Ramsay Illustre

  • Sport émotion

    Laurent Luyat

    Le spectacle sportif peut être ressenti de trois manières différentes : Devant sa télévision ou dans le stade, c est-à-dire aux premières loges, tous nos sens sont en action face à l événement qui se déroule sous nos yeux. Des frissons nous envahissent au moment crucial. C est ce que j ai la chance de partager avec les téléspectateurs depuis vingt ans. En le suivant à la radio, notre imagination entre en jeu et crée toute une série d émotions renforcées par la voix du commentateur dans nos oreilles. La vision du jeu devient notre propriété. La troisième voie, celle qui nous intéresse, c est la photo. Lorsqu elle est exceptionnelle, elle représente un instant magique, figée dans le temps à jamais. La photo va bien au-delà de la performance, elle se fiche pas mal du résultat final, de l exploit ou de la contre-performance. L émotion qu elle suscite est inattendue, imperceptible devant sa télévision ou dans une tribune. Le geste unique d un sportif, le regard complice d une athlète, l attitude singulière d un collectif captés par l inspiration du photographe sont tout aussi forts qu une image qui défile en direct ou une voix qui vibre. Le photographe crée une mise en scène et décide seul de ce qui constituera le décor, le cadre, l histoire de son cliché au moment crucial. L étincelle jaillit dans ses yeux pour immortaliser ce qui nous échappe cruellement. Le génie de son créateur est d être au bon endroit, au bon moment et de vous l offrir en cadeau pour l éternité.

  • Les loups

    Jacques Baillon

    Les loups, illustré de photographies d'artistes du monde entier, est une invitation à partir sur les traces de cet animal mythique qui a toujours fasciné les hommes. Entre l'animal de notre imaginaire et l'animal biologique, entre les loups du passé et ceux d'aujourd'hui, l'auteur aborde les principales questions que l'on se pose sur cet animal.

  • Roland Garros : rendez-vous planétaire du monde du tennis, le plus grand tournoi sur terre battue du circuit ATP, celui que tous les joueurs de tennis professionnels rêvent de gagner un jour. En d'autres termes, un des plus beaux du grand Chelem où des millions de spectateurs se ruent pour assister à un spectacle avec en guest-star les meilleurs joueurs de la planète tennis, dans une ambiance unique.

    Qui va détrôner Nadal ? Un joueur de la next gen' ? Tsitsipás, Rublev ou encore Shapovalov ou bien les éternels Federer ou Djokovic ?
    Vous vibrerez aux exploits des plus grands tennismen ayant foulé la terre battue de la Porte d'Auteuil, de la victoire de Yannick Noah et la domination de Nadal, des exploits de Bjorn Borg à la victoire de Djokovic, sans oublier l'historique victoire de Federer et bien d'autres aventures d'hommes et femmes ayant inscrits leurs noms dans l'histoire éternelle de Roland Garros.

  • Il s'agit là d'un titre coup de poing, un bras d'honneur au temps qui marque les visages et les corps, une provoc à l'adresse de celles et ceux, plus jeunes, qui vous rappellent avec une compassion aussi insupportable que bienveillante, que vous vieillissez un peu plus chaque jour...
    Partant du principe que nous suivons tous exactement la même trajectoire avec des parcours différents qui nous conduisent au même endroit, j'ai eu envie de casser les conventions d'un « bien vieillir » formaté « conseils et recettes » que, par ennui et incompétence, j'aurais été totalement incapable d'écrire.
    J'ai donc fait tout le contraire ! Mon moteur : depuis mes stages en classe chimio à la Pitié Salpêtrière (on a les universités qu'on peut !) je m'entends plutôt bien avec cette accumulation d'années inespérées qui s'additionnent comme autant de cadeaux d'anniversaires.
    Mais qu'on soit bien d'accord : ce n'est pas une raison pour mal vieillir !
    Et je ne suis pas la seule à penser la même chose, vous allez le comprendre en découvrant dans ce livre, et pour la première fois réunis, des personnages aussi disparates que Jacques Séguéla, Brigitte Lahaie, Claude Sarraute, un célèbre hardeur recyclé dans le chocolat érotique (queue de béton à l'écran), Vincent Moscato, rugbyman transformé show man, Marion la prostituée octogénaire, J.P.Pernault solide face à « la relève », et aussi Mimie Mathy et Franck Dubosc, Denise distinguée retraitée d'un club échangiste, un Jean-Pierre Mocky brut de tendresse, Patrick Sébastien que j'ai vu naître à la télé, Michel Drucker qui a (presque !) vu naître la télé, et aussi des gens de la vie, des jeunes se trouvant trop vieux, des vieux se voulant trop jeunes, et moi de temps en temps, parce qu'il n'y a pas de raison !
    Il ne s'agit pas d'interviews questions/réponses basiques, mais de vraies rencontres écrites et mises en situation de manière inédite, autour de ce vaste sujet de l'âge, qui concerne tout le monde, et suscite, dans ce livre, une formidable envie d'en rire à chaque chapitre.

