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Pu De Rennes

  • Les « années 1968 » ont-elles été une époque de contestation des rôles de genre, des stéréotypes sexués ou des clichés virilistes ? Pour le savoir, ce livre veut saisir l'influence du genre dans les multiples formes de positionnement et de conflictualité politique, dans les organisations syndicales comme les groupes et partis politiques, les mouvements associatifs et les collectifs militants, dans cette période marquée par de nouvelles dynamiques féministes.

    Avec le soutien d'EFiGiES, de l'Institut de recherche interdisciplinaire homme société (IRIHS) et le groupe de recherche d'Histoire de l'université de Rouen.

  • Qu'est-ce que "se réorienter dans la pensée", se demande Michèle Le Doeuff ? C'est "s'apercevoir qu'on est en train de se promener quelque part avec une carte qui n'est pas la bonne parce qu'on n'a pas pris en compte où l'on était". L'Étude et le Rouet (1989) est le récit d'un tel geste, à savoir reconnaître qu'en condamnant les femmes à n'être qu'un simple objet de réflexion, voire en les excluant de son champ, la philosophie "échoue à tenir sa promesse fondamentale de constituer une rationalité-en-commun". Alors que la réflexion sur la sexualité et le genre s'est trouvée parasitée par les polémiques nées des débats sur le "Mariage pour tous" (2013), il est essentiel de revenir sur certaines des étapes ayant scandé l'histoire de la pensée féministe en France ces dernières années : l'oeuvre de Michèle Le Doeuff constitue l'une de ces étapes. Son réexamen s'inscrit dans la possible généalogie d'une voie française vers les études sur les sexualités et le genre.

  • À la croisée de l'histoire des intellectuels et de l'histoire des femmes, cette étude biographique sur Colette Audry analyse le devenir d'une intellectuelle au XXe siècle dans un contexte où l'accès des femmes au pouvoir reste problématique. Séverine Liatard présente l'itinéraire de Colette Audry puis s'interroge sur la construction de ses identités d'enseignante, de femme politique, d'écrivaine et de féministe. À travers ce parcours, il s'agit de réfléchir aux modalités d'engagement qui lui sont propres : les stratégies mises en place pour s'accomplir et obtenir une reconnaissance en tant qu'intellectuelle, la manière dont elle vit et se représente cette condition et le rôle de l'engagement féministe dans ce processus d'individuation.

  • Marie Souvestre. ou comment une Parisienne lesbienne, Brestoise de naissance, forma la femme du président Franklin Delano Roosevelt, bi-sexuelle, modèle de l'emancipated woman et discrète conseillère, dans son âge avancé, de John F. Kennedy. Esprit incisif, féministe modérée, pédagogue performante, fille de l'écrivain breton Émile Souvestre, elle invente en 1863 avec Caroline Dussaut une école de jeunes filles, primaire et secondaire à la fois, non religieuse et acceptant uniquement des élèves étrangères.

  • Découvrez Les féministes de la deuxième vague, le livre de Christine Bard. Relire l'histoire du féminisme à la lumière de celle des féministes, telle est l'ambition de cet ouvrage. Il s'agit de réfléchir aux actrices (et acteurs, moins nombreux) du féminisme dans sa deuxième vague, postérieure à Mai-68. La tâche est bien nécessaire, car du féminisme, on retient surtout les "acquis", dans les domaines de la loi ou des mentalités, en les attribuant à une évolution quasi naturelle de la société vers le "progrès" et l'on oublie vite celles et ceux qui ont milité pour ces changements. L'ethos militant, valorisant l'anonymat et le collectif, ainsi que les lacunes des sources documentaires contribuent à effacer de l'histoire la part qu'y prennent les engagements individuels, à de rares exceptions près. En s'intéressant aux féministes, les travaux regroupés dans cet ouvrage offrent un nouvel éclairage sur leurs combats. Qui est féministe ? Pourquoi ? Quelles sont les motivations personnelles de cet engagement si particulier, qui implique l'ensemble de l'existence, jusqu'à la vie intime, comme l'indique le célèbre slogan du Mouvement de libération des femmes, "Le privé est politique" ? Quelles sont les ressources utilisées par les militantes ? L'ouvrage insiste sur la diversité des féministes en France, au-delà de son noyau dur, le MLF. Il montre aussi la diversité des analyses possibles, issues de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales. Les prosopographies cohabitent avec des études de parcours singuliers. La cause féministe se construit grâce à de multiples voix de militantes associatives, d'artistes, de syndicalistes, d'intellectuelles, toutes attachées également à d'autres causes, groupes, classes, identités... Unies ? Non, pas toujours. S'ignorant même, parfois. C'est pourquoi ce livre réserve quelques surprises.

