• Prix des Libraires 2017
    " La talentueuse Cécile Coulon frappe encore avec ces Trois saisons d'orage [...] La précision de son regard, injectée dans ses descriptions de liens ténus, explose au détour de bien des scènes inattendues, confirmant virtuosité narrative et capacité à saisir l'universalité dans les détails. " La Croix

    "
    Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d'un pays qui s'en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d'une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L'histoire d'André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu'il en reste. "

    Trois générations confrontées à la folie de l'Histoire, au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature.

    Passionnée par la littérature, le cinéma et la musique - sa thèse de Lettres Modernes est consacrée au "Sport et à la littérature" -, Cécile Coulon, âgée de 26 ans, vit à Clermont-Ferrand. Après quatre romans parus aux Éditions Viviane Hamy, dont
    Le Roi n'a pas sommeil - Prix Mauvais Genres France Culture / Le Nouvel Observateur 2012 -, elle est considérée comme l'une des voix les plus prometteuses de sa génération.

    Ce roman a reçu le Prix des Libraires 2017.

  • Abigaël

    Magda Szabó

    " L'auteur fait coexister la petite et la grande histoire dans ce magnifique roman d'initiation peuplé de personnages insolites et complexes [...] Une véritable pépite. "​ L'Obs
    Gina ira en pension. Son père adoré l'a décrété sans donner la moindre explication : " Ne dis au revoir à personne, amie ou connaissance. Tu ne dois pas dire que tu quittes Budapest. Promets-le-moi ! " Elle doit oublier son ancienne vie et rejoindre, dans la lointaine province, Matula, une institution calviniste très stricte, reconnue pour la qualité de son enseignement.

    Enfant gâtée, rétive aux règles, elle est vite mise en quarantaine. Seule solution pour survivre, l'évasion... qui se solde par un échec piteux. Désespérée, l'adolescente finit par confier ses malheurs à Abigaël, la statue qui se dresse au fond du jardin. Car selon l'antique tradition matulienne, Abigaël aiderait tous ceux qui le souhaitent. Et, miracle, l'ange gardien se manifeste ! Une série d'aventures rocambolesques sortent Gina du purgatoire et lui font comprendre la douloureuse décision de son père en même temps que le sens des mots honneur, solidarité et amitié.

  • " Pour Dominique Sylvain, seul compte l'art du chaos. " J.-Claude Jaillette, Marianne
    Alors qu'elle préparait un reportage sur l'adultère, Salomé Jolain, une jeune journaliste de TV24 à la renommée croissante a été sauvagement assassinée. On a retrouvé son corps dans la poubelle d'un square du 15e arrondissement de Paris, à proximité de l'hôtel de la Licorne. L'enquête est confiée au commandant Barnier, flic stoïque à la vie privée compliquée, et à son adjoint, l'énigmatique lieutenant Maze.

    Tous les proches de la jeune femme sont sur la liste des suspects, mais un nom retient toute l'attention de la Crim', celui d'Alice Kléber, la tante de la victime et créatrice du site
    lovalibi.com qui fournit aux amateurs d'aventures extraconjugales des excuses et des preuves clés en main pour justifier leurs absences.

    Un lien qui ne peut relever de la simple coïncidence...

  • " Et si Hôtel Waldheim était le chef-d'œuvre de François Vallejo ? " Claire Julliard, Bibliobs
    Ce roman était présent dans les deux premières listes du Prix Goncourt 2018.

    " À l'entendre, j'étais très fort, à seize ans, pour tout effacer, et ça continue. Pourtant, à force de déblatérer sans réfléchir, j'ai commencé à lui prouver et à me prouver que je me suis fourré dans de drôles de situations. Si quelqu'un m'avait dit hier : tu t'es comporté comme le pire voyeur, pour surprendre un couple dans son lit, je ne l'aurais pas cru. C'est revenu tout seul, devant cette fille dans son fauteuil. Je sentais son souffle sur ma peau, incroyable ce qu'elle m'insuffle. Presque malgré moi, j'ai reconstitué la scène oubliée. Et d'autres. Elle va finir par me convaincre que je lui cache quelque chose. Que je me cache quelque chose ?

