Sciences humaines & sociales

  • Les mains du miracle

    Joseph Kessel

    • Gallimard-jeunesse
    • 12 May 2022

    Allemagne, 1939. Masseur réputé, le docteur Félix Kersten mène une vie aisée et tranquille. Jusqu'au jour où il est appelé au chevet d'un patient hors norme:Himmler, le redoutable chef de la Gestapo... Seul capable de le soulager, Kersten va peu à peu gagner sa confiance et tenter d'arracher aux griffes du régime nazi des milliers de vie.

  • L'homme révolté

    Albert Camus

    • Gallimard
    • 19 September 2013

    TDeux siccles de révolte, métaphysique ou historique, s'offrent justement ´r notre réflexion. Un historien, seul, pourrait prétendre ´r exposer en détail les doctrines et les mouvements qui s'y succcdent. Du moins, il doit etre possible d'y chercher un fil conducteur. Les pages qui suivent proposent seulement quelques repcres historiques et une hypothcse de lecture. Cette hypothcse n'est pas la seule possible ; elle est loin, d'ailleurs, de tout éclairer. Mais elle explique, en partie, la direction et, presque enticrement, la démesure de notre temps. L'histoire prodigieuse qui est évoquée ici est l'histoire de l'orgueil européen.t

  • Essais t.1

    Michel de Montaigne

    • Gallimard
    • 25 January 1973

    « C'est ici un livre de bonne foi, lecteur. Il t'avertit, dès l'entrée, que je ne m'y suis proposé aucune fin, que domestique et privée... Je veux qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice : car c'est moi que je peins. Mes défauts s'y liront au vif, et ma forme naïve, autant que la révérence publique me l'a permis. Que si j'eusse été sous ces nations qu'on dit vivre encore sous la douce liberté des premières lois de nature, je t'assure que je m'y fusse très volontiers peint tout entier, et tout nu. »

  • Traité sur la tolérance

    Voltaire

    • Gallimard
    • 15 May 2003

    Convaincu de l'innocence de Calas exécuté en 1762, Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation. Le négociant huguenot était accusé du meurtre de son fils qui voulait se convertir au catholicisme.
    Avec une ironie mordante et un style inimitable, l'écrivain plaide pour le respect des croyances et l'esprit de tolérance.
    Une réflexion très actuelle sur le système judiciaire, la responsabilité des juges et les effets pervers des lois.

  • Essais t.2

    Michel de Montaigne

    • Gallimard
    • 6 February 1973

    « C'est ici un livre de bonne foi, lecteur. Il t'avertit, dès l'entrée, que je ne m'y suis proposé aucune fin, que domestique et privée... Je veux qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice : car c'est moi que je peins. Mes défauts s'y liront au vif, et ma forme naïve, autant que la révérence publique me l'a permis. Que si j'eusse été sous ces nations qu'on dit vivre encore sous la douce liberté des premières lois de nature, je t'assure que je m'y fusse très volontiers peint tout entier, et tout nu. »

  • Essais t.3

    Michel de Montaigne

    • Gallimard
    • 15 February 1973

    « C'est ici un livre de bonne foi, lecteur. Il t'avertit, dès l'entrée, que je ne m'y suis proposé aucune fin, que domestique et privée... Je veux qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice : car c'est moi que je peins. Mes défauts s'y liront au vif, et ma forme naïve, autant que la révérence publique me l'a permis. Que si j'eusse été sous ces nations qu'on dit vivre encore sous la douce liberté des premières lois de nature, je t'assure que je m'y fusse très volontiers peint tout entier, et tout nu. »

  • La dame de pique

    Alexandre Pouchkine

    • Gallimard
    • 24 October 1995
  • Lipstick traces ; une histoire secrète du vingtième siècle

    Greil Marcus

    • Gallimard
    • 13 September 2000

    « Il y a une figure qui apparaît et réapparaît tout au long de ce livre. Ses instincts sont fondamentalement cruels ; sa manière est intransigeante. Il propage l'hystérie, mais il est immunisé contre elle. Il est au-delà de la tentation, parce que, malgré sa rhétorique utopiste, la satisfaction est le cadet de ses soucis. Il est d'une séduction indicible, semant derrière lui des camarades amers comme Hansel ses miettes de pain, seul chemin pour rentrer chez soi à travers un fourré d'excuses qu'il ne fera jamais. C'est un moraliste et un rationaliste, mais il se présente lui-même comme un sociopathe ; il abandonne derrière lui des documents non pas édifiants mais paradoxaux. Quelle que soit la violence de la marque qu'il laissera sur l'histoire, il est condamné à l'obscurité, qu'il cultive comme un signe de profondeur. Johnny Rotten/John Lydon en est une version ; Guy Debord une autre. Saint-Just était un ancêtre, mais dans mon histoire, Richard Huelsenbeck en est le prototype. » Greil Marcus.

