Esf

  • Dans l'esprit de ses fondateurs, l'École de la République ne devait pas seulement permettre à chacune et à chacun d'apprendre dans de bonnes conditions. Elle était une institution où toutes et tous devaient apprendre à « apprendre ensemble ».
    Guillaume Caron, Laurent Fillion, Céline Scy et Yasmine Vasseur assument ici pleinement cet héritage. Ils l'incarnent avec rigueur et précision, en nous montrant comment la classe coopérative est non seulement possible dans l'enseignement secondaire, mais aussi nécessaire pour rendre à ce dernier sa fonction de formation culturelle et citoyenne.
    Mobiliser les élèves sur les savoirs, leur permettre de se constituer en véritable « collectif apprenant », accompagner chacun d'eux de manière personnalisée tout en multipliant les interactions, découvrir que l'on apprend mieux avec les autres et que c'est seulement grâce à eux que l'on peut se dépasser soi-même, faire ainsi l'expérience, au quotidien, d'une solidarité exigeante et féconde... voilà les enjeux de la classe coopérative. Pour s'engager sur cette voie, les auteurs nous livrent, dans cet ouvrage, une démarche qu'eux-mêmes mettent en oeuvre depuis plusieurs années. Ils nous proposent aussi des outils concrets qui couvrent tous les champs et peuvent être utilisés à tous les niveaux du collège et du lycée. Ils passent en revue l'ensemble des questions pédagogiques concrètes que pose la mise en place d'une pédagogie coopérative.
    Cette nouvelle édition donne la parole à des enseignants qui conjuguent la coopération avec les contraintes de leur discipline. Autant de témoignages qui permettront au lecteur de construire son propre environnement coopératif.

  • N'en déplaise aux spécialistes des « y a qu'à », tout enseignant sait bien que les apprentissages ne se décrètent pas. Et quoi qu'en pensent les technocrates, on n'éradiquera pas l'échec scolaire en multipliant les prothèses de toutes sortes après la classe, sans toucher à l'organisation même de cette dernière.

    Les pédagogues, en dépit des anathèmes et des malentendus, ne sont en rien de doux rêveurs ayant abdiqué leur autorité et renoncé à transmettre des savoirs. Ils témoignent, au contraire, d'une inlassable obstination dans ce domaine. Articulant, avec inventivité, la volonté d'instruire et celle de former à la liberté.

    Sylvain Grandserre et Laurent Lescouarch en font ici la remarquable démonstration. Adossés aux grandes figures de la pédagogie, informés des meilleures recherches en éducation, soucieux d'être toujours au plus près des pratiques, ils nous offrent un ouvrage exceptionnel.

    Jean Houssaye dit d'eux, dans la préface, que ce sont des « sages ». Et, effectivement, ce livre est un livre de « sagesse pédagogique » : il conjugue, avec un rare talent, équilibre et exigence. Équilibre entre les informations théoriques et les préconisations concrètes. Entre le souci de créer du collectif et celui d'aider chacun au plus près de ses besoins. Entre les impératifs de la transmission et ceux de l'émancipation... Exigence aussi : d'apprentissages rigoureux, d'une culture porteuse de promesses d'humanité, d'une formation authentique à la démocratie... Voilà donc, tout à la fois, un manifeste et un outil pour une véritable pédagogie de la liberté.

  • L'école inclusive est depuis quelques années aux centres des préoccupations de l'Education nationale : meilleur accueil de l'élève et sa famille, formation des enseignants, personnes ressources, intégration des EASH...
    Dans cet ouvrage, devenu une référence, les auteurs répondent aux interrogations et accompagnent les différents acteurs pour une intégration et un épanouissement de tous les élèves.
    Le lecteur trouvera dans cette nouvelle édition actualisée des analyses, des référentiels, ainsi que des outils utilisables au quotidien et adaptables à chaque contexte éducatif.

  • Sait-on que plus de la moitié des enfants scolarisés dans le monde parlent à l'école une autre langue que celle qu'ils parlent à la maison ?
    Et sait-on que toutes les recherches montrent que cela n'est pas un handicap pour eux, bien au contraire ?