  • " A la vérité, ce n'est pas une insignifiante besogne que celle qui consiste à rechercher, à apprendre ce qui a été fait, dit, obtenu avant nous.
    C'est un long travail de recherches, de lectures, de comparaisons, de méditations qui n'est pas à la portée de tous ". Ainsi s exprimait, il y a un siècle. Marguerite Durand, militante féministe, directrice d'un célèbre quotidien, La Fronde, et fondatrice de la bibliothèque parisienne qui porte aujourd'hui son nom. Les recherches sur les féminismes en France seront désormais plus faciles grâce à ce guide des sources, premier du genre.
    Fruit d'un travail collectif lancé par l'association Archives du féminisme, soutenu par le ministère de la Parité et de l'Egalité professionnelle, il a bénéficié de nombreuses contributions bénévoles. II donne une vision à peu près exhaustive des ressources existantes, dont beaucoup sont méconnues. " Féminisme " est entendu ici au sens large : le guide retient tout ce qui renseigne l'émancipation des femmes.
    Au-delà du mouvement féministe avec ses associations, sa presse, ses militant-e-s, t il inclut donc les formes politiques, syndicales, associatives, culturelles de l'émancipation des femmes. On y retrouve les femmes dans la résistance, les commissions féminines (dans les partis, les syndicats et les associations non féministes), ainsi que des personnalités liées à ce combat. En nombre conséquent (presque une centaine).
    Les centres, archives nationales, départementales, communales, bibliothèques municipales ou universitaires, associations détenant des archives sont présentés. avec la liste de leurs fonds. La nature des documents qu'ils conservent est explicitée. archives imprimées ou manuscrites, documents iconographiques, objets, films... Les descriptifs des fonds sont particulièrement instructifs et peuvent se lire comme une introduction à l'histoire du féminisme.
    On trouve notamment un état complet des richesses conservées dans les deux bibliothèques historiques spécialisées : Bibliothèque Marguerite Durand et Centre des Archives du féminisme. Enfin, ce guide propose une webographie, une bibliographie, une liste des périodiques. une liste des associations et un index onomastique. On mesure ainsi la grande diversité des féminismes en France, ainsi que le chemin qui reste à parcourir pour mieux les connaître.
    Invitation à la recherche, ce guide vous réserve surprises et découvertes.

  • Cet ouvrage fait l'histoire de la prise en compte institutionnelle des questions de « droits des femmes » ou plus largement « d'égalité des sexes », des années 1960 jusqu'à nos jours. Il s'agit de comprendre les logiques de l'État et de décrire précisémment les actions des organes consultatifs, structure administrative, secrétariats d'État et ministères dédiés qui constituent le « féminisme d'État ». Le plus souvent marginalisées, ces institutions se sont inscrites dans un processus de normalisation qui n'a toutefois pas suffi à les protéger d'un effet de dilution de l'objectif d'égalité des sexes dans des politiques et dispositifs plus généraux.

  • Jacqueline Audry a réalisé seize long métrages entre 1946 et 1969, adaptant notamment Colette et Sartre, dans une démarche féministe étonnante dans le contexte idéologique de l'époque. Brigitte Rollet revient ici sur son parcours depuis les années 30, avec la volonté de faire de cet itinéraire singulier le révélateurs d'une histoire plus vaste, des débuts du cinéma à nos jours. S'appuyant sur les cultural et gender studies, l'auteur renouvelle notre vision de la cinéaste, mais aussi notre conception de la réception et de la postérité des films.

    Avec le soutien du CNL.

  • Faire l'histoire de la contraception et de l'avortement en France, c'est faire l'histoire de l'un des changements majeurs du second XXe siècle. Le parti pris de l'auteure est ici de replacer les actrices et acteurs au coeur du changement. L'ouvrage traite des mouvements (MFPF, MLF, MLAC) mais aussi de figures politiques qui ont porté la réforme législative comme Lucien Neuwirth et Simone Veil. S'intéressant à la fois aux mobilisations, à l'écho médiatique et au changement législatif, il apporte un regard neuf à l'intersection entre histoire politique, histoire culturelle et histoire du genre.

  • André Léo, de son vrai nom Léodile Béra, est tour à tour romancière, journaliste, essayiste, auteur dramatique mais aussi républicaine et militante féministe. Longtemps ignorée ou méconnue, elle a pourtant un rôle aussi important que celui de Louise Michel. Cet ouvrage offre l'inventaire le plus complet sur son oeuvre (plus de trente romans, contes et essais, des dizaines d'articles et des textes politiques) et restitue, dans leur complexité, ses vies multiples.

  • C'est par l'angle du féminisme que ce livre aborde la vie et les nombreux engagements de Cécile Brunschvicg qui se définissait elle-même comme « féministe d'abord ». Sans être une biographie traditionnelle au déroulé chronologique, cette étude permet d'appréhender ses combats et ses idées, sa conception de l'égalité des sexes, mais aussi sa lutte pour les droits sociaux et les droits politiques.

