Le Pommier

  • XX, XY, comment devient-on un homme ou une femme? Qui gouverne la construction de notre identité sexuelle? Nos gènes? Nos hormones? La société? La famille ? ... Simone de Beauvoir avait-elle raison lorsqu'elle écrivait «On ne naît pas femme on le devient»? Sauf accident, tout individu obéit aux lois de la génétique et de la physiologie qui créent dans notre espèce des mâles et des femelles. Mais au-delà, le regard de nos parents, de la société toute entière, nous façonne dans notre intimité. Et si la différence des sexes structure la pensée humaine, peut-on changer les rapports du masculin et du féminin ? Que disent désormais les sciences sociales, humaines et les sciences du vivant de cette construction?

  • Depuis les années 1970, la molécule d'ADN était considérée comme l'unique support de l'hérédité, ce qui a permis une immense quantité d'observations et a conduit - par exemple - au décryptage de divers génomes. Mais ce cadre conceptuel est peut-être devenu trop étroit...
    Plusieurs phénomènes ont révélé que l'expression ou le silence d'un gène se transmettait de génération en génération non pas uniquement grâce à la fameuse double hélice, mais également par le biais d'autres mécanismes qui, eux, ne dépendent pas des gènes. Cette nouvelle hérédité est qualifiée d'« épigénétique », du grec ancien épí, « au-dessus de », et de génétique.
    Or, depuis que les chercheurs étudient les mécanismes moléculaires qui modulent l'expression du patrimoine génétique en fonction du contexte, ils vont de surprise en surprise. Certains vont même jusqu'à parler d'une véritable révolution...

  • Quel est le point commun entre les lions, les fourmis et les ouistitis ? Chacune de ces espèces vit en société. Communication, coopération, répartition des tâches, mais aussi conflits sociaux ou familiaux, la vie sociale des animaux est régie par des comportements complexes et très variés selon les espèces.
    Bienvenue en éthologie, la science sociale du vivant qui permet de comprendre pourquoi les paons et les éléphants de mer sont polygynes, les ouistitis et les jacanas prédisposés à la polyandrie et les loups et les flamants roses strictement monogames...
    Et bien d'autres choses encore !

  • Des premières tentatives de classification à la théorie de l'évolution, l'idée émerge d'une classification naturelle qui serait le résultat de l'histoire des organismes vivants sur Terre.
    Mais comment construire l'histoire du vivant? L'émergence de nouveaux outils conceptuels dès les années 1960 et les avancées de la biologie moléculaire ont été à l'origine d'une véritable révolution. Cet ouvrage retrace cette passionnante histoire qui nous mène des premières tentatives de classification des espèces aux résultats les plus novateurs de ces dernières années en phylogénie moléculaire.

  • Depuis maintenant des milliers d'années, nous collectons de l'information (recensements...) et utilisons des algorithmes (en cuisine, notamment !). Mais récemment, la récolte a littéralement explosé : les technologies numériques nous permettent de créer, de stocker et de transformer l'information. Ordinateurs personnels, professionnels, objets connectés, réseaux sociaux... Chacun de nous contribue activement, et quotidiennement, à façonner un nouveau continent : la terra data. Faut-il uniquement en avoir peur ? Quels sont les risques ?
    Point de fatalisme ! Cet ouvrage nous invite à agir pour une utilisation des données plus responsable et humaniste : le numérique n'est pas réservé aux experts, c'est un sujet de société. Utilisateurs, associations, ingénieurs, entreprises, enseignants : la mobilisation de tous est requise. Un numérique démocratique et solidaire est possible, à nous de nous en emparer !

  • « Dès le début de sa longue histoire, l'homme se présente comme un élément de la nature. À l'instar de certains oiseaux ou de certains crabes, il entreprend aussitôt la longue collecte d'un bric-à-brac de productions naturelles aux formes bizarres et colorées. Par le choix qu'il en fait, il proclame ces objets «oeuvres d'art» et rêve d'en être l'auteur ».
    Collectionneur dès ses premiers temps, l'homme deviendra ensuite créateur. C'est là une étape spirituelle inédite, spectaculaire : ce comportement d'artiste constitue l'un des caractères sélectifs favorables à l'évolution de l'espèce humaine. Dès son origine, l'homme est, dans tous les sens du terme, un Homo aestheticus. Son histoire se confond avec celle de l'art, que nous raconte ici Michel Lorblanchet, en suivant pas à pas les traces laissées par nos premiers ancêtres...

