Tourisme & Voyages

  • On croyait avoir tout lu sur les Beatles, mais Philippe Brossat réussit le pari de nous surprendre avec ce guide exhaustif des lieux où les Fab Four ont laissé une trace, dans les deux villes fondatrices de leur mythologie : Londres et Liverpool. Plus de trois cents adresses étoffées de photos racontent un fragment de leur histoire, entre précision historique et anecdote. De la maison natale de George Harrison aux cent vingt chambres de son manoir, après une bifurcation à la galerie où John Lennon a rencontré Yoko Ono, on découvre la chambre où Paul McCartney a composé son premier morceau, et le magasin où Brian Epstein a scellé le destin de Ringo Starr. Londres & Liverpool avec les Beatles entre dans leur intimité, de leur enfance dans l'industrielle Liverpool à la folie du swinging London.

    Philippe Brossat est né en 1954, en même temps que le rock. Il n'a cessé de se passionner pour l'histoire de cette musique. Au mot et le reste il est déjà l'auteur de Places I Remember et Streets of New York.

  • Vanlifers, digital nomads, « tinistes » voici les nouveaux nomades
    : ils parcourent le monde au volant de leurs vans, bâtissent leurs
    maisons sur remorque pour déménager au gré de leurs envies, ou
    traversent la planète sur un coup de tête.
    Fruit d'une minutieuse enquête sur le terrain et du recueil de
    nombreux témoignages, ce livre cherche à découvrir s'ils
    connaissent un bouleversement profond de leurs valeurs. Surtout, il
    tente de deviner ce que leurs parcours racontent, en creux, de nos
    vies sédentaires. En effet, après des décennies de statu quo, notre
    mode de vie traditionnel est aujourd'hui remis en question et notre
    besoin d'évasion est croissant : comme la plupart d'entre nous, les
    nouveaux nomades veulent moins de choses et surtout vivre plus
    d'expériences.
    Des campagnes françaises aux paradis d'Asie du Sud-Est, en
    passant par l'Amérique latine, ce livre dresse le portrait de ces
    voyageurs 2.0 qui réveillent en nous une part de notre humanité
    longtemps enfouie.
    Prêts à prendre la route ?

    Maxime Brousse est journaliste indépendant. Il a écrit pour Slate, Vice, We Demain et Le Journal de Mickey. Il édite la micro-revue Grand Wild, qui interroge les notions d'aventure, de sauvage, de communauté et de société. Les Nouveaux Nomades est son premier livre.

  • Marquises

    Blaise Hofmann

    Aux antipodes de l'Europe, voici les Marquises, une terre mythique, célébrée par Melville, Brel et Gauguin. L'espace d'un hiver, Blaise Hofmann a parcouru les six îles habitées de l'archipel. Et une île déserte. Tour à tour bousculé, méditatif, ironique, emballé, il rend hommage à l'hospitalité des Marquisiens, à leur renouveau culturel. Il ne ferme toutefois pas les yeux sur les pick-up Toyota et les poulets aux hormones made in USA.
    Blaise Hofmann fait le lien entre le passé de l'archipel et son quotidien d'aujourd'hui : il entremêle légendes insulaires, récits de navigateurs, comptes rendus de missionnaires, romans aventureux, correspondances de colons, presse locale, statuts Facebook et Tweeter. La nature y est aussi un personnage à part entière, une présence sensuelle. C'est un carnet de route plein d'autodérision. Un regard empathique, curieux, critique et généreux sur ces îles du « bout du monde ».

    Né en 1978, Blaise Hofmann a notamment publié Estive (Zoé, 2007), le journal de bord d'un moutonnier, qui obtient le Prix Nicolas Bouvier 2008 au festival Étonnants Voyageurs de Saint Malo.

  • Il ne s'agit pas ici d'une histoire de Paris au cours de la seconde moitié du XIXe siècle mais d'un parcours forcément buissonnier et lacunaire à travers les représentations de Paris. Représentations de Paris telles que les exposent la chronique, l'article de Paris (un genre), clichés répétés à satiété, écume de la littérature (infinie) sur Paris, de Paris, produite par des chroniqueurs, écrivains mineurs, oubliés, qui à leur façon alimentent cette sourceintarissable, ce fleuve, cet océan, ce verre d'eau (les images reviennent) qu'est l'écriture de Paris. C'est ainsi que s'est constitué ce qu'on a pu appeler le mythe de Paris dont l'origine se trouve bien au XIXe dans la littérature.

    Mythe d'un Paris toujours un dans son essence : ça c'est Paris, mais aussi toujours divisé en deux. Il y a deux Paris, comme il y a deux corps de Paris, un corps matériel et un corps spirituel, symbolique, un corps mortel comme un corps immortel. Paris est un, unique, Paris se divise aussi en deux. Il y a deux Paris dans l'ordre de la représentation : Paris du jour et Paris de la nuit, Paris de l'opulence et Paris de la misère, Paris du capital et Paris de la révolution, Paris du dessus et Paris du dessous, Paris masculin et Paris féminin, Paris des vivants et Paris des morts... Écrire, dire ce qu'est Paris, avec parfois la passion de la liste, de l'inventaire, c'est aussi une façon de dire, d'écrire ce qu'il n'est pas : la province, Berlin, New York, Londres surtout. Un fragment, un rien de l'écriture de Paris renvoient à Paris comme tout, et Paris en tant que totalité peut déjà se lire dans le fragment ou le rien. Dire, écrire l'essence de Paris, sa quintessence, c'est aussi en dire, en écrire l'existence incarnée ou symbolique.

    C'est encore dire, écrire les existences dans Paris, celles des individus éphémères et celles, plus durables, stylisées en types, en pbysiologies. Écrire sur Paris, c'est écrire sur le temps à Paris.

  • "Il n'existe pas de mot, que ce soit en français, en anglais ou en d'autres langues, pour désigner spécifiquement lesp ersonnes qui pratiquent les échanges de maison ; le mot "échangeur" évoque plutôt l'asphalte d'un échangeur autoroutier ou la tuyauterie d'un échangeur de chaleur... Quant au mot "échangiste", il provoque un sourire égrillard qui ne laisse aucun doute sur l'image mentale formée dans le cerveau de celui qui l'entend. Je vous propose, faute de mieux, le néologisme "doméchange" pour traduire "home-exchange", et "doméchangeurs" pour nommer ceux qui doméchangent leur domicile. Qu'en pense l'Académie ?"Avec chaleur et humour, Gérard Bousquet nous raconte ses expériences d'échange de maison, décrivant un phénomène de plus en plus répandu mais pas encore classique qui, en ces temps difficiles, devait faire de nouveaux adeptes !

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