Religion & Esotérisme

  • En Occident, l'homme est défini selon un modèle limité à deux dimensions : il est corps et âme. Michel Fromaget montre ici, conformément aux enseignements du Nouveau Testament, de l'hindouisme, du bouddhisme, du taoïsme et à la suite des anciens égyptiens, des Présocratiques, de la tradition philosophique antique, des Pères de l'Église et, plus récemment de Nicolas Berdiaev et de Maurice Zundel, que l'esprit est une composante oubliée, et pourtant essentielle, de cette conception de l'être humain. Et c'est précisément la conception dualiste de l'homme comme seulement corps et âme qui, en tant que présupposé qui conditionne et limite notre façon de vivre et de penser, nous empêche de concevoir l'homme en trois dimensions comme « corps, âme, esprit ». Dans cet essai, Michel Fromaget, nous invite à (re)découvrir cette dimension spirituelle en nous : il nous guide progressivement vers l'actualisation de cette «seconde naissance», naissance à la totalité de soi-même qui scelle la vocation de l'homme achevé. Un tel ouvrage n'est pas anodin : sa portée et son enjeu sont d'une gravité extrême puisqu'ils renvoient à la question de l'acceptation ou non des conditions de notre vie et de notre mort ou de notre éternité.

  • En cette époque où le christianisme occidental se voit progressivement aplati en un simple humanisme dévitalisé de ses racines spirituelles et où l'on vante, depuis un rationalisme étroit, une « spiritualité sans Dieu » ou, comble du paradoxe, « sans Esprit », Jean-Yves Leloup partage ici son expérience et sa compréhension du Chemin proposé par Jésus. C'est dans un style aussi direct que poétique qu'il nous plonge dans les profondeurs de l'enseignement du Christ, nous invitant à cheminer avec lui vers une compréhension plus vaste de ce que signifie véritablement être. Être chrétien, c'est ainsi être Un avec la Source : celle de la conscience, celle de la vie, celle de l'amour. Et c'est également être Un avec Cela même qui donne : la vie, la conscience, la vérité, la beauté, la liberté et le silence. Dans ces lignes, nous retrouvons l'Esprit comme on retrouve la fraîcheur d'une source.

  • Fruit d'une quarantaine d'années d'études théoriques et surtout de pratique spirituelle, ce petit traité propose une mise au point particulièrement claire et précise sur ce qu'est l' « ego » et sur le possible « travail » le concernant. Qu'est-ce donc que l'ego ? Une maladie dont il s'agit de guérir ? Un stade du développement humain à dépasser ? Une pure illusion, ainsi que le soutiennent certains enseignements ? Enfin, qu'implique réellement une vie « libre de l'ego » du point de vue de la personne humaine ? Si tout un chacun ne demande qu'à se débarrasser de sa souffrance, qui aspirerait en vérité à se voir dépouillé des traits de son humanité au nom d'une possible « libération » ? Mettant en garde contre les approximations, les interprétations morbides et partielles des enseignements spirituels, Gilles Farcet voit plutôt en l'ego un aspect de notre fonctionnement à connaître et à réguler pour, en fin de compte, s'en trouver de plus en plus libre. Au fil de ce petit traité, il se propose d'abord de tenter de mieux cerner la nature et l'identité de ce fameux ego notamment en le distinguant clairement du Soi et la personne pour énoncer, ensuite, les fondements d'une relation de bonne intelligence avec lui. Autrement dit, comment instaurer avec l'ego une relation consciente qui nous permette d'en faire usage plutôt que d'être son jouet...

  • Ces deux dernières décennies, l'attention est devenue la ressource la plus rare et la plus convoitée. Nos gestes quotidiens physiques et mentaux sont de plus en plus programmés, machinisés. À qui et à quoi accorder son attention ? Comment résister à cette vaste entreprise de standardisation et de normalisation des corps et des consciences ? Éric Caulier, après s'être livré à une déconstruction des notions de « corps » et de « conscience », nous introduit à divers états attentionnels. L'auteur partage ensuite ses expériences de pratiquant, d'enseignant et de chercheur au travers de techniques de conscience du corps qui lui sont familières : le taijiquan et les arts internes. Il témoigne de liaisons fortes entre corporéité, images et intentionnalité. Prendre conscience du corps, c'est suivre un chemin qui permet de passer du « corps à corps » au corps accord. Éric Caulier termine en esquissant des pistes pour mieux habiter son corps, s'ouvrir aux autres et s'accorder avec l'environnement afin d'être plus efficient, plus créatif et plus authentique.

