Entreprise, économie & droit

  • Ubérisation de la politique, ubérisation de l'économie, ubérisation, même, de la santé et des sciences... Qu'est-ce qui se joue ici et comment expliquer le succès de cette formule qui se prête à toutes les conjugaisons ? Pierre Larrouy met ici en lumière les causes profondes historiques, sociétales, technologiques, comportementales et psychiques de ce changement de paradigme tellement révolutionnaire, qu'il engendre un malaise inédit dans la civilisation. Et le malaise est tel, que, même ressenti par tous, il résiste aux tentatives d'explication objective du moins jusqu'à ce livre, posé devant nous comme un miroir. L'enjeu premier n'est pas, ici, de combattre l'ubérisation au nom de ses conséquences potentielles, mais d'en bien cerner les principes pour qu'elle ne devienne pas un dispositif tyrannique. Car connaître les causes, c'est se donner les moyens d'anticiper les conséquences. Que comprend-ton, dès lors ? Que l'ubérisation accompagne une attente collective de dérégulation, qu'elle est le signe d'un changement radical et global de la société rupture que les décideurs, en plus, semblent totalement ignorer. Que l'ubérisation correspond à un état d'esprit, à un imaginaire révolutionnaire, à l'exigence d'un nouvel art de vivre, qui trouve ses racines dans la contestation des élites et que les politiques manqueraient l'essentiel en ne se préoccupant que des problèmes relatifs à sa régulation. Que ce système apparemment libérateur peut prendre en otages ses promoteurs, mais aussi que ces derniers sont condamnés à le soutenir, dupes d'un véritable syndrome de Stockholm... Enfin, Pierre Larrouy ne se contente pas d'analyses magistrales : il fait aussi des propositions concrètes, propres à maintenir rien de moins que la cohésion sociale car ce qui se joue sans doute dans l'ubérisation, c'est le passage à la limite de la modernité, qui se retrouve ainsi sur le fil du rasoir. Toute la question est de savoir comment faire de la lame un tremplin authentiquement humaniste.

  • Le droit est un ciment extrêmement puissant des économies et des peuples. C'est aussi un instrument d'influence et de pouvoir. Fort d'un droit prestigieux, autonome, unifié, les 17 États l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) et leurs acteurs économiques, leurs entrepreneurs, sont renforcés dans le monde globalisé d'aujourd'hui. Les pratiques économiques étant de plus en plus offensives, l'adjonction d'un volet intelligence économique à l'intégration juridique du droit des affaires constitue ou pourrait constituer un progrès sur les plans opérationnel, stratégique et sécuritaire. L'objectif de cet ouvrage est d'amener les opérateurs économiques et les politiques à mieux comprendre l'importance stratégique du droit dans leurs décisions, tout particulièrement du droit des affaires, ce droit des entreprises, des marchands, des commerçants, qui sont à la source même de l'emploi, de la création de richesses, de ressources fiscales et sociales des États. Il se veut accessible au plus grand nombre en désacralisant un droit qui souvent semble trop complexe, trop technique et peu abordable.

  • L'enquête-vérité menée par l'ancien juge d'instruction et président de la commission d'enquête parlementaire sur la tragédie du Bataclan s'attache à répondre aux nombreuses questions qui hantent toujours les survivants, les familles des victimes et la nation tout entière :
    Pourquoi la Justice n'a-t-elle pas alerté les exploitants des menaces précises qui pesaient sur le Bataclan quand il en était encore temps ?
    Pourquoi nos services de renseignement n'ont-ils pas été en capacité d'empêcher le passage à l'acte d'individus pourtant fichés « S » ?
    Pourquoi n'a-t-on pas donné l'autorisation aux militaires de la force « Sentinelle », présente sur les lieux, d'engager le feu contre les terroristes ?
    Pourquoi les forces d'élite ont-elles mis plus de 2h20 avant de neutraliser les terroristes ?
    Pourquoi les services de secours n'ont-ils pu immédiatement pénétrer dans la zone d'exclusion pour pratiquer les premiers soins d'urgence aux victimes grièvement blessées ?
    Comment, depuis des décennies, a-t-on pu laisser prospérer le fléau de la délinquance, de la radicalisation et du communautarisme ?
    Georges Fenech, expert de la lutte antiterroriste, nous livre ici un témoignage inédit qui a valeur de document.