  • En 1957, Claude Chabrol et Éric Rohmer ne sont encore que critiques aux Cahiers du cinéma, dont ils sont deux des collaborateurs les plus éminents. Ils défendent vigoureusement la fameuse « politique des auteurs » et, à ce titre, obligent les cinéphiles à prendre en considération l'oeuvre d'un cinéaste jusqu'alors réputé « commercial » : Alfred Hitchcock. Ce livre est ainsi le premier ouvrage au monde consacré à Hitchcock : malgré quarante-cinq films déjà réalisés, Hitchcock est encore boudé des historiens du cinéma et de la critique. Éric Rohmer et Claude Chabrol se livrent à une étude détaillée pour démontrer, film après film, qu'Hitchcock est « l'un des plus grands inventeurs de formes de toute l'histoire du cinéma ». Bien avant Sueurs froides, La Mort aux trousses, Psychose ou Les Oiseaux, Chabrol et Rohmer montrent et démontrent à quel point le style d'Hitchcock est singulier et génial, capable de « dépouiller les personnages et de les plonger dans l'univers abstrait de leurs passions ». Enthousiastes, combatifs, démonstratifs, ils ouvraient avec ce livre une fameuse brèche !

  • En 1954, Howard Hawks se lance dans une des entreprises les plus étonnantes de sa vie : le tournage en Égypte d'une super-production hollywoodienne sur la construction de la pyramide de Chéops. Ce sera La Terre des Pharaons. Hawks s'entoure alors d'une myriade de collaborateurs, qu'il emmène aux bords du Nil. Il y a là son ami écrivain William Faulkner, engagé pour travailler le scénario, ou Alexandre Trauner qui a carte blanche pour les décors, gigantesques. Les figurants sont innombrables, et les moyens techniques considérables pour l'époque.

    Noël Howard avait la lourde tâche d'assister Howard Hawks et de diriger la «seconde équipe». Il a suivi tout le tournage, un des plus délirants de l'histoire, le cinéaste lui-même passant par tous les états qu'on peut connaître sur un plateau où travaillent des milliers de personnes. Le récit de cette aventure, épique et drôle, restitue le climat rocambolesque d'une extravagante entreprise. Ce livre, paru en 1978, est devenu un classique et a conservé toute sa saveur : on y voit à l'oeuvre la fabrique du film, avec ses grandes ambitions et ses petits faits vrais.

  • De la fin des années 1940 au début des années 1960, une chape de plomb s'abat sur Hollywood. Pour la droite américaine, qui s'inquiète depuis l'entre-deux-guerres de la place grandissante qu'y occupent les communistes et leurs sympathisants, l'heure de la revanche a sonné. En faisant de l'anticommunisme l'alpha et l'oméga de la politique américaine, la guerre froide légitime une chasse aux sorcières qui touche peu à peu tous les secteurs dits " sensibles ", de l'administration à l'enseignement en passant par le monde du spectacle. De concert avec le FBI et la Commission des activités antiaméricaines de la Chambre des représentants, les hommes forts d'Hollywood mettent l'industrie cinématographique au pas. Au total, près de 300 acteurs, réalisateurs et scénaristes sont inquiétés. Les accusations - souvent calomnieuses - fusent de toutes parts, et des listes noires circulent. S'ils veulent renouer avec leur carrière, les proscrits n'ont d'autre choix que de renier haut et fort leurs engagements et, en signe d'allégeance, de donner les noms de leurs (anciens) camarades. Elia Kazan, parmi des dizaines d'autres, fait le choix de la délation. Pour ceux qui refusent de vendre leur âme au diable, la mise au ban est sans appel : dix d'entre eux vont en prison (les " Dix d'Hollywood ", parmi lesquels Dalton Trumbo, le futur réalisateur de Johnny s'en va-t-en guerre), et des dizaines s'exilent au Mexique ou en Europe (Joseph Losey, John Berry, Jules Dassin, etc.). Ceux qui restent aux États-Unis ont la vie dure : de nombreux scénaristes continuent de travailler, mais à des salaires de misère et dans la clandestinité (en recourant à des pseudonymes ou à des prête-noms). Quant aux acteurs et aux réalisateurs, ils doivent bien souvent changer purement et simplement de carrière. La chasse aux sorcières, qui précède l'avènement du sénateur McCarthy (1950) et se poursuit après la mort de celui-ci (1957), ne prend pas fin du jour au lendemain. Dans les années 1960, quelques noms disparus des génériques depuis de longues années réapparaissent sur les écrans, 10% environ. Les plaies sont pourtant loin d'être refermées et les mémoires hollywoodiennes, à travers films et commémorations, n'en finissent pas de revisiter cet entêtant passé.
    Depuis " Les Délateurs " de Victor Navasky, publié chez Balland en 1980, aucun livre important et sérieux n'est paru en français sur cet épisode sombre et passionnant de l'histoire du septième art.

