Arts et spectacles

  • Dans cet ouvrage, Rudolf Hecke nous transporte dans l'intimité du mythique Serge Gainsbourg. En suivant ses pas, nous nous introduisons chez le chanteur, nous discutons avec ses proches, nous apprivoisons ses habitudes et les lieux qui lui étaient chers. De Paris à Amsterdam, en passant par Bruxelles, nous l'accompagnons dans les coulisses de sa vie quotidienne, faites de restaurants, plateaux de télévision, chambres d'hôtel et visites promotionnelles. Nous partageons ses joies et ses peines, les fêtes et les scandales, en somme, nous découvrons dans quelle mesure Gainsbourg et Gainsbarre - son alter ego sulfureux - cohabitaient dans la vie privée. Un ouvrage unique qui va au-delà de l'image publique de cet enfant terrible de la variété française, qui nous présente l'homme derrière l'artiste. Une occasion, également, de célébrer le 50e anniversaire de la sortie de l'album légendaire Histoire de Melody Nelson, lui aussi empreint de mélancolie.

  • L'idée d'un nouveau texte sur la danse classique est née du besoin d'approfondir la technique et le style sur la base d'une nouvelle approche méthodologique, moderne et stimulante, construite sur les deux moments de la connaissance de la technique et de son expérimentation avec des exercices pour l'intégrer. Chaque concept est illustré à l'aide de visualisations et de comparaisons entre la danse et la peinture ; il est donc mis en pratique par des suggestions et des idées multidisciplinaires proposées dans un assemblage original de textes et de photographies.
    S'ajoutent à tout cela de précieuses fiches contenant les principales notions d'anatomie et de physiologie du mouvement, ainsi que des schémas illustratifs. Un rappel historique fourni introduit l'ensemble du propos technique.
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  • Arrivant à la mise en scène après une intense et véhémente activité de critique dans les pages des "Cahiers du Cinéma", François Truffaut réalise en 1959 son premier long métrage : Les 400 Coups. Ce film ouvre la voie au mouvement de la "Nouvelle Vague" et marque la consécration internationale de son auteur.

    Tout sur François Truffaut retrace intégralement l'oeuvre du réalisateur à travers la combinaison originale de perspectives offertes par deux auteurs de nationalités différentes. Film par film, le Français Jean Collet et l'Italien Oreste De Fornari reconstituent les thèmes et le style de l'oeuvre de Truffaut, des histoires romanesques d'amour et de mort (Jules et Jim, Les Deux Anglaises, La Femme d'à côté, L'Histoire d'Adèle H.) aux films noirs marbrés de rose (La Mariée était en noir, Vivement dimanche !) ; de l'hommage au métier de cinéaste (La Nuit américaine) au cycle des "Antoine Doinel", alter ego du cinéaste (Les 400 Coups, Baisers volés...). Le commentaire des auteurs est contrebalancé non seulement par les opinions des critiques internationaux exprimées au moment de la sortie en salle, mais aussi par la voix de Truffaut lui-même : ses mots, sélectionnés et recueillis à partir des nombreuses interviews données au fil des ans, éclairent chaque film de sa lumière la plus authentique, révélant ses inspirations et ses intentions d'auteur.

    La présentation des films est accompagnée d'une large section de textes d'introduction et de contributions finales (dont un rare article de Truffaut à ses débuts, jusqu'alors jamais publié dans un ouvrage), et est enrichie d'un catalogue iconographique inédit avec des centaines de photogrammes tirés des films.

    Pour l'ensemble de ces raisons, le livre de Collet et De Fornari constitue une extraordinaire porte d'entrée sur l'oeuvre du réalisateur français, qui est, encore aujourd'hui, le plus apprécié et le plus étudié au monde.

  • En 1925 sort sur les écrans le premier long métrage mettant en vedette le personnage de Charlot produit par la United Artist. Grâce à La Ruée vers l'or, réalisé en toute indépendance, Chaplin renoue avec le succès et marque l'histoire du cinéma mondial. Pour reprendre les mots de Georges Charensol, Chaplin donne, avec ce film, l'impulsion à l'apparition d'"oeuvres qui, sans lui, n'eussent point vu le jour" (Panorama du cinéma). Ce film apparaît alors comme le parfait résumé de l'art de Chaplin et comme une pièce centrale de l'art cinématographique en général.

