• Quelle serait la validité morale de la violence en tant que moyen dès lors que les fins sont justes ? Pour le droit naturel, seule la justesse de la fin compte. Pour le droit positif, tout droit s'établit sur la critique des moyens. Or, il convient de distinguer les différents types de violence indépendamment des circonstances de leur exercice. Pour Benjamin, c'est in finele droit qui s'octroie le privilège de la violence vu qu'il serait menacé si elle venait à s'exercer en dehors de lui. La violence peut être fondatrice de droit ou lui être inhérente, raison pour laquelle le pouvoir y recourt. Le droit positif constitue aux yeux de Benjamin un obstacle à une justice véritable et plaide pour l'usage de moyens d'action "purs", parmi lesquels la grève générale.

    Proche de Theodor Adorno, Gershom Scholem et Bertolt Brecht, Walter Benjamin (1892-1940) a d'abord été critique littéraire, avant de publier en 1928 Rue à sens unique (Allia, 2015) et Origine du drame baroque allemand. Il publie également dans des revues Petite Histoire de la photographie (Allia, 2012), préfiguration de L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique (Allia, 2011). Exilé à Paris en 1933, il gagne l'Espagne. Or, menacé d'être remis aux Allemands, il se suicide en 1940.

  • De 1956 à 1973 la Tunisie a perdu la quasi-totalité de sa population juive, qui a émigré en France ou ailleurs. Ce livre, paru une première fois en 1983, raconte sous une forme romancée le drame de cet exil, tel qu'il a pu être vécu par des personnages aussi improbables qu'Alma Alba, détentrice malgré elle de la clé de la dernière maison juive, ou Judith, fillette égarée entre Tunis et Belleville où la communauté s'est installée à son arrivée en France. Il s'agissait de raconter le mythe de cet exil, à travers des personnages symboliques et de rappeler de quoi était faite la vie de cette population (coutumes, langages, histoires) et ce qu'elle a pu endurer, contrainte qu'elle était à un exil sans retour. L'auteur, quant à lui, apparaît masqué au fil des pages, mais ne la ramène pas trop.

    Michel Valensi (Tunis, 1956) est (aussi) éditeur. Avant de créer les éditions de l'éclat en 1985, il a exercé différents métiers: rangeur de fiches au CNRS, agitateur de négatifs photo dans une chambre noire, cuisinier, tubiste, violoncelliste, barman, chanteur, deuguiste en Sciences des Textes et des Documents (qui n'est pas un métier). Il a publié avec Patricia Farazzi une correspondance en 2020, Lettres du chemin de pierre. L'empreinte a été son premier roman, mais pas son dernier.

  • La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée.

    Auteur dramatique, cinéaste et script doctor, Yves Lavandier a été formé à Columbia University par Frantisek Daniel, Stefan Sharff et Milos Forman. Il a écrit et mis en scène des pièces pour marionnettes, écrit et réalisé une dizaine de courts métrages et un long métrage sorti en 2001 avec Émilie Dequenne et Gérard Jugnot : Oui, mais.... Il est également pédagogue et l'auteur de La Dramaturgie, devenu depuis longtemps une référence, ainsi que de Construire un récit et Évaluer un scénario.

  • Dans le climat de l'Ère des réformes, l'utopie technologique imaginée par John A. Etzler n'est pas vraiment extravagante : tant d'autres, au milieu du XIXe siècle, ont imaginé des projets saugrenus pour refaire le monde. Fort réticent à l'égard de ces communautés chimériques, Emerson suggère au jeune Thoreau de rédiger une critique de l'ouvrage d'Etzler. Dans la fantaisie irréalisable qu'il commente, Thoreau apprécie la suggestion d'une relation apaisée avec la nature mais n'accepte pas une société idéale dont le but serait le confort matériel et la recherche du plaisir. Surtout, l'utopie d'Etzler manque l'essentiel : elle ne fait pas confiance à l'homme. Or, s'il doit y avoir progrès, il sera individuel.

