Arts et spectacles

  • « Dès le début de sa longue histoire, l'homme se présente comme un élément de la nature. À l'instar de certains oiseaux ou de certains crabes, il entreprend aussitôt la longue collecte d'un bric-à-brac de productions naturelles aux formes bizarres et colorées. Par le choix qu'il en fait, il proclame ces objets «oeuvres d'art» et rêve d'en être l'auteur ».
    Collectionneur dès ses premiers temps, l'homme deviendra ensuite créateur. C'est là une étape spirituelle inédite, spectaculaire : ce comportement d'artiste constitue l'un des caractères sélectifs favorables à l'évolution de l'espèce humaine. Dès son origine, l'homme est, dans tous les sens du terme, un Homo aestheticus. Son histoire se confond avec celle de l'art, que nous raconte ici Michel Lorblanchet, en suivant pas à pas les traces laissées par nos premiers ancêtres...

  • Chaque dimanche soir, les auditeurs de France info savourent le bonheur de reprendre goût à l'actualité. Chaque dimanche soir, pendant sept précieuses minutes, un penseur donne sens à quelques événements qui façonnent notre monde. Chaque dimanche soir, relancé par Michel Polacco, Michel Serres nous révèle le coeur palpitant de l'information.
    Dans ces 120 chroniques, le pittoresque n'exclue en rien la profondeur, l'humanisme fait la part belle à l'humour, l'émerveillement fait écho à la gravité. Que les deux compères s'intéressent aux ventes d'armes ou au rugby, reviennent sur la décroissance ou la corruption, discutent du mensonge ou des émotions, de la compétition ou du bégaiement. chaque sujet, éclairé de culture, met en lumière l'extraordinaire richesse de notre quotidien, en un joyeux pied de nez à la pensée unique.

  • Pour célébrer la plus belle des histoires, celle de l'évolution du vivant, Pascal Picq et Michel Hallet-Eghayan ont imaginé une trilogie scientifique et dansée autour des origines et de l'avenir de l'homme, intitulée « Arborescence », en hommage à Michel Serres. Il s'agit de conférences dansées qui mettent en scène le paléoanthropologue au milieu des danseurs et mêlent tous les arts. Ce livre est le livre (texte et des photos) des spectacles. Il sera co-distribué par le Sceren/CRDP de Grenoble.
    « D'où vient autant de légèreté, de beauté, de grâce. On a cru que cela ne pouvait descendre que du ciel. Il nous a fallu du temps, beaucoup de temps, pour comprendre que nous sommes des enfants de la Terre, pour retrouver les fragments épars du plus grand récit: l'évolution. [.] Saisir l'esprit au travers du corps, c'est remettre l'homme sur ses pieds et danser avec le temps. Si nous voulons que la solitude d'Homo sapiens ne devienne pas une tragédie, mais une comédie amoureuse de la vie, dansons avec l'évolution ! »

  • Le 21 juillet 1969, Aldrin et Armstrong posent le pied sur la Lune. Deux hommes et un module. Et un troisième, Collins, resté lui dans le module de commande. On avait des images de la Lune, voici aujourd'hui le texte brut, le dialogue des trois astronautes américains. Pour la première fois, la transcription intégrale, rigoureusement exacte au grésillement près, des paroles échangées entre ces pionniers lunaires est traduite en français. Leur conversation est composée de répliques brèves, techniques, la bonne réussite de l'opération prime. Chaque moment de leur dialogue est mis en correspondance avec l'image qui immortalise les instants de la conquête de l'espace.
    La descente du module lunaire, l'exploration de la surface, des plans divers depuis la salle de contrôle de Houston ou des plans de l'intérieur du vaisseau, ce livre aux nombreuses photographies exceptionnelles puisées dans les archives de la NASA fait revivre l'intensité de des minutes heureuses de la mission Apollo 11.
    Un vrai reportage illustré, agrémenté d'explications qui permettent de voir en direct comment les astronautes ont progressé sur Lune deux heures durant.

  • De même qu'il y a différentes façons de regarder le monde, il y a différentes façons de " lire " une icône et de l'interpréter.
    Les " lectures d'icônes " posées ici ont pour but non seulement de nous faire mieux connaître les traditions dans lesquelles elles furent conçues, mais aussi de nous initier à la pratique visionnaire qui les a inspirées, de nous permettre d'intégrer, dans le tissu de notre existence, les éléments dont elles sont composées : les couleurs et les formes qui les structurent, la présence discrète et forte dont elles sont l'évocation efficace.
    L'icône est une école du regard, en cela elle s'oppose à l'idole. l'idole arrête le regard qui ne peut aller au-delà de la représentation qu'elle propose. l'icône, par contre, n'enferme pas dans le visible, mais ouvre les yeux à l'invisible. l'idole rend aveugle, l'icône rend voyant. l'icône nous fait entrer dans un monde qui n'est ni celui de la matière, ni celui de l'esprit, mais un composé sans mélange de ces deux dimensions du réel.
    Elle ne décrit pas une histoire (celle des différents moments de la vie du christ et des saints), elle n'est pas un tableau à thème religieux, elle est une vision du monde transfiguré. l'icône est un ange ! plus qu'un message, elle est un messager. les icônes présentées ici le sont pour la première fois ; elles appartiennent à une collection privée. d'origine russe, elles ont été peintes entre le xive et le xixe siècle.
    Pour assurer à ce livre son caractère d'ouvrage de référence, nous y avons ajouté quelques icônes plus connues, ainsi que des références à l'art occidental.


  • l'art naît en même temps que l'homme.
    au travers de l'art rupestre, l'homme ose se placer au coeur de l'édifice universel, offrant des images liées à l'émergence des premières cosmogonies, des premiers systèmes de croyances. ces créations marquent une étape spirituelle issue des capacités à établir un rapport bénéfique et positif avec son environnement, à humaniser la nature ; son comportement d'artiste constitue l'un des caractères sélectifs favorables à l'évolution de l'espèce humaine.
    dès son origine, l'homme est, dans tous les sens du terme, un " homo aestheticus ".

  • " je n'ai jamais rêvé que de ponts, écrit que d'eux, pensé que sur ou sous eux ; je n'ai jamais aimé qu'eux.
    ce livre sur les ponts finit comme le livre de tous mes livres. " michel serres. ce livre est un hommage très personnel aux ponts de toutes natures, aussi bien matériels qu'immatériels, qui relient les hommes les uns aux autres. un superbe cri d'amour, tant par la richesse kaléidoscopique du propos que par la beauté des images qui l'épousent. tantôt amoureux transi, tantôt amant passionné, michel serres déclare sa flamme aux ponts et nous entraîne sur leurs tabliers, qu'ils soient de chair ou de métal, de pierre ou de paroles.
    une ode virevoltante, profonde et aérienne, qui nous émerveille autant qu'elle nous enrichit.

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