Omnibus

  • Avec ses grands yeux innocents derrière ses lunettes, son sourire niais et son bavardage incohérent, Albert Campion n'impressionne pas, et il apparaît même comme un crétin. Et pourtant... Sous cette dégaine d'idiot, il dissimule des trésors d'ingéniosité et de courage.
    Un crime est commis au cours d'un week-end dans le manoir de Black Dudley : le vieux et lubrique colonel Coombe est terrassé par ce qui semble une crise cardiaque. Le jeune Albert Campion enquête et met au jour une étonnante conspiration.
    Dans la grande tradition du roman à énigme anglais, Crime à Black Dudley offre cependant une intrigue pleine d'action et de rebondissements que domine la personnalité pleine de charme et d'humour du mystérieux Campion, le héros fétiche de l'auteur.

  • Surcouf

    Dominique Le Brun

    Pour qualifier Surcouf, les superlatifs manquent : il fut le plus brave, le plus audacieux, le plus insouciant, le plus intelligent... et le plus heureux de tous les corsaires ! Entre 1794 et 1814, ce Malouin mit son talent et son ahurissante témérité au service de la République, puis de l'Empereur... pour son plus grand profit : plus de 50 navires attaqués, 500 millions de livres de prise et le commerce anglais durablement désorganisé. Le nom de Surcouf est devenu e 1800 synonyme de "croquemitaine" dans les familles de Portsmouth et de Douvres.
    Personnage historique, Surcouf est aussi et surtout un mythe. Celui d'une ville, Saint-Malo; celui d'une région, la Bretagne, mais aussi de la France révolutionnaire en lutte contre l'Angleterre. Un mythe qu'il est bien agréable d'entretenir tant le récit de ses aventures est joyeux.

  • Un bout de rocher battu par les tempêtes, aux confins du Pacifique Sud ; une terre sans arbres, dont les habitants vivent à demi nus tapis dans des huttes de roseaux au ras du sol ; un monde étrange où les pentes des volcans sont hérissées de statues géantes dont personne ne peut dire l'origine ni la signification... Ainsi apparut l'île de Pâques aux découvreurs européens qui s'y succédèrent. Ainsi, dans le même temps, apparut l'énigme qu'elle posait - ou plutôt les énigmes car il faut ajouter à la présence des statues celle des caractères rongo-rongo, sorte d'écriture que les Pascuans ne savaient pas lire.
    Des réponses ont été apportées. On sait maintenant qui a construit les statues et comment. Mais la plus grande énigme demeure : celle de la disparition d'une civilisation complexe selon un scénario qui pourrait être celui de la disparition de l'espèce humaine à l'échelle de la planète.
    Réunis pour la première fois, les témoignages des voyageurs, archéologues et anthropologues livrent aux amateurs de sciences - naturelles et surnaturelles - les éléments factuels qui leur permettront d'envisager dans toute son ampleur le problème posé et ses prolongements écologiques.

  • Le père Brown est un des personnages les plus célèbres - et le plus déroutant - de la fiction policière. Ce prêtre catholique d'une petite paroisse de l'Essex, petit et rondouillard, avenant, n'a rien d'extraordinaire ; il semble même tout à fait insignifiant, voire ahuri, avec son regard de myope et son grand parapluie qui l'embarrasse.
    Le fait est que cette apparence médiocre dissimule un cerveau exceptionnel aux méthodes géniales. Les faits et les indices l'intéressent peu : il se laisse guider par l'atmosphère et ses intuitions. Il se glisse dans l'esprit du malfaiteur et résoud de l'intérieur des énigmes a priori insolubles. En prenant le contrepied des méthodes d'investigation classiques, il agit à rebours du sens commun. Les observateurs (dont le lecteur) ne comprennent rien à son comportement, ni à son discours, à mille lieues semble-t-il de l'enquête en cours : ses agissements sont à première vue incohérents, ses propos décousus, ses digressions insensées . Et pourtant... La logique déconcertante de ce détective particulier éclate une fois l'intrigue dénouée.
    Il considère le crime comme une oeuvre d'art et le criminel comme une âme égarée qu'il faut comprendre et sauver. C'est donc un philosophe que dépeint Chesterton, mais un philosophe décalé, maniant l'humour et le paradoxe. En un mot : un poète.