  • Les entretiens

    Confucius

    • Gallimard
    • 6 January 2005

    Les Entretiens de Confucius ont été rassemblés aux alentours de 400 avant J.-C. Il s'agit d'un texte dont l'influence considérable s'exerce encore de manière durable sur la plus grande partie de l'humanité. Ces Entretiens sont, après deux millénaires, le livre central de l'histoire de la Chine.
    Confucius séduit par sa bonne humeur, sa générosité, sa bonhomie, et réussit à concilier la vigueur des principes moraux et les faiblesses des humains.
    Les Entretiens proposent un art de vivre qui demeure un modèle pour le monde moderne.


  • Qu'en est-il de l'économie dans les sociétés primitives ? À cette question fondamentale, la réponse classique de l'anthropologie économique est la suivante : l'économie archaïque est une économie de subsistance et de pauvreté, elle parvient au mieux à assurer la survie du groupe incapable de sortir du sous-développement technique. Le sauvage écrasé par son environnement écologique et sans cesse guetté par la famine et l'angoisse, telle est l'image habituellement répandue.
    Travestissement théorique et idéologique des faits, réplique ici tranquillement un anthropologue et économiste américain de réputation internationale. Passant des chasseurs australiens et Bochimans aux sociétés néolithiques d'agriculteurs primitifs telles qu'on pouvait encore les observer en Afrique ou en Mélanésie, au Viêt-nam ou en Amérique du Sud, relisant sans parti pris les textes connus et y ajoutant des données chiffrées, Marshall Sahlins affirme, avec autant d'esprit que d'érudition, que non seulement l'économie primitive n'est pas une économie de misère, mais qu'elle est la première et jusqu'à présent la seule société d'abondance.
    Comme le dit Pierre Clastres dans sa présentation : «Si l'homme primitif ne rentabilise pas son activité, c'est non pas parce qu'il ne sait pas le faire, mais parce qu'il n'en a pas envie.» Tout le dossier de la question est à reprendre.

  • Saint Louis

    Jacques Le Goff

    • Gallimard
    • 7 March 2013

    Ce Saint Louis de Jacques Le Goff, c'est la rencontre d'une des figures de proue du mouvement des Annales, traditionnellement hostile au culte de la biographie, avec la plus haute figure de l'histoire nationale, le personnage quasi mythologique du roi très chrétien, et même le seul canonisé des «trente rois qui ont fait la France».
    Et pour faire bonne mesure, cette étude approfondie ne se veut - c'est ce qui fait sa puissante originalité - ni la «France de Saint Louis» ni «Saint Louis dans son temps», mais bien la recherche, modeste et ambitieuse, tenace et constamment recommencée, de l'homme, de l'individu, de son «moi», dans son mystère et sa complexité.
    Qui fut Saint Louis ? Peut-on le connaître et, Joinville aidant, entrer dans son intimité ? Peut-on le saisir à travers toutes les couches et les formations de mémoires attachées à construire sa statue et son modèle ? Problème d'autant plus difficile que, la légende rejoignant pour une fois la réalité, l'enfant roi de douze ans semble avoir été dès le départ programmé, si l'on ose dire, pour être ce roi idéal et unique que l'histoire en a fait.
    Cette somme tient ainsi le pari de fondre dans la même unité savante et passionnée le récit de la vie du roi et l'interrogation qui, pour l'historien, le double, l'habite et l'autorise : comment raconter cette vie, comment parler de Saint Louis, à ce point absorbé par son image qu'affleure la question provocatrice, «Saint Louis a-t-il existé ?».

  • Pensées ; livres I-VI

    Marc Aurèle

    • Gallimard
    • 28 September 2006

    Ni confessions ni journal intime, mais plutôt dialogue avec lui-même, les Pensées de l'empereur Marc Aurèle (121-180 après J.-C.) sont un document humain exceptionnel. Inspirées des principes du stoïcisme, ces méditations pleines de sagesse révèlent un homme en proie au doute qui cherche la paix intérieure. Un examen de conscience étonnamment moderne à lire et à relire.