  • Dans cet essai, Jean-Marie Charon examine avec finesse et profondeur la mutation à laquelle les médias d'information sont confrontés aujourd'hui. Il montre que, au coeur de cette mutation, les rédactions font face à l'incertitude et, pour la surmonter, s'engagent dans de profondes transformations de leur fonctionnement, de leur organisation, de leur production, ainsi que du rapport à leurs publics. Elles se réinventent. L'enquête auprès de médias français et européens révèle un ensemble de tendances communes : les rédactions sont désormais multisupports. Elles doivent maîtriser le flux de l'actualité et simultanément concevoir une information à valeur ajoutée. Pour ce faire, elles s'ouvrent, alors que les espaces qu'elles occupent se transforment pour en faire des outils au service de la fluidité et de l'adaptabilité. L'impératif est d'innover tout en se souciant du ressenti des journalistes et des professions qui désormais les accompagnent dans leur mission d'informer. Un ouvrage indispensable pour comprendre l'actualité du monde de l'information.

  • Dans un siècle censé reposer sur le changement, la nouveauté, on peut s'interroger sur l'insuccès de l'intelligence économique... Qui sait d'ailleurs ce que signifie cette formule ? A l'exception d'une petite communauté dédiée à cette discipline, personne ou presque ne s'intéresse véritablement au sujet dans les états-majors des grands groupes, parmi les dirigeants des PME, chez les hauts-fonctionnaires ou les professeurs d'université. En réalité, l'intelligence économique (IE) échoue largement à se légitimer. Elle souffre toujours d'être assimilée à de l'espionnage, voire à des barbouzeries (c'est-à-dire à des coups tordus). Idée fausse, certes, mais représentation persistante. Ces dernières années, le seul chemin qu'a pu emprunter l'IE pour avancer légèrement dans les entreprises est celui de la sûreté (la lutte contre les malveillances). La montée en puissance, depuis le début du siècle, du sujet de la sécurité des expatriés ou voyageurs d'affaires dans les zones sensibles, de celui de la menace terroriste et du cybercrime, a permis à la sûreté des entreprises de passer du placard au couloir menant à l'étage de la direction... Néanmoins, on reste loin du compte... La veille et l'influence affichent encore des airs de parents pauvres, ce qui empêche l'IE d'émerger pour de bon aux échelons décisionnels des acteurs de l'industrie et des services. Cette démarche ne transcende qu'exceptionnellement la fonction protection. On doit le déplorer car le contexte de l'activité économique requiert plus que jamais d'être convenablement informé, de débusquer les fake news, de construire du sens alors que l'infobésité (l'overdose informationnelle) rend souvent les événements illisibles. La raison de cette absence de démarche d'intelligence économique ? La stratégie est un mot qui effraie, particulièrement dans les PME. C'est d'abord cette crainte qu'il faut explorer. Ensuite seulement, on pourra entrer dans la matière IE et déterminer pourquoi elle autorise seule le plein dévoilement de la nouvelle grammaire des affaires, du capitalisme contemporain et de la mondialisation considérée comme phénomène anthropologique.