  • On croisera une grenouille de compétition, une montre hystérique, un fantôme maladroit et encombrant, une dinde facétieuse, une foule de personnages pittoresques, de situations absurdes nées de l'imagination excentrique de l'auteur, qui prouve, avec ce choix de vingt-deux nouvelles, qu'il est un humoriste d'une étonnante modernité.

  • Jeune retraité de la police, l'ex-inspecteur Richard Queen s'ennuie. Sa rencontre avec une jeune nurse bouleversée par la mort d'un bébé dont elle avait la garde l'amène à reprendre du service. Accident ? Il flaire du louche. Une intuition géniale de son fils Ellery va lancer l'enquête...

  • On a souvent taxé Sherlock Holmes de misogynie ; et pourtant, les figures féminines abondent dans ses aventures, dont Irene Adler - "LA femme" -, héroïne de la première des 56 nouvelles de ses aventures, "Un scandale en Bohême". Ces neuf nouvelles ont chacune une femme comme personnage central, qu'elle soit victime ou objet de l'enquête du génial détective.
    La traduction d'Eric Wittersheim rend grâce au style fluide de Conan Doyle.

    Contient : 'Un scandale en Bohême', 'Une affaire d'identité', 'La bande tachetée', 'La cycliste solitaire', 'Charles Augustus Milverton', 'Le manoir de l'abbaye', 'La disparition de Lady Frances Fairfax', 'La pensionnaire voilée', 'La boîte en carton' ;

  • On le sait peu, sir Arthur Conan Doyle avait commencé sa carrière comme médecin à bord d'un navire baleinier puis d'un cargo mixte le long des côtes d'Afrique. Il n'oublia jamais ces aventures vécues côte à côte avec de simples matelots et des capitaines téméraires. Il en a tiré douze récits réunis en deux recueils - Contes de pirates et Contes de la haute mer. Ils étaient restés peu connus surtout en raison de leur traduction en français, dépassée et peu respectueuse de l'univers marin. Cette nouvelle traduction, à la fois moderne et maritimement irréprochable, restitue ce qu'on aime le mieux en Conan Doyle : son art de suggérer une atmosphère terrifiante en quelques phrases, de nouer une énigme apparemment inextricable, de la dénouer avec une logique qui laisse admiratif. On découvre alors que la mer offre le plus inquiétant des décors, le bateau le plus angoissant des huis-clos, et le monde des pirates les plus fascinants des meurtriers.

  • La Mariée rouge suivi de 6 nouvelles : 'Le disparu de Men-Diaoul', 'Une trop fine mouche', 'Abus de phosphore', 'Interrogation écrite', 'Stang fall', 'L'argent de la quête'.
    Un couple de jeunes, dans une cavale nihiliste et suicidaire, croise le chemin d'un trio de ferrailleurs, d'un commando d'autodéfense et d'une noce, dans le fin fond de la campagne bretonne ; une épopée tragique et ultraviolente qui se termine dans le sang, servie par la prose grinçante d'Hervé Jaouen. Ce roman fit grand bruit lors de sa parution en 1979, en pleine vogue du néo-polar français lancé par A.D.G., Jean-Patrick Manchette et Jean Vautrin, entre autres, et qui se caractérisait par le soin apporté à l'écriture.
    Ce roman, qui bénéficie d'un avant-propos de l'auteur et de deux préfaces signées Pierre Magnan et Jean-Baptiste Baronian, est suivi par six nouvelles choisies par l'auteur, pas toutes policières mais noires, aujourd'hui introuvables.

  • " Il y a ceux qui l'adorent et ceux qui ne le connaissent pas", a dit de Wodehouse un critique. Les huit nouvelles de ce recueil sont la meilleure introduction qui soit à l'oeuvre de ce géant de l'humour et de ses deux personnages emblématiques : le jeune et futile Bertram Wooster, qui a l'art de se plonger dans des situations délicates, et son majordome, le génial Jeeves, qui l'en sort.
    Tout le charme de l'humour britannique et de l'Angleterre éternelle de l'entre-deux-guerres.