  • Chaplin

    David Robinson

    Auteur, scénariste, musicien, cinéaste, producteur, charlie chaplin a incarné le cinéma pour des millions de spectateurs pendant plusieurs générations.
    Avec son talent de mime, son sens de l'observation, sa silhouette et sa moustache devenues archétypiques, charlot est l'un des plus grands comiques que le monde ait connus.
    David robinson, pour mener à bien cette biographie, a rencontré ceux qui ont côtoyé chaplin. mais surtout il a été le premier à avoir accès à ses archives privées. il retrace donc en détail les époques de sa vie, depuis l'angleterre victorienne, le music-hall, la naissance et le déclin de hollywood ou le cauchemar du maccarthysme, jusqu'aux dernières années écoulées paisiblement en suisse, où il meurt le 25 décembre 1977.
    Il révèle certains faits méconnus et réajuste les avis, inévitablement subjectifs, que chaplin avait exprimés dans son autobiographie à l'égard de ses amis, de ses proches ou de ses aventures amoureuses.
    Les notes de travail, les rapports de studios, les prises non utilisées viennent aussi dévoiler ce que chaplin gardait secret : le processus de création de ses visions comiques.
    L'ascension formidable de ce petit anglais, animé par une infatigable quête de perfection, s'explique à bien des égards par sa personnalité complexe et souvent contradictoire. adulé par le public, malgré les chroniques scandaleuses qu'alimenta sa vie privée, il fut et reste incontestablement un génie et un des mythes fondateurs du xxe siècle.

  • jean vigo, né en 1905, a été marqué durablement par son enfance, placée sous le signe de la tragédie.
    il a 12 ans, en août 1917, lorsque son père, ancien militant anarchiste meurt dans des conditions dramatiques à la prison de fresnes, où l'a conduit une affaire de trahison. " fils de traître ", jean vit désormais dans une semi-clandestinité dont il ne sortira que dix ans plus tard, hanté par le souvenir de son père et l'obsession de le réhabiliter. malgré la maladie, il s'oriente résolument vers le cinéma et lui donnera, en cinq ans, une oeuvre fulgurante.
    quatre films, totalisant moins de trois heures de projection, qui portent les marques de la fièvre et de l'intensité qui ont caractérisé sa vie. jean vigo meurt des suites de sa tuberculose chronique à 29 ans, en octobre 1934. avec l'atalante et zéro de conduite, remarquables par leur poésie et leur esprit de révolte, l'oeuvre de jean vigo demeure l'une des plus singulières et des plus attachantes du cinéma français, représentative d'un cinéma " à la première personne ", exemplaire, intact.

  • La première impression lorsqu'on découvre le travail photographique de Patrick Braoudé est la surprise. Est-on vraiment en face d'une photographie ? Beaucoup l'interrogent sur ce qu'ils voient. Est ce une peinture qui est ensuite photographiée ? Est ce une photographie sur laquelle ont été déposées des couches de peinture ? Certains sont sûrs de voir des traces de pinceaux dans les vagues, dans l'écume.

    Pourtant il n'y a pas de travail de pinceaux. Seule la faible vitesse d'obturation choisie sur l'appareil photographique associée au flou provoqué par la tenue de l'appareil dans la main, sans trépied, construit cette vision particulière. Patrick Braoudé s'amuse à jouer de cette ambigüité. Il nous présente des photos floues avec un fort aspect pictural, sans retouche, aux couleurs saturées, qui s'amusent à donner l'illusion de tableaux, sur un mode «impressionniste » tout en conservant l'instantané de la photographie...des effets obtenus à la prise de vue, sans travail d'ordinateur... Ce flou leur donne une touche d'intemporalité. Un travail qui procure une certaine sensation de bien-être. Le littoral devient délicat, presque surpris dans son intimité. Chaque pixel est comme un coup de pinceau impressionniste.