  • Les lieux de l'histoire de France

    Collectif

    • Gallimard
    • 27 May 2011

    Parce que l'histoire nationale et internationale a marqué de ses traces l'espace français, voici un premier inventaire de ce que le promeneur peut encore en voir. Grottes, rues, ruines, bâtiments, plaques, monuments commémoratifs, sites guerriers ou paysages champêtres retournés à l'agriculture après avoir été labourés par les guerres, le lecteur trouvera au fil des pages comme à celui de ses pas les lieux qui à leur manière racontent des événements - majeurs ou secondaires Car la grande histoire et ses violences ont parfois détruit toute trace alors que des événements de portée plus limitée se lisent toujours dans notre environnement. Telle est la raison de cette anthologie des notices extraites des diverses éditions du célèbre Guide Vert Michelin : que le lecteur, de l'espace qu'il visite, puisse remonter à l'histoire qui s'y raconte.

  • Douloureuse Russie ; journal d'une femme en colère

    Anna Politkovskaïa

    • Gallimard
    • 29 May 2008

    En arrivant au Kremlin en 2000, Vladimir Poutine avait promis d'instaurer en Russie la « dictature de la loi ». L'ancien agent du KGB s'engageait à mettre fin à la corruption, à ramener à la raison l'irrrédentisme tchétchène, à offrir à chaque citoyen un niveau de vie décent... Mais s'il y a bel et bien une dictature en Russie, c'est celle exercée par un pouvoir impitoyable qui ne se soucie de la loi que lorsque cela l'arrange, explique Anna Politkovskaïa dans cette bouleversante chronique d'un pays à la dérive.
    Au fil des jours, la journaliste de la Novaïa Gazeta, l'un des derniers organes de presse indépendants, dresse un constat terrible de la « poutinisation ». Loin d'être pacifiée, la Tchétchénie demeure plus que jamais une zone de non-droit. La « verticale du pouvoir » écrase toute opposition digne de ce nom, n'hésitant pas à truquer grossièrement les élections. Sur la totalité du territoire, une bureaucratie corrompue pille les citoyens. Au sommet de ce système « néosoviétique », un homme : Vladimir Poutine. Combien de temps encore la population, apeurée et désespérére, va-t-elle se laisser faire ?
    Si révolution il y a en Russie, elle ne sera ni rose comme en Géorgie, ni orange comme en Ukraine. Elle sera couleur rouge sang, prédit Anna Politkovskaïa.

  • Le bonheur dépend de l'âme seule ; tusculanes, livre V

    Cicéron

    • Gallimard
    • 3 January 2008

    " Dans la vie, il faut, je crois, observer la loi qui est gardée dans les festins des Grecs : "Qu'il boive ou qu'il s'en aille !" C'est raisonnable : que l'on jouisse comme les autres et avec eux du plaisir de boire ; ou bien que l'homme sobre ne se heurte pas à la violence des ivrognes et qu'il s'en aille d'abord ; de même quitte, en prenant la fuite, les injustices du sort si tu ne peux les supporter. " Avec clarté et pragmatisme, Cicéron se propose de nous guider sur les chemins de la sagesse et du bonheur.

  • Sur l'histoire du mouvement psychanalytique

    Sigmund Freud

    • Gallimard
    • 4 February 2010

    Freud n'avait pas de goût pour la polémique, disait-il, et la jugeait vaine.
    La psychanalyse - la sienne, la seule qui ait droit à ce nom - finirait, grâce à la poursuite de l'oeuvre, par être reconnue pour ce qu'elle est. Voici cependant, en ce début de l'an 1914, qu'il y a péril en la demeure et urgence à le conjurer : des proches, et au premier chef Jung, le "prince héritier", s'affirment psychanalystes, alors qu'aux yeux de Freud ils ont cessé de l'être. II n'est plus permis de se taire, il faut engager le fer.
    Quoiqu'il s'en défende, c'est un texte vigoureusement polémique qu'écrit Freud, un texte qui, pour avoir été longtemps négligé, retrouve une singulière actualité en ce temps d'éclatement de la "communauté" psychanalytique.

  • Pour la critique

    Charles-Augustin Sainte-Beuve

    • Gallimard
    • 25 September 1992

    Charles-augustin sainte-beuve commença à vingt ans sa carrière de critique au globe, le 10 octobre 1824.
    Le 13 octobre 1869, une opération manquée interrompit son " office de vigie " et priva flaubert du lecteur espéré : " j'avais fait " l'education sentimentale en partie pour sainte-beuve. il est mort sans en connaître une ligne. " a défaut d'un sainte-beuve intégral, nous présentons ici un sainte-beuve chronologique, avec une proportion plus généreuse pour la littérature de son temps et pour les textes de ses débuts - meilleure façon de faire sentir ce qui a maintenu, par-delà les faiblesses ou les désastres intimes, l'autorité de ce lecteur auprès des deux ou trois générations littéraires qui ont écrit, comme flaubert, " en partie pour lui ".