    Pourtant, si l'on valorise aujourd'hui les « classes internationales » ou « bilingues », si l'on s'accorde pour dire que travailler avec des enfants d'expatriés est une expérience fort riche où la diversité des langues et des cultures n'est pas un handicap, l'accueil dans les classes des élèves qu'on dit « allophones » est toujours présenté comme source de difficultés pédagogiques.
    C'est pourquoi le livre de Nathalie Auger et Emmanuelle Le Pichon-Vorstman est si important. Les auteures nous partagent leur conviction : les élèves qui ne maîtrisent pas notre langue représentent un défi pédagogique particulièrement important et stimulant. Il ne s'agit ni de nier la langue parlée à la maison, ni de la traiter comme une curiosité exotique. Il s'agit d'inventer des situations, dans toutes les disciplines, où la diversité linguistique et culturelle devient un point d'appui pour des acquisitions rigoureuses. Pour cela, elles s'appuient, tout à la fois, sur leur expérience et sur une parfaite connaissance des travaux internationaux.
    Les lecteurs trouveront dans ce livre une multitude de ressources : fiches, documents, outils et dispositifs pour la classe. Ils pourront aussi le parcourir à partir d'une liste de soixante-dix-huit questions que les auteures ont recueillies auprès de parents, d'enseignants et d'élèves.

    Cet ouvrage est, tout à la fois, une analyse approfondie de la question du plurilinguisme en éducation et un véritable « manuel », précis et concret, pour tous ceux et toutes celles qui sont confrontés à cette réalité.

  • Chaque enseignant sait bien que l'effi cacité du travail en classe relève d'une alchimie complexe et que la construction d'une relation pédagogique apaisée requiert la parfaite maîtrise des savoirs à enseigner, mais aussi la capacité à être présent aux élèves et à réagir de manière pertinente aux événements qui peuvent survenir.

    C'est là une affaire de « posture » explique ici Jean Duvillard. Une posture professionnelle qui ressaisit, tout à la fois, les enjeux didactiques, psychologiques, sociologiques et éthiques d'une situation d'enseignement. Une posture qui relie une « intention » avec un ensemble de gestes professionnels déterminants : le regard, la voix, les déplacements, les mots employés, tous ces « petits détails » qui - chacun en a fait l'expérience - peuvent tout faire basculer, en quelques secondes.

    L'enseignant est ainsi décrit, tout à la fois, comme un « guetteur de signes » et un « décideur permanent ». Parce qu'il sait observer et comprendre ce qui se passe sous ses yeux, parce qu'il anticipe les effets de ses moindres gestes, il peut non seulement « tenir le coup » dans l'adversité et gérer au mieux les situations de crise, mais aussi redonner sens, au quotidien, à son engagement.

    Fort de sa longue expérience de formateur, Jean Duvillard mobilise ici une multitude d'exemples et de de données théoriques. Précis et concret, associant des analyses de situations minutieuses et des préconisations rigoureuses, aussi bien dans le domaine de la relation aux élèves que dans celui de la formation des enseignants, il montre qu'enseigner est un métier qui s'apprend et que, pour peu qu'on se garde de basculer dans la déploration ou de convoquer la fatalité, on peut faire sereinement la classe et « instituer l'École ».

  • Tout enseignant, tout éducateur se doit d'exercer une autorité. Aucun d'entre eux, d'ailleurs, ne souhaite délibérément abdiquer son autorité ! Pour autant, les injonctions à la « restauration » de l'autorité traditionnelle paraissent bien dérisoires dès lors qu'elles ne s'accompagnent ni d'une réflexion sur la nature de cette autorité, ni d'un travail sur les moyens de l'exercer à bon escient.

    L'ouvrage de Bruno Robbes rompt tout autant avec les lamentations passéistes sur un âge d'or de l'autorité qu'avec les préconisations simplistes sur « la tenue de classe ». L'auteur s'efforce, en revanche, de comprendre comment une autorité peut être véritablement éducative. Il souligne la nécessité de dépasser l'opposition entre contrainte et liberté, afin de construire des situations où l'élève consent à s'impliquer dans ce qui lui est proposé pour accéder aux savoirs qui lui permettront de s'émanciper. Il montre aussi que cette autorité requiert une éthique professionnelle qui la rend, tout à la fois, légitime et praticable.

    Mais l'originalité de ce livre tient aussi dans la manière dont il s'appuie sur des situations concrètes qui, de la maternelle au lycée, permettent de comprendre où se situent les problèmes d'autorité, comment les analyser et les surmonter. Grâce à ces situations, où l'on reconnaîtra le quotidien de notre école, le lecteur pourra non seulement identifier les enjeux de l'autorité éducative aujourd'hui, mais aussi voir comment on peut concrètement s'y prendre pour y faire face. Sans dramatiser ni s'épuiser. Et même en trouvant du plaisir à enseigner !