  • Astronomie, médecine, mathématiques, géographie. autant de domaines dans lesquels la civilisation arabo-musulmane apporta des contributions originales. Non seulement elle assimila les savoirs grec, indien, babylonien, égyptien qu'elle sût transmettre au temps des grandes traductions, mais elle élabora aussi une grande tradition scientifique proprement arabe, avec de grands noms comme Ibn Sînâ (Avicenne), le mathématicien et astronome al- Khwârizmi ou encore le scientifique et polygraphe Al-Bîrûnî, pour ne citer qu'eux.
    Revenir sur l'âge d'or des sciences arabes, entre les VIIIe et XIVe siècles, nous permet de mieux comprendre cet héritage mal connu et de suivre la circulation des savoirs en Méditerranée, depuis la Grèce jusqu'à l'Europe médiévale.

  • Voici un peu plus de 5 000 ans se produisait au bord des fleuves de Mésopotamie un événement majeur pour l'histoire du monde : des hommes écrivaient. Premiers dont on ait conservé des documents écrits, les Sumériens étaient sans doute loin de soupçonner que l'invention de leur nouvelle technique allait engager l'humanité dans une aventure qui, au regard des 60 000 ans écoulés depuis l'origine du langage, ne fait sans doute que commencer : l'aventure des écritures !
    Chaque culture qui en a l'usage en réinvente les graphies, se les réapproprie selon ses mythes et ses langues, mais partout, chez les Égyptiens, les Mayas, les Phéniciens, les Aztèques, comme chez les Africains ou les peuples de la Chine et de l'Inde, l'écriture naît du besoin de fixer des messages et de consigner faits et pensées de façon durable. Elle fonde l'ordre social et politique.
    Les premiers systèmes d'écriture s'attachent à dessiner le monde, ils construisent le sens à partir de signes symboliques, pictogrammes et idéogrammes. D'autres systèmes, souvent plus tardifs, notant lettres ou syllabes, se préoccupent de fixer les sons du discours : ils dessinent la parole. Tout système d'écriture représente cependant une alliance singulière entre l'image et la parole.

  • Comme l'histoire longue du vivant, celle, courte, des cultures humaines, est jalonnée de moments d'innovation, de "mutations" à la fois biologiques, sociales et cognitives, qui donnent naissance à des comportements, des savoirs et savoir-faire appelés à se transmettre : des premiers outils à l'invention de l'écriture, en passant par la domestication du feu, l'apparition du langage symbolique, les premières expressions artistiques, l'invention de l'agriculture et de l'élevage...
    Si cette dynamique apparaît chez les animaux, elle s'accélère et se multiplie avec le genre Homo. Pourquoi ? Comment ? Roland Schaer, philosophe du vivant, nous invite à revenir au fondement de notre histoire, à penser ce qui nous est propre, et d'abord la faculté qu'a l'homme d'apprendre des autres. A l'heure où l'emprise humaine sur le monde et les autres vivants s'intensifie, au point de devenir plus que problématique, cette enquête philosophique et anthropologique acquiert une nouvelle ampleur plus que nécessaire. Nos facultés et nos héritages ne nous rendent-ils pas responsables du vivant ?

  • Partons à l'assaut du continent ludique des mathématiques ! De nombreux mathématiciens, tels Fermat ou Pascal, ont mis leurs contemporains au défi de résoudre des énigmes dont ils connaissaient la solution...
    Ici, six jeux vous sont proposés - jeux du voyageur de commerce, des cavaliers, des labyrinthes, du do et du do dièse, du bonneteau ou du coloriage des cartes -, qui vous invitent à explorer six grandes questions de mathématiques contemporaines.
    Alors, qui relève le défi ?

