire.

  • Nancy Mitford fut l'une des romancières les plus célèbres de son temps, et l'une des plus excentriques, puisant dans les frasques de sa famille la matière de ses romans à succès. Elle est issue de la haute aristocratie anglaise et son destin ainsi que celui de ses soeurs, Diana, Unity et Jessica, se confondent avec la grande histoire.

    Diana épousa Sir Oswald Mosley, chef du parti fasciste anglais, chez Goebbels, en présence de Hitler. Unity fut une admiratrice et une grande amie du Fu¨hrer, tandis que Jessica prit position pour les républicains espagnols et se maria avec un communiste. Nancy, elle, resta toujours liée à ses soeurs, passant allègrement de la table de son fasciste de beau-frère aux bras de son amant, Gaston Palewski, un des plus proches collaborateurs du général de Gaulle.

    Grâce à des témoignages inédits, Jean-Noël Liaut raconte le destin épique de la plus française des romancières anglaises et nous fait pénétrer rue Monsieur, dans le salon de Nancy Mitford, l'un des hauts lieux du Paris des années cinquante et soixante. Il en rapporte une foule d'anecdotes, de bons mots, de situations insolites et de personnages hauts en couleur, tout ce qui fait « l'esprit Mitford ».

  • Le champ de bataille

    Jérôme Colin

    • Allary
    • 1 March 2018

    Le problème avec les enfants, c'est qu'ils grandissent. Un jour, sans prévenir, ils claquent les portes, rapportent de mauvaises notes et ne s'expriment que par onomatopées. Surtout, ils cessent de vous considérer comme un dieu sur terre. Et ça, il faut l'encaisser.
    La science explique qu'ils n'y sont pour rien. C'est leur cerveau en formation qui les rend feignants, impulsifs et incapables de ramasser leurs chaussettes. N'empêche. On n'a jamais rien créé de pire que les adolescents du virtuolithique.
    Voici l'histoire d'un couple sur le point de craquer face aux assauts répétés de leur fils de 15 ans. Qu'ont-ils mal fait ? Rien. Mais la guerre est déclarée. Et ils ne sont pas préparés. L'école les lâche, le père part en vrille, la mère essaie d'éteindre l'incendie.
    C'est un roman sur l'amour familial où les sentiments sont à vif, comme sur un champ de bataille.

  • À partir de quarante ans, la vie est toute tracée. C'est ce qu'il pensait avant de rencontrer Marie un après-midi dans un bar.
    Il est chauffeur de taxi, père de trois enfants, marié depuis quinze ans, propriétaire d'une maison avec jardin en périphérie de Bruxelles et sa belle petite vie roulait tranquillement. Jusqu'à ce que Marie lui sourie et lui offre la possibilité d'un nouveau départ.
    Ce n'est pas une décision qu'un homme prend facilement. Alors il continue de rouler au son de Bashung, Jeff Buckley et des confidences de ses clients.
    Quitter sa femme pour une autre qu'il connaît à peine : il y songe. Rester avec une femme qu'il n'est plus sûr d'aimer : il y songe aussi. En attendant, il s'accroche à son volant et monte le son, espérant trouver dans les paroles de ses chansons préférées la bonne façon d'aimer.
    Plus qu'une description de la crise de la quarantaine, le monologue du narrateur nous interroge sur notre capacité à réagir à l'usure du temps et à la fatigue des sentiments. L'écriture sensuelle et sincère de Jérôme Colin pose une question qui touche chacun d'entre nous à un moment ou à un autre : l'amour donne-t-il une deuxième chance ?

  • Collection dirigée par Jean-Claude Zylberstein.
    La formule a été imprimée sur plus de 20 millions d'ouvrages. 10/18, Grands détectives, Domaine étranger, Pavillons, Texto... Jean-Claude Zylberstein a créé ou dirigé ces collections devenues incontournables avec toujours la même idée : exhumer des auteurs que nul ne se souciait de traduire ou de rééditer. Jim Harrison, Dashiell Hammett, Robert van Gulik, Somerset Maugham, Evelyn Waugh, Primo Levi, Winston Churchill, John Fante et beaucoup d'autres grands auteurs étrangers sont devenus des classiques grâce au travail de ce lecteur au goût si sûr.