    Comme l'impression de rencontrer un inconnu qui s'appellerait Jeff Valdera. Et dans le genre inconnu, elle se pose là aussi, avec ses questions insistantes... "

    Lors de ses séjours avec sa tante à Davos, à l'hôtel Waldheim, l'adolescent Jeff Valdera n'aurait-il été qu'un pion sur un échiquier où s'affrontaient l'Est et l'Ouest au temps de la guerre froide ?

  • " Savamment orchestré, Niels mêle la fiction à l'imaginaire collectif pour une plongée en apnée dans l'une des périodes les plus troubles du roman national français. " Laëtitia Favro, Le Journal du dimanche

    " -
    Tes allers-retours entre la vie et la mort tu vas les faire encore longtemps ?

    -
    Le temps qu'il faudra. Pourquoi ? Tu te fais du souci pour moi ?

    -
    Tu es juive, n'est-ce pas ? C'est insensé, tu sais ce qu'ils te feront s'ils te prennent ?

    -
    Je n'ai pas peur. À Copenhague, je suis chez moi. Ce sont eux les envahisseurs. "

    Danemark 1943, Niels Rasmussen rencontre Sarah à la rousse chevelure. Il rejoint alors la Résistance et devient le saboteur de génie qui remodèle la ville occupée à coups d'explosifs. Quand le conflit mondial s'achève, Sarah attend un enfant et les héros sont prêts à recueillir leurs lauriers. Pourtant, une page du
    Parisien Libéré glissée dans un courrier anonyme va infléchir le destin. Dans la rubrique "Épuration' Niels lit :

    C'est le 7 mai que le dramaturge Jean-François Canonnier, actuellement détenu à Fresnes, passera devant la Cour de justice de la Seine. Il sera défendu par maître Bianchi.

    Éperdu d'incompréhension et pour sauver son " frère de cœur ", il entreprend une odyssée qui fera vaciller toutes ses certitudes quant à l'héroïsme, la lâcheté, la Résistance et la collaboration.

    Roman d'aventures, enquête introspective,
    Niels fait fi des genres littéraires et nous soumet à la question :
    Et vous, qu'auriez-vous fait ?

    Ce roman a reçu le Prix Infiniment Quiberon 2018 et le Prix Goncourt du Lycée Français de Chicago.

  • " L'histoire sanglante d'un pays et d'un peuple a laissé, on le comprend, une marque indélébile dans cette conscience douloureuse. Le roman de Hoai Huong Nguyen sait la transformer, avec beaucoup de subtilité, en une réflexion sensible sur une vie à continuer par l'écriture. " L'Humanité

    "
    La veille du nouvel an 1954, l'oncle Chinh avait annoncé à sa femme sa décision de rejoindre l'armée populaire. Elle devait se réjouir d'entrer dans le camp de la Révolution – c'était l'éducation qu'il voulait pour son fils et sa fille : qu'ils se battent pour leur pays. Il était leur père, et rien ne lui interdisait de les emmener avec lui – il n'y avait nulle échappatoire.
    Le jour de leur départ, dans un mouvement de désespoir, Tuân avait crié en français :
    – Vous êtes un monstre, laissez-moi au moins dire au revoir à ma cousine. Son oncle le considéra de son regard glacé et lui répondit en vietnamien :
    – Mày là thằng việt gian
    . (Tu n'es qu'un traître à la patrie. Et il ajouta :) À cause de tes paroles, je la donnerai à un homme qui n'a pas été pourri par l'Occident, même si ce doit être un illettré. "

    Si le choix de la langue des colonisateurs fait de Tuân un " traître ", il signe également son destin : son amour du français et de la poésie de Gérard de Nerval sera son refuge au cœur des atrocités qu'il va vivre dans un Vietnam exsangue, déchiré par la guerre et la partition.

    Ce roman est une navigation enchantée entre les verts paradis des amours enfantines et un présent douloureux, qui convoque les parfums les plus subtils de l'Orient et compose une ode bouleversante à la puissance vitale des mots.

    Prix CCGPF Cheminots du deuxième roman.

    Prix littéraire de La Renaissance Française 2018.

  • Céline Lapertot se confronte à son passé. De ce combat nécessaire avec elle-même et ses souvenirs est né ce texte qui n'est pas un livre comme les autres. Ce qui est monstrueux est normal n'est pas une autofiction, c'est un récit autobiographique, un long cri plein de rage.