    L'opus que présente Karine Abadie propose d'examiner ce film qui montre, au-delà des aventures de Chariot dans les montagnes enneigées du Klondike et des nombreuses scènes d'anthologie qui ont marqué et marquent encore les spectateurs, une conquête de l'art cinématographique par un de ses plus inventifs représentants. En appréhendant La Ruée vers l'or du point de vue des discours, l'auteure rappelle le moment clef que constitue la sortie de ce film dans une histoire du cinéma qui est en train de se construire.

  • Alberto Testa brosse un portrait très juste de Rudolf Noureev en mettant en lumière les contrastes qui marquèrent l'existence du danseur le plus célèbre du XXe siècle. A la lecture des pages de ce livre ressort son besoin d'être le meilleur mais en même temps sa soif de liberté ; la rigoureuse discipline professionnelle à laquelle il se soumettait et qui était en totale contradiction avec sa vie privée faite d'excès et de transgression. Ce volume ne présente pas seulement le récit de la vie de Noureev mais il l'accompagne avec des témoignages directs de critiques et de passionnés de danse qui, à l'époque, suivaient de prés la carrière du danseur.

  • Le perfectionnisme et la magnificence de la mise en scène, l'idée du spectacle absolu, une distribution artistique d'un niveau inégalable, le culte de l'excès, parfois de la complaisance : Le Guépard est le chef-d'oeuvre de Luchino Visconti et un des films les plus importants du cinéma italien, qui n'a jamais réalisé aucune autre oeuvre aussi grandiose et ambitieuse avec des capitaux presqu'exclusivement nationaux. Tiré du best-seller éponyme de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Palme d'Or au Festival de Cannes, Longtemps champion du box-office, Le Guépard a vu le jour dans le climat d'optimisme et d'euphorie du soi-disant "miracle économique italien", lorsque le producteur Goffredo Lombardo imagina qu'il pourrait partir à l'assaut du ciel en défiant les grandes productions hollywoodiennes. Il réussira, mais cela causera la faillite de la Titanus.

    Le film est une anthologie de scènes extraordinaires, de la récitation du rosaire dans la demeure des Salina au début, lorsque la prière est interrompue par les alertes qui annoncent déjà le crépuscule d'une époque, à la bataille sanglante dans les rues de Palerme entre les Garibaldiens et l'armée des Bourbons, jusqu'au grand bal final, véritable film dans le film, où l'aristocratie célèbre la fuite du danger révolutionnaire. C'est surtout de ces exemples que traite cet ouvrage, imaginant des lecteurs/spectateurs incités à voir ou à revoir un film qui, par sa somptuosité et sa modernité, est encore capable de susciter de vives émotions et de sincères surprises.

  • John Wayne

    Anton Giulio Mancino

    Fort, déterminé, taciturne, parfois rude, John Wayne a personnifié le parfait héros américain, et avec environ 200 films tournés en 50 ans de carrière, il a été l'un des plus durables porte-drapeaux cinématographiques des États-Unis. Pourtant, malgré sa renommée mondiale, l'Academy l'a toujours écarté pour ses idées farouchement conservatrices, ne lui décernant qu'un seul Oscar en 1970 pour Cent dollars pour un shérif.

    Dans cet ouvrage, Mancino reconstruit une large biographie artistique de l'acteur, qui se confond avec une fresque grandiose de l'Amérique du XXe siècle. De ses débuts à l'époque du cinéma muet (Tom, champion du stade, 1926) à La Chevauchée fantastique (1939), film décisif pour sa carrière, suivi de la Trilogie sur la cavalerie (Le Massacre de Fort Apache, La Charge héroïque et Rio Grande), La Prisonnière du désert (1956) et L'Homme qui tua Liberty Valance (1962), jusqu'aux rôles plus "modernes" comme dans Brannigan (1975), le récit de cette filmographie immense accompagne celui d'un pays divisé entre élans idéalistes et tradition conflictuelle, désirs de liberté et chasses aux sorcières névrotiques. Il en émerge le portrait d'un acteur qui, peut-être mieux que tout autre, a incarné avec tant de conviction les parts d'ombre et de lumière du mythe américain.