  • Osons l'emerveillement

    Baudasse/Navarro

    • Uppr
    • 12 December 2016

    Depuis la nuit des temps, l'homme sait que, sans émerveillement, ni êtres ni pensées ne viennent au monde. Tout naît là, dans cette étincelle, dans cette stupeur, cette surprise, cet inédit, cet inattendu, cette découverte ! Que nous soyons logiques et rationnels ou que notre approche soit plus mystique et spirituelle, chacun peut se laisser rejoindre et emporter par l'émerveillement. Pour nous y aider, ce livre propose deux portes d'entrée. L'une pose les bases d'une réflexion réaliste sur les potentiels et les handicaps qui surgissent face à l'accueil de l'émerveillement, l'autre traduit une vision spirituelle de l'homme et du monde. Et si l'émerveillement irriguait progressivement le quotidien d'une force intérieure inégalable et surprenante ? Et s'il s'agissait en fait de nous donner à nous-mêmes la chance de voir une autre partie de l'univers, insoupçonnée jusque-là, ou plutôt de voir le même monde, mais avec un autre regard ? Notre vie ne pourrait-elle pas en recevoir un relief inattendu ?

  • En cette époque où l'homme semble avoir déserté le sens du sacré et de l'endurance dans l'effort sur soi, la question de la vocation spirituelle et de l'engagement sur un chemin de foi peut paraître surannée. C'est pourtant tout le contraire. Après sept années de vie monastique, Matthieu Cailliau partage ici sa compréhension de la vocation contemplative du moine à travers la description de ces micro-sociétés que sont les abbayes, rappelant le sens de la responsabilité individuelle et collective, de la culture, de l'humilité, de la compassion et de la solidarité effective - autant de thèmes sur lesquels le temps n'a pas de prise. D'aucuns affirment que la nuit n'est jamais aussi noire qu'à l'approche du lever du Soleil - ce petit livre, sans aucun doute, par l'authenticité du témoignage qu'il représente, participe à la préparation et à l'annonce de cette aube nouvelle.

  • De nombreuses idées fausses qui circulent sur la réincarnation. Par exemple, on confond souvent les concepts de réincarnation et de renaissance, que l'on imagine en outre directement issus de traditions millénaires. Pourtant, André Couture montre non seulement que l'on peut croire aux renaissances sans accepter la réincarnation au sens strict, mais aussi que celle-ci est de construction récente. Puisant dans les nombreuses disciplines qui étudient l'Inde ancienne ainsi que dans les résultats de l'examen de plus d'une centaine de livres de spiritualité récents, André Couture analyse méticuleusement ces notions et répond aux grandes questions qu'elles impliquent : comment les différentes traditions religieuses comprennent-elles la notion de vies multiples ? A quel moment le mot de réincarnation est-il apparu et pourquoi a-t-il fallu l'inventer ? Comment cette croyance se légitime-t-elle ? Repose-t-elle sur un enseignement unique et stable, ou différentes conceptions de cette croyance se sont-elles construites au cours des siècles ?

  • En plus du traumatisme de « L'affaire Merah » de mars 2012 et des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher de Vincennes en janvier 2015, la France a connu, avec les attentats du 13 novembre 2015, l'une des semaines les plus bouleversantes de son histoire récente. Ces attaques ont marqué définitivement les esprits des Français et du monde. Chems Akrouf présente ici des analyses fines et percutantes pour nous aider, non seulement à mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ces événements décisifs, mais aussi à prendre la mesure de la menace que les groupes djihadistes font peser sur la France. Rappelant les origines du djihadisme et des mouvements majeurs qui s'en réclament, Chems Akrouf étudie leurs objectifs, leurs moyens d'action, leurs ressources financières et les « raisons » qui les motivent. Après avoir examiné les moyens mis en oeuvre par les services en charge de lutter contre eux en France, il s'interroge sur les rôles de la Russie, de l'Iran et d'Israël, sans oublier le double jeu de la Turquie. Aujourd'hui, la menace est inédite par son ampleur et son caractère protéiforme. Chems Akrouf partage ici des analyses indispensables pour mieux la comprendre.