    "
    Ce qui est monstrueux est normal, c'est une phrase qu'elle écrira souvent, l'enfant devenue grande, sans savoir que cette litanie constituera le fil rouge d'un récit. Oui, ce qui est monstrueux est normal, pour un être jeune dont l'œil s'habitue aux fissures dans les murs blancs et aux odeurs d'urine dans les couloirs d'immeubles. Il vaut mieux en rire qu'en pleurer, dit l'adage populaire, à peine conscient de son héritage. Rire de l'homme qui nous élève, chercher tout au fond de soi le respect qu'on lui doit, mais rire – un rictus qu'on n'effacera jamais – pour oublier qu'on voudrait lui balancer un bon coup de pied dans la nuque. "

  • " Souvent, il faut choisir entre le bonheur de la lecture et les délices de l'interprétation. Le Portugais Gonçalo M. Tavares invite à mener les deux de front [...] Ajoutez à cela un suspense capable d'aller crescendo, en dépit de ce qui émerge ou surgit, et vous aurez idée du plaisir de lire à nul autre pareil que procure cette prose à la fois sincère et en tapinois. " La Croix

    – C'est votre fille ?
    – Non, répondis-je. Je l'ai trouvée dans la rue. J'ai déjà demandé dans des magasins : personne ne sait qui elle est. Personne ne l'a jamais vue dans le quartier. Elle est à la recherche de son père. Elle s'appelle Hanna. Il y a une institution qui accueille ce genre d'enfant, je vais l'y conduire.

    Cette rencontre déterminante dictée par le hasard va bouleverser la vie des deux protagonistes.

    Marius – qui jusque-là fuyait un danger inconnu – décide de prendre Hanna sous son aile et de l'aider à retrouver son père. Un détail retient son attention : la jeune fille tient entre ses mains une boîte contenant une série de fiches dactylographiées destinées à l'" apprentissage des personnes handicapées mentales. " Mais cette définition,
    handicapée mentale, s'applique-t-elle vraiment à la situation de la jeune fille ? Rien n'est moins sûr.

    Une odyssée moderne et initiatique commence alors, portée par l'écriture " quasi hallucinée " propre à Gonçalo M. Tavares.

  • De quelle couleur surgira la voile ?

    " An Linh n'existe pas. On ne peut arpenter ses rizières, parcourir ses collines, sentir sa brise à l'aube et se recueillir dans ses cimetières face à l'océan. Rien de ce qui suit n'est réel. La correspondance que vous allez lire aurait pu se tenir il y a deux cents ans. Endormis depuis de longues années, Isey, Thanh et leurs compagnons se réveillent. L'un après l'autre, ils se lèvent pour entrer sur une scène imaginaire encore plongée dans la nuit. Ils s'apprêtent, revêtent des tuniques colorées, soulignent leur regard d'un trait de khôl, prennent une plume et des feuilles de papier pour jouer leur partie. Le paysage s'éclaire : ils vont ouvrir le bal... Puisse le Ciel donner vie à leurs lettres, clarté à leurs voix – et leur accorder la grâce de vous rencontrer. "

    Ainsi commence le nouveau livre d'Hoai Huong Nguyen, un roman épistolaire vibrant où l'amour imprègne chaque page et chaque haïku. Face à l'éloignement et à la mort, la puissance de cet amour – ici pluriel – sera la lumière qui guidera pas à pas les personnages jusqu'à leur renaissance finale.

    De quelle couleur surgira la voile ?

  • " Le portrait d'une femme admirable. " Mona Ozouf, Le Nouvel Observateur

    Édith Thomas, chartiste, historienne et romancière, fut un être entier, épris de vérité et d'une liberté abrupte et revendiquée. Est-ce pour cela que l'Histoire ne lui a pas rendu justice ?

    Résistante de la première heure, elle rejoint la rédaction des
    Lettres françaises et le CNE après la mort de Jacques Decour. Elle en est "
    la cheville ouvrière, celle qui assurait toutes les liaisons indispensables ", écrit Claude Morgan. Dans le même temps, elle s'inscrit au PCF clandestin. Six ans plus tard, en pleine affaire Tito, elle est l'une des premières à en claquer la porte.