  • Depuis le début du XXe siècle, à la suite de tous les drames ayant traumatisé l'humanité, nous poursuivons, d'une manière ou d'une autre, le but de construire une forme de sécurité des esprits et des corps. Cette quête passe dorénavant par le monde économique. Ce dernier est appelé à ne pas se réduire à une jungle, une sphère darwinienne où seule survit le plus apte et le plus fort. Par conséquent, l'entreprise s'inscrit aujourd'hui au coeur des problématiques sociales et environnementales. Tout se doit aujourd'hui d'être « durable ». De fait, les enjeux actuels et à venir sont multiples : dérèglements climatiques, surexploitation des ressources naturelles, risques encourus par une finance internationale mal régulée, cybercriminalité, terrorisme ou manquements à l'éthique des dirigeants d'entreprise. L'entreprise se voit donc investie de nouvelles missions. Après les temps glorieux de la performance économique et financière vient l'avènement de la responsabilité sociale d'entreprise (RSE). Il apparaît que nous devons réinventer la façon dont nous produisons et consommons. Partie intégrante du rapport de gestion publié annuellement par les grandes entreprises, force est de constater que le reporting social et environnemental a encore du chemin à faire dans le monde des PME-TPE. Non que les volontés ne soient pas au rendez-vous, mais des efforts restent à faire pour y favoriser le déploiement de ces pratiques. Par ailleurs, il convient de réfléchir à une possible et souhaitable extension de son champ d'application à des domaines jusqu'ici peu considérés sous cet angle, tels que les problématiques d'intelligence économique et de sûreté, et celles de la santé. Au-delà, l'intégration de ces préoccupations non marchandes dans le business model des entreprises constitue une étape importante dans l'évolution historique du capitalisme et interroge la capacité de ce système à auto-évoluer.

  • Depuis longtemps déjà, la manière de compter usuelle contribue directement à la reproduction de l'entreprise dont l'objectif supposé serait la recherche du profit. Pourtant, adopter un langage comptable plutôt qu'un autre, c'est adopter une représentation de l'entreprise, de sa finalité, de son efficacité et des rapports de pouvoir. Il est donc possible de compter différemment en vue de proposer une alternative cohérente et opératoire à l'entreprise capitaliste. Les outils de gestion présentés dans cet ouvrage sont des technologies politiques. Ils orientent la façon de voir, d'organiser le travail et de prendre des décisions. Ils ont également pour mission d'empêcher les atteintes aux fonctions environnementales essentielles à la survie de la biosphère et de prévenir les dégâts collatéraux du développement économique sur les humains (risques socio-psychologiques, accidents, coût de l'insécurité environnementale, etc.). Dans cette nouvelle logique, le travail devient une source de valeur et de développement et non un coût ou une charge à réduire sans cesse. L'intérêt social est alors celui de l'ensemble des parties constitutives de l'entreprise qui sont toutes aussi légitimes les unes que les autres pour agir et être impliquées dans les processus de création et de décision.

  • L'effet BFM

    Hubert Huertas

    • Uppr
    • 12 December 2016

    Mieux vaut une connerie d'avance qu'une information en retard : c'est sans détour qu'Hubert Huertas énonce le principe qui régit l'Information en continu, ce monstre familier devenu aussi indispensable qu'insupportable. Nous voilà donc prévenus et comblés : malgré la sensibilité du sujet, la démarche sera franche et l'auteur n'avancera pas masqué. Pour autant, Hubert Huertas ne se positionne pas en redresseur de torts ; car si le propos est manifestement critique et engagé, il est également nuancé, le journaliste n'hésitant pas à reconnaître le talent et la compétence lorsqu'ils sont évidents.
    Plutôt donc que de mener un réquisitoire caricatural et inutilement passionné, il nous convie à une réflexion d'envergure touchant de multiples domaines : la déontologie naturellement, mais aussi l'histoire de la presse, la politique et ses communicants, le tempo et la mise en scène de l'information... Ses analyses, soutenues à l'occasion par un humour décapant, sont toujours accompagnées d'exemples qui font sens les événements tragiques de Charlie Hebdo, l'annonce erronée de la mort de Martin Bouygues et autres illustrations tirées en toute honnêteté de son expérience personnelle.
    Hubert Huertas met ainsi magistralement en relief les enjeux de la "bfmisation de la société", montrant finalement qu'elle aboutit à la désagrégation du Politique. Un essai indispensable et décisif.