    Américain dissident, Henry D. Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • enfant de demain, si ton rêve exhume nos corps - des mains qui se tendent avec force vers des visages de chiffons jaunes -, étouffe étrangle la gorge du rêve et enfouis dans la cendre tes larmes. car notre foi est devenue oiseau de proie.Cette anthologie du poète Avrom Sutzkever, a été confiée à Rachel Ertel, dont on connaît l'engagement pour le yiddish et le grand sens poétique des traductions. Son oeuvre qui traverse le siècle est porteuse d'un extraordinaire espoir en la poésie qui, en plusieurs occasions, lui a sauvé la vie. Tous ses ouvrages y sont représentés et si une grande partie est consacrée au ghetto et à sa résistance, l'ensemble résonne au-delà de l'engagement politique. On peut parler d'un véritable engagement poétique qui aura raison des drames de notre sombre XXe siècle.

    La vie et l'oeuvre d'Avrom Sutzkever sont exemplaires à plus d'un titre. Né en 1913, il s'installe à Wilno en 1923 et rejoindra l'avant-garde poétique de la Jeune Wilno. Enfermé dans le Ghetto, il prendra une part active à la résistance et témoignera au procès de Nuremberg. Il fut actif au sein de la Brigade de papier qui cachait des milliers de livres qui furent retrouvés après la guerre. Après un séjour en Union soviétique, il s'installe en Israël en 1947 et y vivra jusqu'à sa mort en 2010.

  • L'utopie sociale naît d'une insatisfaction collective. L'utopie réalisable, c'est la réponse collective à cette insatisfaction. Mais comment répondre collectivement à une insatisfaction ? et quelles limites une collectivité doit-elle respecter pour satisfaire à son utopie réalisée ? Telles sont les questions soulevées - avec une grande précision et quelques dessins au trait - par le livre de Yona Friedman, paru pour la première fois en 1974, et revu et augmenté pour cette édition.

  • Peut-on parler d'une seule et même musique arabe ? Comment circonscrire géographiquement et stylistiquement un genre musical aussi vaste ? Le projet de cette anthologie est de montrer qu'il n'y a pas qu'une musique arabe, tout en révélant l'unité musicale qui rassemble une vingtaine de pays aux langues, à la culture et au développement différents. Quels sont les points communs entre Rachid Taha, Oum Kalsoum et Omar Souleyman ? Entre les artistes kurdes, libanais ou kabyles ou les musiques populaires, savantes ou religieuses de ces régions ? À travers une centaine d'enregistrements, qui feront passer le lecteur des musiques traditionnelles à leurs réinterprétations pop, se dessine une riche cartographie musicale, propice à une déambulation sonore inédite.

    Née en 1987 à Nantes, Coline Houssais est une spécialiste des cultures du monde arabe. Passée par l'Institut d'Etudes Arabes de Damas, elle enseigne désormais à Sciences Po. Traductrice, journaliste, productrice, elle a créé deux performances musicales : les Rossignols de Bagdad, sur l'âge d'or de la musique irakienne, et Casseta, sur les archives sonores de la communauté kabyle en France. Coline habite en général dans un train, entre deux voyages.

  • L'Atelier du scénariste examine l'écriture pour le cinéma, du point de vue du métier comme de la création.


    Comment rédiger un synopsis et une continuité dialoguée, comment concevoir un protagoniste, comment distinguer l'épaisseur d'une histoire de la simple trame du récit ? Cet ouvrage propose des principes utiles dans le cas d'une adaptation, il veille à distinguer le protagoniste du héros et l'antagoniste de l'ennemi, précise la fonction de la voix off et les ressources du flash back, révèle qu'un prologue peut contenir le secret d'un film tout entier. Il fournit aussi des conseils aux jeunes scénaristes, un plan de travail pour les enseignants.Avec Billy Wilder et Jean-Pierre Melville, Pedro Almodovar, Clint Eastwood, David Lynch et Jacques Audiard, Indiana Jones et Spiderman.