    Complété d'un très riche catalogue d'images tiré directement des photogrammes des films, cet ouvrage retrace l'aventure artistique légendaire du "Duc" d'Hollywood, la star bourrue et réactionnaire qui aimait dire au sujet de son travail : "Dans les films je joue John Wayne à chaque scène, peu importe le personnage, et je m'en sors bien, non ?".

  • Cuba danse

    Elisa Guzzo Vaccarino

    • Gremese
    • 18 March 2021

    Des danses traditionnelles et populaires à la danse classique et contemporaine. Cuba Danse est un ouvrage, magnifiquement illustré, qui raconte pour la première fois les multiples facettes de l'univers fascinant des rythmes et des corps "nés pour danser" qui habitent la Isla Grande des Caraïbes, des origines à l'époque coloniale, de la révolution castriste à aujourd'hui. L'auteure, Elisa Guzzo Vaccarino, critique et spécialiste de danse qui se consacre en particulier aux spécificités insulaires, nous permet de suivre pas à pas l'évolution de la danse à Cuba, du ballet classique à la danse moderne et contemporaine et à la redécouverte du folklore et des danses populaires, sans oublier les compagnies de renommée internationale comme celle de Carlos Acosta, enfant prodige de l'île, danseur, chorégraphe, directeur artistique d'Acosta Danza qui a fait connaître son art et son île sur les scènes de Londres, Moscou et Paris.

  • Histoire de la danse et du ballet est un ouvrage réunissant les travaux de trois figures emblématiques de la danse italienne : Ornella Di Tondo, Flavia Pappacena et Alessandro Pontremoli. Chacun d'entre eux s'est penché sur l'époque dont il est expert.

    Un ouvrage unique et inédit par sa méthodologie, la vision des auteurs pour raconter la danse est interdisciplinaire, ils ne s'appuient pas, pour montrer l'évolution de la danse, sur les grands événements qui l'ont traversée, mais adoptent une vision intégrale du contexte dans lequel ces événements se sont produits. Le lecteur peut apprécier la danse dans sa relation aux autres arts, dans le contexte culturel, social et politique dans lequel elle a évolué, et à travers les innovations qui l'ont marquée. Cette approche contextualisée, originale et novatrice, répond à une volonté de renouveler la façon dont est habituellement présentée l'histoire de la danse, pour lui rendre toute sa cohérence.

    L'accent est mis sur la recherche récente dans le domaine de la danse. Les auteurs ont en particulier travaillé sur des documents manuscrits qui n'ont été retrouvés que dernièrement pour offrir l'ouvrage le plus à jour et le plus complet possible.

  • "L'histoire de Million Dollar Baby" , a déclaré Clint Eastwood en parlant de son film, "est une grande et belle histoire d'amour, l'histoire d'un père rejeté par sa fille qui détourne son affection sur une fille qu'il choisit comme sa nouvelle fille, et réciproquement". Une histoire d'affinités électives, de personnes qui se cherchent, se trouvent et forment ensemble une famille qui va au-delà des formes traditionnelles et des liens du sang. Une histoire de tendresse rugueuse qui se heurte à un destin tragique et moqueur et qui oblige l'amour, pour demeurer intact, à s'introduire dans la mort. Mais Million Dollar Baby, c'est aussi bien plus, une histoire de rédemption sociale ardemment désirée qui passe par un sport aussi dur et épuisant que la boxe. Une histoire de dévouement et de sacrifice, de volonté et de confiance, où Clint Eastwood affiche toutes ses rides sur un visage sévère, écran expressif à une affection refoulée et maltraitée, et où Hilary Swank nous émeut à chaque plan avec son sourire mélancolique et ses yeux tristes. Sans oublier la boxe, protagoniste elle aussi, car le film raconte les rings, les gymnases, les coups de poing, et la magie d'un rêve que, comme le dit Morgan Freeman, "personne ne voit sauf vous".