  • Patriotisme... Le mot est à peine prononcé que la sentence tombe : nationalisme, protectionnisme, archaïsme... Loin de tomber dans le piège de la caricature, Eric Delbecque propose au contraire de penser ce qui rend ce débat si sensible en France. Pour ce faire, il nous invite à explorer notre inconscient collectif et les perceptions de l'idée nationale que fabriquent certaines élites et le politiquement correct, mettant ainsi en lumière les rapports qu'entretiennent à l'origine le nationalisme et le religieux d'un côté, le patriotisme et la République de l'autre.
    Sans oublier le contexte de guerre économique, qui conduit assez mécaniquement à reconnaître la légitimité du patriotisme économique sans sombrer dans une quelconque obsession autarcique vindicative. Si bien qu'Eric Delbecque peut mettre très clairement en évidence pourquoi, au-delà des partis-pris idéologiques, la nation demeure simplement le cadre légitime de la démocratie, tout en s'affirmant comme un périmètre nécessaire pour construire une politique économique socialement acceptable.
    Ôtant donc à ce débat son caractère inutilement passionné, Eric Delbecque met au jour l'âme du patriotisme économique qu'il s'agit de faire prospérer non pas en refusant la réalité de la mondialisation, mais en faisant appel à l'intelligence, à l'innovation et aux ressources des territoires.

  • Depuis trente ans, deux mouvements profonds l'un technologique, avec le numérique et les réseaux ; l'autre social, avec le recul du collectif et la montée de l'individu ont engendré une véritable mutation de tous les médias. Dans cette mutation s'invente progressivement une nouvelle entreprise de presse, que Jean-Marie Charon appelle "presse d'information multisupports", laquelle se trouve obligée de se repenser selon une logique des attentes et des usages, perturbant profondément son modèle économique traditionnel. Jean-Marie Charon explore ici, sous divers angles, les enjeux de cette mutation et la course de vitesse engagée pour accélérer et amplifier l'innovation au sein de l'édition d'information avec comme point de mire la qualité de l'information et la fidélité à l'idéal du pluralisme démocratique...

  • A la veille d'un décollage démographique, urbain et économique sans précédent, l'Afrique subsaharienne ne dispose pas des moyens financiers, techniques et matériels suffisants pour répondre à ses nouveaux besoins et, faute de solution adaptée, les atouts africains d'aujourd'hui représenteront assurément demain la plus grande menace sécuritaire, migratoire et environnementale de la planète. Dans ce livre, Priscillia Andrieu analyse les multiples vecteurs, souvent associés, d'espoirs et de risques que porte l'Afrique, et montre que l'électrification massive du continent africain représente la priorité du XXIe siècle cette électricité qui conditionne les autres droits fondamentaux : accès à l'eau, à l'eau potable, à l'éducation et à la formation, à la santé, à l'emploi,... L'Afrique sera-t-elle donc notre plus grand échec, ou saurons-nous faire en sorte qu'elle soit notre plus grande opportunité ? Un ouvrage fondamental sur un sujet décisif.

  • La révolution numérique offre les outils nécessaires pour exprimer sa créativité, même sans apport financier. Derrière le crowdfunding, que l'on appelle financement participatif, se cache le retour d'un système sain, concret et viable de financement. Nicolas Dehorter, considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de la question, nous avertit toutefois : il n'y a pas de bons artisans sans bons outils, comme il n'y a pas de solution miraculeuse ou de formule magique. C'est pourquoi il propose ici un guide précieux pour réussir : expliquant qu'à l'ère du numérique il est plus que jamais possible d'être créatif et d'innover, du moins si l'on accepte qu'il ne suffit plus uniquement de vouloir raconter une histoire unique, mais aussi d'être heureux de devoir le faire d'une manière unique, en étant l'architecte de son univers narratif et de sa carrière. Vous trouverez dans ce guide une marche à suivre détaillée pour mettre en place une stratégie sociale média adaptée, ainsi que de nombreuses pratiques essentielles notamment sur l'art de demander... A vous de jouer : soyez acteur de votre réussite !