    Luc Dellisse, écrivain, français, né en 1953 à Bruxelles, a publié cinq romans et trois essais aux Impressions Nouvelles. Et chez d'autres éditeurs, des livres de poèmes et des récits.

    Dans ses essais, il utilise l'art du scénario et l'érudition littéraire comme des moyens d'explorer le réel.

    Son blog L'Enfance de l'art traite des mystères de la littérature et de l'étrange métier d'écrivain.

  • Art médiatique conciliant l'image et le texte, la bande dessinée est née au creuset du journal : elle a dès l'origine exploité les enjeux de l'actualité, et a très vite imaginé des personnages qui sont eux-mêmes journalistes. Le lecteur croisera ainsi les parcours de nombreux héros reporters connus (Tintin, Lefranc, Fantasio, Jeannette Pointu) et moins connus, il se plongera dans l'histoire mouvementée des magazines (Pilote, Vaillant, Spirou...) et il pourra saisir les multiples interactions entre la bande dessinée et la presse. Si la perspective retenue concerne essentiellement la BD franco-belge, deux chapitres évoquent la tradition des comics anglo-saxons qui, depuis la naissance de Superman, a elle aussi vu naître un imaginaire du journalisme particulièrement riche.

    Maître de conférences à l'Université de Reims, Alexis Lévrier est spécialiste de l'histoire de la presse. Il a notamment publié Le Contact et la distance. Le journalisme politique au risque de la connivence (2016).



    Guillaume Pinson est professeur au Département de littérature, théâtre et cinéma de l'Université Laval. Il codirige le projet Médias 19. Il a notamment publié La Culture médiatique francophone en Europe et en Amérique du Nord (2016).

  • Enfant prodige né en Lituanie en 1855, Getzl Sélikovitch est envoyé à Paris où il étudie les langues sémitiques et l'égyptologie et entame un parcours hors du commun qui le conduira en Afrique, Italie, Grèce et Turquie. Assistant de Gaston Maspero, il part au Caire avec un bourse, participe à une mission militaire au Soudan, est mêlé à un assassinat politique qui faillit provoquer une guerre entre la France et la Grande Bretagne, et émigre aux USA (où il meurt en 1926), étant désormais persona non grata dans l'université française. Ses Mémoires, parurent dans la presse yiddish américaine et nous font découvrir une personnalité hors du commun, comme l'intelligentsia du premier XXe siècle pouvait encore en compter, mêlant une extraordinaire érudition et un goût immodéré de l'aventure.

    Professeur de langue et de littérature hébraïques, Paul B. Fenton est directeur-adjoint de l'UFR d'études arabes et hébraïques à la Sorbonne. Spécialiste de la littérature judéo-arabe, il est l'auteur de plusieurs études et monographies relatives à la culture juive en terre d'islam.Dans ces Mémoires, traduits du yiddish, il nous présente la période française de Getzl Sélikovitch, un aventurier peu banal d'origine litvak, qui fut, comme son traducteur, arabisant, hébraïsant et yiddishisant.

  • Cette soixantaine de textes, dont la moitié pour la première fois en français, donnent à entendre les réflexions lucides et subtiles de Robert Walser sur l'art musical. Envolées lyriques pour la Flûte enchantée de Mozart ou ironie acérée face aux mondanités des auditeurs et poses affectées des musiciens, le poète s'attache à toutes les mélodies. Mais ce n'est pas une surprise s'il marque sa préférence pour les formes modestes, brèves et les sons du quotidien. Avec la précision qui le caractérise, Walser s'attache à écouter le silence de la neige, les flonflons des cafés ou la petite musique qui accompagne le badinage amoureux. Sa prose elle-même est empreinte de musicalité, tressautant tantôt gaiement d'un sujet à l'autre, tantôt entonnant des lamentos aux accents plus graves.

    Robert Walser (1878-1956), maître des petites proses, poètes du quotidien, est l'un des grands écrivains de langue allemande du XXe siècle. Les textes réunis ici couvrent toute sa période créative - des premiers poèmes qui lui valent son entrée dans le monde littéraire (1899) aux textes tardifs, composés à la Waldau où il est interné dès 1929.