  • Le Dracula philologique qui, en 1992, a remis au goût du jour le mythe désormais exsangue des vampires, est une fresque baroque et fabuleuse, plus encore que les autres Dracula apparus sur grand écran. Mais malgré tout le sang qui y coule et qui poussa un certain nombre de spectateurs, durant les premières projections, à abandonner la salle, il ne s'agit pas d'un film d'horreur à proprement parler, mais plutôt d'une histoire d'amour fin de siècle. Et il représente, dans la vision de Coppola, le cinéma même, nocturne par vocation et physiologie, comme les vampires. Le réalisateur respecte le texte d'origine de Bram Stoker dans de nombreux détails même minimes, mais le renverse dans l'essentiel : en transformant la défense de la respectabilité et de la normalité victorienne en une exaltation romantique des transgressions, à commencer par la plus grande de toutes qui est l'amour. La véritable protagoniste de ce film à 40 millions de dollars, fortement voulu par l'actrice principale Winona Ryder, c'est elle, Mina ; et ce n'est pas un hasard si, dans ce livre, c'est une femme qui nous accompagne à l'intérieur du film pour partir à la découverte - ou à la redécouverte - de ses frissons, de ses terreurs et de ses charmes.

  • Michael Cimino a été l'un des noms les plus célèbres du cinéma américain entre les années soixante-dix et quatre-vingts. Mais, à une ascension fulgurante, a succédé une chute tout aussi soudaine, tout cela en l'espace de quelques années, faisant de lui un miraculé, puis un paria. Voyage au bout de l'enfer a attiré l'attention du grand public et celui de l'Academy. qui l'a récompensé avec 5 Oscars, tandis que l'échec commercial de La Porte du paradis a été tellement considérable qu'il a servi à sanctionner symboliquement la fin d'une époque, valant à son auteur un ostracisme inflexible de la part des producteurs et accélérant la fin de sa carrière.

    Et pourtant Cimino incarnait une figure d'artiste très particulier, cultivé et visionnaire, perfectionniste jusqu'à la paranoïa, partisan d'un cinéma résultant d'une synthèse extrême entre l'emphase spectaculaire du Hollywood classique et une conception personnelle d'une très grande originalité. Excentrique et têtu. Cimino a failli parce que différent des grands noms de Hollywood : isolé et ambitieux, arrogant parce qu'orgueilleusement convaincu de ses propres capacités, obsessionnel jusqu'à friser la pathologie. Son cinéma, anachronique avec candeur, fait d'amples structures narratives et d'une direction maniaque des acteurs et des figurants, n'a jamais laissé indifférent mais a toujours provoqué d'âpres débats et polémiques, même pendant les quelques années de son grand succès international.

    Ce livre, enrichi de nombreuses illustrations et se terminant par une interview du réalisateur, jamais publiée, n'a pas pour objectif de revaloriser l'oeuvre d'un auteur qui aurait pu devenir immortel, mais qui a fini tristement aux oubliettes. Il tente, au contraire, une analyse soignée de son travail pour aller au-delà de l'anecdote et du scandale qui. à partir de La Porte du paradis, ont influencé l'objectivité de nombreux juges sur son cinéma et sur sa vie.

  • Dans son quatrième long métrage et demi, après six ans de silence, Quentin Tarantino dirige à sa façon, c'est-à-dire en rendant hommage à des dizaines et des dizaines de films d'autres réalisateurs qu'il cite, surtout de série B et surtout italiens et orientaux, une classique histoire de vengeance : presque un western, mais au féminin.

    Uma Thurman, qu'il a lui-même lancée dans Pulp Fiction, héroïne hautement spécialisée en arts martiaux, domine Le film, entourée de rivales très belles et très méchantes (Vivica A. Fox, Lucy Liu, Daryl Hannah) ; David Carradine est l'homme quelle poursuit, pas vraiment pour des raisons sentimentales. Le sang coule à flots, mais ce que tous, Les bons comme les méchants, essaient d'éviter, ce sont les armes à feu, inélégantes et peu sportives. Post-moderne, dangereux, violent, étouffant, mais très prenant, Kill Bill est un film double, dans tous les sens du terme, sur la prolifération de doubles, de simulacres, de rites de réappropriation, une oeuvre d'auteur déguisée en film de genre ; une bande dessinée que, peu à peu, on prend au sérieux, ou presque. Une chose est sûre, c'est désormais un film culte, et l'un des rares films de Tarantino que même Les non tarantiniens apprécient. Ce livre cherche passionnément à le raconter, à le montrer (grâce aussi à une riche iconographie), à le commenter, à l'expliquer.