  • Il y a plus de 3 millions d'années, des primates issus d'une grande famille empruntent un chemin évolutif qui aboutira aux hommes modernes. Au cours de ces millénaires, nos ancêtres imaginent, créent, inventent, transmettent, échangent. et inventent des outils.
    Comment les identifier ? Quand sont-ils apparus ? À quoi correspondent-ils du point de vue de l'évolution du bagage cognitif (le cerveau) et moteur (la main) de l'homme préhistorique ?
    Après bien des années de réductionnisme, qui ont conduit à une conception rigide de l'hominisation - c'est l'outil qui fait l'homme -, nous avons appris que les chimpanzés utilisent toutes sortes d'outils, dont des outils en pierre pour briser des noix. Et il semble bien que les orangs-outans en fassent de même. L'outil et la culture ne sont donc pas les attributs du seul homme.
    Toutefois, la fabrication d'outils en pierre dure participe d'une activité idéomotrice qui implique un projet, des connaissances, des savoir-faire, et une dextérité manuelle, qui reste unique à l'homme et à ses lointains ancêtres. Et pour comprendre un ensemble de pierres taillées préhistoriques, il faut savoir reconnaître toutes les étapes de la réalisation de ce projet, depuis l'acquisition des matières premières jusqu'à l'abandon de l'outil, en passant par sa fabrication, et son utilisation.

  • La mémoire permet de conserver les informations du passé. C'est en puisant dans ce stock d'informations archivées que nous pouvons agir, planifier nos comportements ou prendre des décisions. Pourtant, certaines maladies affectent les diverses facettes de la mémoire - mémoire à long terme, mémoire à court terme, etc.- et donnent lieu aujourd'hui à un intense effort de recherche à travers le monde. A contrario, des descriptions des maladies de la mémoire permettent aux chercheurs de mieux connaître sa structure et son fonctionnement « normal ». Les connaissances sur le mémoire se sont beaucoup inspirées de cas réels. C'est en racontant l'histoire de ces malades qui ont permis à la science de progresser que Francis Eustache fait le point de ce que nous savons aujourd'hui sur les mécanismes de la mémoire formée de différents systèmes en interaction. Enfin, il montre les contributions décisives de l'imagerie cérébrale à la compréhension de la mémoire et de ses maladies.

  • Ces trois dernières années, les moissons scientifiques ont été exceptionnellement fructueuses, de la découverte du boson de Higgs à celles des ondes gravitationnelles émises lors de la coalescence de deux trous noirs massifs, et aux observations du fond cosmologique par le satellite Planck. L'humanité vient alors d'atteindre un nouveau palier dans la compréhension du monde quantique et du monde de la gravitation : nos bases théoriques, expérimentales et technologiques forment un socle scientifique solide pour aller plus loin et tenter de répondre aux nouvelles questions qui surgissent suite à ces découvertes... Enquête et mise au point sur une révolution en cours.

  • Que se passe-t-il quand nous dormons ? Quand nous rêvons ? Que savons-nous du sommeil, de ses cycles, de ses troubles, de ses modifications par notre mode de vie? La structure, la durée du sommeil dans la journée ne sont pas les mêmes chez tous les animaux ni chez tous les hommes ; sa place est régie par l'horloge biologique : dormir est une histoire de rythmes.
    Le sommeil est indispensable à la vie, primordial pour être en forme, garder le moral ou maintenir un bon équilibre métabolique. Des pathologies le caractérisent pourtant : insomnies, apnées du sommeil, agitations, cauchemars, somnambulisme concernent plus de 10 % des dormeurs. Fort heureusement, la médecine du sommeil progresse et des solutions existent.

  • Le LHC, le plus grand accélérateur de particules du monde, le plus complexe instrument scientifique jamais construit, a permis la mise en évidence du ythique boson de Higgs, une particule d'un type nouveau prévue par la théorie, mais qui n'avait encore jamais pu être observée.
    Quelles en sont les conséquences ? La théorie doit-elle être révisée ?
    Cet événement spectaculaire devra permettre de répondre à des questions cruciales que se posent les physiciens concernant les lois qui régissent la structure de la matière et les interactions fondamentales entre particules élémentaires (quarks et leptons).