    « De l'Impressionnisme Numérique » a dit avec amitié Claude Lelouch lors de la première exposition de Deauville...
    Ce sont des photographies simples du bonheur au quotidien. Comme un désir du photographe d'être le témoin de ces scènes de plages normandes.
    Comme un hommage à Eugène Boudin, peintre témoin de la naissance de la mode des bains de mer et de la création de Deauville, qui peignait les scènes de plage de Trouville et Deauville. Eugène Boudin a immortalisé les estivants de la bourgeoisie et de la noblesse parisienne en représentant les mondanités et les élégantes. Aujourd'hui, les plages normandes se remplissent, l'été mais aussi les beaux week-ends, d'une population avide des plaisirs de la plage, population bigarrée, multiple, à la fois bourgeoise et populaire, une représentation fidèle de la population de la France actuelle que Patrick Braoudé peint à son tour avec son appareil photo. Comme cinéaste qui aime regarder ses contemporains, il aime prendre du temps à observer la plage : groupes d'amis se retrouvant pour un moment d'amitié, familles en quête de détente, couples d'amoureux venus s'isoler, solitaires en réflexion...

    Ses photos sont des instantanés de ces vies « espionnées ». Des personnages souvent de dos, parfois masqués, ou en contre-jour, des êtres flous, des ombres chinoises, des « fantômes », parfois même juste des tâches de couleurs... pour que chacun s'y reconnaisse.

    Avec cette lumière particulière de la Normandie qui donne à la mer ses teintes étonnantes, du gris vert au bleu de Prusse, au sable ce jaune d'une douceur rare, aux parasols et accessoires de plage colorés leur éclat ensoleillé... Ce n'est pas étonnant que les peintres impressionnistes se soient donnés rendez-vous sur les plages de Normandie.
    Patrick Braoudé nous présente ainsi quelques photos de son Trouville et de son Deauville... comme le story-board d'un de ses films.

  • La première impression lorsqu'on découvre le travail photographique de Patrick Braoudé est la surprise. Est-on vraiment en face d'une photographie ? Beaucoup l'interrogent sur ce qu'ils voient. Est ce une peinture qui est ensuite photographiée ? Est ce une photographie sur laquelle ont été déposées des couches de peinture ? Certains sont sûrs de voir des traces de pinceaux dans les vagues, dans l'écume.

    Pourtant il n'y a pas de travail de pinceaux. Seule la faible vitesse d'obturation choisie sur l'appareil photographique associée au flou provoqué par la tenue de l'appareil dans la main, sans trépied, construit cette vision particulière. Patrick Braoudé s'amuse à jouer de cette ambigüité. Il nous présente des photos floues avec un fort aspect pictural, sans retouche, aux couleurs saturées, qui s'amusent à donner l'illusion de tableaux, sur un mode «impressionniste » tout en conservant l'instantané de la photographie...des effets obtenus à la prise de vue, sans travail d'ordinateur... Ce flou leur donne une touche d'intemporalité. Un travail qui procure une certaine sensation de bien-être. Le littoral devient délicat, presque surpris dans son intimité. Chaque pixel est comme un coup de pinceau impressionniste.

    « De l'Impressionnisme Numérique » a dit avec amitié Claude Lelouch lors de la première exposition de Deauville...
    Ce sont des photographies simples du bonheur au quotidien. Comme un désir du photographe d'être le témoin de ces scènes de plages normandes.
    Comme un hommage à Eugène Boudin, peintre témoin de la naissance de la mode des bains de mer et de la création de Deauville, qui peignait les scènes de plage de Trouville et Deauville. Eugène Boudin a immortalisé les estivants de la bourgeoisie et de la noblesse parisienne en représentant les mondanités et les élégantes. Aujourd'hui, les plages normandes se remplissent, l'été mais aussi les beaux week-ends, d'une population avide des plaisirs de la plage, population bigarrée, multiple, à la fois bourgeoise et populaire, une représentation fidèle de la population de la France actuelle que Patrick Braoudé peint à son tour avec son appareil photo. Comme cinéaste qui aime regarder ses contemporains, il aime prendre du temps à observer la plage : groupes d'amis se retrouvant pour un moment d'amitié, familles en quête de détente, couples d'amoureux venus s'isoler, solitaires en réflexion...

    Ses photos sont des instantanés de ces vies « espionnées ». Des personnages souvent de dos, parfois masqués, ou en contre-jour, des êtres flous, des ombres chinoises, des « fantômes », parfois même juste des tâches de couleurs... pour que chacun s'y reconnaisse.

    Avec cette lumière particulière de la Normandie qui donne à la mer ses teintes étonnantes, du gris vert au bleu de Prusse, au sable ce jaune d'une douceur rare, aux parasols et accessoires de plage colorés leur éclat ensoleillé... Ce n'est pas étonnant que les peintres impressionnistes se soient donnés rendez-vous sur les plages de Normandie.
    Patrick Braoudé nous présente ainsi quelques photos de son Trouville et de son Deauville... comme le story-board d'un de ses films.

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