    Avec le soutien de l'université d'Angers.

  • Près d'un siècle sépare la mise en place du suffrage universel (1848) à l'ordonnance du 21 avril 1944 décrétant l'égalité politique des hommes et des femmes en France. Entre ces deux dates, l'idée même de droit de vote féminin connaît une longue évolution analysée ici à la fois dans une perspective de genre et dans une perspective politique. L'une et l'autre sont nécessaires pour répondre aux multiples questions qui entourent le débat : pourquoi les Françaises ont-elles tant attendu, quels étaient les arguments utilisés par les défenseurs et les opposants à la réforme, quels en ont été les principaux obstacles ?

  • Ce volume retrace les moments les plus saillants du parcours intellectuel et politique de Françoise Rollin : du rapport avec Maurice Blanchot qui a profondément marqué sa conception de l'écriture comme mouvement perpétuel à celui avec Hannah Arendt dont, lors des années 1980, elle a introduit en France une interprétation libertaire. Il s'agit de rapports qui s'inscrivent dans l'engagement féministe de Françoise Collin, notamment à travers l'aventure des Cahiers du Grif, depuis le premier numéro publié à Bruxelles en 1973 jusqu'au dernier publié à Paris en 1997.

    Avec le concours de l'association Archives du féminisme.

  • « À tire d'elles » raconte la vie de onze femmes qui furent interpellées, bouleversées, changées, par l'irruption du nouveau féminisme des années 1970-1980 et qui s'y investirent. Une véritable révolution des moeurs et des cultures, portée par une intense circulation des idées et des personnes, était à l'oeuvre. Elles choisirent leur vie avec jubilation et lucidité. Le monde s'ouvrait et tout devenait possible.

  • Le Mouvement français pour le Planning familial célèbre ses cinquante ans.
    Pour cet anniversaire, des historiennes, des politologues, des sociologues se sont retrouvés le 8 mars 2006 lors d'un colloque, pour explorer diverses facettes du passé du Planning : son féminisme, son rapport au politique, à la laïcité, ses soutiens dans les milieux culturels. A l'appui de cette histoire contemporaine sont venus des témoignages de Pierre Simon, Simone Iff, Danielle Gaudry et Françoise Laurant, acteurs majeurs du mouvement, sollicités lors du séminaire tenu au Centre d'histoire de Sciences Po, à l'initiative d'Archives du féminisme.
    En 1956, en plein " baby boom ", une poignée de femmes créaient la Maternité heureuse, avec l'espoir d'une révision de la loi " scélérate " de 1920 qui réprimait la contraception et le militantisme néo-malthusien.
    L'avortement, sévèrement puni, était pratiqué illégalement et dans les pires conditions. De la sexualité, on ne parlait pas. Sujet tabou. Dès le début des années 1960, la Maternité heureuse, transformée en Planning familial, formait un Collège des médecins, caution scientifique indispensable pour convaincre l'Ordre des médecins de la nécessité d'une évolution des pratiques et des lois. Des bénévoles, par milliers, se proposaient, se formaient pour accueillir le public.
    Plus qu'une simple association, un véritable mouvement se mettait en marche, pesant sur l'opinion publique, interpellant le législateur, aidant la France à sortir d'un ordre sexuel post-vichyste. Les combats d'hier sont aujourd'hui des libertés garanties par la loi, des " droits des femmes " qui sont aussi des progrès pour les hommes : la contraception (1967), l'avortement (1975), deux acquis fondamentaux qui doivent beaucoup à l'action du Planning familial.
    " Le Planning a considérablement élargi son champ d'observation et d'action à l'ensemble des problèmes sexuels contemporains, dont il reflète et incorpore les tensions. Il est un grand témoin, une expérience irremplaçable, faite de toutes les énergies qui s'y sont investies, de toutes les existences qui s'y sont englouties. Une force de libération des femmes, au coeur de l'événement majeur de notre temps qu'a été la révolution sexuelle.
    Un véritable acteur de l'Histoire ", écrit Michelle Perrot dans la postface de ce livre.

  • Ce volume apporte des connaissances nouvelles, biographiques et prosopographiques sur les actrices et acteurs de l'émancipation des femmes de la IIIe République. À travers les motivations et les modalités de l'engagement se révèle le visage particulier du féminisme dit de la « première vague », soit un cycle de mobilisation centré sur l'acquisition de droits et s'appuyant sur des associations telles que le Conseil national des femmes françaises, l'Union française pour le suffrage des femmes, la Ligue française du droit des femmes.

    Avec le concours du centre d'histoire de Sciences Po.

