Entreprise, économie & droit

  • Demain, aurons-nous à faire face à de grandes structures collaboratives, propriétaires de nos données, ou nous en émanciperons-nous en exploitant différemment la sphère des idées, dont la vague numérique redessine les énormes potentialités ?
    La coopération est un besoin structurant de nos sociétés et pourtant celles-ci en manquent. Si nous souhaitons oeuvrer à l'idée d'une société durable, nous devrons installer la coopération au même niveau que la concurrence au sein de nos sociétés.
    Un objectif qui nécessite du pragmatisme conduisant à des cadres légaux, des institutions à même d'encourager la capacité à faire ensemble. L'innovation technologique (technologies décentralisées) a besoin de l'étayage de progrès sociétaux .

  • Le marché est plus que jamais une réalité incontournable, qui pèse sur notre organisation sociale et sur notre vie quotidienne. Est-ce à dire que le marché, à lui seul, fournit les clés de l'avenir ? Pour répondre à cette question qui, le plus souvent, suscite des réactions aussi partielles que partiales, Roger Guesnerie tient la gageure de dresser un panorama objectif et éclairant des économies de marché. Son regard se porte sur leur construction au fil de l'histoire, sur les débats intellectuels et les polémiques politiques que leur fonctionnement a suscités. Il examine ensuite quelques-uns des défis auxquels les économies de marché sont confrontées au XXIe siècle. Ainsi regard rétrospectif et regard prospectif se complètent-ils pour servir le débat public. Une troisième partie commente les grands problèmes contemporains des économies de marché : la mondialisation, le développement durable et le rôle de l'État.

  • Depuis la Grande Dépression de 1929, les crises se succèdent... à tel point qu'on peut avoir l'impression que l'économie doit, à certains moments « en passer par là » pour rebondir ensuite. Et si ce n'était qu'une impression ? Et s'il était possible d'éviter ces « montagnes russes » économiques ? Démontant de façon éclairante les mécanismes à l'oeuvre dans des crises emblématiques comme celle de la Grande Dépression de 1929 ou celle, plus récente, des « subprimes », Francis Biesmans montre que les solutions existent, et qu'il faut « juste » un vrai courage politique pour les mettre en oeuvre. À ce titre, des citoyens éclairés peuvent aider à faire bouger les choses.

  • Annonçant la création du Centre de l'économie et de la monnaie, la Cité des sciences et la Banque de France se sont associées pour créer une exposition (ouverture le 26 mars 2013) sous le titre :
    « L'Économie, Krach, Boom, mue ? » L'ouvrage, publié en coédition avec Universcience, est construit autour de douze « fresques » reprenant de manière visuelle et synthétique quelques-uns des grands thèmes de l'économie. Sous forme de dépliants, elles ouvrent six chapitres constitués de dialogues organisés entre des enseignants du secondaire, des élèves de seconde et six experts choisis parmi les membres du conseil scientifique de l'exposition.
    Six chapitres - Les acteurs, le marché et l'État ; Le marché, la règle et la régulation : La croissance ; Le travail et l'entreprise ; L'échange et la globalisation -, qui tenteront d'expliquer les grandes notions d'économie de façon très pédagogique.

  • Sortir de la dictature des marchés financiers ? Créer un secteur économique dynamique et équitable ?
    Malgré les discours pessimistes ambiants, changer la société reste possible, à condition de rassembler et développer tout un pan négligé de notre société : l'économie du bien commun.
    De quoi s'agit-il ? D'un secteur qui n'a encore que peu conscience de lui-même et auxquels nous ne prêtons pas assez attention. Sous le nom d'économie du bien commun, les auteurs désignent des domaines variés, de la culture (musées) à l'éducation (écoles privées sous contrat) en passant par la santé (cliniques privées à but non lucratif), l'environnement, le social ou les services à la personne (associations, ONG, coopératives, entreprises sociales.). Ce secteur, sous-développé en France pour des raisons historiques, juridiques et politiques, rassemble donc les organismes qui ont pour but l'intérêt général et non la recherche de profits.
    En s'appuyant sur des exemples concrets, souvent inspirés de leur propre expérience, tant dans l'Hexagone qu'à l'étranger, les auteurs proposent la vision d'une société où l'équilibre entre État, entreprises privées et organismes à but non lucratif est repensé pour le mieux-être de tous. Ils donnent des pistes d'actions tant institutionnelles que juridiques et appellent à construire ensemble, dès aujourd'hui, une société plus équitable et plus heureuse.

  • Et si l'approche économique du réchauffement climatique était la plus efficace pour convaincre les climato-sceptiques de l'urgence d'agir ? Dans ce petit livre limpide, deux grands économistes répondent d'abord à ces questions toutes simples : Combien cela nous coûte et coûtera si nous ne faisons rien ? Combien cela nous coûterait-il d'agir différemment ? Au fil de leur conversation, ils démontrent (et leur démonstration est d'autant plus claire qu'ils ne sont pas toujours d'accord !) que le bon sens comme le calcul économique suggèrent d'agir contre le réchauffement climatique, massivement, dès aujourd'hui.
    Ils passent ensuite en revue et confrontent leurs points de vue sur tous les sujets délicats de la politique économique climatique (taxe carbone, ajustement aux frontières...) et sur les conditions de succès de la négociation internationale. Ils soulignent enfin que les politiques climatiques, outre leur effet direct sur les émissions, permettraient de corriger l'insuffisante capacité du marché à produire des innovations majeures, aujourd'hui de toute façon nécessaires. Elles stimuleront une nouvelle révolution industrielle, suscitant créativité et ouvrant la porte à une nouvelle croissance sobre en carbone. C'est là un des arguments en faveur de l'action climatique et non des moindres que le livre développe.