  • L'accompagnement des professionnels dans leur travail est une problématique en pleine expansion, notamment pour des questions d'insertion ou de réinsertion professionnelle, de formation tout au long de la carrière. Le travail enseignant n'échappe pas à cette mutation profonde.
    Il s'agit pour les enseignants de (re)trouver leur place et leur crédibilité dans une société toujours plus en mouvement, toujours plus numérique, de réinventer leurs formats d'intervention, de collaborer en équipes sur de multiples projets transdisciplinaires, bien souvent au-delà des frontières de leur propre champ de compétences.
    Leur apprentissage au travail, par le travail, leur accompagnement formel ou informel, par des pairs, des expérimentés ou des experts deviennent alors des clés majeures d'intégration réussie mais aussi de développement professionnel.

  • Dans de nombreux métiers (enseignant, formateur, entraîneur, consultant, manager, ergonome), on a besoin de s'informer de l'action de l'autre ou de l'aider à mieux s'approprier ce qu'il a fait, comment il s'y est pris. Dans tous ces métiers, on peut avoir besoin de maîtriser une technique d'entretien sans avoir pour autant à conduire des entretiens en tant que tels. L'efficacité d'un apprentissage n'est nullement garantie par la simple réussite immédiate. En revanche, quand le sujet prend du recul par rapport à ce qu'il fait, comprend comment il s'y est pris et peut expliciter ses méthodes et ses procédures de travail, alors il devient progressivement capable d'agir seul, à sa propre initiative et de transférer ce qu'il a appris. Cet ouvrage décrit les bases d'une technique d'entretien qui vise à faire expliciter l'action. Car décrire sa propre action présente plusieurs difficultés qui n'avaient, avant la mise en place de cette méthode, encore jamais fait l'objet d'une analyse détaillée. La première difficulté tient au fait que l'action est une connaissance autonome. Que l'on soit expert ou novice, il y a une part importante de ses actions, que l'on sait pourtant faire, dont on n'est pas conscient et qu'en conséquence on est bien incapable de mettre en mots sans une aide. La deuxième vient du fait que pour rendre possible la verbalisation de l'action, il faut d'abord que celui qui s'y essaie prenne le temps d'un retour réfléchissant sur son action, de manière à ce qu'il en prenne conscience. L'entretien d'explicitation vise précisément à aider à la mise en mots de son "faire", y compris en rendant accessible la partie implicite de toute action. En ce sens, cette technique se présente comme une prise de conscience provoquée. La troisième difficulté est que l'aide dont on a besoin pour passer du faire au dire est contre-intuitive. Elle ne fait donc pas l'objet d'une mise en oeuvre innée chez le professionnel qui veut apporter sa médiation. Elle nécessite de se former à une technique d'entretien et de s'y exercer.

  • Cet ouvrage décrit des expériences de collaboration étroite entre école et service hospitalier de psychiatrie, pour pallier l'absence totale de formation des enseignants au repérage des troubles de la scolarité et notamment du décrochage scolaire.
    Les auteurs tirent de ces expériences des leçons générales, pour répondre de façon originale à la souffrance scolaire d'élèves à risque et prévenir le décrochage scolaire voire les conduites à risques.
    Au-delà, les enseignants peuvent parler de ce qu'eux-mêmes vivent douloureusement dans leurs pratiques professionnelles...

  • A travers le parcours d'un élève confronté aux différents courants de la pédagogie contemporaine, Philippe Meirieu dégage une évidence: l'apprentissage ne se décrète pas, il s' effectue pour chacun de manière active et singulière.
    Tout en présentant l'apport de la pédagogie différenciée, cet ouvrage très riche donne de nombreux outils: grilles d'évaluation, diversification des méthodes et des technologies, plans de travail, contrats, travail en équipe des enseignants, groupes de besoins, etc.
    Un grand classique, indispensable pour redonner vie et sens à l'éducation scolaire.