  • A un moment où l'Etat Islamique (Daesh), ses affiliés ou d'autres organisations et courants islamistes (Al Qaïda, talibans, etc. ) commettent des attentats presque chaque jour dans le monde au nom de l'islam et de son Prophète, il apparaît indispensable de chercher à mettre au jour, le plus objectivement possible, les racines doctrinales généralement occultées de cette situation. Certes, l'horreur des attentats et des crimes provoque une telle réaction émotionnelle, qu'il est bien difficile d'engager une réflexion rationnelle.
    Le vacarme médiatique et l'accumulation d'avis d' "experts" entretiennent, du reste, une forme de confusion et on a vite fait, devant la monstruosité sanglante des actes et la peur d'ouvrir la boite de Pandore de la doctrine, de reléguer leurs auteurs au rang de psychopathes, de "barbares" qui auraient pris prétexte d'une lecture biaisée de leur religion pour assouvir leurs pulsions meurtrières. Pourtant, la lecture des textes sacrés de l'islam conduit rapidement à constater que les choses ne sont pas si simples.
    Les déclarations ou les revues de l'Etat Islamique montrent que sa démarche, du point de vue purement doctrinal, est loin d'être irrationnelle ou totalement incohérente. C'est le rapport de ce discours aux sources musulmanes reconnues comme authentiques par les musulmans eux-mêmes que Jean Lafontaine se propose d'analyser sans préjugé ni tabou car c'est à cette condition seulement que nous pourrons mieux le combattre.
    Ce deuxième tome propose une analyse de l'influence de l'idéologie et de la pratique mahométane sur la conception par l'Etat Islamique de ses relations avec les non-musulmans et de ses méthodes de guerre.

  • A un moment où l'Etat Islamique (Daesh), ses affiliés ou d'autres organisations et courants islamistes (Al Qaïda, talibans, etc. ) commettent des attentats presque chaque jour dans le monde au nom de l'islam et de son Prophète, il apparaît indispensable de chercher à mettre au jour, le plus objectivement possible, les racines doctrinales généralement occultées de cette situation. Certes, l'horreur des attentats et des crimes provoque une telle réaction émotionnelle, qu'il est bien difficile d'engager une réflexion rationnelle.
    Le vacarme médiatique et l'accumulation d'avis d' "experts" entretiennent, du reste, une forme de confusion et on a vite fait, devant la monstruosité sanglante des actes et la peur d'ouvrir la boite de Pandore de la doctrine, de reléguer leurs auteurs au rang de psychopathes, de "barbares" qui auraient pris prétexte d'une lecture biaisée de leur religion pour assouvir leurs pulsions meurtrières. Pourtant, la lecture des textes sacrés de l'islam conduit rapidement à constater que les choses ne sont pas si simples.
    Les déclarations ou les revues de l'Etat Islamique montrent que sa démarche, du point de vue purement doctrinal, est loin d'être irrationnelle ou totalement incohérente. C'est le rapport de ce discours aux sources musulmanes reconnues comme authentiques par les musulmans eux-mêmes que Jean Lafontaine se propose d'analyser sans préjugé ni tabou car c'est à cette condition seulement que nous pourrons mieux le combattre.
    Ce premier tome met en perspective la vie de Mahomet, le jihad qu'il a prôné et pratiqué, et son corollaire, le califat, éléments fondateurs de l'action politique et militaire de l'Etat Islamique.