  • La lumière de l'intellect dont nous donnons une édition du texte hébreu et une traduction enrichie de 1800 notes, est un livre d'une très grande complexité, mais qui pourrait être résumé ainsi : L'influx divin instruit l'homme de ce qu'est le monde dans sa totalité à travers le langage sous tous ses aspects: lettres de l'alphabet (formes, ordres, permutations, combinaisons, etc.) signes des voyelles (durée, sonorité, place etc.), grammaire, syntaxe, temps des verbes. En pénétrant les secrets d'une langue, on parvient par des jeux de langage et d'écriture à comprendre le fonctionnement des planètes, à connaître les secrets du divin, à comprendre les mystères de l'homme. Mais cette connaissance ne peut s'acquérir qu'à la lumière de l'intellect et la seule foi aveugle n'est bonne à rien.

    Abraham Aboulafia (1240-1292?) est un cabaliste espagnol du 13e siècle. Son oeuvre n'a été publiée en hébreu que récemment mais ses écrits ont été recopiés par des générations de disciples. Il en existe des versions latines lues par Pic de la Mirandole. Sa vie ne manque pas d'anecdotes dont la plus célèbre est sa visite au Pape Nicolas pour lui demander de cesser de persécuter les juifs. Le jour de son arrivée à Rome, on lui annonce que dans la nuit le pape est mort, ce qui le sauve du bûcher.

  • Confusion, désarroi, sidération : les artistes interrogés témoignent presque tous du sentiment d'«impuissance totale» qu'a d'abord provoqué la triple catastrophe de Fukushima, à la fois classique (séisme, tsunami) et inhabituelle (nucléaire).
    Mais après les premiers moments de chaos sont apparus progressivement de multiples signes de résistance et de renouveau.
    De ce point de vue, les entretiens réunis ici forment un corpus exceptionnel : pour la première fois, des artistes japonais de renommée internationale entrent en dialogue avec des artistes et des chercheurs français et disent ce qu'a changé pour eux l'événement du 11 mars 2011, aussi bien dans leur pratique artistique que, de manière plus large, dans leur façon d'être au monde ou de le concevoir.

    Michaël FERRIER est écrivain et professeur à l'Université Chuo (Tokyo), directeur du Centre de Recherches Figures de l'Étranger.

  • Dans la société juive, la coutume est le résultat de pratiques quotidiennes et de discussions rabbiniques accumulées au fil du temps. Comme l'écrit le Talmud: la coutume efface la loi. Elle devient alors la règle d'autorité pour la collectivité. De nombreux Livres des coutumes furent publiés entre le 14e et le 17e siècle et celui de Guenzburg, paru à Venise en 1589, a été rédigé en yiddish. Il est ici traduit pour la première fois et présenté par Jean Baumgarten : Quelle est la place de la coutume dans une communauté contrainte à se déplacer pour échapper aux persécutions? 1) Qui seraient aujourd'hui les auteurs de sifrei ha-minhagim d'un judaïsme en situation de crise dans la diaspora et en Israel ? C'est l'originalité de ce livre qui mêle érudition et interrogation existentielle.

    Jean Baumgarten (CNRS) est spécialiste du monde ashkénaze et du hassidisme et il est l'auteur chez Albin Michel de Histoire d'une langue errante, 2002; La Naissance du hassidisme, 2006; Le Baal Shem Tov, 2020. Il a publié à l'éclat en 2018: La Légende de Yosef della Reina, et co-écrit (avec Patricia Farazzi) la Vie imaginée de Shimon guenzburg, Éditeur typographe du xvie siècle, à partir de sa correspondance avec tirzah adelkind, jeune fille vénitienne, qui paraît en même temps que ce livre.