  • Aujourd'hui face à la complexité et à la diversité des situations de travail, l'enjeu est de réhabiliter la raison pratique, les savoirs d'action et d'expérience, l'intuition, l'expertise fondée sur un dialogue avec le réel et la réflexion dans l'action et sur l'action.
    Comme tous les « métiers de l'humain », le métier d'enseignant est particulièrement concerné par cette démarche. Enseigner requiert, en effet, outre la connaissance des contenus d'enseignement et en étroite relation avec eux, un ensemble de savoirs multiples, didactiques ou transversaux, les uns issus de la recherche en sciences humaines et sociales, d'autres participant de la tradition et de l'expertise professionnelles collectives, d'autres encore construits par chacun au fil de son expérience. La pratique réflexive a notamment pour fonction de solidariser et de faire dialoguer ces divers savoirs.
    Ainsi, ce livre tente de montrer que le « paradigme réflexif » peut précisément concilier, dans l'exercice du métier d'enseignant, raison scientifique et raison pratique, connaissance de processus universels et savoirs d'expérience, éthique, implication et efficacité. Ce débat a de fortes incidences sur la façon de penser la formation des enseignants et la professionnalisation de leur métier.
    Ce livre est destiné d'abord à tous les professionnels qui analysent et transforment leurs pratiques, mais aussi à ceux qui les accompagnent : conseillers, formateurs, responsables de projets innovateurs, cadres scolaires.
    Construit en référence au métier d'enseignant en voie de professionnalisation, cet ouvrage concerne plus globalement tous les métiers confrontés à l'humain et à la complexité, qui exigent lucidité professionnelle et implication critique.

  • À l'école - les professeurs le savent bien - nul ne peut apprendre à la place de quiconque, pas plus les mathématiques que la natation... Mais nul ne peut apprendre, non plus, sans l'appui de ceux et celles qui savent déjà. Voilà un paradoxe sur lequel butte traditionnellement l'enseignement, et voilà les deux affirmations qui, mises ici en perspective, ouvrent la voie d'un renouvellement radical des pratiques pédagogiques.
    En prenant appui, de manière très informée et concrète, sur les travaux internationaux concernant les apprentissages, Charles Hadji nous montre, en effet, comment les enseignants peuvent créer les conditions et construire des situations pour que les élèves s'impliquent dans leur travail scolaire, régulent et contrôlent eux-mêmes leurs apprentissages. Il explique précisément « comment ça marche » quand on apprend et comment l'enseignant peut aider à ce que cela « marche mieux » pour chaque élève, et face à l'ensemble des objectifs et des programmes.
    Dans un langage aussi clair que rigoureux, avec le souci permanent d'éclairer les praticiens et de les aider à mettre en oeuvre des pratiques plus efficaces, il explique et propose comment organiser la classe et accompagner les élèves. Nourri de nombreux schémas et exemples, prenant à bras-le-corps les questions que se posent au quotidien tous les enseignants, ce livre trace les pistes d'une pédagogie plus démocratique et plus démocratisante à la fois : grâce à lui, on saura comment améliorer la réussite scolaire de tous et comment permettre à chacune et à chacun de devenir plus lucide et autonome.

  • A travers onze exemples applicables du primaire à l'enseignement supérieur, l'auteur propose des pistes de travail afin de mieux définir les objectifs scolaires. D'autres sujets comme la motivation des élèves, la pédagogie différenciée ou les outils d'évaluation sont détaillés.

  • "Les démocraties mettent l'Ecole sur la sellette. Jadis légitimée par son histoire et par un projet politique qu'on ne discutait guère, la voilà aujourd'hui sommée de s'expliquer ! A quoi forme-t-elle ? Que doit-on attendre d'elle ? Qui peut en décider et comment, ensuite, peut-elle mettre en oeuvre son projet ? On convient volontiers qu'il s'agit de "préparer à la vie" et de transmettre "les fondamentaux de la citoyenneté". Mais quels sont-ils ? Et, à supposer qu'on puisse les définir de manière consensuelle, l'Ecole est-elle équipée pour les enseigner ? Quelles transformations cela impliquerait-il dans l'organisation des enseignements, le choix des disciplines et des programmes, la formation des enseignants ? Philippe Perrenoud, spécialiste des questions d'enseignement et d'apprentissage, expert international en matière de curriculum, sociologue au regard acéré mais sensible aux interrogations pédagogiques, ose poser ces problèmes. Il passe en revue, dans cet ouvrage, les questions fondatrices - et trop souvent ignorées - de notre Ecole. Pourquoi cette fascination contemporaine pour les compétences ? Que met-on exactement derrière ce terme ? Toutes les disciplines peuvent-elle s'enseigner "par compétences" ? Comment rendre compatibles le respect des disciplines traditionnelles et la demande sociale d'une Ecole préparant vraiment à la vie, dans toutes ses dimensions ? Au milieu des turbulences sociales et institutionnelles actuelles, Philippe Perrenoud plaide pour une démarche raisonnable de définitions de nos priorités éducatives et scolaires. Pour que les démocraties se réapproprient leur Ecole" - Philippe Meirieu.