  • Ce bref essai ne sera pas un livre "sur" les icônes, ce qui supposerait un certain nombre d'illustrations, cela a déjà été fait (Cf. Jean-Yves Leloup, L'Icône, une école du regard, ed. Le pommier, 2000), mais une réflexion suscitée par un certain nombre d'événements récents. L'Icône sera davantage considérée d'un point de vue philosophique et poétique. Après en avoir rappelé les fondements historiques et théologiques, l'auteur propose un certain nombre de variations autour de thèmes comme l'iconoclasme, l'idolâtrie, la caricature, et l'interdit de la représentation, jusqu'à des considérations plus psychologiques sur la place que l'on peut accorder au "moi", à l'identité humaine, à son visage unique et particulier, son ipséité. L'égo est-il une idole, une illusion ou une icône ? Là aussi, l'icône semble nous indiquer une "voie du milieu" qui pourrait nous conduire hors des impasses très contemporaines que sont le narcissisme et le nihilisme : narcissisme qui idolâtre les représentations et nihilisme qui efface les visages...

  • Histoire de l'eglise

    Jean-Pierre Béchu

    • Uppr
    • 15 February 2017

    L'Église satisfera-t-elle aux exigences d'un monde qui change si vite et si radicalement ? Sans doute n'a-t-elle jamais affronté autant d'épreuves qu'aujourd'hui : poussée du matérialisme et de la sécularisation en Occident ; violentes inégalités à l'échelle mondiale ; montée des intégrismes et fanatismes exacerbés ; nouvelles approches scientifiques de la matière bouleversant le questionnement métaphysique... Autant d'épreuves de tous ordres demandant à l'Église une ouverture et des réponses indispensables à sa pérennité. Beaucoup l'accusent d'immobilisme ou de conservatisme, mais c'est ignorer qu'au fil des siècles elle n'a cessé de braver des adversités, de vivre des reculs et des avancées en parvenant toujours à rétablir son rayonnement. Loin d'être une force d'inertie, elle s'est imposée comme une dynamique dans le développement de l'Europe. C'est pourquoi la connaissance de son histoire est nécessaire à qui s'interroge sur son aptitude à relever les défis du XXIème siècle.

  • Le protestantisme apparaît comme une mosaïque complexe de particularismes et, pour cette raison, il semble a priori difficile d'en saisir l'expression la plus authentique. Ce pluralisme tient à l'essence même du protestantisme fondée sur le principe de la liberté chrétienne, clairement défini par Luther, et constamment repris par les théologiens protestants. Il s'explique aussi par les contextes culturels, sociaux et politiques des pays où la Réforme a muri, et ce d'autant plus que les protestants se sont partout fortement impliqués dans les problèmes de leur temps. C'est pourquoi leur histoire les a conduits à l'apprentissage du dialogue et de la démocratie, à l'esprit d'entreprise et à la modernité. Libéralisme économique, avancées sociales, féminisme ou valeurs républicaines sont redevables à l'éthique protestante dont le grand apport au XXème siècle est l'oecuménisme. De telles contributions gomment l'idée d'un puzzle éclaté d'Églises au profit de celle d'une profonde unité. Jean-Pierre Béchu réussit, avec toute l'aisance et l'autorité qui font sa signature, à composer un texte aussi dense que fluide pour rendre compte de la grande complexité de ce thème incontournable pour qui veut comprendre plus en profondeur notre actualité.

  • Histoire de l'orthodoxie

    Jean-Pierre Béchu

    • Uppr
    • 15 February 2017

    En 1054, l'Église d'Orient se sépare d'avec Rome et prend le nom d'Église orthodoxe. Cette rupture résulte d'une incompréhension croissante entre les parties orientale et occidentale du monde chrétien, chacune ayant muri dans des contextes historiques et culturels différents. Avant tout sensible au mystère de Dieu, la pensée orthodoxe, étrangère à l'esprit juridique de la Rome antique, ne partage pas avec la pensée occidentale le besoin de tout définir et de tout enfermer dans des dogmes. Elle se présente comme un syncrétisme entre la culture grecque, attachée à la rationalité de l'homme, et la spiritualité orientale, fortement marquée par l'expérience mystique. C'est pourquoi l'Église orthodoxe prend volontiers plus de distances avec le monde que l'Église romaine : la contemplation et la prière intérieure lui semblent les voies les meilleures pour approcher l'Invisible. Depuis leur réconciliation avec les catholiques en 1965, les orthodoxes ont beaucoup oeuvré en faveur de l'oecuménisme tout en conservant leurs spécificités liturgiques et ecclésiales.

empty