    Le lecteur découvrira un sainte-beuve politique méconnu, qui s'exprime, par exemple, avec flamme dans un hommage aux sergents de la rochelle exécutés par louis xviii pour complot libéral, un sainte-beuve élaborant sa méthode critique, du " pierre corneille " de 1829 au dialogue avec la " physiologie des écrivains et des artistes " d'emile deschanel en 1864, jusqu'à cette formule d'épilogue : " le goût seul ne dispense pas des méthodes armées et précises ", un saint-beuve ethnologue et sociologue du monde littéraire de son temps, enfin un sainte-beuve dressant ses portraits d'écrivains et partageant les combats de la génération romantique dont il s'est fait en apparence le censeur.

  • En 1969, Jeanne Favret-Saada s'installe dans le Bocage pour y étudier la sorcellerie.
    Personne ne veut lui parler. Tenir un journal paraît alors le seul moyen de circonscrire un " objet " qui se dérobe : relater les conversations, incidents, coutumes qui pourraient avoir un lien quelconque avec la sorcellerie, noter sytématiquement comment les gens refusent d'en parler. Dans la formulation même de ces refus se révèle peu à peu une conception du monde centrée sur l'idée de " force ". Un jour, tout bascule : parce qu'ils lui attribuent cette " force ", des paysans demandent à Jeanne Favret-Saada de les désenvoûter.
    Un autre ensorcelé, qui devine sa peur, lui annonce qu'elle est " prise " et l'adresse à sa désorceleuse. Dès lors, continuer à écrire permet à l'ethnographe de manier des situations incompréhensibles et dangereuses, de supporter l'enjeu mortel de toute crise de sorcellerie : " Corps pour corps, c'est lui qui y passe, ou c'est moi. "

  • Géronimo

    Olivier Delavault

    • Gallimard
    • 11 October 2007

    « Lorsque Usen créa les Apaches, il leur donna un pays qui se situe à l'ouest. Cela eut lieu au début de la Création : car Usen créa simultanément le peuple apache et son pays. Quand viendra le jour où les Apaches seront séparés de leur terre, ils tomberont malades et mourront. Combien de temps s'écoulera-t-il avant qu'on dise qu'il n'y a plus d'Apaches ? »

    Né sur les rives de la Gila River, dans l'actuel Nouveau-Mexique, au sein de la tribu des Apaches chiricahuas, Geronimo (vers 1823-1909) n'a jamais été chef. Guerrier belliqueux, stratège hors pair, ce fut avant tout un chamane influent et redouté. Après avoir rompu l'accord de paix négocié par Cochise, il s'enfuit à plusieurs reprises de la réserve où il était assigné et organisa des raids meurtriers au Mexique, en Arizona et au Nouveau-Mexique. Dernier guerrier apache à se rendre en septembre 1886, face à une armée de neuf mille soldats, il fut déporté avec les siens en Floride puis en Oklahoma. Converti au christianisme, devenu fermier, il mourut d'une pneumonie à Fort Sill.

  • L'avènement du Roi-Soleil (1661)

    Pierre Goubert

    • Gallimard
    • 26 June 2014

    Le 9 mars 1661, Mazarin, Premier ministre qui gouvernait pratiquement seul le royaume de France depuis 1643, meurt. Peu d'hommes avaient détenu une puissance aussi grande.
    Le jeune roi Louis a vingt-deux ans, la mort du Cardinal ne l'affecte guère : il chasse, danse, dévore, aime, écoute musique et comédie. Nul se s'attend, alors, au milieu des fêtes de la Cour, à ses deux «coups de maître» : il supprime le poste de Premier ministre, car «rien n'est plus indigne que de voir d'un côté toutes les fonctions, et de l'autre le seul titre de Roi», et annonce dès le 11 mars aux Grands sa «résolution de commander lui-même son État», leur disant que «quand il aurait besoin de leurs bons avis, ils les ferait appeler».
    Puis, le 5 septembre, c'est l'arrestation de Fouquet, dont «les insolentes acquisitions qu'il avait faites ne pouvaient que convaincre du dérèglement de ses ambitions».
    Après le temps des suprêmes anarchies et folies, de l'exubérance, des richesses et des libertés, un État s'installe, avec ses règlements, ses administrateurs désormais aux ordres, ses censeurs et ses encenseurs appointés, ses persécuteurs tonsurés ou bottés : quelque chose d'étouffant, de prétentieux, d'organisé, de glorieux et de triste.
    Louis XIV a pris le pouvoir.

  • Le Régent

    Philippe Erlanger

    • Gallimard
    • 11 April 1985
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