Ina

  • Comment le numérique transforme-t-il la musique ?? Les sciences sociales se penchent désormais sur les mutations des pratiques de création, de promotion ou l'expérience des auditeurs... mais la question même n'échappe pas au déterminisme technique. Cet ouvrage propose donc de renverser la perspective et se demande ce que la musique fait aux technologies et aux médias du Web. Il montre ce que la success story d'une plateforme de référence, YouTube, doit à la musique - en observant la multiplicité des formes, des pratiques et des valeurs qui lui sont associées, depuis l'art de la collection jusqu'à la circulation accélérée des samples et des remix.
    Pour mener une telle entreprise, ce livre s'appuie sur un travail documentaire et généalogique inédit à partir des traces laissées par YouTube dans les archives du Web, d'analyses serrées de ses interfaces successives, des blogs de ses équipes, et bien sûrs de chaînes et de vidéos emblématiques. Il déploie ainsi toute une analyse "micropolitique

  • Ces dernières années, le développement des technologies numériques a donné un nouvel essor à la figure de l'amateur, notamment dans le domaine de la culture. Face à cette nouvelle donne, plusieurs institutions ont lancé des plateformes contributives culturelles, pour permettre à des amateurs, ou plus généralement à des citoyens, de participer à la construction de savoirs liés à leurs objets culturels en interaction avec l'institution voit le besoin d'interagir avec ces figures clés, en même temps elle a du mal à leur donner une place qui en préserverait la liberté d'expression. Similairement, les amateurs qui commencent leur activité en autonomie sont souvent attirés par le cadre institutionnel qui peut donner de la reconnaissance ou de la visibilité à leur action. Cependant, dans ce cadre institutionnel, ils ne sont pas toujours à l'aise. En interrogeant les modèles épistémiques et politiques de ces plateformes, entre sciences participatives, pratiques amateurs, cet ouvrage a l »ambition de proposer une nouvelle approche à l'étude des plateformes contributives en tant que dispositifs multi-espace de dialogue entre les institutions et les citoyens.

  • Website story ; histoire, mémoires et archives du web Nouv.

    Que l'on pense aux débats sur une éventuelle commémoration de mai68 en 2018, au mouvement des Gilets jaunes, au confinement imposé en mars 2019 du fait de l'épidémie de Covid-19, Internet est devenu incontournable pour l'étude des phénomènes très contemporains, y compris lorsqu'il s'agit d'étudier les enjeux de mémoires. Cependant, les traces laissées sur la Toile sont instables et difficiles à appréhender pour les historien·nes du temps présent.
    Les initiatives d'archivage du Web, nées dans les années 1990 et qui ont donné lieu en France à la création d'un dépôt légal du Web permettant à l'INA et à la BNF de collecter, conserver et rendre accessible le Web français, offrent un gisement de sources précieux, permettant de retrouver des contenus qui ont disparu de la Toile aujourd'hui, des anciennes versions de sites Web ou de pérenniser un corpus issu du "Web vivant" .
    Ce livre, à partir de la thèse pionnière soutenue en 2015, propose des clefs d'appréhension concernant les enjeux hist

  • Un sujet de société d'actualité et capital pour la vie démocratique, mais jamais traité en France : la vérification de l'information et la difficulté des médias pour lutter contre les fausses informations. Il repose sur une récente et solide recherche universitaire, la première réalisée à ce jour dans l'Hexagone.