  • Engagée il y a plus de 10 000 ans au Proche-Orient, la domestication des animaux compte parmi les événements majeurs de l'histoire de l'humanité.
    Quand et où ont eu lieu les premières domestications animales ? Quelles techniques étaient utilisées par les premiers éleveurs ? Pourquoi des domestications ont-elles été pratiquées ? Quels ont été leurs effets sur l'environnement ? Autant de questions auxquelles, tels des fins limiers, les scientifiques répondent à partir des indices abandonnés par nos ancêtres près de leurs habitats, en particulier les ossements trouvés sur les sites archéologiques. Ainsi par exemple, l'analyse de l'âge auquel les animaux sont abattus, âge qui peut être déduit du degré d'usure de leurs dents, permet de savoir comment se faisait le contrôle de la démographie des troupeaux, si l'élevage se faisait pour l'exploitation de la viande ou du lait.
    Enfin, en montrant combien la naissance de l'élevage au Néolithique a eu d'incidences écologiques, il établit un parallèle avec l'époque actuelle et ses légitimes préoccupations concernant l'équilibre écologique de la planète.

  • Il y a environ dix millénaires, l'histoire de l'humanité connut une véritable révolution, qui marqua le passage du paléolithique au néolithique : dans différentes régions du monde, de petits groupes de chasseurs-cueilleurs entreprirent de domestiquer certains animaux - chien, mouton, chèvre, porc, boeuf, buffle, lama. - et certaines plantes - blé, orge, lentille, mil, riz, maïs, courge, pomme de terre. Le contrôle des ressources alimentaires leur permit de se sédentariser et d'accroître considérablement leur population, éliminant progressivement les sociétés de chasseurs-cueilleurs.
    Cette expansion démographique continue déboucha sur la création des premières villes, des premiers États et, finalement, de l'écriture et de l'histoire.

  • Pour définir la matière, des Grecs à nos jours, deux conceptions se sont opposées. Pour Démocrite, la matière est faite d'atomes qui circulent dans le vide ; pour Aristote, on ne peut séparer la matière de sa forme, l'ensemble, appelé « substance », excluant l'idée du vide.
    Le XXème siècle vient bouleverser toutes ces conceptions. L'espace-temps d'Einstein et la découverte du monde microscopique avec la mécanique quantique, remettent en cause notre appréhension du monde. Ce petit livre nous révèle les secrets de cet Univers qui nous entoure et que nous connaissons si mal.
    Et pourquoi les étoiles brillent-elles ? De quel feu brûlent-elles ? Quel message nous envoie leur lumière ? Comment expliquer la variété et la répartition des atomes ? Quand et comment ont-ils été formés ? Le secret des secrets n'est plus la fabrication de l'or mais l'émergence de toute la matière, dans les débris des étoiles explosées. Ne sommes-nous pas tous faits de « poussières d'étoiles » ?

  • L'homme entretient avec la mort une relation très ancienne. Les restes fossiles humains exhumés lors de fouilles témoignent de pratiques funéraires très variées, qui peuvent être analysées selon des critères biologiques ou culturels.
    Aborder les relations entre les vivants et les morts dans les sociétés du passé, pour lesquelles nous n'avons pas de traces écrites, est un problème d'autant plus délicat que l'on remonte dans le temps. Des méthodes scientifiques précises ont été mises au point, qui se fondent essentiellement sur l'analyse de la disposition des restes humains et sur leurs relations avec les contextes archéologiques et sédimentaires environnants, constituant une véritable problématique de terrain.

  • L'intelligence et la culture ne suffisent pas à caractériser l'humain. Nous partageons avec tous les vivants une histoire commune que les chercheurs expérimentent de plus en plus finement.
    Henri Atlan s'interroge sur la « fin des frontières ». Depuis un siècle les découvertes en biologie interroge la philosophie : la vie a changé de statut. On s'est en effet rendu compte que certaines molécules, qui jouent un rôle déterminant pour expliquer ce qu'on croyait être la vie, ne sont ellesmêmes pas vivantes. Ainsi, les gènes ne sont pas vivants ! Ces découvertes établissent une continuité graduelle entre le non vivant et le vivant.
    De la même manière, les découvertes en éthologie brouillent la frontière entre l'humain et le non humain. Pour Frans de Waal, nous sommes, comme les chimpanzés et les bonobos, les héritiers d'une longue lignée d'animaux sociaux. Toutes les différences entre l'homme et le singe sont graduelles. Les animaux sont aussi des êtres culturels et nous n'avons jamais perdu tout lien avec la nature.
    Sur ce fond de continuité, il nous incombe d'établir de nouvelles barrières, de nature morale, sociale et juridique, entre humain et non humain, afin d'éviter de former de nouvelles formes d'inhumain.

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