  • Lorsqu'il écrit l'oracle de hominis dignitate, qui aurait dû introduire ses neuf cents thèses philosophiques, théologiques et cabalistiques, Pico della Mirandola (1463-1494) a vingt-quatre ans. Bien conscient du fait que "ses façons ne répondent ni à son âge, ni à son rang", c'est pourtant une philosophie nouvelle qu'il propose à ses aînés ; philosophie ouverte, accueillant tout ce qui, depuis les mystères antiques jusqu'aux religions révélées, émane de ce que l'on pourrait appeler la "volonté de vérité". L'homme est au centre de cette philosophie, en ce que le divin a déposé en lui cette volonté dont il use à sa guise, le créant "créateur de lui-même". Et cette puissance du vouloir, cette volonté de "se connaître soi-même", Pico la retrouve chez les sages grecs et orientaux, mais aussi dans la cabale juive, la pensée arabe, la scolastique et les auteurs chrétiens. S'agit-il pour autant d'un oecuménisme sans discernement ? Plutôt de la fusion en l'homme de cette intelligence, dévoilée dans le contact entre les différentes sagesses. l'oratio reste inédite ; les thèses sont publiées en 1486, mais l'église ne voudra pas entendre - quelle église pourrait vouloir entendre ? Pico devra s'exiler en France avant d'être fait prisonnier et incarcéré au donjon de vincennes en 1487. Dans sa ferveur juvénile, le propos de Pico demeure intact, vierge, intempestif. Il fait appel, encore et toujours, à l'homme digne, vagabond de la vérité, lui offrant "l'un des plus sincères monuments de la philosophie morale de la renaissance italienne".

  • - Ce n'est pas possible ! a crié Thomas.
    Y a une erreur. Ils ne peuvent pas nous faire ça !
    - Oh, si ! Ils peuvent..., a répondu le maître.
    Et il a affiché le nouveau règlement du championnat de foot inter-écoles. La surprise était en bas de la feuille, en tout petit : « Chaque équipe comptera au minimum deux fi lles en permanence sur le terrain ».
    - Des filles au foot ? Et puis quoi, encore ? a repris Antoine.
    - Chloé ? Qu'est-ce que tu en penses ? m'a soufflé Aminata.
    - J'en pense que je te verrais très bien dans les buts !

    L'autrice :

    Sophie Dieuaide a publié plus de 50 livres, notamment des romans juniors (Casterman, Nathan...), dont plusieurs figurent sur la liste de l'Éducation nationale ou ont reçu des prix. Elle écrit aussi pour la presse jeunesse (Bayard). Elle vit dans le Val-de-Marne.

    L'illustrateur :

    Fred L. est créatif dans la publicité. Chez Talents Hauts, il a publié Le zizi des mots, Quand Lulu sera grande, Le meilleur cow-boy de l'Ouest et la série « Les Papareils ». Il vit à Saint-Mandé (94).

  • Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.

  • Ce volume rassemble les interventions de la ­soirée consacrée au livre de Benjamin Fondane, Lévy-Bruhl ou le métaphysicien malgré lui (L'éclat, 2019), qui s'est tenue au MAHJ, en décembre 2019, dans un Paris presque complètement paralysé par la grève. La richesse des interventions, l'importance de la question traitée, ce "coup de théâtre", ébranlant nos idées reçues, auquel se livre, malgré lui, Lucien Lévy-Bruhl dans son analyse de la « pensée pré-logique » et que Fondane fait aboutir à la fois sur les logiques nouvelles et sur le Pentateuque, nous a incité à leur donner une forme de papier et d'encre, souhaitant qu'elle permette aux lecteurs d'approfondir une question qui concerne toute la philosophie. Les contributions sont suivies de la retranscription d'un carnet inédit de Fondane.

  • Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours eu peur des maths. Dès que je vois un chiffre, je ne comprends plus rien.
    Quand les autres lèvent le doigt en s'étirant jusqu'au plafond, en se tortillant, en criant : « Moi, maîtresse, moi ! » pour être interrogés, je n'ai qu'une envie : disparaître.
    La maladie des maths, comment ça s'attrape ?
    Est-ce de naissance, incurable ou réservé aux filles ?