  • Un retour passionnant sur l'histoire économique et financière du monde depuis 1980, dont le point d'orgue est la crise financière de 2008 ; une exploration des lignes de faille qui commandent les mouvements de surface du système économique mondial ; une réflexion sans concessions sur les choix à prendre pour éviter des crises futures.

  • Reprises par les médias. Mais qu'en est-il vraiment ? L'analyse des chiffres réserve souvent des surprises. C'est le point de départ de ce livre.
    Bernard Salanié fait le pari d'expliquer, de façon très claire, les mécanismes de l'économie de marché (l'offre et la demande, le rôle des prix et du profit, les marchés boursiers) en les illustrant par des exemples concrets.
    S'adressant à tout lecteur, même s'il n'a aucune connaissance préalable, ce livre l'aidera à former son propre jugement sur les principaux débats de politique économique, un enjeu essentiel dans une société où ceux-ci constituent une part très importante du débat démocratique. Ainsi, le libre-échange et la mondialisation, la Politique Agricole Commune, le chômage, la redistribution ou la lutte contre la pollution n'auront plus de secrets pour lui !

  • Contrairement aux États-Unis ou en Angleterre où, depuis la crise des subprimes, l'éducation financière est devenue une priorité, en France, c'est le vide intersidéral.
    Et pourtant, les avantages d'une meilleure éducation financière seraient perceptibles tant au niveau individuel qu'à celui de la société tout entière.
    D'un point de vue collectif, cela permettrait d'éviter les bulles immobilières; de mieux financer les entreprises, de réduire la dette de l'Etat. D'un point de vue individuel, d'éviter le surendettement (véritable drame national), d'aider à construire une retraite correcte, d'éviter la vie à découvert et les taux élevés et, enfin, de construire une relation critique vis à vis de son banquier.
    Qu'attendons-nous?

  • Pour Raghuram Rajan, la crise financière, débutée en 2007 et que nous subissons encore, n'est pas qu'une crise de plus, dont l'épicentre serait l'immobilier et les flux de capitaux étrangers.
    Les racines de cette crise dévastatrice sont plus profondes, plus larges, et à chercher dans des traditions culturelles et politiques solidement ancrées.
    De fait, ce n'est pas l'économie qui est responsable des lignes de faille les plus profondes, mais la politique. Aussi, après nous avoir aidés à comprendre pourquoi cela avait mal tourné, Rajan définit-il les choix politiques difficiles qu'il faudra prendre pour s'attaquer aux vraies causes de cette crise, et éviter l'avènement de crises futures.
    Une grande partie de ce travail est donc à effectuer en dehors du secteur financier : Comment les grands pays à travers le monde peuvent-ils se sevrer de leur dépendance aux exportations ?
    Comment peuvent-ils développer leur secteur financier afin de répartir efficacement ressources et risques ? Comment les États-Unis peuvent-ils réformer leur système financier pour éviter de ravager une fois de plus l'économie mondiale ?.
    Il est certes plus facile de crier haro sur des « vilains » (banquiers avides, régulateurs complaisants) que de nous remettre collectivement en question. C'est pourtant ce que nous devons faire : en comprenant les causes cachées de la crise et leurs liens avec nos façons de vivre, nous (dirigeants américains, gouvernements étrangers, économistes, mais aussi citoyens du monde) éviterons qu'elle se reproduise.

  • Relocalisons ! Nouv.

    Relocaliser ? Depuis le choc de la crise sanitaire, tout le monde en parle. Au centre de cette dynamique : la transition énergétique, qui rend urgent de favoriser une production à proximité des consommateurs pour décarboner des produits venus de l'autre bout du monde. Développement des territoires, création d'emplois, innovations, compétitivité...
    Nous avons beaucoup à gagner à relocaliser. (Mais peut-être faudrait-il déjà ne pas délocaliser, surtout dans les secteurs considérés comme stratégiques...) Dans cet essai, El Mouhoub Mouhoud, le premier économiste en France à avoir mis en évidence et prédit le phénomène des relocalisations, fournit des clés à hauteur des acteurs économiques et des citoyens. Quels fondements théoriques aux relocalisations ? Dans le cadre de quelle politique publique rationnelle pourrait s'opérer la reconquête des avantages comparatifs dans les secteurs stratégiques de l'économie ? L'industrie est au coeur du problème, mais pas seulement, les services également, concernés au premier chef par la pollution numérique.
    À la clé : 10 propositions concrètes pour favoriser les relocalisations pérennes en France, et plus largement en Europe.

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