  • Ce livre propose de rendre compte du succès international des sitcoms d'animation américaines, et de comprendre comment elles modifi ent et infl uent l'espace public du débat politique dans les sociétés démocratiques occidentales actuelles.
    La sitcom d'animation est un lieu d'observation de choix des grandes problématiques que soulèvent les rapports politique/média, public/privé, humour/dérision, etc ...Elle apparaît comme un espace de liberté médiatique exceptionnelle, dans la mesure où, parée de tous les attributs de la contre-culture, de la dérision et de l'enfance, elle place le téléspectateur-citoyen dans la position du joueur, dans un espace d'expérimentation des possibles politique. Il y a donc bien un enjeu important à suivre les mutations de ce genre pour prendre la mesure des débats réels qui agitent nos sociétés et pour appréhender les nouveaux visages et masques du et des politiques.
    Reposant sur l'étude de trois sitcoms d'animation emblématiques, South Park, Les Griffi n, Les Simpson, cet ouvrage fait l'état des lieux de la sitcom d'animation américaine, de ses grandes caractéristiques formelles et de son histoire, pour tenter d'esquisser une cartographie du genre.
    Une étude empirique tente de cerner les rapports que chacune de ces séries entretient avec la question politique. La problématique, qui se dégage de cette analyse, relève des renégociations des territoires assignés au politique, et conduit à observer la manière dont s'interpénètrent désormais sphère publique et privée.
    Se trouve également convoquée, la question de la politique comme spectacle. Il s'agit alors de comprendre l'articulation entre sitcoms d'animation et public, et d'apercevoir la dimension culturelle du débat politique actuel. Un grand trait émerge: celui du divertissement, sont alors élucidées les composantes du divertissement dans le politique tel qu'il est traité par les sitcoms d'animation.
    Ce livre positionne fi nalement les sitcoms d'animation dans les nouveaux espaces du politique et pose l'hypothèse qu'elles doivent leur succès à leur capacité à investir l'espace de liberté que constituait autrefois le carnaval. Un carnaval qui ne se vit plus dans les rues mais dans l'espace convoité du prime-time.

  • Si la radio jouit, en France, d'une certaine considération tant auprès des auditeurs que de l'État, elle demeure peu étudiée du point de vue de ses auditeurs et de sa réception. Cet ouvrage, pionnier en la matière, restitue une enquête auprès d'auditeurs français de radio. Il s'intéresse au lien qu'ils tissent avec ce média et à la signifi cation de ses usages et des raisons de l'écoute. On y découvre que la réception de la radio est une aff aire de temps, d'identité et d'engagement. Les trois temps que sont le temps présent de l'actualité et de la présence au présent de la radio, le temps retrouvé de la mémoire et de la génération à laquelle les auditeurs appartiennent, via la musique notamment, et le temps représenté des âges, celui qu'on a et de celui des autres, caractérisent la valeur de la radio. La radio engage l'identité d'âge et de génération et l'identité sociale de chacun.
    Enfi n, l'écoute de la radio renvoie à des formes diverses d'engagement :
    Présence, reconfi guration aff ective ou attention soutenue. Cette enquête de terrain aborde enfi n les transformations subies par la radio dans le contexte numérique contemporain qui voit ses traditionnelles fonctions être concurrencées par la musique en ligne, le baladeur numérique ou le smartphone. La radio vive conserve une signifi cation identitaire forte et la nouvelle radio à la carte permise par internet, celle du podcast, institutionnalise ce média.

  • Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre d'une histoire jeune et très contemporaine, celle d'Internet, du Web et des cultures numériques et explore leur fabrique dans les années 1990 en France.
    Rappel des gifs qui peuplaient les premières pages de la Toile, En construction se réfère aussi à un chantier historique inédit, confronté aux archives du Web et autres sources nativement numériques, à l'instar des Newsgroups de la communauté Usenet.
    Cette recherche, à la croisée de l'histoire des médias, de l'histoire de l'innovation, et de l'histoire sociale et culturelle, refl ète les apports d'une approche française de l'histoire d'Internet et du Web.
    Matérialité et infrastructures, temporalités et trajectoires, espaces et territoires traversent les cinq chapitres du livre. Ils apportent des arguments au choix d'une analyse nationale d'un phénomène pourtant transnational, en s'intéressant à l'attribution des noms de domaine et à la francophonie au sein de la Toile, à la transition entre la culture Minitel et celle du Web, ou encore à la place d'un État qui passe du volontarisme et du monopole des télécommunications à la dérégulation et aux imaginaires des autoroutes puis de la société de l'information.
    Explorant les pratiques, diffi cultés, tâtonnements de la période et le tournant grand public du Web, on croise au cours de cette navigation des informaticiens, des entrepreneurs, des politiques, des passionnés de science-fi ction, des militants, autant d'acteurs qui se confrontent, débattent, co-construisent. Ils vous invitent à les suivre dans un chantier entre « cathédrale et bazar », pour reprendre Éric Raymond, dont l'exotisme mais aussi l'actualité des débats ne cessent de nous frapper. Bienvenue dans le Cyberespace des années 1990 !