    Depuis plus de vingt ans, Élisabeth Brami, psychologue-psychopédagogue, écrit pour la jeunesse : elle a publié plus de 100 albums. Nombre de ses livres ont été traduits et primés, beaucoup ont remporté de grands succès.

    Diplômé de l'école Estienne, Rémi Courgeon a travaillé pour la publicité, puis pour l'édition et la presse jeunesse. Il est également peintre (ses oeuvres sont régulièrement exposées) et auteur de carnets de voyage.

  • Plongée immédiate dans le quartier latin en Mai 68. Des slogans d'inspiration situationniste recouvrent les murs : "Vivre sans temps morts." "Jouir sans entraves." "Ne travaillez jamais." Dès le 3 mai, 2000 étudiants sèment sur leur parcours leurs revendications. Lors de la Nuit des Barricades, l'imagination prend le pouvoir : "La société est une fleur carnivore." Puis vient la contestation pure : "Défense d'interdire" ou encore "C.R.S. = S.S.". La Sorbonne subit ensuite l'assaut des profanateurs : "Professeurs, vous nous faites vieillir." Les photographies de ces slogans, saisis à chaud, forment des documents exceptionnels sur ces dix jours de révolte. Les revendications, matériellement éphémères, resteront à jamais gravées dans les mémoires.

    Mousse, peintre en bâtiment puis journaliste, Walter Lewino (1924-2013) s'engage dans la France libre à l'âge de 17 ans. Démobilisé en 1946, il se lance dans des études de lettres. Il entre plus tard au Journal officiel puis devient rédacteur en chef adjoint de France Observateur. En 1978, il rejoint le Nouvel Observateur. Il est l'auteur de plusieurs romans, dont L'Heure (1959), L'Éclat et la blancheur (1967), Fucking Fernand (1976, porté à l'écran par Gérard Mordillat) et Châteaunoir (1998).

  • Le célèbre ingénieur du son Dominique Blanc-Francard a retourné sa bibliothèque de souvenirs et ressorti tous les moments vécus entre les quatre murs insonorisés des studios d'enregistrement dans lesquels il a travaillé depuis plus de cinquante ans pour co-écrire ce livre avec Olivier Schmitt . Il y retrace, entre autres, les trois années passées aux mythiques Studios d'Hérouville où il a côtoyé les Pink Floyd, T.Rex, Cat Stevens ou le Grateful Dead, mais aussi son travail pour des artistes aussi divers que Serge Gainsbourg, Jane Birkin, Alain Bashung, Françoise Hardy, Julien Clerc, Jean-Louis Aubert ou encore Benjamin Biolay, Camille et Raphaël. Certains de ces souvenirs sont assortis de photographies, de documents, et d'autres ne sont que des images fixées dans son cerveau, mais tous sont authentiques et incroyables. Au-delà des rencontres, cet ouvrage revient sur cinquante années de l'aventure technologique qu'il a eu l'opportunité de vivre, l'histoire des studios d'enregistrements, microphones, magnétophones et consoles, de l'informatique musicale et de la révolution digitale. Chaque décennie a charrié son lot d'innovations techniques et d'évolutions sociales qui ont toutes eu une incidence sur la manière dont on a produit la musique et sur la façon dont les gens l'ont écoutée hier et l'écoutent aujourd'hui.
    It's a Teenager Dream n'est pas seulement un livre, c'est aussi un projet musical qui verra le jour le 10/06/2016 sur le label Parlophone. Dominique Blanc-Francard réalise son rêve de gosse : enregistrer les chansons qui lui ont donné l'envie de consacrer sa vie à la musique. 15 chansons, 15 interprètes comme vous ne les avez jamais entendus. Françoise Hardy, Benjamin Biolay, Carla Bruni, Salvatore Adamo, Stephan Eicher, et d'autres belles surprises. Un hommage à nos 15 ans.

    Né en 1944, Dominique Blanc- Francard est un ingénieur du son de renom qui exerce depuis le milieu des années soixante. Avec ses deux fils, les artistes BoomBass et Sinclair, ils fondent les Labomatic Studios à Paris en janvier 1996.