  • Trois épisodes, trois scénarios courts de Pier Paolo Pasolini dont deux inédits en France : "Qu'est-ce-que c'est, les nuages ?" et "La Terre vue de la Lune", puis un troisième, "La Ricotta", présentée avec une nouvelle traduction. Le tout accompagné par certaines images originales des scènes dessinées par Pasolini lui-même.
    Trois scénarios très différents entre eux, mais tous traversés par une touche surréaliste et humoristique qui les rassemble et qui fait d'eux des véritable petits bijoux littéraires.

  • Claude Chabrol

    Patrick Saffar

    Survenue en 2010, la disparition de Claude Chabrol a permis de jeter un regard rétrospectif sur une carrière particulièrement prolifique. Cet ouvrage a pour particularité de commenter chacun des 57 films de cinéma réalisés par l'auteur du Boucher, sans négliger pour autant sa production télévisuelle, encore largement méconnue. Cette démarche du "film après film" se veut être le reflet de celle de Chabrol lui-même, qui entendait, à l'instar de quelques-uns de ses auteurs de prédilection (Balzac, Simenon), édifier un "mur de briques", façonner une "mosaïque" propres à communiquer une "vision du monde", dont l'auteur du livre a voulu, dans une approche personnelle, montrer la cohérence aussi bien que le caractère foisonnant.

    Bien entendu, cette démarche ne néglige pas les approches transversales, à même de faire résonner en écho les films entre eux, en faisant ressortir ici un motif visuel (un "plan signature"), là une préoccupation d'ordre philosophique. À cet égard, les nombreuses illustrations de l'ouvrage, légendées avec précision par l'auteur, rendent encore plus éloquente cette approche à la fois analytique et synthétique. Si la production chabrolienne comprend son lot de titres improbables, voire ultra-mineurs, le livre présente l'originalité de chercher néanmoins à les resituer dans le puzzle d'ensemble. De même, les dernières oeuvres du cinéaste, un peu négligées par la critique française, font elles aussi ici l'objet d'une réévaluation.

    Ainsi, par-delà les diverses "périodes" de l'oeuvre de Claude Chabrol (période "Nouvelle Vague", période Génovès/Stéphane Audran...), est-ce un regard que le présent livre s'emploie à faire sentir, un regard assez unique fait de circonspection et de passion pour la nature humaine, d'interventionnisme et de désinvolture. Une fois la mosaïque patiemment reconstituée par l'auteur de l'ouvrage apparaît le portrait d'un artiste qui, à partir du confort apparent de son cinéma, de sa fluidité de plus en plus revendiquée, amène le spectateur à reconsidérer ses certitudes les mieux ancrées. Ce livre s'emploie ainsi à montrer comment Chabrol va jusqu'à questionner la capacité du langage à appréhender le réel, aussi bien que le caractère transparent de la représentation cinématographique. D'où la modernité toute paradoxale de cette oeuvre, que le présent ouvrage entend mettre en lumière.

  • Tout sur Fellini

    Enrico Giacovelli

    Tout sur Fellini a pour ambition d'être, en cet anniversaire du centenaire de la naissance de celui qui est le réalisateur italien par excellence, la plus vaste et complète publication sur cet artiste et son cinéma. Il ne s'agit pas seulement d'une oeuvre unique en raison de ses dimensions monumentales, mais aussi d'une oeuvre très particulière, à la fois une encyclopédie et ouvrage collectif, extrêmement riche d'informations basiques (utiles pour ceux qui connaissent peu ou rien sur ce sujet) mais aussi d'approfondissements critiques (pour ceux qui sont déjà connaisseurs en la matière et qui voudraient la connaître mieux). Pour résumer, c'est à la fois un ouvrage de référence et de simple lecture, accompagné de centaines de photogrammes extraits directement des films du cinéaste et regroupés en fonction de leur thème.

  • Ce livre, né des articles que Legg a écrits pour les magazines « Dance Teacher » et « Dance Spirit », utilise une approche comparative qui permettra d'essayer chacune des techniques - avec des exemples de plan de cours - et de comparer les différentes philosophies.