  • Cet ouvrage collectif consacré à Benoîte Groult présente des analyses portant sur des essais comme Ainsi soit-elle, des romans comme La Part des choses, La Touche étoile, ou des textes autobiographiques tels que Le Journal à quatre mains. S'appuyant en outre sur des manuscrits inédits, comportant une interview exclusive, cette synthèse met en évidence une vie d'attention continuelle à un monde qui fait rêver, parfois, mais crier, souvent.

    Avec le soutien de l'université d'Angers.

  • Forgé dans les milieux académiques et féministes états-uniens des années 1960, le concept de genre a enrichi les recherches en sciences sociales par une épistémologie permettant de dénaturaliser les différences, les inégalités et les identités sexuées. Devenu catégorie d'intervention publique, il fait aussi partie du langage et des répertoires des groupes militants. Ainsi, mobilisé à toutes les échelles (locales, nationales, internationales) par des acteurs contrastés, le genre connaît aujourd'hui un véritable éclatement. L'ouvrage interroge les modalités situées de ses circulations et de ses traductions en actions publiques, militantes, scientifiques et développe des analyses critiques de son succès globalisé et globalisant.

  • Ce livre est le fruit d'une enquête auprès d'environ soixante-dix protagonistes de l'histoire des femmes en art entre 1970 et 1982, ainsi que de l'étude complète d'une quarantaine de revues d'art et de revues féministes. L'articulation entre une histoire des femmes et une histoire de l'art offre un panorama inédit de la scène artistique française des années 1970 et insère les questionnements féministes et de genre en art et en histoire de l'art, en écho aux ouvrages des historiennes anglo-américaines qui ont historicisé depuis longtemps leurs propres mouvements.

    Publié avec le concours de l'association Archives du féminime et de l'École européenne supérieure d'art de Bretagne - site de Quimper.

  • À partir de 1905, Marie Le Gac-Salonne écrit une centaine d'articles dans des journaux parisiens et régionaux sous le pseudonyme de Djénane. Elle adhère à l'Union française pour le suffrage des femmes dès sa création puis en devient déléguée pour les Côtes-du-Nord en 1912, menant une propagande active pendant plus de vingt-cinq ans. En Bretagne, l'étiquette « féministe », source de scandale, est difficile à revendiquer pour une bourgeoise, mais l'engagement de Marie Le Gac-Salonne a valeur d'exemple.

    Avec le soutien de la Société d'émulation des Côtes-d'Armor.

  • Cet ouvrage ambitieux retrace l'histoire des défis féministes à l'hégémonie masculine à travers l'Europe continentale. Une grande place est accordée à la France mais l'auteure a rassemblé une riche documentation comparative. Son récit, qui se déroule sur deux cent cinquante ans, balaie tout l'espace européen, sans oublier les organisations féministes internationales et transnationales. À un autre niveau, cet ouvrage démêle un enchevêtrement d'idées fausses et démystifie des polémiques contemporaines : pour Karen Offen, la différence des sexes et ses conséquences sont au coeur même de la pensée et de la politique qui définissent la condition humaine.

  • Comment des hommes deviennent des militants féministes ? Dépassant l'apparent paradoxe de la question, ce livre y répond en développant une sociologie historique et politique de cet engagement statistiquement minoritaire et socialement improbable. À partir d'entretiens biographiques avec des militants et de sources d'archives diversifiées, il analyse ainsi les contextes historiques et militants et les trajectoires sociales qui ont rendu possibles ces engagements féministes en France, depuis les débuts de la Troisième République jusqu'à la période contemporaine.

  • Cet ouvrage étudie la participation des féministes belges, françaises et suisses de la « première vague » au débat public sur la régulation de la prostitution. Au-delà de l'histoire des mouvements proprement dits, l'analyse des sources internes des associations et des personnalités féministes dévoile un champ historique peu exploré, celui des conceptions militantes des sexualités et de leur contrôle social.

    Avec le soutien de l'université d'Angers et avec le concours de la Fondation universitaire de Belgique.

  • La revue Seitô (septembre 1911-février 1916) fut la première revue littéraire créée uniquement par les femmes, pour les femmes. Sous l'impulsion de Hiratsuka Raichô (1886-1971), puis d'Itô Noe (1893-1923), elle devint l'emblème des femmes nouvelles, rebelles à l'injonction de devenir de « bonnes épouses et mères avisées (ryôsai kenbo) ». Ce livre fait vivre ces temps de polémiques, qui nous saisissent tant par la fraîcheur de leur ton que par l'actualité de leurs propos.

    Avec le soutien du centre de recherche sur les Civilisations de l'Asie orientale, UMR 8155 du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ; de la Fondation pour l'étude de la langue et de la civilisation japonaise ; de Populations japonaises-Centre d'études japonaise/Inalco.

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