  • Ce livre analyse en détail tous les titres des Beatles dans l'ordre chronologique de leur enregistrement, de «Love Me Do» en 1963 à «I Me Mine» en 1970 en prêtant attention aux thèmes développés dans chacune des chansons ainsi que leur élaboration technique, les interactions entre les musiciens tout en replaçant chaque chanson dans leurs contextes sociologique et musical. Les morceaux considérés musicalement comme les plus aventureux ou les plus complexes dans leur construction, tels que «Eleanor Rigby», «Tomorrow Never Know», «Strawberry Fields For Ever», «A Day in The Life» etc., font l'objet d'un décryptage des plus poussés. Le livre analyse également l'impact des chansons des Beatles à la lumière des changements sociaux et culturels des années soixante et de leurs répercussions.

    De son vrai nom, Ian MacCormick, Ian McDonald (1948-2003) était un critique musical anglais. Il a travaillé pour les magazines New Musical Express, dont il fut le rédacteur en chef au milieu des années soixante-dix, Classic CD, Mojo et Uncut. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la musique contemporaine, dont notamment The New Shostakovitch.

  • La narratrice, femme écrivain d'origine paysanne, présente au professeur Cheng, qui cherche une bonne, Weng Huizhu, « Weng La Bonne Perle ». C'est une cousine de sa famille, qui a quitté le village après la mort de son mari pour être embauchée en ville. Travailleuse et pleine d'énergie, elle s'occupe avec dévouement de l'épouse malade de professeur et tombe amoureuse de celui-ci, croyant son sentiment partagé... Le remariage du professeur brise ses illusions. Elle part alors travailler dans d'autres foyers et enchaîne des contrats de courte durée, ses belles-filles au village refusant de l'accueillir dans la maison familiale, selon la tradition. Toujours dévouée à son employeur, elle perd bientôt son entrain et sa bonne humeur naturels !

    SUN Huifen est née en 1961 à Dalian, dans le nord de la Chine. Elle a été agricultrice et ouvrière avant d'être rédactrice d'une revue, puis romancière. Ses écrits restent fidèles à sa tradition rurale et s'attachent à décrire les gens de la campagne d'aujourd'hui. Elle est vice-présidente de l'Association des Écrivains de Liaoning.

  • Antidote à l'impuissance et au doute, le Festival des Idées a rassemblé à l'été 2019 de nombreux citoyens décidés à répondre à la panne du politique. Leur but : une alternative crédible face à des crises sociales et écologiques inédites pour éviter qu'en 2022, un nouveau duel Macron-Le Pen ne signe la défaite de la démocratie.
    Ce livre traduit et prolonge cet élan collectif. Les nouvelles générations prennent ici la parole pour nous prévenir : on ne pourra plus faire de la politique comme au temps des partis hégémoniques, ni passer à côté de la question climatique. Les lignes de fracture entre les différentes sensibilités de la gauche et des écologistes sont énoncées sans fard, mais des pistes sont ouvertes pour recréer du commun.
    Transition écologique à Loos-en-Gohelle, Villages du futur dans le Morvan, nouveau rapport à la propriété grâce aux organismes de foncier solidaire, initiative Territoires zéro chômeur de longue durée... les utopies concrètes décrites dans ces pages montrent combien le pays est plein de ressources pour imaginer et pour agir.C'est désormais à la société elle-même d'écrire son programme pour un futur désirable. Pour cela, nous vous donnons rendez-vous les 3, 4 et 5 juillet 2020 à La Charité-sur-Loire.

    Le livre est signé "collectif" mais il est coordonné par de jeunes thésards et fait la part belle à la parole des jeunes bénévoles du festival. Petit aperçu avec le témoignage de Makan en deux volets :
    http://www.trappyblog.fr/vendredi-du-quartier-a-la-charite/
    http://www.trappyblog.fr/samedi-journee-de-rencontres-a-la-charite/

empty