  • Les grands enjeux contemporains de l'eau s'articulent tous autour d'une relation à la fois politique, sociale et culturelle, qui unit les sociétés et une ressource particulière, spécifique et essentielle l'eau. Les problématiques complexes qui en résultent sont présentes à toutes les échelles : depuis le local jusqu'au global et dans l'ensemble des domaines et des aspects d'une société. Cette capacité de l'eau à exprimer les dynamiques et les enjeux d'une société en fait ainsi un objet d'étude particulièrement décisif. Dans cette perspective, Ariane de Palacio et Frédéric Lasserre ont construit cet ouvrage autour de six des principaux défis qui se dégagent pour la ressource en eau en ce début de XXIe siècle et qui font écho à d'autres dynamiques et enjeux plus larges, qui concernent toutes les sociétés humaines à toutes les échelles d'espace et de temps. Dans ce premier tome, ils examinent trois enjeux principaux : d'abord, celui de l'eau agricole, qui doit assurer la sécurité alimentaire d'une population mondiale en pleine explosion démographique ; ensuite, celui de l'eau dans les villes, une réalité très complexe et qui devient cruciale dans un contexte de croissance urbaine sans précédent à travers le Monde ; enfin, celui du rôle essentiel de l'eau dans la santé humaine et environnementale, un enjeu crucial du développement durable.

  • La France est « en crises ». Reste à savoir lesquelles et depuis quand. Ceci est l'objet premier de ce livre. Cependant, cet objet n'est pas le seul. Poser un diagnostic ne suffit pas. Il convient aussi, même si cela peut paraître plus risqué, de suggérer des solutions. Si ce livre explique les crises enchevêtrées dont souffre l'économie française, il propose également un ensemble de sorties possibles autour d'un nouveau modèle de développement...

  • La question du droit des gens ou droit des peuples dont l'origine est à rechercher dans l'Antiquité grecque participe à la constitution de ce que l'on pourrait appeler le devenir juridique de l'humanité dont l'avènement du droit international et des droits de l'homme incarne tour à tour les manifestations historiques. Ce long parcours permettant d'appréhender la conversion du droit des gens en un droit international ne saurait masquer les difficultés et les ambiguïtés qui y président. En effet, 1º) La question de l'origine du droit des gens est indissociable de la liaison problématique entre la nature et la convention, entre l'universalité du droit naturel et la particularité du droit positif. 2º) La question de son fondement requiert, pour en sauvegarder la spécificité, l'instauration de son degré de parenté, ainsi que de sa différenciation d'avec la norme idéale que représente le droit naturel pour la pratique humaine. 3º) La question de sa finalité doit ouvrir un chemin vers l'élaboration d'un devenir éthico-juridique de l'humanité tout en respectant la diversité inaliénable de cette même humanité. Il appartient au droit des gens de promouvoir l'égalité en dignité pour l'ensemble des nations qui possèdent par là même des droits et des obligations communes. Un tel droit est inséparable d'une représentation de l'humanité comme communauté homogène lui conférant des devoirs découlant de sa sociabilité et des possibles auxquels son devenir historique la confronte. Le droit des gens permet par conséquent de tracer la voie conduisant à l'émergence du droit international, tout comme il préfigure une universalité à venir, celle des droits de l'homme.

  • Voilà plus de vingt ans que les entreprises constituent des proies de choix pour des criminels, des objectifs à neutraliser pour des concurrents, et des cibles stratégiques pour des Etats. Nous autres français savons que les nations et les simples citoyens peuvent être les victimes de prédateurs, mais beaucoup de nos compatriotes envisagent encore la notion d'insécurité économique avec distance et méfiance. Différents commentateurs et politiciens ne les aident d'ailleurs pas à réorienter leurs grilles de lecture des affrontements technologiques, industriels et commerciaux contemporains. Or, Eric Delbecque et Frédéric Giqueaux le montrent avec force : pour bien comprendre l'urgence qui existe à mieux assurer la sureté des entreprises (c'est-à-dire leur protection contre les malveillances), il faut accepter l'idée que la vie quotidienne de ces dernières s'inscrit dans le panorama extrêmement large de la guerre économique. Ce dernier fait corps avec celui de la mondialisation, de la numérisation et des relations internationales. Une démonstration magistrale de la nécessité et de l'urgence à parler de sécurité économique...

empty