  • Plus que Les Sept Piliers de la sagesse (1922), l'oeuvre la plus connue de T. E. Lawrence, c'est ce texte, Révolte dans le désert, qui a servi de scénario au film culte de David Lean, Lawrence d'Arabie. Sans les développements philosophiques qui rendent parfois difficile la lecture des Sept piliers, ce récit autobiographique publié en 1922 privilégiait les actes, les rencontres, la souffrance et l'exaltation... De page en page, l'auteur raconte comment, d'agent au Service des renseignements militaires britannique, il est devenu "Lawrence d'Arabie" : en parlant leur langue aux émirs bédouins, en réussissant la traversée du désert du Nefoud, en attaquant Akaba aux côtés les tribus arabes unifiées, en harcelant des troupes ottomanes jusqu'à la conquête de Damas et la tragique déception : les diplomates refusaient de tenir les promesses que lui, "Aurens", avait fait à ses camarades de combat. Ecrits dans une langue magnifique où courent le vent de l'épopée et la tristesse d'un guerrier désenchanté, ces souvenirs forment un roman vrai incomparable.

  • Pierre, Louis, René, Guillaume... ils n'étaient pas des pêcheurs comme les autres. Ils n'avaient aps quinze ans quand ils se sont embarqués, et ont labouré vingt années durant les eaux glacées qui vont de l'Islande à Terre-Neuve. Ils racontent l'excitation du poisson qui mord et l'orgueil du retour les cales pleines, mais aussi, surtout, les mers démontées, les tempêtes de neige, la mort tapie dans la brume. On les appelait les "bagnards de l'océan" ou les "galériens des brumes" . Pourtant leurs souvenirs laissent une large place à la gaieté, à l'émotion, et même à la nostalgie. On comprend pourquoi, à écouter leurs voix d'hommes simples et dignes. D'anecdotes en portraits, ils décrivent une aventure comme il n'en existera plus jamais.

  • « Laura est un chef-d'oeuvre du roman policier psychologique, c'est-à-dire un roman qui privilégie le mystère de l'être plutôt que l'intrigue ou les rebondissements » dit François Guérif.
    Laura est découverte assassinée chez elle d'un coup de feu en plein visage ; pendant la moitié du livre, le policier McPherson enquête vainement, jusqu'à l'obsession, fasciné par le portrait de la victime sur un tableau qui orne le mur de l'appartement. Un beau soir, la porte s'ouvre, et Laura en personne apparaît : en vacances à la campagne, elle ignore tout de l'affaire, et c'est une amie à elle, qu'elle hébergeait, qui a été tuée.

  • Les trésors de la flibuste : ils sont encore là, oubliés ou broyés par les séismes, au fond des eaux, dans les grottes de l'île de la Tortue, dans les montagnesd'Haïti. Mais le plus grand de tous demeure dans le souvenir d'une épopée nihiliste, exaltante et terrible.
    La disparition de La Pérouse : sur les récifs d'une petite île de Mélanésie gisent deux épaves écrasées par un ouragan un sinistre jour de 1788. Pourront-elle jamais révéler quel fut le destin de M. de La Pérouse et de ses équipages ?
    Le drame du Bounty : pour rester dans le paradis qu'ils croyaient avoir découvert, ils commirent l'irréparable. Ils ont payé très cher leur rêve, mais peut-être en valait-il la peine ?

  • Il existe un proverbe pour chaque situation de la vie quotidienne, une petite phrase musicale venue du fond de nos traditions tout exprès pour nous aider. Toujours vif, toujours simple, drôle et sage à la fois, il nous a été légué par nos grands-parents. Pour que l'héritage ne se perde pas, il suffit de le citer au bon moment.
    "Ce que l'oeil ne voit, le coeur n'y songe pas." Proverbe belge

  • Les Veufs Noirs, ce sont six hommes (ni veufs ni forcément célibataires) qui se réunissent pour manger, boire... et résoudre les énigmes que vient leur présenter leur invité. En marge de son immense oeuvre de S-F, Isaac Asimov lorgne du côté d'Hercule Poirot et de ses petites cellules grises pour ciseler ces bijoux d'astuce et d'humour.

  • Aucun roman d'aventure, aucun film à grand spectacle ne peut égaler les carnets de voyage de ces explorateurs. Bruce, Burton, Speke, Baker, Alexine Tinne, Livingstone, Stanley... tous avaient quelque chose des chevaliers de la quête du Graal. Voici leurs plus belles pages. Elles racontent la traversée des savanes écrasées de soleil, le bivouac autour d'un feu, la rencontre avec les chefs africains et les chasseurs d'esclaves, les rivières en crue et les murailles de terre, les échos de la brousse, les vagues immenses des troupeaux de gnous... On comprend, à les lire, que la recherche des sources du Nil reste l'archétype de l'aventure contemporaine.