  • Enseigner l'écriture narrative : histoire, significations, pédagogie de la production d'écrits Nouv.

    L'écrit semble central dans la scolarité des élèves. Et pourtant, les études révèlent une capacité faible des élèves à l'écrit et bien trop peu de temps d'écriture en classe. Quant aux enseignants, ils ont peu d'outils pédagogiques et s'appuient trop souvent sur les exercices rébarbatifs didactiques des manuels.
    Fortement influencé par Célestin Freinet, l'auteur propose de revoir la pédagogie de l'écrit en la centrant sur la narration et en s'appuyant sur le vécu des élèves afin qu'ils y (re)trouvent du plaisir. Car enseigner la capacité à écrire, c'est enseigner la maîtrise langagière orale et écrite. En produisant un voix singulière au milieu des autres récits, l'enfant se construit et s'instaure comme sujet.

  • Tous les enseignants s'interrogent : "Comment préparer une séquence de leçons conduisant à la maîtrise d'une compétence ?" Dans Préparer un cours Tome 1 - Applications pratiques, Alain Rieunier répondait concrètement aux questions que se pose celui qui s'efforce de transmettre rigoureusement des connaissances.
    Dans ce tome 2, il précise les conditions de réussite de tout enseignant qui souhaite développer des stratégies cognitives que les référentiels appellent "compétences". Dans cet ouvrage l'auteur s'interroge, toujours très concrètement, sur des problèmes que l'enseignant rencontre à chaque pas : Que sait-on aujourd'hui des phénomènes de motivation et de mémorisation? Comment prendre en compte ces acquis dans la pratique quotidienne ? Quelles sont les stratégies les plus efficaces pour enseigner des "faits", un concept, un principe, une méthode, un geste efficace ? Comment favoriser le transfert de ce qui a été acquis d'une discipline vers une autre, de l'école vers les comportements sociaux ? Comment développer la créativité ? Comment apprendre à traiter de l'information pour acquérir une meilleure autonomie dans son travail ? Autant de problèmes que tout enseignant ou formateur doit traiter et face auxquels il est, bien souvent, désarmé...
    Bien plus qu'un rudimentaire recueil de "recettes" prêtes à l'emploi, ce livre, grâce à ses réflexions rigoureuses et à ses outils élaborés, permet à l'enseignant de libérer tout son potentiel d'initiatives, d'allier expression de sa personnalité et rigueur de la démarche... De mieux mobiliser ses élèves et d'être plus heureux dans l'exercice de son métier.

  • Tout enseignant, tout éducateur se doit d'exercer une autorité. Aucun d'entre eux, d'ailleurs, ne souhaite délibérément abdiquer son autorité ! Pour autant, les injonctions à la ' restauration ' de l'autorité traditionnelle paraissent bien dérisoires dès lors qu'elles ne s'accompagnent ni d'une réflexion sur la nature de cette autorité, ni d'un travail sur les moyens de l'exercer à bon escient. L'ouvrage de Bruno Robbes rompt tout autant avec les lamentations passéistes sur un âge d'or de l'autorité qu'avec les préconisations simplistes sur ' la tenue de classe '. L'auteur s'efforce, en revanche, de comprendre comment une autorité peut être véritablement éducative. Il souligne la nécessité de dépasser l'opposition entre contrainte et liberté afin de construire des situations où l'élève consent à s'impliquer dans ce qui lui est proposé pour accéder aux savoirs qui lui permettront de s'émanciper. Il montre aussi que cette autorité requiert une éthique professionnelle qui la rend, tout à la fois, légitime et praticable. Mais l'originalité de ce livre tient aussi dans la manière dont il s'appuie sur des situations concrètes qui, de la maternelle au lycée, permettent de comprendre où se situent les problèmes d'autorité, comment les analyser et les surmonter. Grâce à ces situations, où l'on reconnaîtra le quotidien de notre école, le lecteur pourra non seulement identifier les enjeux de l'autorité éducative aujourd'hui, mais aussi voir comment on peut concrètement s'y prendre pour y faire face. Sans dramatiser ni s'épuiser. Et même en trouvant du plaisir à enseigner ! Philippe Meirieu