    1952 : Paulhan publie sa
    /> Lettre aux directeurs de la Résistance. Édith Thomas, elle, rédige
    Le Témoin compromis. Elle y analyse au plus près son cheminement politique et existentiel au cours de la décennie écoulée. Qu'en était-il de la Résistance ? Qu'en est-il du communisme ? Qu'est-ce qui l'a menée à cette partition brutale avec ses " camarades ", alors que son adhésion au Parti avait tant signifié pour elle ?

    Les Éditions Viviane Hamy font reparaître son
    Jeu d'échecs, publié en 1970, quelques mois avant sa mort. La critique pointe alors la lucidité extrême de ce roman autobiographique qui "
    propose [...]
    des éléments nouveaux à l'examen du paradoxe de la femme d'aujourd'hui. Il faudra s'y référer à l'avenir ".

    Il était donc essentiel de rééditer ces Mémoires afin de mieux appréhender, soixante-dix ans après les faits, le rôle majeur que cette femme hors normes joua dans la Résistance intellectuelle et les années de l'immédiat après-guerre.

  • " Le tout, c'est de s'introduire dans leur cercle. Après, c'est à toi de jouer.​ "

    " Un rapide pincement des lèvres rouge vif aurait indiqué à une personne moins naïve que Mary que sa présence n'était pas vraiment souhaitée. Mais sa proposition fut acceptée, et, en chemin, elle apprit que Caro faisait ses études à l'École des beaux-arts et habitait à la Cité universitaire. Après deux bises à la française, que les Américains appellent
    air kisses et qui n'engagent à rien, Mary suivit des yeux sa nouvelle connaissance, qui emprunta l'avenue Foch après lui avoir fait un petit signe faussement désinvolte. Quelques instants plus tard, Caro envoyait sur son portable le message suivant à une adresse cryptée : "Le cabillaud sera une rascasse. Veronica.' "

    Avec
    Meurtre chez tante Léonie, Estelle Monbrun a inauguré la collection " Chemins Nocturnes " aux Éditions Viviane Hamy. D'autres " meurtres " suivront. On la compare souvent à David Lodge et à Agatha Christie : " L'auteur emprunte au premier des références sarcastiques sur le milieu universitaire, représenté avec un humour impitoyable, mais aussi attendri. À la seconde, son art de la narration, des fausses pistes, des coups de théâtre. " René de Ceccatty,
    Le Monde.

    Vous voilà prévenus.

  • " Ses romans sont un long cri de fureur proféré avec une tranquille, presque douce obstination, celle d'une Antigone revenue d'entre les morts ; jamais elle ne cédera. " Elle
    "
    Cette sensation de fin du monde, quand tu as dix ans et que tu comprends, du haut de ton mètre vingt, qu'il va falloir abandonner la sécheresse de ton ocre si tu ne veux pas crever. Je serais restée des millénaires, agenouillée contre ma terre, si je n'avais pas eu une telle soif.
    Maman a caressé la peau de mon cou, toute fripée et desséchée, elle m'a vue vieille avant d'avoir atteint l'âge d'être une femme. Elle a fixé les étoiles et, silencieusement, elle a pris la main de papa. On n'a pas besoin de discuter pendant des heures quand on sait qu'est venu le moment de tout quitter. J'étais celle à laquelle on tient tant qu'on est prêt à mourir sur les chemins de l'abîme.
    J'étais celle pour laquelle un agriculteur et une institutrice sont prêts à passer pour d'infâmes profiteurs, qui prennent tout et ne donnent rien, pourvu que la peau de mon cou soit hydratée. J'ai entendu quand maman a dit On boira toute l'humiliation, ce n'est pas grave. On vivra. Il a fallu que je meure à des milliers de kilomètres de chez moi. "

  • " Lorsque tu m'as demandé, Stevan, si je t'écrirais, je t'ai dit que je répondrais à tes lettres, mais que je ne t'écrirais plus la première. "
    Un soir que nous étions devant le feu, Claude me dit : " Si j'étais un homme, je t'épouserais. "
    Je m'entendis lui répondre : " Si j'étais un homme, je t'épouserais, mais pas si j'étais une femme. " Pourquoi ? " Parce que nous sommes dans le temps. Parce que nous ne pouvons pas nous défaire du temps et que nous ne pourrions rien construire ensemble de durable. Si tu étais un homme et que je fusse une femme, je ne pourrais pas accepter d'être définie par toi. "
    Il m'était douloureux de prononcer ces mots qui rompaient l'enchantement. Mais ce qui faisait le prix de notre rencontre, c'est qu'aucun mensonge ne pouvait se glisser entre nous, fût-ce au prix de notre déchirement.