  • J'aime, je clique. Le web se résume-t-il à ça ? La joie, la peur, la tristesse, la colère mais aussi l'ennui sont un ensemble d'affects qui circulent sur les réseaux sociaux. Cette circulation est facilitée par le design des interfaces. C'est même une stratégie pour les principales plateformes numériques. Nos émotions sont provoquées, capturées, évaluées : mais quelle valeur les acteurs économiques du web accordent-ils à nos impulsions ? Quel bénéfice en tirent-ils ? L'émotion est-elle une monnaie à partir du moment où son échange permet d'enrichir nos expériences ? Ou bien suppose-t-elle une nouvelle forme de travail de milliards d'internautes ? En tant qu'usagers du web, comment ce travail affectif change nos manières de nous exprimer et de nous informer ? Au travers d'une analyse à la fois technique, socioéconomique et critique, cet ouvrage propose des éléments de réflexion pour saisir l'émergence d'une économie numérique des émotions.

  • Cet ouvrage est le résultat d'un dialogue engagé en juin 2014, lors d'une séance des ateliers de recherche méthodologique organisés par l'Ina, entre Dominique Cardon et Antonio Casilli sur le thème du digital labor. Au travers d'échanges nourris, antagonistes parfois, ils ont abordé avec une hauteur de vue exemplaire les questions liées aux enjeux de la production de valeur sur Internet et à la qualification des usages numériques ordinaires comme travail. Ces ateliers, animés depuis 2009 par Louise Merzeau, Maître de conférences HDR en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris-Ouest Nanterre La Défense, ont vocation à accompagner les usages de recherche sur et à partir du web archivé. Ils sont l'occasion de débats sur les grands enjeux de la transition numérique.

  • Les campagnes présidentielles sont toujours des périodes de surchauffe émotionnelle de la communication politique. En France, l'ambition d'accéder à la plus haute fonction de l'État alimente les controverses et les échanges véhéments entre les représentants des différents mouvements politiques.
    2017 ne fait pas exception. Malgré une défiance jamais atteinte des Français à l'égard de leurs institutions et de leurs dirigeants politiques, la dernière campagne présidentielle est parvenue à susciter l'intérêt et l'envie des citoyens. Elle a été l'occasion, comme celles avant elles, d'agiter les colères, de provoquer les peurs ou d'exprimer bienveillance et compassion. Mais plus que nulle autre avant elle, la campagne présidentielle de 2017 s'est caractérisée par l'expression d'un espoir sans précédent.
    À travers une comparaison des registres affectifs sollicités dans les discours des campagnes officielles de 1981 à 2017, cet ouvrage met en lumière les spécificités du dernier scrutin présidentiel.
    Il montre que le scrutin de 2017 constitue l'apogée d'un cycle de fort dévoilement émotionnel des candidats, qui a débuté dès les années 2000. Comment comprendre que, fortement contestés, les responsables politiques ont malgré tout choisi en 2017 de susciter l'espérance de leurs électeurs ? Comment les enjeux électoraux de 2017 ont-ils contribué à façonner les émotions sollicitées par les candidats, depuis la bienveillance sociale jusqu'à la peur du terrorisme ?
    Dans quelle mesure les candidats ont-ils puisé dans les héritages partisans, utilisant les émotions politiques et les répertoires affectifs déjà éprouvés par leurs prédécesseurs ? Quel éclairage l'analyse affective donne-t-elle du phénomène « Macron », ce candidat inattendu aux multiples influences politiques ?
    Autant d'éclairages appuyés sur l'analyse d'un corpus

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