  • Trop souvent la pédagogie est considérée comme une entreprise réservée à l'enfance : passés l'école primaire et le collège, il suffirait de maîtriser des savoirs pour faire oeuvre d'éducation... Or, il n'en est rien : à tous les niveaux d'enseignement et de formation, il existe des situations d'apprentissage qui permettent aux sujets d'accéder à des compétences nouvelles, de partager une culture et de devenir des personnes ou des professionnels plus autonomes et inventifs. Ainsi conçue, la pédagogie est un ressort essentiel de justice sociale, un outil de promotion et d'intégration démocratique, un moyen de permettre à toutes et à tous de réussir dans la vie et de réussir sa vie. À partir d'une situation particulière au sein de l'École nationale de protection judiciaire de la jeunesse - une classe préparatoire intégrée - l'ouvrage coordonné par Rémi Casanova et Sébastien Pesce nous montre comment mobiliser la pédagogie, et particulièrement la pédagogie institutionnelle, afin d'accompagner des jeunes adultes dans la difficile préparation d'un concours et d'un métier. On y voit comment se construisent au quotidien des situations d'apprentissage et des agencements formatifs. On comprend le sens et la fécondité des " interdits fondateurs " aussi bien que du travail sur la transmission des savoirs. Construction du groupe, mise en place d'un tutorat négocié, organisation du travail documentaire, évaluation des acquis, articulation entre travail individuel et activités collectives... les auteurs nous montrent comment tout cela peut être mobilisé au service d'une formation animée par un souci de justice sociale. Ils nous invitent à mettre en oeuvre une formation tout au long de la vie véritablement démocratique.

  • Préparer un cours, c'est concevoir un dispositif pédagogique capable de motiver ceux qui doivent apprendre, présenter des contenus rigoureux et permettre leur appropriation progressive, prévoir les évaluations nécessaires mais aussi organiser les systèmes de recours pour ceux qui sont en difficulté ou en échec. Pour ainsi dire, c'est se situer délibérément du côté de celui qui apprend et préparer le chemin pour son apprentissage. C'est interroger les savoirs pour trouver les moyens de les rendre accessibles et travailler à impliquer ceux qui apprennent... Destiné à tous les enseignants et à tous les formateurs, cet ouvrage répond concrètement aux questions qui surgissent dans la pratique quotidienne : - Comment préciser le projet d'un cours, d'une séquence d'apprentissage ? Comment en définir exactement les objectifs ? - Comment motiver les élèves ? Les impliquer tout au long du travail ? - Comment organiser une progression, choisir les bons exemples ? - Comment tenir compte de la diversité des élèves ? Organiser un cours en " pédagogie différenciée " ? - Comment concevoir un module de formation individualisée ? - Comment construire des outils d'évaluation ? - Peut-on enseigner des attitudes et, si oui, comment ? Afin d'être explicite, l'auteur livre onze exemples très détaillés, couvrant tous les niveaux d'enseignement (primaire, secondaire, supérieur en passant par le CAP et le BEP). Ainsi, le lecteur peut, tout en découvrant les principes à mettre en oeuvre, se les approprier sans difficulté.

  • Aujourd'hui face à la complexité et à la diversité des situations A de travail, l'enjeu est de réhabiliter la raison pratique, les savoirs d'action et d'expérience, l'intuition, l'expertise fondée sur un dialogue avec le réel et la réflexion dans l'action et sur l'action. Comme tous les " métiers de l'humain ", le métier d'enseignant est particulièrement concerné par cette démarche. Enseigner requiert, en effet, outre la connaissance des contenus d'enseignement et en étroite relation avec eux, un ensemble de savoirs multiples, didactiques ou transversaux, les uns issus de la recherche en sciences humaines et sociales, d'autres participant de la tradition et de l'expertise professionnelles collectives, d'autres encore construits par chacun au fil de son expérience. La pratique réflexive a notamment pour fonction de solidariser et de faire dialoguer ces divers savoirs. Ainsi, ce livre tente de montrer que le " paradigme réflexif " peut précisément concilier, dans l'exercice du métier d'enseignant, raison scientifique et raison pratique, connaissance de processus universels et savoirs d'expérience, éthique, implication et efficacité. Ce débat a de fortes incidences sur la façon de penser la formation des enseignants et la professionnalisation de leur métier. Ce livre est destiné d'abord à tous les professionnels qui analysent et transforment leurs pratiques, mais aussi à ceux qui les accompagnent : conseillers, formateurs, responsables de projets innovateurs, cadres scolaires. Construit en référence au métier d'enseignant en voie de professionnalisation, cet ouvrage concerne plus globalement tous les métiers confrontés à l'humain et à la complexité, qui exigent lucidité professionnelle et implication critique.

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