    Dans ce
    Jeu d'échecs, publié pour la première fois en 1970, l'écrivain pratique une archéologie multiple, d'elle-même, de son époque et de sa psyché. L'alchimie entre sensibilité et intelligence à fleur de mots suscite le choc et le vertige.

    En lice pour le prix Mémorable 2018

  • Une odyssée moderne et inattendue au pays de la réminiscence.​

    " Plusieurs années auparavant, j'avais suivi mon père sur un long trajet, vers Clermont-Ferrand. Parfois il me laissait tenir le volant sur les quatre voies vides du Sud-Ouest, de longs parcours, la lande entrecoupée seulement de scieries et de garages désolés, au loin. Je conduisais de la main gauche, ma mère ne savait pas que j'étais monté devant. C'était irresponsable de sa part, mais la transgression alliée à l'excitation de la route me donnait l'impression d'être adulte, pour quelques kilomètres. Mon père en profitait pour se rouler de fines cigarettes qu'il tenait entre le pouce, l'index et le majeur. Sa langue passait deux fois sur la mince bande de colle. Il venait d'une génération qui ne s'arrêtait pas toutes les deux heures pour faire des pauses et voyageait souvent de nuit. J'avais un jour vu le comparatif d'un crash-test entre deux voitures, l'une datant des années quatre-vingt-dix et l'autre actuelle. Mon frère et sa vieille Renault n'avaient eu aucune chance. "

  • " Schopenhauer affirmait que toute vérité franchit trois étapes : elle est d'abord ridiculisée, puis elle subit une forte opposition avant d'être considérée comme ayant toujours été une évidence. "
    Roger Lourdier, un pensionnaire des Épis bleus atteint d'Alzheimer, a fait une mauvaise chute sur le coin de sa table de chevet. Il est mort. Il ne peut s'agir que d'un accident. Pourtant, un détail attire l'attention de la jeune Lisa qui accomplit son service civique au sein de la maison de retraite : le vieux monsieur n'a pas de numéro de Sécurité sociale.

    Comment est-ce possible, en France, aujourd'hui ? Lisa en informe alors son père, le lieutenant Andreani, qui, mis sur la touche par sa hiérarchie de Nancy pour un sérieux écart de conduite, est contraint de rendre des comptes à Francesca Rossini, la psy désignée pour juger s'il peut réintégrer son poste.

    Andreani, archétype du flic à l'ancienne, et son acolyte Couturier, sont déterminés à lever le voile sur ce mystère. Une erreur administrative ? Peu probable. Et puis, que signifie l'inscription " SO. 3-02. AB+ ", tatouée sur la nuque de la victime ?

    C'est du lourd. Il le sait, il le sent...

  • " Ce roman incandescent, sur les questionnements de quatre survivants de l'Holocauste devenus adultes, marque la mémoire et l'imagination. " La Croix​

    Comment exprimer l'indicible ? Quelle est la vraie nature du mal, et où trouve-t-il son origine ? Enfin, que signifie être " juif " ? Ce sont les questions que se posent Albert Vajs, Miša Volf, Solomon Levi et Urijel Koen, devenus amis lors d'un colloque international à New York. Leur point commun ? Ils sont originaires de l'ex-Yougoslavie et ont survécu à l'Holocauste dans des circonstances qui tiennent du " miracle ". Aujourd'hui, ils représentent la dernière génération de survivants.

    Un journal intime, des lettres, des confessions et des articles de la presse sont les indices qui permettent au lecteur de saisir les fils qui relient ces quatre destinées hors du commun ; il comprendra ainsi leur indispensable quête d'identité ainsi que le sentiment d'impuissance face au doute qui les obsède. Leurs interrogations reflètent l'oscillation permanente entre la nécessité / l'obligation de se souvenir et le désir d'oublier les atrocités perpétrées par les nazis.