  • Un chauffard tue un jeune garçon avant de prendre la fuite. Désespéré, le père entreprend la traque du meurtrier. A force d'obstination, et aidé par le destin, il est mis sur la piste de Paul, un être odieux, vulgaire, haï de tous, véritable tyran domestique envers sa femme et son fils. Il parvient à entrer dans l'intimité de cette famille, bien décidé à se venger et tuer l'assassin de son fils. Il profite pour cela d'une sortie en bateau, mais tout ne se déroule pas comme prévu...
    Paru en 1938, ce roman à énigme ambitieux, sombre et intense, a été adapté au cinéma par Claude Chabrol en 1969 avec Michel Duchaussoy dans le rôle du père et un Jean Yanne parfait en individu abject.

  • 'L'éléphant vert', 'Flic maison', 'Au fer à cheval d'or', 'Qui a tué Bob Teal ?', 'Piège à filles', 'Le velu', 'Le complice' Ces sept nouvelles, publiées dans Black Mask entre 1923 et 1926, montrent la diversité du talent de Dashiell Hammett, le génial créateur du roman noir américain et de la figure du détective privé.

  • « Si je ne suis pas un trop mauvais policier, c'est parce qu'en règle générale je sais rapidement établir des contacts avec les gens. Je leur parle librement et je leur donne la tentation de me parler à coeur ouvert. Alors je peux les flairer, les tâter, les goûter, et je sens que je commence à les comprendre. » Ainsi se décrit l'inspecteur-chef Piet Van der Valk du service des Recherches criminelles de la police d'Amsterdam. Patient, voire têtu, curieux et obstiné, il s'intéresse plus aux personnes qu'aux faits, montre de la compassion pour les victimes autant que pour les coupables ; pour son approche humaniste de ses enquêtes, pour l'empathie dont il fait preuve, l'inspecteur Van der Valk a souvent été comparé au commissaire Maigret, un Maigret des brumes flamandes, des canaux d'Amsterdam et des marécages du plat pays.
    Dans ce roman, Van der Valk est confronté à une affaire de chantage doublée d'un meurtre qui le voit mener son enquête auprès d'un médecin psychanalyste avec lequel il va jouer au chat et à la souris.

  • De abracadabrantesque à zlataner, cet abécédaire raconte les mots que l'on entend (presque) tous les jours et qui ne figurent pourtant dans aucun dictionnaire. Il éclaire, avec humour et érudition, le citoyen désemparé face aux modes vocabulistiques, qui vérifiera en s'amusant que la langue est une matière vivante qui s'invente chaque jour.
    Cette nouvelle édition remastérisée voit disparaître des mots qui depuis 2013 ont intégré les dictionnaires officiels quand d'autres surgissent qui n'existent pas (encore) et que l'on entend déjà (presque) tous les jours.

  • "Ici Londres, les Français parlent aux Français..." Le 30 octobre 1943, une voix familière fait son apparition sur les ondes de la BBC : Pierre Dac, après bien des vicissitudes, venait enfin de rallier l'Angleterre et la France libre. Au micro de Radio Londres et dans les pages de l'hebdomadaire France, il allait fustiger, en textes et en chansons, l'occupant nazi et les collaborateurs. Quand la gravité n'empêche pas l'humour.

  • Amphigourique, borborygme, cacochyme, kafkaïen, picaresque, surréaliste...
    Chacun s'approprie les mots à sa façon. Mais les emploie-t-on à bon escient ? Voici 320 termes éloignés de leur sens originel par l'usage, mal interprétés ou indûment employés. Tristan Savin a retrouvé leur étymologie pour explorer les causes de ces glissements sémantiques, et le lecteur connaîtra enfin le sens réel de mots que leur succès a détourné de leur signification première. Sait-on qu'un sbire, aujourd'hui "homme de main", est un mot d'argot attribué à Rabelais qui signifiait "policier" ?

  • L'obelisque de la Concorde a disparu, remplacé par une imitation en staff... Pareil pour le Lion de Belfort, les grilles de la place Stanislas à Nancy... Qui a volé ces monuments que le monde entier nous envie ? Cet ignoble forfait serait-il...
    SIGNÉ FURAX ?
    Les détectives Black and White et leurs amis mènent l'enquête, qui les conduira sur la piste du Goudgouz, le Boudin sacré qu'adore l'étrange secte des Babus...

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