    Pour chaque approche, l'auteur fait référence à deux de ses protagonistes : M. Graham et D. Humphrey, K. Dunham et L. Horton, J. Limon et E. Hawkins, A. Nikolais/M. Louis et M. Cunningham.

    Paul Taylor a son propre chapitre, qui conduit à la conclusion du livre sur la façon dont on aborde les entraînements de danse moderne aujourd'hui.

    Chaque technique est replacée dans son contexte historique et culturel afin de mettre en évidence le lien existant entre une chorégraphie et le contexte dans lequel elle a été créée. Les unités présentent aussi l'essentiel du concept, une série de thèmes de discussion, des exercices d'improvisation, une biographie des chorégraphes et un exemple pratique de leçon.

    À la fin des chapitres, l'auteur a inséré des questions et expériences qui fournissent aux élèves des principes fondamentaux à utiliser pour renforcer leur compréhension de la chorégraphie.

  • Rudolf Noureev disait que son danseur préféré était une danseuse : Anna Pavlova. Née à Saint-Pétersbourg en 1881, Anna Pavlova est une icône de la danse classique, une étoile envers laquelle chaque danseuse tourne son regard pour atteindre la perfection.

    Dotée d'un physique qui ne correspond pas aux normes de la fin du XIXème siècle - trop maigre, trop fragile -, Anna transforme cette faiblesse en point fort. Sur la scène du Mariinsky, à Saint-Pétersbourg, elle transcende la technique. Dans Giselle Anna se sert de sa fragilité pour devenir un être éthéré ; dans la Bayadère sa mince silhouette lui permet d'être une Nikiya troublante et envoûtante.

    Mais Anna est surtout Le Cygne - un solo que son ami Mikhaïl Fokine a créé pour elle. Elle le dansera des centaines de fois et même avec ses mains jusque sur son lit de mort. Anna quitte le Ballet Impérial pour s'installer à Londres : elle est convaincue que la danse classique doit être portée dans le monde entier afin que chaque personne en découvre la beauté.

    Dans ce livre, à côté du parcours professionnel d'Anna Pavlova, l'auteur retrace aussi sa vie personnelle. En partant du Portrait d'Anna Pavlova peint par Alexandre Iacovleff, on découvre la liaison passionnée qui a uni les deux artistes pendant neuf ans.

    Une vie fascinante, faite de voyages et d'amours partout dans le monde, qui se termine dans une chambre de l'Hôtel des Indes à La Haye.

    La riche iconographie présentée dans le livre et la minutieuse documentation tirée du Fonds Pavlova de la Bibliothèque-Musée de l'Opéra de Paris, font de cette ouvrage une biographie unique en son genre.

  • Petit livre formidable sur un maître de la narration visuelle, écrit par un brillant auteur de manuels pour le cinéma. Dave Watson, rédacteur : Movies Matter, davesaysmoviesmatter.com Lire ce livre, c'est comme s'asseoir dans un café pour bavarder ciné avec Quentin lui-même ! Forris Day Jr., auteur, critique, scaredstiffreviews.com Vous souvenez-vous de la scène mémorable de Kill Bill : Vol 1, dans laquelle Elle Driver est envoyée pour tuer La Mariée dans son lit d'hôpital ? Ou de la scène du braquage avec laquelle débute Pulp Fiction, ou encore du début de Inglourious Basterds, avec la visite de l'officier nazi dans la ferme où est cachée une famille juive ? Au-delà des dialogues, de la performance des acteurs et du scénario, ces moments-là, ainsi que d'autres du cinéma de Tarantino, illustrent parfaitement sa manière de filmer et Les artifices visuels auxquels le réalisateur a recours pour porter ses histoires : bien plus habile en ce sens que la majorité de ses contemporains, Tarantino sait comment utiliser les positions et les mouvements de la caméra pour transmettre au public des émotions telles que la tension, le sentiment du conflit ou d'une menace imminente, le pressentiment d'une violence explosive. En reprenant ainsi les mouvements de certaines des prises magistrales qui abondent dans le cinéma de Tarantino, Kenworthy examine en détail ces codes expressifs si particuliers, à la lumière desquels il déchiffre, un à un, tous les plans de chaque séquence sélectionnée, il explique les mécanismes psychologiques déclenchés chez le spectateur par les mouvements de la caméra et il identifie des règles générales à appliquer dans des situations similaires. Un véritable manuel pratique de réalisation que chaque cinéaste - même en herbe - pourra facilement mettre en application sur le terrain pour insuffler à son histoire le suspens visuel nécessaire.