    En 1990, les Éditions Viviane Hamy avaient publié
    Le Prince du feu – également préfacé par Marc-Alain Ouaknin –, seul livre de Filip David traduit à ce jour en français.

    La Maison des souvenirs et de l'oubli a reçu le Prix littéraire des jeunes européens - Édition 2019 ainsi que le prestigieux prix NIN – l'équivalent serbe du Prix Goncourt.

  • " Un roman sulfureux et énigmatique mais fascinant et stupéfiant [...] On attend la suite avec impatience. " François Busnel, La Grande librairie (France 5)
    Qui sont ces femmes enfermées dans une tour sans fenêtre ? " Recrutées " dans les pays balkaniques par un homme au volant d'une voiture rouge, elles portent toutes un même prénom : Natasha. La " Natasha en chef " les initie et les surveille.

    À Paris, Béatrice chante le jazz dans un bar de la gare de l'Est. Un vendredi matin, en décrochant son téléphone, elle est noyée sous un déluge de mots. Il s'appelle César, il est acteur, il a fui le Mexique pour échapper à la cruauté de ses frères et mieux " vivre " son homosexualité. Il subsiste en faisant du phoning, en attente du rôle pour lequel il sait être fait. Lorsque son agent lui propose une audition pour jouer Manny, un " latino psycho " qui aurait tué cinq femmes, il se persuade que ce personnage est fait pour lui.

    L'irruption du télémarketing au cours de ce vendredi-là fera basculer le destin de tous les protagonistes des Natasha, un premier roman exceptionnel. L'après-midi, Béatrice achètera une robe en dentelle noire qu'elle portera le soir même à son concert. De ce spectacle, tout le monde sortira... transformé.

  • À l'occasion des 25 ans de Chemins Nocturnes - la seule collection dédiée aux romans policiers français - les Éditions Viviane Hamy vous proposent de découvrir ou de redécouvrir trois classiques hors du commun d'Estelle Monbrun.

    Préparez-vous à plonger dans trois romans policiers hors du commun qui oscillent entre Agatha Christie et David Lodge.

    L'auteur, une éminente spécialiste de l'œuvre proustienne, s'appuie sur des textes littéraires jugés difficiles et complexes – ici Marcel Proust, Marguerite Yourcenar et Colette – pour tisser des intrigues subtiles aux dénouements renversants. En fidèle observatrice du monde qui l'entoure, Estelle Monbrun maîtrise à la perfection l'art de la pointe, et sait décocher des piques redoutables au moment propice.

    Un petit conseil si vous souhaitez percer ces enquêtes : prenez le temps d'observer chaque détail en compagnie d'une tasse de thé et d'une madeleine.

    " Mes livres peuvent être lus comme de simples romans policiers mais si on connaît le texte source sur lequel je m'appuis, on peut s'amuser à reconnaître des citations cachées, des références stylistiques, des noms de personnages codés... C'est comme un clin d'œil permanent, une complicité à trois : un écrivain, une romancière, un lecteur. Toutefois, parodier l'écriture érudite est le plus difficile des exercices de style. " Estelle Monbrun

  • 4 romans en 1 : Découvrez ou redécouvrez les premières enquêtes du commissaire Adamsberg !

    Réunis pour la première fois dans un pack collector inédit, les Éditions Viviane Hamy vous proposent de découvrir ou de redécouvrir les premières enquêtes du célèbre commissaire Adamsberg, le personnage inoubliable de Fred Vargas.

    Ce pack contient :

    -
    L'Homme aux cercles bleus

    -
    L'Homme à l'envers

    -
    Pars vite et reviens tard

    -
    Sous les vents de Neptune

  • 3 romans en 1 : Découvrez ou redécouvrez les Enquêtes des Évangélistes qui ont fait le succès des " Rompols " de Fred Vargas !

    Cette année, les Éditions Viviane Hamy vous proposent de découvrir ou de redécouvrir grâce à ce pack collector les célèbres enquêtes des Évangélistes qui ont fait le succès des " Rompols " de Fred Vargas.

    Ce pack contient :

    - Debout les morts
    - Un peu plus loin sur la droite
    - Sans feu ni lieu

    NB : Les Évangélistes apparaissent également dans plusieurs autres romans en lien avec le commissaire Adamsberg.

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