    Enfant juif caché pendant la guerre, c'est dans le grenier de ses protecteurs que naît sa passion de la lecture. Il fait ses débuts dans la presse comme critique de jazz pour Jazz magazine et Le Nouvel Observateur. Puis il entre dans l'édition en rassemblant les oeuvres complètes de Jean Paulhan et devient directeur de collection grâce à Bernard de Fallois. Esthète à la curiosité insatiable, il exerce ensuite ses talents de dénicheur chez Christian Bourgois, Champ libre, Robert Laffont, La Découverte, Tallandier, Les Belles Lettres... Entre-temps, il est devenu l'un des plus grands avocats en droit d'auteur, défendant Salman Rushdie, Françoise Sagan, Ingrid Betancourt ou Daft Punk, et de nombreux éditeurs.

    Avocat, critique de jazz, éditeur, Jean-Claude Zylberstein n'a jamais voulu sacrifier l'une de ces vies, promenant son élégance amusée des couloirs du Palais aux coulisses de l'édition. Ses souvenirs nous font traverser un demi-siècle de vie culturelle et éditoriale et, au-delà, dessinent une bibliothèque idéale. Le trésor d'un chasseur de pépites littéraires.

  • Gipsy blues

    Jean Vautrin

    • Allary
    • 28 August 2014

    Elevé par un grand-père violoniste rescapé des camps et une belle-mère soucieuse de sa bonne éducation, Cornelius Runkele fait tout pour s'intégrer. Il travaille bien à l'école, passe son bac et se découvre une passion pour les livres et l'écriture.
    Mais un gitan lettré reste un gitan : impossible d'être perçu comme un citoyen ordinaire, impossible de s'éloigner de la kumpania, de son groupe. Cornelius a le sang chaud. Il passe en maison de correction et, entraîné par ses aînés, se retrouve dans une sale affaire de cambriolage. Il va en prison, essaie une dernière fois de revenir dans le droit chemin, mais son destin le rattrape.
    L'histoire de Cornelius est consignée dans sept carnets de moleskine, un journal intime fictif.

    Journal d'un rebuté de la vie, Gipsy blues est un roman vibrant de colère et d'humanité, l'hommage d'un grand auteur à la culture gitane.

  • Le livre commence par une rupture : un soir dans un bar, l'amant de l'héroïne la quitte avec ces mots : « je ne veux pas d'une passion ». A plus de trente ans, elle réalise qu'elle n'a jamais vécu avec un autre homme que son père, ce père qu'elle aime. passionnément.

    Restée seule dans le bar, elle revit ces deux histoires. Celle avec son amant, rencontré il y a quelques mois, et qu'elle pensait être "le bon". Et celle avec son père, avec qui elle vit une relation fusionnelle depuis l'enfance.
    À la faveur d'un détail, on glisse d'une histoire à l'autre, d'un chapitre à l'autre. Les deux histoires sont racontées en parallèle, les amours ne se comparent pas mais ils ne cessent de se répondre, de s'entremêler, de se gêner peut-être.

  • Momo des halles

    Philippe Hayat

    • Allary
    • 20 February 2014

    "Nous avons quitté notre appartement de Fontenay aux Roses le 25 Août 1941. Ce fut la fin de notre enfance ".
    Un matin de 1941, le jeune Maurice et sa petite soeur Marie sont emmenés par le patron de leur père dans une chambre de service nichée au coeur

  • Les fidélités

    Diane Brasseur

    • Allary
    • 2 January 2014

    J'ai une double vie depuis un an.

    J'ai glissé dans cette situation sans opposer de résistance.

    Je passe la semaine avec Alix à Paris et je retrouve ma femme et ma fille le week-end à Marseille.

    Quand je suis heureux je n'ose plus bouger. Je me fais penser au chien de ma grand-mère qui se transformait en statue quand le chat le léchait.

    Qu'est-ce que j'attends ?
    Qu'on prenne une décision à ma place ? Un drame ? » Quelques heures avant de partir à New York fêter Noe¨l en famille, un homme de 54 ans s'enferme dans son bureau pour faire un choix : quitter sa femme ou sa maîtresse.

empty