  • Piero Spila - un des plus grands spécialistes italiens de cinéma - retrace en détails la vie et la carrière de Bernardo Bertolucci. Le lecteur a ainsi l'occasion de découvrir, ou de redécouvrir, ce personnage populaire et incontournable du cinéma. Ses parents, son enfance, son amour pour la poésie, ses influences, ses échecs et ses succès... Afin de fournir des repères concrets, sont présents dans ce volume une biographie détaillée et datée, année après année, ainsi qu'un « Alphabet Bertolucci » qui présente et définit des objets, personnes ou concepts clefs dans la vie de Bertolucci. De plus, Spila a procédé à une analyse détaillée des oeuvres du cinéaste. Chacun de ses films est présenté, résumé et traité avec une grande minutie. Nous découvrons ainsi les dessous de l'ensemble de ses films, parmi lesquels se trouvent des oeuvres incontournables telles que Le Dernier Empereur, Le Dernier tango à Paris ou encore 1900. Toujours dans un soucis de clarté, une filmographie résumant chacun des films se trouve à la fin du livre.

  • En 1966, le monde connaît de grands bouleversements : la France tourne le dos à l'OTAN, la révolution culturelle débute en Chine, l'Argentine est confrontée à un coup d'État militaire... Cette même année, Gérard Oury réalise La Grande Vadrouille, sans mesurer alors que son film allait rencontrer un succès aussi phénoménal et quasi planétaire, imposant définitivement le burlesque à la française et deux acteurs de génie, André Bourvil et Louis de Funès, qui s'amusent à forcer les traits de leurs "caractères" à la manière de la commedia dell'arte.

    Entre farce et tragédie, un peu comme il le fera en 1973 avec Les Aventures de Rabbi Jacob, Gérard Oury raconte à sa façon une histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance, qui fait se rencontrer deux personnages que tout oppose : un maestro de l'Opéra de Paris, caricature d'Herbert von Karajan et de Sergiu Celibidache, autoritaire et prétentieux, et un petit peintre en bâtiment, timide et modeste. Le film se déroule en 1942 alors qu'un avion anglais est abattu par les Allemands au-dessus de Paris. Les trois pilotes sautent en parachute et atterrissent dans différents lieux de la capitale. En les aidant à passer en zone libre, nos deux civils bien franchouillards vont devenir malgré eux des héros de la Résistance.

    Film haletant, plein de rebondissements et de facéties, La Grande Vadrouille, dont le titre ne va pas sans évoquer en creux le chef d'oeuvre de Jean Renoir, La Grande Illusion, parle aussi à sa façon de l'horreur de la guerre, mais sauve l'humanité par cette touche d'humour qui fait tout le sel de l'esprit du Schnorrer exprimant la force de l'humour juif qu'on avait vu à l'oeuvre dans Le Dictateur de Charlie Chaplin.

  • Cette anthologie de monologues de personnages masculins parcourt la littérature dramatique de la fin du XVIe siècle à nos jours, et propose cinquante tirades sélectionnées parmi les plus expressives du répertoire européen et américain.

    Ces monologues - précédés d'un texte introductif qui les replace dans leur contexte, résume la pièce et donne des indications sur le personnage -, constituent, par leur choix et leur diversité, un bon outil de travail pour un banc d'essai original, qui permettra aux comédiens débutants ou déjà confirmés de s'entraîner pour une audition ou de parfaire leur jeu, en abordant tous les registres - du rire aux larmes, de l'intériorité à l'épanchement.

    Ces extraits peuvent également inciter les amateurs à redécouvrir ou à approfondir des oeuvres théâtrales, et à approcher avec facilité les auteurs contemporains - nombreux dans ce recueil - souvent considérés, à tort, comme inaccessibles.

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